jeudi 12 mai 2022

Commentaire de Hervé Delcroix

 Commentaire sur le livre Covid 19 de Laurent Toubiana que je n'ai pas pu insérer sous l'article.

Voici le lien envoyé par Hervé Delcroix

  Sinon, pour donner matiere au débat, voici une autre lecture de ce livre:

https://www.marianne.net/societe/sante/covid-pourquoi-le-livre-de-laurent-toubiana-est-a-cote-de-la-plaque

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 jeudi 12 mai


Aujourd'hui nous fêtons:  Achille

C'est sa fête : Achille

D'un mot grec qui désigne « celui qui a de belles lèvres », Achille est le nom d'un très célèbre héros d'Homère. Ce serait aussi celui d'un évêque de Thessalie qui participa en 325 au concile de Nicée. Ses reliques reposent en Bulgarie dans une ville dénommée Achilli en son honneur.

Dicton du jour: À la saint Achille, herbe à pleine faucille.

Citation du jour: Tout le monde mange du couscous et des merguez dans ce pays, l’intégration est réussie !

Jean-Luc Mélenchon ,Présidentielle 2012


Apophtegme de Jean- Claude:

Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants
d'abord, c'est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en
silence (Winston Churchill).


Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE





MACRON: LA TRIANGULATION DU VIDE

 

Législatives : Macron veut réaliser la triangulation du vide


Dans un contexte national et international particulièrement mouvementé dont les principales turbulences ont été habilement gommées par des médias parfaitement nuls, les élections législatives se rapprochent donc dans un choc émotionnel équivalent à la rencontre inopinée d’un escargot avec une limace.

Tout semble écrit : on comprend déjà qu’il y aura une large victoire de l’Extrême-centre, appellation jadis moqueuse mais à présent étiquette très représentative de cette grosse amibe invertébrée qui sert de parti politique à un Président assez représentatif du suicide français. C’est dit. Pas la peine de discuter.

Cependant, à en croire la presse qui fait ses choux gras des petits bruits chuintés dans les couloirs de nos institutions, ce qui fut la République en Marche et qui vient de devenir Renaissance – ce qui est particulièrement comique pour un parti massivement voté par le troisième âge – semble craindre une trop grande prise d’importance de Mélenchon dans le prochain scrutin. L’idée flotte même d’une majorité dont il serait le chef, devenant un Premier ministre encombrant d’un Macron désemparé.

L’hypothèse est très hardie et serait, à en croire ces bruits, ce qui motiverait l’actuel chef de l’Exécutif français à se démener pour à la fois trouver un premier ministre crédible pour la campagne électorale qui s’ouvre actuellement et à trouver de solides députés pour garantir une belle majorité bien comme il faut.

Pour le premier ministre, les affaires semblent assez mal engagées. Apparemment, aucun bourricot ne semble vouloir servir de prochain punching-ball républicain. Il faut dire que la conjoncture politique, économique et sociale dans laquelle la France est plongée ne donne qu’assez peu envie. Gageons que Macron trouvera quand même, quitte à diminuer progressivement ses exigences (dit autrement : on va écoper d’un boulet comme jamais).

Maintenant, pour sa belle majorité parlementaire, que craint vraiment Macron avec ce pétulant Mélenchon ?

Craint-il réellement une perte de pouvoir ? Probablement pas. Craint-il une opposition si féroce ? Tout indique qu’elle ne sera pas si nombreuse… À bien y réfléchir, il semble surtout que le Président craigne surtout la nécessité de devoir produire des idées, des propositions un peu plus substantielles que le castorisme confortable que lui offrait l’opposition avec Marine Le Pen : si construire des barrages a marché deux semaines entre le premier et le second tour, il est probable que les Français ne se satisferont pas des mêmes ficelles grossières pendant les cinq années à venir.

Il va donc falloir manœuvrer finement pour en même temps avoir des députés obéissants, le doigt sur la couture et en même temps capables de fournir des idées crédibles capables de concurrencer Mélenchon et sa gauche fourre-tout. Défi pas simple d’autant que depuis cinq ans, les Français ont bien compris que le produit Macron, c’est du vide sur du vide sur du vide…

MélenchonCertes, la concurrence de cette gauche tutti-frutti n’est pas si violente ; l’effet de loupe des médias joue beaucoup qui, actuellement, multiplient les petits bisous langoureux en direction du Chef des Soumis et fournissent une large tribune, sur toutes les ondes et sur toutes les rotatives, aux audacieux bricolages démagogiques qu’il propose dans un programme que tout le monde devrait lire attentivement.

