jeudi 1 octobre 2020


JEUDI 01 OCTOBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS:   Thérèse, Urielle.
 Autrefois : Saint Rémy (apôtre des Francs et évêque de Reims qui convertit le roi Clovis au christianisme - 437-533).

 Les Thérèse sont des êtres perpétuellement sous tension, toujours prêts à déchaîner les passions qui les habitent. Il y a en elles un besoin d'absolu. Elle se sentent porteuses d'une vérité qui les dépassent et interdit tout compromis. Elle ne trouvent la paix qu'en trouvant le moyen d'exprimer cette vérité. Ce sont de fidèles compagnes.

C'est sa fête : Thérèse de Lisieux

Thérèse Martin, 15 ans, entre au Carmel de Lisieux en 1889 et prend le nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus... Elle meurt 8 ans plus tard. Sa courte vie et son témoignage écrit (Histoire d'une âme) révèlent une forte personnalité consumée par l'amour et la joie.

Sainte patronne de la France ainsi que des Missions, Thérèse figure depuis 1997 parmi les docteurs de l'Église (*) et continue de séduire et d'émouvoir.

Mère Teresa de Calcutta, née le 26 août 1910 dans une famille albanaise de Skopje (Macédoine), lui a emprunté son nom de religion. Un cinéaste, Alain Cavalier, lui a consacré un beau film en 1986.

Célébrations & évenements du jour
. 1er octobre : Journée Mondiale du chocolat
Soyez prêts. Votre gourmandise pourrait ressurgir de l’endroit où vous l’aviez enterrée, loin, très loin de votre conscience. Le chocolat est roi du jour! Laissez vos papilles s’émoustiller, retrouver la délicate saveur de cette substance aux mille et une qualités. Mélangé au lait, croqué en tablette, fondu sur une glace, ajouté à une pâte, le chocolat est assurément roi de nos cuisines et de nos estomacs.

Aux origines: les Aztèques

Ce mot vient de l’espagnol «chocolate» qui a donné la forme française identique «chocolate» en 1598. Il est emprunté au mot nahuatl (langue parlée par les Aztèques) et se disait «chocolatl», formé avec atl («eau»), et peut-être xococ («amer»), indique Le Robert. Au XVIe siècle, le chocolat désignait exclusivement «un breuvage fait avec des amandes de cacao». Il devient «une substance alimentaire composée essentiellement de cacao et de sucre», dès le XVIIe siècle. On le prononce chocolat à partir de 1718.

Un philtre puissant

Le chocolat est sans nul doute un remède efficace à la morosité. Croquer dans un morceau après un pénible chagrin d’amour, une épuisante journée de travail, ou un simple coup de mou au creux de l’hiver est une idée judicieuse. Le chocolat régale nos papilles depuis des siècles grâce à ses vertus innombrables. C’est principalement grâce à la théobromine, dont le mot est dérivé de theobromoa, nom générique du cacaoyer, signifiant «dieu, divinité» et «nourriture, aliment», que le chocolat dispose de propriétés euphorisantes et énergisantes. Il est également un puissant moyen de vaincre l’anxiété et la fatigue grâce à son apport en magnésium.


DICTON DU JOUR: 
La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche (les portes de la sagesse)

CITATION DU JOUR: 
 Quanrante ans c'est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c'est la jeunesse de la vieillesse.
Victor HUGO

LES PHOTOS DE DORIANE:



DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:

A propos des mains

Parmi les différentes mesures prises pour lutter contre l’épidémie du coronavirus, il est demandé de ne pas se serrer la main.

Par contre, il est possible, et c’est même recommandé, de se serrer les coudes.
Il ne faut donc plus tendre la main, ne plus faire des pieds et des mains, seulement des appels du pied afin de garder les mains libres.
Si vous êtes à la tête d’une association et que vous vouliez vous retirer, impossible de passer la main.
Certes, il reste la solution de vous faire sortir à coups de pied dans l’arrière-train mais ce n’est pas très élégant et l’on peut très vite en venir aux mains.
Pour les amoureux qui ont le cœur sur la main il est illusoire de le donner, ni même de le partager.
Les mariages vont tomber en désuétude car plus personne ne fera une démarche pour demander la main de l’être aimé.
Autre conséquence grave pour la démocratie : désormais la politique de la main tendue est vouée à l’échec.
Etre pris la main dans le sac sera moins grave que de donner un coup de main.
Bien sûr, la main gauche doit ignorer ce que fait la main droite, mais si elle a donné de l’argent de la main à la main, il sera nécessaire de lui passer un savon.
C’est dans la tribulation qu’il convient d’être fort, l’épidémie génère un sentiment de peur.
La solution ? S’en laver les mains et prendre son courage à deux mains, surtout en mains propres!