Au passage, on ne sera pas surpris que les mêmes médias s’accommodent fort bien des double-standards évidents des uns et des autres qui, il y a encore quelques semaines, s’époumonaient sur une Le Pen soi-disant inféodée à Poutine et la Russie, et qui trouvent les positions mélencholiques à ce sujet parfaitement compatibles avec leur conception de la République et des petits plaisirs de la vie. Comme d’habitude, lorsque des individus bien en cour, et notamment des politiciens, invoquent la morale dans le débat politique, la moindre des choses est immédiatement de prendre ses distances et de faire preuve du plus grand scepticisme…

On le comprend : à court terme et pour les élections qui arrivent, Macron n’a probablement pas trop à s’en faire. Il aura son Assemblée-Godillots de députés servant de passe-plats aux lobbies et aux capitalistes de connivence, et personne n’y trouvera à redire.

En revanche, sur le plus long terme, il existe un vrai risque que Mélenchon finisse par occuper progressivement tout l’espace politique sur la gauche et y impose une franche recomposition, précisément parce que le petit Marquis de l’Élysée n’a pas de réelle substance, ni à droite, ni à gauche, ni au milieu.

Et comme, dans ses dernières manœuvres, Macron a fort bien réussi à dynamiter tous les partis de droite, que l’extrême-droite ne représente pas et n’a en réalité jamais représenté une force politique capable de prendre le pouvoir, c’est bien de cette gauche que viendra son prochain combat, et qu’il sera bien plus compliqué à mener que contre une Marine Le Pen dont les objectifs n’ont jamais dépassés ceux d’une gérante de PME.

En somme, Macron fait de Mélenchon le nouvel épouvantail médiatique pour mobiliser ses électeurs peu motivés pour les législatives, tout comme il a utilisé Marine Le Pen pour la présidentielle. Utilisant encore une stratégie de la vacuité, il n’y a pour Macron rien d’autre qu’une nouvelle manœuvre : « on ne pense rien, on n’a pas de programme (qui pourrait résumer les 5 principaux points du programme macronnien de 2022, pour rire ?), mais élisez nous parce qu’on est moins catastrophiques qu’en face. »

Alors que la France empile les défis à relever et les problèmes graves à l’horizon, on assiste à une fuite en avant et dans cette fuite, la Macronie offre du vide de combat.

Et on vient d’en prendre pour 5 ans. Au moins.

Assemblée : CPEF

mercredi 11 mai 2022

 mercredi 11 mai

Estelle

C'est sa fête: Estelle

Estelle est née à Saintes (aujourd'hui en Charente-Maritime) au IIIe siècle, dans l'empire romain finissant. Elle a été convertie par l'évêque Eutrope et a, comme lui, subi le martyre. Estelle a été remise à l'honneur par le poète provençal Frédéric Mistral qui en a fait la sainte patronne de son mouvement, le Félibrige, en 1854.

Sainte Estelle a remplacé dans le calendrier liturgique saint Mamert, premier des trois « saints de glace ».

Saints de glace 

Les 11, 12 et 13 mai, la France connaît souvent des gelées tardives et l'on parle à cette occasion des « Saints de glace ». Il s'agit des anciens saints de ces jours : Mamert, Pancrace et Servais.

Dicton du jour: Aux trois Saints de glace, fais toujours face.

Citation du jour: “Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.”

De Charles Baudelaire 

Les photos du jour:

Aigrettes de pissenlits délicatement couvertes de gouttelettes de rosée.

En ce moment les bas-côtés, les talus, les champs et les vergers en sont couverts et le coup d’œil est magnifique…

Texte ©LaureChevalierSommervogel
Monique Felber Photography



Apophtegme de Jean- Claude:


L'enfant est un fruit qu'on fit. (Leo Campion)

Lecture

covid 19 - Une autre vision de l'épidémie

Les vérités d'un épidémiologiste

De 

Épidémiologiste depuis plus de trente ans, Laurent Toubiana est un scientifique expérimenté qui a suivi et analysé un grand nombre de phénomènes épidémiques en France et à l’étranger.


Au tout début de la crise du Covid, entre janvier et mars 2020, il a étudié,
avec plusieurs confrères, les données préliminaires qui ont été très rapidement disponibles. Il a annoncé dès le 11 mars 2020, soit une semaine avant le confinement, que l’épidémie atteindrait probablement son pic fin mars, que la phase épidémique elle-même devrait s’achever fin avril et qu’elle ne serait pas particulièrement sévère. Or, quand on regarde les chiffres deux ans plus tard, c’est exactement ce qui s’est passé : cette épidémie a causé des morts, certes, mais pas plus qu’une épidémie de grippe saisonnière.
Au regard des images et des discours apocalyptiques délivrés depuis deux ans, cela semble difficile à croire mais c’est pourtant la réalité, confirmée dans ce livre par une étude rigoureuse des chiffres officiels.
Au cours de cette longue crise, à plusieurs reprises et avec prudence, Laurent Toubiana, a apporté des éclaircissements pour corriger les perspectives. Il a tenté d’expliquer très tôt en quoi cette nouvelle épidémie ne correspondait pas aux descriptions dramatiques qui en était faites. Par expérience, il avait aussi averti d’un éventuel risque de panique, risque qui pouvait être amplifié par un mécanisme de mimétisme international. Mais les autorités ont choisi de ne pas écouter, et même de mépriser, les centaines de scientifiques qui, comme lui, avait averti que cette épidémie ne serait probablement pas aussi grave qu’annoncé. Nos dirigeants ont massivement cédé à la panique et préféré s’abriter derrière les modélisations absurdes qui prédisaient des centaines de milliers de morts, pour faire accepter aux populations des mesures liberticides sans aucune validité scientifique. La peur de la maladie et de la mort est profonde.
Au cours de cette crise, les autorités sanitaires ont écouté les habituelles sirènes alarmistes et opté pour des mesures extravagantes. Elles ont exploité la peur et parfois l’ont engendrée et maintenue par une communication anxiogène, pour faire accepter leurs choix. Rares sont les pays qui ont fait confiance à leurs épidémiologistes.
Chiffres définitifs à l’appui, Laurent Toubiana montre ici que ces pays, par exemple la Suède, ont incontestablement mieux géré cette crise à tous les niveaux. Saturation des hôpitaux, campagnes de test massives, obligation vaccinale, mortalité, le récit médiatique de cette épidémie est tout simplement mensonger.
Laurent Toubiana propose d’adopter une autre vision, au plus près de la réalité.

ACTIVITES:


11 mai 1865 : ouverture du magasin Le Printemps

La coupole du magasin Le Printemps (1908)Le 11 mai 1865 ouvre à l'orée de Paris, sur les Grands Boulevards, près de la gare Saint-Lazare, un grand magasin qui va devenir un pôle d’attraction pour le monde entier : Le Printemps. 

À l’origine de ce projet, on trouve un ancien vendeur de vêtements pour dames, Jules Jaluzot, qui a su investir à bon escient la dot de sa jeune épouse. Dix ans plus tôt sont apparus Le Bon Marché et les Les grands magasins du Louvre.

La même année que Le Printemps, alors que le Second Empire brille de tous ses feux, naît aussi La Samaritaine, en plein cœur de la capitale, sur les bords de la Seine.

Chefs-d'œuvre de l’Art nouveau, le bâtiment actuel du Printemps et sa grande coupole en vitrail sont érigés en 1908. Le Printemps est aujourd’hui une étape incontournable pour toute visite de la capitale.

11 mai 1904: Naissance de Salvador Dali

11 mai 1904 à Figueras (Catalogne, Espagne) - 23 janvier 1989 à Figueras (Catalogne, Espagne)

Le peintre Salvador Dali est né dans la famille d'un notaire aisé. Rival talentueux et imprévisible de Picasso, héraut fantasque du surréalisme, co-auteur avec Luis Bunuel d'un court-métrage délirant: Le chien andalou, Dali s'est acquis une notoriété auprès du grand public en se prêtant à des publicités télévisées pour le chocolat Lanvin.

mardi 10 mai 2022

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mardi 10 mai

Solange

C'est sa fête : Solange

Cette jeune paysanne vivait au Berry à l'époque carolingienne. Elle avait fait vœu de virginité pour se vouer à Dieu. Un jeune seigneur, éconduit, n'hésita pas alors à la tuer de son glaive.

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES

ACTIVITES:

FETE DE LA ST PONS : LA TRADITION RETROUVEE A FIGANIERES
Après deux années d'absence, les traditionnelles fêtes de St-Pons seront à nouveau célébrées le mercredi 11 mai à partir de 8 h. Comme l'indique l'affiche ci-dessous, ces festivités débuteront le matin à 8 h avec le déjeuner (petit-déjeuner en Provence) offert par le domaine de St-Pons, suivi de la messe à 10 h 30, la procession et la bénédiction dans les vignes, en compagnie du tambourinaïre Patrick de Draguignan. L'apéritif et l'aïoli (1) servis dans l'enceinte du domaine seront l'occasion de retrouvailles et d'amitiés, ponctuées de chansons et musiques provençales par Georges Taxil et Patrick Kouyoumdjian. D'autres surprises vous attendent...
Profitez de cette journée pour faire votre provision de nougats avec la présence de Louis Teisseire (famille Vassal) de Taradeau. Ce nougatier depuis 4 générations est présent à la fête de St-Pons depuis plus de 70 ans. Un beau témoignage de fidélité.
Pour tous renseignements : 06 60 39 75 57.



10 mai 1806 : Napoléon 1er fonde l'Université

Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er Napoléon 1er jette les bases de l'Université : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ».