P.S. ne pas oublier que 2 mains est un autre jour

  MARCHES DU JOUR:

A TABLE!

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88

 Le Labo de Frédo est ouvert:
-Lundi, mardi, jeudi, vendredi, dimanche : 12h-14h. 19h-22h.
-Samedi : 19h-22h (fermé le midi).
-Mercredi : fermé


 CA S'EST PASSE UN  01 OCTOBRE:

1791 : Assemblée législative

Le 1er octobre 1791 se tient la première séance de l'Assemblée législative. Elle inaugure une monarchie constitutionnelle relativement démocratique sur la base de la Constitution rédigée par l'Assemblée nationale élue en 1789..

1895 : Madagascar sous protectorat français

Le 1er octobre 1895, un corps expéditionnaire français sous le commandement du général Duchesne conquiert Tananarive, principale ville de Madagascar, et obtient la soumission de la reine Ranavalo III...

1949 : Proclamation de la Chine populaire

Le 1er octobre 1949, à Pékin, Mao Zedong (Mao Tsé-toung) proclame la République populaire de Chine. Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs.

L'anniversaire de ce jour est depuis lors fête nationale en Chine populaire.

 1968 : L'affaire Markovic et le président Pompidou

Le 1er octobre 1968, le corps de Stephan Markovic, ancien garde du corps de l'acteur Alain Delon, est découvert enfoui dans une décharge publique à Elancourt (Yvelines). Dans une lettre envoyée quelques jours avant sa disparition, il écrivait : « S'il m'arrive quelque chose, il faut chercher du côté d'Alain Delon et de François Marcantoni, un vrai gangster ». Rapidement, l'enquête dévie et s'intéresse aux soirées très chaudes qu'organisait Stephan Markovic. Le journal d'extrême-droite Minute avance que le truand négociait très cher des photos compromettantes de ses invité(e)s, y compris la femme d'un homme politique de premier plan. Le nom de Claude Pompidou, épouse aimante du Premier ministre, est jeté en pâture avec même une photo à l'appui...

Georges Pompidou, tardivement informé de la rumeur, prend conscience d'une manipulation montée contre lui par ses rivaux du parti présidentiel qui affûtent leurs couteaux en vue de la succession du président Charles de Gaulle. Il en est profondément affecté et en 1969, quand il accède à la présidence, il obtient le départ sur-le-champ de Jean-Charles Marchiani, agent secret dont il pense (à tort) qu'il est à l'origine de la photo truquée de sa femme. La Brigade mondaine (aujourd'hui Brigade de répression du proxénétisme) découvrira que la photo vient d'une revue pornographique suédoise sur laquelle on a collé le visage de Madame Pompidou...

Décès de Pierre Corneille

12 juin 1606 à Rouen - 1er octobre 1684 à Paris

Biographie Pierre Corneille

Grand maître de la langue française, Pierre Corneille est le champion du théâtre classique, celui du Grand Siècle(le XVIIe), lequel se définit par la célèbre règle des trois unités (durée, action, lieu).

On le connaît surtout à travers ses tragédies comme Le Cid, Cinna ou la Clémence d'Auguste, Polyeucte,... Leurs tirades ont fait suer tous les collégiens de France («O rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! »).

Mais c'était aussi un excellent auteur de comédies (L'Illusion comique, Le Menteur,...) comme son cadet Molière. La première de celles-ci, intitulée Mélite ou les fausses lettres (1629), lui a été inspirée par ses propres aventures amoureuses.

CENSURE

Tribune censurée par le JDD !

Shuttstock

Le JDD devait publier une tribune signées par près de  300 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquant la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Parmi les signataires, on aurait dû trouver le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Voici leurs explications:

Cette tribune devait initialement paraître dans le Journal du Dimanche (JDD) ce 27 septembre 2020. Acceptée le samedi matin par le journaliste en charge de la rubrique “Tribune/Opinions”, elle devait paraître intégralement sur le site Internet du journal et faire l’objet d’un article dans la version papier du lendemain. Le journaliste nous disait s’en féliciter car cela allait permettre un débat contradictoire avec d’autres opinions très alarmistes exprimées ce jour dans ce journal. A 16h, ce journaliste nous a pourtant prévenu que sa rédaction en chef interdisait la publication. Certitude de détenir soi-même la vérité ? Couardise ? Volonté de ne pas déplaire au gouvernement ? Nous ignorons les raisons de cette censure que personne n’a jugé utile (ou tout simplement courtois) de nous expliquer.

Voici la tribune censurée : :

Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

On ne compte plus les mêmes choses

Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

mercredi 30 septembre 2020

MERCREDI 30 SEPTEMBRE


AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Jérôme, Géronimo, Urs, Orson, Félicia.

Les Jérôme sont des hommes secrets et assez imprévisibles. Il est difficile de s'entendre avec eux. Intransigeants et égoïstes, ils pensent avant tout à réaliser leurs désirs. Mais ils ont incontestablement le don de plaire. Ils sont attirants, le savent et en jouent largement.

Saint-Patron et intercesseur du jour

Saint-Jérome, patron des traducteurs, archéologues, libraires, bibliothécaires...
Vénérable Alfred Pampalon, Patron des alcooliques et toxicomanes.

Extrait:http://www.ephemeride-jour.fr/

C'est sa fête : Jérôme

Saint Jérôme dans la solitude, par Paul Véronèse (vers 1580, collection Samuel H. Kress)

Saint Jérôme est fêté le 30 septembre. Né en 345 dans ce qui est aujourd'hui la Croatie, il se fait ermite dans le désert de Syrie pendant quelques années avant d'enseigner les Saintes Écritures à Rome puis en Terre sainte. D'un caractère exécrable, Jérôme écrit de nombreux pamphlets.

À la demande du pape Damase, saint Jérôme traduit surtout en latin l'Ancien et le Nouveau Testament en se référant directement au texte hébreu et non, comme précédemment, à la version grecque d'Alexandrie, dite des Septante et que l'on dit défectueuse.

La traduction de la Bible (dico) par saint Jérôme, connue sous le nom de Vulgate, s'est de ce fait substituée aux traductions antérieures. Elle est devenue le texte de référence de l'Église catholique et le saint lui-même a été reconnu comme un docteur de l'Église. Son expérience d'ermite a inspiré beaucoup de grands peintres (Ribera, La Tour, El Greco, Rembrandt, Véronèse...).

Célébrations & événements du jour
 Journée Mondiale de la mer
 Journée mondiale de la traduction

DICTON DU JOUR:  
 Saint-Jérôme venu, sors ta charrue.

CITATION DU JOUR:  
L'amour doit sûrement exister puisqu'il parvient à nous faire si mal.
DUDAN Pierre

LES PHOTOS DE DORIANE:





SUR NOS ECRANS CETTE SEMAINE:
SEMAINE DU 30 septembre au 06 octobre

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:




MARCHES DU JOUR:


A TABLE!


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 CA S'EST PASSE UN 30 SEPTEMBRE:

1975 -  Naissance de Georges-Alain Jones, chanteur
 1975 - Naissance de Marion Cotillard, actrice
 1964 - Naissance de Anthony Delon, acteur
1944 - Naissance de Jean-Louis Debré, homme politique

 1985 : Décès de Simone Signoret, actrice française (25 mars 1921)

1791 : Triomphe de La Flûte enchantée

Le 30 septembre 1791, La Flûte enchantée de Mozart est accueillie à Vienne par une ovation triomphale.

1891 : Mort piteuse d'un général

Le 30 septembre 1891, le général Georges Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Mme Marguerite de Bonnemains, près de Bruxelles.

Dans les années précédentes, pendant la présidence de Sadi Carnot, il a ébranlé la IIIe République française par sa popularité et la dénonciation des scandales de l'heure. Fort heureusement, le « boulangisme » ne survivra pas à sa fuite et à sa mort.