L'Université apparaît d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux. L'écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

10 mai 1920 : Élection de « La plus belle femme de France »

Sur une idée du journaliste d'origine belge Maurice de Waleffe, Le Journal organise le premier concours de « La plus belle femme de France ». Le quotidien invite ses lecteurs à faire leur sélection parmi plus de 2 000 candidates. Après plusieurs éliminatoires, les photos de 49 jeunes femmes sont distribuées dans les cinémas parisiens. Il s'ensuit le 10 mai 1920 l'élection d'Agnès Souret, 17 ans, native d’Espelette (Basses-Pyrénées). Le concours sera plus tard rebaptisé en franglais Miss France et décliné dans différents pays. En 1951, les Britanniques organiseront un concours Miss Bikini (!) et l'année suivante, les Américains éliront la première Miss Univers...

10 mai 1760: Naissance de Claude Joseph Rouget de Lisle

10 mai 1760 à Lons-le-Saulnier - 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi

Biographie Claude Joseph Rouget de Lisle

Originaire de Lons-le-Saulnier, dans le Jura, Rouget de Lisle est affecté à Strasbourg comme capitaine de génie quand la France révolutionaire entre en guerre contre la Prusse et l'Autriche. Lors d'une soirée, le maire de la ville de Strasbourg, qui connaît ses talents musicaux, l'invite à composer une marche militaire pour stimuler la ferveur des soldats. Ce Chant de guerre pour l'armée du Rhin, rebaptisé Marseillaise en août 1792, deviendra le premier hymne national officiel...


LA FRANCE SOUS NOS YEIX

 


La France sous nos yeux

Économie, paysages, nouveaux modes de vie

Les élections présidentielles des 10 et 24 avril 2022 ont témoigné de l’émergence de deux France que tout oppose.  Ces deux France apparaissent avec clarté dans la géographie électorale : d’un côté les métropoles et les campagnes riches, qui tirent bénéfice de la mondialisation ; de l’autre les villes et villages victimes de la même mondialisation et de ses corollaires, la désindustrialisation et le démantèlement de l’État et de ses services publics.

Il ne s’agit pas à vrai dire d’une surprise. Le géographe Christophe Guilluy avait perçu ce phénomène dès 2010 (Fractures françaises, François Bourin) et lui avait donné un nom en 2014 : La France périphérique (Flammarion). L’analyste politique Jérôme Fourquet avait rebondi en 2019 avec L’Archipel français (Seuil) qui décrivait, statistiques à l’appui, une France divisée en communautés plus ou moins étrangères les unes aux autres.  En 2020, l’anthropologue Emmanuel Todd montre la France comme « un monde en contraction » dans un essai plein d’une ironie ravageuse et d’intuitions fulgurantes, Les Luttes de classes en France au XXIe siècle (Seuil).

La France sous nos yeux (Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely)En 2021 enfin, Jérôme Fourquet et le journaliste Jean-Laurent Cassely se prêtent à un exercice plus littéraire avec La France sous nos yeux (Seuil). Ils nous entraînent dans une promenade en long et en large à travers tout le pays pour observer la vie quotidienne de nos concitoyens et les transformations qu’elle a connues et connaît encore.

Curieusement, notent les auteurs, un demi-siècle après la fin des Trente Glorieuses, nous continuons de parler de ces années de prospérité de l’après-guerre comme si nous venions à peine d’en sortir, en ignorant les profondes métamorphoses qu’a connu depuis lors notre pays. Le dimanche 18 novembre 2018, notent les auteurs, les « Gilets Jaunes » de Seine-et-Marne bloquèrent… les grilles d’accès à Disneyland pour en réclamer l’entrée gratuite. Comment mieux signifier ce changement d’époque ?

Au diable les revendications sur les salaires, les conditions de travail ou l’emploi. Le loisir et la consommation seraient-ils devenus le nouvel horizon - et les principales sources de frustrations - des prolétaires comme des privilégiés ? Il suffit de suivre les auteurs dans leur tour de France pour s’en convaincre.

La France sans industries

Les médias et le président de la République mettent en exergue la réussite de quelques « licornes ». Il s'agit d'entreprises du numérique à l’image de Doctolib, dont la capitalisation boursière a dépassé le milliard de dollars en quelques années. Mais ces entreprises à la remorque des géants américains, les Gafam, représentent très peu d’emplois. Plus gravement, elles contribuent à la perte d’emplois qualifiés en développant ce que les auteurs qualifient de nouveau « larbinat » urbain : manutentionnaires, livreurs, aides-ménagères, etc. « Payés au lance-pierre, ces nouveaux domestiques 2.0 enchaînent les heures et sont soumis à des cadences très soutenues. » À côté de cela, la raréfacion des usines et des exploitations agricoles dans les villes moyennes et les villages ne laisse plus guère aux jeunes d'autres perspectives d'embauche que dans les « services à la personne » (aides à domicile, aides-soignants, Ehpad, etc.).

D’une manière générale, nous arrivons à la fin de la désindustrialisation. Les ouvriers, techniciens et ingénieurs travaillant en usine sont en passe de devenir aussi rares que les agriculteurs en activité, ces derniers étant d’ores et déjà devenus trop peu nombreux pour être identifiés par les sondeurs, note Jérôme Fourquet !