1958 : Le « plan Pinay-Rueff »

Rappelé au pouvoir en mai 1958, Charles de Gaulle fait appel à l'économiste Jacques Rueff pour remettre l'économie sur pied. Celui-ci présente un plan en 25 pages, limité à quelques mesures essentielles.



COUP DE FORCE

 Tribune libre

« Après le coup de force contre les élus, à quand celui contre les électeurs ? » La tribune de Gilles Platret

La colère déclenchée à Marseille par la décision unilatérale du gouvernement de fermer bars et restaurants nous permet de lire à livre ouvert les prétentions dominatrices de l’Etat macronien vis-à-vis du suffrage universel, dénonce le maire LR de Chalon-sur-Saône



Ayant pris depuis fin août des mesures drastiques en matière de port obligatoire du masque dans l’hyper-centre de Chalon-sur-Saône, à un moment où l’Etat n’y songeait même pas, je suis à l’aise pour débattre aujourd’hui des conditions dans lesquelles nous devons tous faire preuve de responsabilité dans la lutte contre la propagation de l’épidémie.

Or, la fermeture des bars et restaurants marseillais, décrétée depuis Paris, a été arrêtée de la pire des façons. Sans explication et sans débat préalable avec les élus locaux, elle a été perçue dans la cité phocéenne, par toute la population, comme un couperet injuste qui s’abat sur l’économie locale, au point d’en affaiblir dramatiquement nombre de forces vives. Que cette fermeture soit justifiable, nous convenons que la question puisse raisonnablement être posée. Mais pas ainsi ! Pas dans le mépris des autorités désignées par le suffrage universel, qui demeurent en première ligne pour lutter contre l’épidémie et qu’on foule aux pieds de la pire des façons. On ne peut pas encenser les maires pour leur gestion de la crise au printemps et les envoyer pareillement promener à l’automne.

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Et ce n’est peut-être pas fini. Piétiner les élus pourrait mécaniquement aiguillonner l’envie de piétiner les électeurs. Une musique insidieuse monte en effet depuis quelques heures sur le report des élections régionales et départementales programmées en mars prochain.

Tentative. Le contexte politique est bien connu : convaincu qu’après des municipales et des législatives partielles catastrophiques pour lui, il a tout à perdre au résultat des élections annoncées pour mars 2021, le président de la République cherche depuis un moment le moyen de les repousser. Oui, dans une République réputée démocratique, le président cherche à repousser les élections ! Ce scandale se passe en France, en 2020. Une première tentative a eu lieu en ce sens il y a quelques mois avant que M. Macron n’y renonce devant la réaction outrée de nombre de présidents de Région soucieux de conserver le calendrier annoncé depuis bien longtemps.

Or, la perspective du désastre électoral à venir se fait de plus en plus forte pour le parti présidentiel et l’on sent bien, alors que le décret de fixation de la date des élections n’est étonnamment toujours pas signé, que la tentation du report tenaille affreusement l’Elysée.

L’argument pour franchir le pas, nous le pressentons tous : l’épidémie ! C’est elle qu’on voudrait bien convoquer pour nous dire qu’après avoir comprimé une grande partie de nos libertés (à commencer par la liberté d’aller et venir et celle de nous réunir), elle nous commanderait demain de nous serrer la ceinture démocratique en tirant un trait sur des élections qui seraient des nids à contamination…

Allons ! Quel plus grand danger y a-t-il à se rendre dans un bureau de vote qu’à faire ses courses dans un supermarché ? Aucun ! Après son domicile, le bureau de vote, nettoyé, aseptisé, masqué, hydroalcoolisé, est l’endroit le plus sûr de France.

Eh quoi ? Ne sommes-nous pas le peuple français ? La peur, qui arrange tant les affaires du pouvoir, que celui-ci l’entretienne involontairement par l’indécision de ses orientations sanitaires ou sciemment pour des motifs de basse politique, la peur doit-elle nous faire oublier à quel point le suffrage est pour nous un droit sacré ?

Faudra-t-il, pour nous en convaincre, plonger dans notre histoire ? On y verra des élections maintenues, revendiquées même, dans des périodes bien plus redoutables que la nôtre. La France révolutionnaire en guerre est pleine de ces exemples. Mais nul besoin de remonter si loin : quand, après la nuit de l’occupation nazie, de Gaulle décide de convoquer les électeurs au printemps 1945 pour reformer les municipalités, le sol de la Patrie est à peine libéré et nos soldats continuent de se battre contre l’ennemi allemand. La guerre n’est pas finie : qui songerait alors à reporter les élections ? Personne !

Tombeau. Plus près de nous encore : voyons 2015, notre dernier scrutin régional. Aurait-on déjà oublié le contexte dans lequel les élections se sont déroulées, trois semaines seulement après le massacre du Bataclan ? Aurait-on oublié que la menace terroriste était à son point culminant, que nous surveillions alors nos écoles comme des cibles potentielles et que chacun craignait qu’un bureau de vote fût la cible privilégiée d’un nouvel attentat islamiste ? A-t-on pour autant renoncé à laisser parler le suffrage ? A-t-on reporté les élections ? Eh bien non ! On les a maintenues, conscient de la menace, mais convaincu qu’une démocratie creuse son tombeau en cédant devant la peur.

Allons ! Ne laissons pas faire ce gouvernement qui nous piétine depuis trop longtemps. Ne le laissons pas nous arracher le droit de désigner nous-mêmes nos représentants, au fallacieux prétexte qu’un virus nous barrerait l’entrée de l’isoloir.

La peur peut nous travailler, c’est humain. Mais il doit bien rester en nous un vieux fonds de courage français pour résister à ce qui serait un nouveau coup de force gouvernemental.

Gilles Platret est maire LR de Chalon-sur-Saône et candidat aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté.

mardi 29 septembre 2020

MARDI 29 SEPTEMBRE


AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Michel, Gabriel, Raphaël.

Les Michel sont des êtres toujours en mutation, capables du meilleur comme du pire. Mais on leur pardonne tout ou presque car leurs qualités sont multiples et qu'ils savent séduire leur monde. Ils sont forts et aimants et on peut se reposer sur eux. Mais leur personnalité complexe et leurs revirements aussi fréquents qu'inexpliqués rendent souvent difficile la vie à leurs côtés.

Saint Michel. L'un des trois archanges, conducteur et peseur des âmes, gardien des portes du paradis, chef des armées célestes contre les forces démoniaques.

L'archange Michel figure dans la Bible parmi les lieutenants de Dieu, aux côtés de Gabriel et Raphaël. Il est le protecteur d'Israël. C'est aussi lui qui, bien plus tard, aurait incité Jeanne d'Arc à faire sacrer le Dauphin à Reims. La « Merveille » du Mont Saint-Michel est le plus beau monument qui lui soit consacré.

Saint-Patron et intercesseur du jour:

Saint-Michel, patron de la France, des escrimeurs, armuriers, naturistes, parachutistes, juges.et d'AMPUS
Saint Gabriel, patron des ambassadeurs, personnel de radio, télévision, postiers, transmetteurs et des transmissions

Célébrations & évènements du jour
: Journée Mondiale du cœur

DICTON DU  JOUR: Si les hirondelles voient la St Michel, l'hiver n'arrive qu'à Noël.


CITATION DU JOUR: Quand on a retiré tout ce qu'on a dit, il reste tout ce qu'on n'a pas dit


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 CA S'EST PASSE UN 29 SEPTEMBRE:

1793 : Loi du « maximum général »

Le 29 septembre 1793, en pleine Terreur, les députés de la Convention votent la loi du « maximum général » qui bloque les salaires et les prix, pour donner satisfaction aux sans-culottes qui s'indignent des pénuries et proclament haut et fort : « Guerre aux accapareurs ».

La loi impose un prix maximum pour les produits de première nécessité, variable selon les régions et en général supérieur d'un tiers aux prix courants de 1790. Le maximum des salaires est quant à lui de moitié supérieur au niveau moyen de 1790.

C'est la première fois qu'un gouvernement intervient de la sorte sur le marché. Mais cette première forme d'économie administrée se solde par une impopularité sans précédent. Instantanément, les greniers et les magasins se vident de leurs marchandises. Chacun achète tout ce qu'il peut pendant qu'il est temps et les paysans dissimulent leurs récoltes plutôt que de les vendre à vil prix. Le gouvernement tente de réagir en appliquant des peines très dures aux contrevenants, y compris la prison et la guillotine.