Le phénomène s’est emballé au début du siècle, il y a vingt ans, suite à des choix idéologiques :
• La monnaie unique a d’une part désarmé les agriculteurs et les industriels français face au « rouleau-compresseur » allemand. Comment résister à des agro-industriels qui exploitent des travailleurs roumains payés quelques euros de l'heure ? Il s'ensuit que la France, pays d'Europe le mieux doté par la Nature, a réussi l'« exploit » de devenir importatrice nette de produits agroalimentaires (en 2020, le solde agroalimentaire de 6,1 milliards d’euros, en diminution depuis deux décennies, masquait un déficit de 4,3 milliards d’euros au sein de l’Union européenne).
• D'autre part, les industriels et gouvernants européens, à l’image du polytechnicien Serge Tchuruk, patron d’Alcatel, et de l’énarque Pascal Lamy, commissaire européen pour le commerce, ont fait le choix de délocaliser les usines en Asie et plus spécialement en Chine, tout en croyant que les Européens pourraient malgré tout maintenir leur prééminence dans la R&D et les hautes technologies. « Alcatel doit devenir une entreprise sans usine », déclarait Tchuruk en juin 2001.

La pandémie de covid-19 a révélé l’ampleur du désastre avec des pénuries de masques, de doliprane, de composants électroniques, etc. Malgré cela, tous bords confondus, la classe politique continue de se désintéresser de la production et s'en tient à une antienne absurde : « La croissance française est tirée par la consommation ». Comme si l'on pouvait se dispenser de produire des biens réels, pour combler nos besoins et acheter à l'extérieur ce qui nous fait défaut ! À l'équilibre avant 2002 et l'instauration de la monnaie unique, la balance commerciale de la France accuse un déficit grandissant d'année en année (85 milliards d'euros en 2021, soit 20% des importations et 3,4% du produit intérieur brut). 

Les auteurs de La France sous nos yeux décrivent superbement la mort lente de nombreuses villes de province, à l’image de Tonnerre (5500 habitants), dans l’Yonne. En vingt ans, cette ville a perdu 1800 emplois jamais compensés : « Aujourd’hui, comme dans bon nombre de villes moyennes et petites ailleurs en France, l’hôpital est de loin le principal employeur, suivi par l’Éducation nationale, la mairie et la grande distribution ». Ajoutons que le centre de la ville ressemble de plus en plus à une ville du tiers monde avec façades décrépites, boutiques fermées, vitrines taguées et jeunes hommes qui « tiennent le mur ». « La désindustrialisation n’a pas comme seul effet de fragiliser économiquement les territoires concernés, elle déstabilise tout l’univers qui gravitait autour des usines et assurait la cohésion sociale, conférant une identité et une fierté d’appartenance aux populations locales », écrivent les auteurs.

Certaines villes industrielles ont pu échapper toutefois à la paupérisation. Il s'agit des privilégiées qui ont la chance d'avoir un potentiel touristique exceptionnel, à l'image de La Ciotat que décrivent Fourquet et Cassely. Après un creux consécutif à la fermeture des chantiers navals, la ville a gagné 5000 habitants en 25 ans et en compte environ 36000. Sur le site des chantiers navals se sont installés quelques petites entreprises d'entretien et réparation de yachts de luxe. Et la ville a multiplié les programmes immobiliers pour les retraités et les ménages marseillais désireux de goûter aux charmes du lieu. Il va sans dire que le cas de La Ciotat est atypique.  

Une gigantesque zone de chalandise

Tandis que disparaissent les paysans et les ouvriers d'usine, la France se transforme en une « gigantesque zone de chalandise ». Aux cinq ou six géants français de la grande distribution se sont ajoutés ces dernières années les leaders allemands du hard discount, Lidl et Adli, et de nouveaux-venus qui surfent sur la paupérisation en voie d'accélération d'une partie des classes moyennes. Il y a aussi Amazon qui connaît une expansion fulgurante.

En 2012, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a célébré avec enthousiasme l'arrivée du géant américain dans son fief de Chalon-sur-Saône : « Je remercie Amazon d'avoir choisi ce territoire. Il y a quelques années, il a connu la désolation avec la fermeture de l'usine Kodak. (...) D'un coup, en 2007, 3000 emplois ont disparu. Aujourd'hui, c'est une véritable renaissance. C'est la preuve que les territoires blessés peuvent renouer avec le succès ». Aveuglement ou cynisme ? On ne peut décemment pas mettre sur le même plan 3000 emplois productifs, qui créaient de la richesse et contribuaient aux exportations françaises, et quelques centaines d'emplois de manutentionnaires destinés à distribuer aux consommateurs français des produits dont beaucoup viennent d'Allemagne, de Chine ou des États-Unis et contribuent au déficit de la balance commerciale et à l'endettement de la France. Circonstance aggravante, ces créations d'emplois se soldent sur tout le territoire par la fermeture de petits commerces indépendants et des destructions d'emplois en nombre sans doute au moins égal.