1902:Décès de Émile Zola

2 avril 1840 à Paris - 29 septembre 1902 à Paris

Biographie Émile Zola

Né à Paris d'un père ingénieur d'origine vénitienne, le futur écrivain fait des études à Aix-en-Provence. Il rate le bac «à cause du français» mais n'en deviendra pas moins un écrivains très populaire ! C'est toutefois son action en faveur du capitaine Dreyfus qui lui vaut sa place dans l'Histoire...




1925: Décès de Léon Bourgeois

21 mai 1851 à Paris - 29 septembre 1925 à Château d'Oger (Marne)

Biographie Léon Bourgeois

Avocat, préfet de police, député puis sénateur de la Marne, cet homme politique de la mouvance radicale se signale par une audace sociale peu commune dans les débuts de la IIIe République.

Président du Conseil (chef du gouvernement) du 1er novembre 1895 à avril 1896, il préconise sans succès la séparation des Églises et de l'État, l'impôt sur le revenu et le droit à la retraite pour tous les ouvriers.

Sans se laisser décourager par ses échecs, il devient le théoricien du radicalisme et invente le « solidarisme », entre collectivisme et individualisme, avec des propositions d'avant-garde : impôt progressif sur le revenu, assurances sociales, instruction gratuite...

Aux conférences de la paix de La Haye (1899 et 1901), il propose une procédure d'arbitrage pour le règlement des conflits.

Au ministère du Travail en 1910, Léon Bourgeois instaure les Retraites ouvrières et paysannes (ROP). L'année suivante, un autre radical progressiste, Joseph Caillaux, instaure l'impôt progressif sur le revenu.

En 1919, vingt ans après ses propositions de La Haye, Léon Bourgeois participe à l'installation de la Société des Nations (SDN) mais ne peut obtenir qu'elle bénéficie d'une force armée pour la mise en oeuvre de ses décisions. L'année suivante, il obtient un Prix Nobel de la Paix amplement mérité.

ACTIVITES A AMPUS ET DANS LES ENVIRONS:


Compte tenu de la situation sanitaire, les renseignements sont donnés à titre indicatif. Veuillez vous assurer qu'il n'y a pas d'annulation




lundi 28 septembre 2020

 LUNDI 28  SEPTEMBRE


AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Venceslas, Alphée, Zama, Lioba, Amalie.

C'est sa fête : Venceslas

Couronné duc de Bohême à l'âge de 14 ans, en 921, le prince Venceslas est assassiné huit ans plus tard par son propre frère, qui convoite le trône. Il meurt en priant Dieu de pardonner à l'assassin. Sa ferveur chrétienne lui vaut d'être bientôt canonisé et de devenir le saint patron de la Bohême (aujourd'hui, la République tchèque).


DICTON DU JOUR:  
Un test d'intelligence prouve parfois qu'il eut été plus intelligent de ne pas s'y soumettre !

CITATION DU JOUR: 
L'argent est la hache qui sépare les amis inséparables.
Proverbe indien.

LES PHOTOS DE DORIANE:



DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:



MARCHES DU JOUR:
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-Samedi : 19h-22h (fermé le midi).
-Mercredi : fermé

UN PEU DE LECTURE:

Laurent Obertone : “L’État infantilise les individus au point de les traiter comme des animaux domestiques !”


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Et si nous étions devenus des animaux asservis ? Des êtres départis de leur libre arbitre et du plus simple petit pan d’autonomie. Et si la crise du Cov
id n’était que les prémices du futur qui nous attend ? L’État omniprésent qui régit les vies des « Monsieur Moyen » amorphes joue-t-il encore dans le camp du peuple ? Est-il encore temps de réagir ? Peut-on encore s’émanciper de cet État mastodonte qui perfuse ses propres victimes ?

Avec « Éloge de la Force », son 8ème opus, Laurent Obertone revient dans un livre choc, qui dérange, qui bouleverse, qui secoue. Et c’est son objectif. Il est encore temps de redevenir des humains debout


 CA S'EST PASSE UN 28 SEPTEMBRE:

1895 : Mort de Louis Pasteur, chimiste et biologiste français (27 décembre 1822)
1991 : Mort du trompettiste Miles Davis.
1973 : Mort de l'acteur Fernand Raynaud.
1970 : Mort du président égyptien Gamal Abdel Nasser.