Impitoyables, les auteurs de La France sous nos yeux n'omettent pas aussi de citer un autre « succès » de la start-up France : le commerce de la drogue (cannabis et cocaïne) à partir des deux grands États dealers que sont devenus le Maroc et les Pays-Bas. Pour répondre à la demande croissante de cannabis (1,4 million de consommateurs réguliers, au moins dix fois par mois), « toute une économie souterraine du deal s’est mise en place sur le territoire », écrivait Jérôme Fourquet dans L'Archipel français. Elle emploierait pas moins de deux cent mille personnes (davantage que la SNCF ou EDF) !

Des parcs d'attractions, en veux-tu en voilà

Cela nous amène à évoquer les loisirs sous une forme plus triviale : les parcs d'attractions. Pas une cité touristique sans son parc des aigles, son aquaparc, son jardin merveilleux, etc. Le tourisme constitue à côté de la grande distribution et de la logistique, l'autre pilier économique de « la France d'après », aux antipodes de la France industrielle des Trente Glorieuses. Les 35 heures hebdomadaires (loi Aubry, 2000) et la baisse du temps travaillé, de 1817 heures par an en 1988 à 1600 en 2008, ont permis aux Français de profiter des charmes de leur pays. Cette opportunité a été bien perçue par les investisseurs de tout poil de sorte que le tourisme s'oriente de plus en plus vers des parcs d'attractions créés de toutes pièces. Le zoo de Beauval est ainsi devenu en 2012 le principal site touristique du Loir-et-Cher, devant... le château de Chambord ! Quant à la première destination touristique de France et même d'Europe, ne cherchez plus, c'est Disneyland Paris. Ouvert en 1992, le parc couvre 2230 hectares, sur des terres agricoles parmi les plus fertiles du monde. Il emploie 16500 salariés et reçoit chaque année plus de 13 millions de visiteurs dont une moitié d'étrangers.

Avec le développement du télétravail et grâce aux compagnies aériennes low cost qui, telle Ryanair, relient les villes moyennes au reste du pays, les actifs aisés des métropoles délaissent celles-ci pour s'installer dans des contrées rurales bucoliques et paisibles comme le Perche ou le Périgord, loin des pollutions et du cosmopolitisme métropolitain. Ce mouvement renforce la prédilection des Français pour la maison individuelle avec home-cinema, jardin, piscine et deux automobiles, un mode de vie que les auteurs ont baptisé « Plaza majoritaire », clin d'oeil à l'agent immobilier le plus célèbre de France, Stéphane Plaza. Une carte de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var) montre l'emprise stupéfiante des piscines dans cette commune proche du littoral, la piscine permettant aux habitants et à leurs amis proches d'échapper à la promiscuité des plages.

Ce mouvement participe de la polarisation de la société française avec des classes moyennes supérieures qui tirent toujours plus de profits de la mondialisation et des classes moyennes inférieures en voie d'exclusion et de paupérisation, tenaillées par la crainte d'entrer dans la nouvelle catégorie des « cassos », néologisme en vogue pour désigner les Français qui ne survivent plus que grâce aux aides sociales. Les auteurs de La France sous nos yeux observent « d'une part, la premiumisation des offres destinées aux classes moyennes supérieures, et d'autre part, l'apparition d'un second marché et d'une "économie de la débrouille", illustrant le désarrimage progressif du bas des classes moyennes ». Cette polarisation s'observe par exemple dans les colonies de vacances, les villages de vacances, les stations de ski et même les campings. Ces espaces de loisirs où se mélangeaient plus ou moins les classes sociales se dédient désormais chacun à un segment social bien déterminé. Même chose dans la consommation, avec les produits de marque pour les uns, les produits sans marque pour les autres. Même chose enfin dans les transports : les TGV pour les classes aisées, les low cost Ouigo, les « cars Macron » et Blablacar pour les autres. Riches ou pauvres, tous demeurent dans « une incitation permanente à surconsommer », laquelle aboutit à « une forme d'aliénation pour tous ceux qui n'arrivent pas à suivre le rythme ».

Et tant pis si tout cela accélère et amplifie l'artificialisation des espaces naturels et les émissions de gaz à effet de serre. La fin du monde attendra. Aucun mouvement politique, y compris EELV (écologistes) et France Insoumise, ne se risque à proposer un autre choix de vie que celui-ci, par exemple avec la revitalisation des bourgs anciens et la priorité donnée, comme à Paris, aux déplacements à pied. Chacun vit sur l'illusion de disposer d'une énergie surabondante et « propre » dès lors qu'on aura couvert les derniers espaces naturels d'éoliennes géantes. Dès lors, pourquoi s'en faire et renoncer à cet american way of life ?

D'ailleurs, l'américanisation des moeurs et de la culture est une autre facette de la France du XXIe siècle mise en évidence par Fourquet et Cassely. Les fast-foods, burgers, tacos et autres kebabs remplacent les bistrots, brasseries, saucisson-beurre et sauté de veau. Fait symptomatique, depuis 2000 - décidément une année charnière -, les distributeurs de films américains ont renoncé à traduire les titres de ceux-ci. La pollution de la langue par les américanismes est perceptible dans le langage des banlieues comme dans celui du président de la République. Elle est perceptible dans la publicité, laquelle multiplie les formules à consonnance américaine. Cette même publicité s'évertue à mettre en scène des personnes issues de la « diversité », sans doute pour signifier aux provinciaux la portée des changements en cours dans la société française. Et nos auteurs de rappeler que la part des baptisés dans les naissances est tombée de 76% en 1970 à 27% en 2019. Donnons raison à Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely : les « Trente Glorieuses » sont décidément très loin. Oublions-les et ouvrons les yeux sur la France d'après.

André Larané

lundi 9 mai 2022

 

lundi 9 mai

Pacôme

C'est sa fête : Pacôme

Originaire de Haute-Égypte, Pacôme devient soldat de Rome puis se convertit et se retire dans le désert comme, avant lui, saint Antoine.

Pacôme, à la différence de son prédécesseur, refuse la vie d'ermite. Il réunit plusieurs ascètes semblables à lui et fonde les premiers monastères, avec un abbé dirigeant moines et novices. Il meurt en 347.

Sa règle, traduite par saint Jérôme, inspire un siècle plus tard saint Benoît de Nursie. Elle est à l'origine du monachisme occidental et de la floraison de grandes abbayes.

CITATION DU JOUR
« L'anarchie est partout quand la responsabilité n'еst nullе раrt. »
Gustave Le Bon
PROVERBE:
Le mois de mai de l'année, décide la destinée.

HUMOUR:


LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC


LECTURE:

La COP 26 ne s’est pas achevée à Glasgow comme prévu. Son Président le Britannique Alok Sharma avait martelé qu’il fallait «  ranger le charbon dans

les livres d’histoire  », précisant : «  il faut cesser d’avoir recours au charbon, et par ailleurs cesser toute subvention aux énergies fossiles…  ».
  Tout paraissait réglé pour un vote sans histoire, lorsque le samedi 13 novembre, une heure avant la clôture de la conférence se produisit un évènement sans précédent. Le représentant de l’Inde, son ministre de l’environnement Bhupender Yadav,  déclara que son pays n’acceptait pas la rédaction prévue et en proposait une autre ainsi énoncée  : « Il faut aller vers les technologies propres, y compris en intensifiant les efforts pour réduire progressivement l’énergie au charbon et éliminer progressivement les subventions inefficaces aux combustibles fossiles…  ». Le Ministre Indien fit valoir dans la foulée que la Chine appuyait la suggestion de l’Inde.
Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que le nouveau texte, rédigé dans les termes typiques des «  résolutions  » onusiennes, n’engage plus personne à rien. Autrement dit, deux des principaux émetteurs de CO2, l’Inde et la Chine ont clairement déclaré  qu’ils refusent, pour l’instant, de renoncer au pétrole et au charbon. Quelles vont être les conséquences pour l’Europe et la France ?


Ingénieur polytechnicien, spécialiste de l’environnement et des transports, Christian Gerondeau a publié de nombreux ouvrages, dont certains sont traduits dans le monde anglo-saxon.

A la une du parisien:

● Une vague de chaleur arrive sur la France. Pas loin de 30°C attendus à Lyon, Bordeaux, Toulouse ces prochains jours, 28°C à Paris, mardi... Un petit dôme d’air chaud est plaqué sur le pays, alors que l'Hexagone est déjà frappé par une sécheresse préoccupante.

● Moscou célèbre le 9 mai en grande pompe. Chars d’assaut, avions de chasse et militaires déployés en Ukraine... le président Vladimir Poutine va faire du jour de la Victoire aujourd'hui, un moment d’étalage des forces armées russes, en plein conflit avec Kiev.

● Bientôt la fin de la vignette verte sur le pare-brise ?
 France Assureurs, fédération des compagnies d’assurance, veut supprimer le macaron présent sur le pare-brise des Français depuis près de 40 ans. Des discussions avec le gouvernement sont menées pour que les contrôles soient totalement numérisés. Explications. 

● Nouveaux investis LREM. 
La majorité présidentielle a actualisé hier soir pour la troisième fois sa liste de candidats investis pour les législatives. 52 nouveaux noms font leur apparition, portant le nombre total de candidats à 502 désormais. Parmi eux, figure notamment Constance Le Grip, députée LR de Neuilly-sur-Seine, officialisant son ralliement à la majorité.


cela s'est passé un 9 mai

9 mai 1893 : Le divertissement d'Edison

Le 9 mai 1893, Thomas Edison présente à 200 invités du Brooklyn Institute of Arts and Science sa nouvelle invention, le kinétoscope, un appareil individuel à reproduire les images animées. L'invention passe à la trappe après la présentation, quelques mois plus tard, à Paris, du cinématographe des frères Lumière, spectacle collectif et non divertissement individuel.