1794 : Création de la future École Polytechnique

Le 28 septembre 1794, soit deux mois après la chute de Robespierre, le Comité de Salut public décide, à l'initiative de Lazare Carnot, de créer une École centrale des travaux publics, afin de fournir aux armées de la République française les cadres scientifiques dont elles ont besoin pour faire face à leurs ennemis.

L'école est installée au Palais Bourbon, aujourd'hui siège de l'Assemblée nationale. Sa mise en place est confiée à un collectif de savants dirigé par le mathématicien Gaspard Monge. Elle sera rebaptisée École polytechnique l'année suivante puis, en 1804, transformée par Napoléon 1er en école militaire, avec un général à sa tête, pour former les officiers d’artillerie et du génie.

1905 : Einstein découvre la relativité

Le 28 septembre 1905, la revue allemande Annalen der Physik publie un article sur une mystérieuse théorie de la relativité, ultérieurement qualifiée de «théorie de la relativité restreinte».

L'auteur est un scientifique de 25 ans qui signe Albert Einstein et n'a même pas encore son doctorat ! Il va en quelques années chambouler la physique classique héritée d'Isaac Newton et ouvrir un champ immense à la science...

1956 : La France produit ses premiers kW nucléaires à Marcoule

Le 28 septembre 1956, la France devient le premier pays d'Europe occidentale à produire de l'énergie atomique. G1, la pile atomique construite à Marcoule dans le Gard, avait entamé une réaction nucléaire le 7 janvier de la même année puis était montée en puissance jusqu'à être apte à faire tourner un générateur EDF. Commence pour la France une ère nouvelle basée sur l'énergie atomique, dont on espère qu'elle garantira son indépendance énergétique. En 1974, dans l'année qui suit le premier choc pétrolier, elle relance son effort avec le Plan Messmer qui prévoit 58 réacteurs atomiques supplémentaires.

 1958 : Référendum sur la Constitution de la Ve République

Le 28 septembre 1958, à l'invitation du général Charles de Gaulle, les Français votent par référendum pour une nouvelle Constitution. Rédigée sous l'égide de Michel Debré, elle marque la naissance de la Cinquième République.

1841 :Naissance de Georges Clemenceau

28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée, France) - 24 novembre 1929 à Paris

Biographie Georges Clemenceau

Georges Clemenceau, médecin vendéen, entre en politique au début de la IIIe République. Orateur de talent, il prend la tête de la gauche que l'on dit «intransigeante» ou «radicale» mais s’en tient longtemps à un rôle d'opposant qui lui vaut le surnom de «tombeur de ministères».

Il fonde en 1901 le premier parti politique français, le «parti républicain radical» et entre pour la première fois au gouvernement en 1906 (à 65 ans !). Il mène à son terme la séparation des Églises et de l'État avant de revenir dans l’opposition où il s'affirme comme un partisan déterminé de la revanche sur l’Allemagne, vainqueur de la France en 1870-1871.

Quand éclate la Grande Guerre, en 1914, Clemenceau multiplie les attaques verbales contre le gouvernement et l'état-major. Du fait de sa détermination à poursuivre la guerre jusqu'à la victoire totale, il est appelé à la tête du gouvernement en 1917. Il y gagne les surnoms de «Tigre» et «Père de la Victoire». Avec affection, les poilus des tranchées l'appellent plus simplement «Le Vieux».

Par haine de l'Allemagne, Clemenceau introduit dans le traité de paix de Versailles des termes humiliants qui serviront plus tard les desseins d'Adolf Hitler. Pas plus que les autres chefs alliés, il ne peut empêcher l'éclatement de l'Autriche-Hongrie en une myriade de petits États vindicatifs et indéfendables qui se révéleront des proies idéales pour le IIIe Reich hitlérien.

ELECTION DES SENATEURS

 

La droite confortée au Sénat,
 les écologistes en mesure de créer un groupe

Par Laure Equy

Près de la moitié des sièges du Sénat étaient renouvelés, ce dimanche. La majorité de la droite et du centre est renforcée. LREM sauve la face.

Un Sénat qui penche toujours à droite, la percée des écologistes et La République en marche (LREM) encore à la peine. Les élections sénatoriales ont été, sans surprise, la réplique logique du second tour des municipales de juin. Des experts du palais du Luxembourg aux sénateurs, la stabilité était le maître-mot de ce scrutin. Lequel confirme un paysage politique scindé en deux : d’un côté, un parti présidentiel, colosse des présidentielle et législatives, et nain territorial. De l’autre, des partis traditionnels, mis à terre sur le plan national, qui tiennent leur revanche dans les territoires.

Renouvelé par moitié tous les trois ans, le Sénat voyait ce dimanche 172 sièges (sur 348) remis en jeu dans 58 départements de métropole (de l’Ain à l’Indre et du Bas-Rhin au Territoire de Belfort, hors Ile-de-France), en Guyane et dans quatre collectivités d’outre-mer. Dans les endroits les moins peuplés – où un ou deux sièges sont à pourvoir –, le scrutin est majoritaire à deux tours. Dans les autres départements, les sièges sont répartis à la proportionnelle. Les grands électeurs étaient appelés à voter, dont 95% sont issus des conseils municipaux.

LREM peine à bâtir un ancrage local

«Cette élection, dans un contexte sanitaire, économique et social inédit, vient conforter la majorité sénatoriale de la droite et du centre», se félicite, dans un communiqué, Gérard Larcher (LR). Le président du Sénat de 2008 à 2011 et depuis 2014, qui compte se représenter, a peu de souci à se faire. Première force des municipales, en particulier dans les villes moyennes et petites communes, LR conserve ainsi sa première place au Sénat où elle est majoritaire depuis 2014, avec le renfort du groupe Union centriste. Le groupe Les Républicains doit élire mercredi son président. Il devrait s’agir du sortant Bruno Retailleau, réélu ce dimanche, et candidat à sa réélection. Son allié, Hervé Marseille, patron de l’Union centriste (51 membres), espérait aussi voir son groupe renforcé.

Handicapé par ses piètres résultats aux municipales, LREM peine à bâtir un ancrage local et donc à renforcer ses positions au Sénat. Mais le parti sauve la face avec trois victoires symboliques. Le président du groupe, François Patriat, en posture très délicate en Côte-d’Or, conserve finalement son siège. Le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne est réélu dans l’Orne où il fut sénateur de 2014 à 2017 (élu sur une liste dissidente). Il ne peut siéger tant qu’il est au gouvernement. De même que le miLes socialistes devraient, de leur côté, rester le deuxième groupe. Sur leurs 71 sièges, 35 étaient renouvelables.

Le Rassemblement national (RN), qui s’était ouvert les portes du Sénat en 2014 avec deux élus, parvient à sauver un siège : le sortant Stéphane Ravier est élu dans les Bouches-du-Rhône, malgré sa défaite en juin à Marseille, dans sa mairie de secteur.

Depuis trois ans, la droite et les socialistes s’efforcent de présenter le Sénat comme un «contre-pouvoir» face à ceux, larges, détenus par Emmanuel Macron, une institution «non alignée» et «indépendante». La Haute-Assemblée a farouchement bataillé avec les macronistes, notamment quand il a été question d’enquêter sur l’affaire Benalla en 2018. Faute d’accord avec la droite sénatoriale, l’exécutif avait renoncé à sa réforme constitutionnelle.nistre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, qui l’emporte dans l’Eure. L’ancien LR rallié à Emmanuel Macron en 2017 voit dans le Sénat un terrain de jeu pour tenter de nouer de nouvelles alliances avec les groupes centristes en vue de 2022. Pas sûr toutefois que les difficultés de LREM rendent le parti présidentiel attractif.

L’un des seuls enjeux du scrutin, les écologistes ont annoncé être en mesure de former un groupe (le seuil requis est de 10 membres). La performance d’EE-LV dans plusieurs grandes villes au second tour des municipales lui offre six sièges dans le Rhône, le Bas-Rhin, les Bouches-du-Rhône, en Ille-et-Vilaine et en Gironde. Les nouveaux venus retrouveront au palais du Luxembourg quatre sénateurs écologistes (et une Génération·s), aujourd’hui dispersés dans deux groupes, communiste et RDSE. Ils pourraient être douze à reconstituer ce groupe, qui avait déjà existé de 2012 à 2017.