9 mai 1960 : Mise en vente de la pilule contraceptive aux États-Unis

Le 9 mai 1960, la pilule contraceptive du docteur Pincus est mise en vente libre dans les drugstores américains.
 

LE DROIT AU SQUAT?

 


Le droit au squat?

Insécurité: pas de trêve pour les proprios

Quand son logement est illégalement occupé, déloger le squatteur est un long calvaire. Les cas se multiplient sur le territoire national. À Marseille, les habitants d’une cité ont carrément été contraints de quitter leurs appartements dans le XVème arrondissement, à la suite d’une occupation ultra violente par des Nigérians.


Tout le monde connaît cette fable délicieuse et instructive de La Fontaine qui vient illustrer l’actualité du jour : « Le Chat, la belette et le petit lapin ». Jeannot Lapin est sorti faire sa cour à l’aurore « parmi le thym et la rosée. » Après avoir « brouté, trotté, fait tous ses tours », il revient à son logis, qu’il trouve occupé par dame Belette « au nez pointu. » Elle a trouvé, dit-elle, un logis vacant, refuse de déloger, affirmant son droit à l’occuper. Le propriétaire ne se laisse pas faire et lui oppose « la coutume et l’usage » c’est-à-dire la loi et la jouissance. Il occupe effectivement ce logis hérité de son père. Vaine argumentation ! Rien ne vient à bout de la mauvaise foi de cette belette indigéniste qui connaît les lois— c’est une rusée— et  lui oppose le droit du plus fort— c’est une squatteuse. On connaît la suite et la fin: le recours à la justice où les protagonistes se font avoir tous deux par l’arbitrage de plus fort qu’eux, le Chat Grippeminaud. Sa justice expéditive montre un vide juridique toujours existant concernant le droit de propriété privée sous la forme du squat.

Le squat est devenu, en effet, une affaire souvent dramatique. Dans la matinale de Sud Radio (voir vidéo plus bas), Elisabeth Lévy évoque, parmi d’autres, le cas de cet habitant de Haute- Savoie chassé, par trois fois, de sa maison, après une absence, et qui ne peut réintégrer ses pénates. Ou celui, dramatique, d’une femme de ménage de 59 ans, qui ne peut réintégrer son studio. Le week-end dernier, soixante habitants d’une cité de Marseille ont été contraints de quitter leur appartement dans le XV ème arrondissement, à la suite de l’occupation ultra violente de squatteurs nigérians. Le contexte est différent de la fable : une ville, une cité, des gangs, des trafiquants de drogue, la prostitution. Le résultat est le même : la violation d’un droit. Face à ces exactions, la justice se met elle-même dans une situation d’impuissance. En effet, l’instrumentalisation du droit, appuyée sur la filière de l’immigration et celle, anticapitaliste, du DAL, avec les réseaux maffieux, paralyse toute action pour faire respecter le droit de propriété.

https://youtu.be/xgsJGtB3wB0




Certes les conditions d’expulsion des squatteurs se sont durcies récemment, du moins en théorie, car, dans la pratique, les préfets sont encore frileux face au recours à  la force publique. De sorte qu’un propriétaire qui va en justice ne se sort jamais aisément — s’il s’en sort— d’une affaire de squat. Il suffit de regarder le site Service-Public.fr pour juger de la complexité des démarches concernant une expulsion, selon que l’occupation résulte d’une effraction, d’une tromperie, d’une intimidation, d’une menace, d’une violence, de la nature du bien, et selon la durée d’absence qu’il faut prouver. Et le droit en arrive à se retourner contre lui-même : le droit de propriété se heurte aux « droits du squatteur », aux droits de l’enfant, au « droit d’humanité ». Ajoutez le militantisme d’associations caritatives, et il ne vous reste plus, si vous êtes squatté, qu’à aller rendre la pareille à vos voisins partis en vacances.

Plus sérieusement, que devient notre État de droit ? On attaque des pompiers, des policiers. Notre pays est gangrené par l’insécurité. À moins d’avoir des gardiens, faudra-t-il faire attention quand on quittera son terrier pour des vacances ? Rappelons que le droit à la propriété est un droit fondamental inscrit dans la Constitution et la Déclaration des droits de l’homme. Et que le squat, ce n’est pas l’hospitalité. Hébergez qui vous voulez, mais ayez en tête le cas, évoqué par Elisabeth Lévy, de cette femme de ménage de 59 ans qui a voulu s’immoler, place de l’Hôtel de Ville, en janvier dernier à Paris, confrontée aux problèmes juridiques sans fin de l’occupation illégale de son studio par des squatteurs.