dimanche 8 mai 2022

 dimanche 8 mai

Jeanne d'arc

C'est sa fête : Désiré

Chancelier des fils de Clovis, Désiré devint ensuite évêque de Bourges et fit beaucoup pour limiter les guerres entre Mérovingiens. Il mourut dans sa ville en 550.


LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

MOISSAC

REGUSSE

SALERNES

VIDAUBAN

FIGANIERES

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS 

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

PHOTO DU JOUR:  Ville de Figanières


Cette plante, photographiée dans le quartier de la Ferrage, est originaire du nord du Mexique et du sud de la Californie. Son nom : Phacélie à feuilles de tanaisie. Cette plante est particulièrement intéressante en agriculture et apiculture. C'est une excellente plante mellifère, qui donne un miel très parfumé. En automne, la plante donne un excellent engrais vert. Lorsqu'elle est plantée sur de grandes étendues, elle a la propriété d'éliminer les mauvaises herbes telles que le chiendent.



 


JEANNE D'ARC DELIVRE ORLEANS

 



8 mai 1429
Jeanne d'Arc délivre Orléans

par Fabienne Manière

Le 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc est montée à l'assaut de leurs défenses. C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).


 

Un enjeu stratégique

Cité importante et bien défendue par près de 3 kilomètres de remparts, Orléans est un enjeu stratégique essentiel entre les possessions anglaises et celles du dauphin Charles. Elle tient un pont unique sur la Loire, défendu par la bastide des Tourelles. Mais les Anglo-Bourguignons, réunissant toutes leurs forces disponibles, attaquent ladite bastille et s'en emparent le 24 octobre 1428. Dès lors commence le siège de la ville.

Les Anglais et leurs alliés bourguignons, au nombre de quelques milliers au total, sont trop peu nombreux pour encercler complètement la ville. Ils se contentent de la ceinturer avec une douzaine de bastilles plus ou moins solides.

Siège d'Orléans en 1429 (Les Vigiles de Charles VII, par Martial d'Auvergne, 1487, BNF)

Le général anglais Salisbury est tué d'un boulet lors d'une inspection et remplacé par le général Talbot, auquel est associé le général  Suffolk, sous le haut commandement du régent, le duc de Bedford.

Le 12 février 1429, les troupes orléanaises tentent une attaque contre un convoi de trois cents chariots de harengs destiné à ravitailler les assiégeants. Elles sont commandées par Jean Dunois, comte de Longueville, surnommé le Bâtard d'Orléans car fils illégitime de feu le duc Louis d'Orléans. 

Bien que supérieures en nombre, ces troupes sont piteusement défaites par l'escorte franco-anglaise de sir Falstoff et doivent se replier en laissant de nombreux morts sur le terrain. Éventrés par les boulets, les chariots déversent sur le sol leur cargaison de harengs. Après cette humiliante « journée des harengs », la capitulation d'Orléans semble n'être plus qu'une question de jours et risque d'anéantir les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois.

Jeanne séduit les soudards

Jeanne d'Arc à l'étendard, croquis réalisé du vivant de l'héroïne, par Clément de Fauquembergue (musée Jeanne d'Arc, Rouen)À Chinon, Jeanne Darc, arrivée le 25 février 1429, convainc le roi Charles VII de lui confier une petite troupe. Jean d'Aulon, un solide écuyer d'une quarantaine d'années, qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire.

Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.

Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), le duc d'Alençon, Poton de Xaintrailles et le Bâtard d'Orléans lui-même.

NB : Gilles de Rais, qui sera plus tard supplicié en raison de ses crimes sur des enfants et inspirera le personnage de Barbe-Bleue, ne figure pas parmi les proches de Jeanne, contrairement à une légende.

Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.

Orléans accueille Jeanne

Jeanne Darc et sa troupe arrivent à point nommé devant Orléans. Le 29 avril, la Pucelle fait entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le Bâtard d'Orléans, qui défend la cité depuis plusieurs mois.

Jeanne fait son entrée à Orléans (Jean-Jacques Scherrer (1855-1916), 1887, musée des Beaux-Arts, Orléans)


Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, Jeanne oblige l'ennemi à s'enfermer dans les bastilles qui ceinturent la ville. Les assiégeants deviennent, à leur tour, assiégés. Sans relations entre eux, ils ont le plus grand mal à se soutenir les uns les autres. Les troupes du Dauphin décident d'attaquer l'une après l'autre ces bastilles.

Le 4 mai, la Pucelle est réveillée en sursaut par son page Louis de Coutes : on se bat autour de la bastille de Saint-Loup, la moins bien gardée par les Anglais et l'on n'a pas daigné l'informer de ce projet. Elle se précipite avec son étendard et dans l'enthousiasme de l'assaut, les Orléanais emportent la bastille. Après une journée d'actions de grâce, c'est le 6 mai la prise du fort des Augustins. Le lendemain 7 mai, au petit matin, après la messe habituelle, Jeanne et ses troupes se lancent à l'attaque de la dernière bastille, les Tourelles.

La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule, ce qui la fait s'évanouir et pleurer (on peut être sainte, on n'en est pas moins humaine, sinon femme). Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et le Bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.

Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.

Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire. Succès sur toute la ligne.


samedi 7 mai 2022

 SAMEDI 7 MAI 2022

Gisèle

C'est sa fête : Gisèle

Gisèle de Bavière épouse Étienne, un duc magyar qui est sacré roi apostolique de Hongrie à la Noël de l'an 1000. Les deux époux se consacrent à l'évangélisation de ce pays encore païen. Devenue veuve, Gisèle endure des brutalités de la part du parti païen avant de finir ses jours dans une abbaye.


LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS
BARJOLS
CALLAS
CLAVIERS
DRAGUIGNAN
TARADEAU
TOURTOUR
MONTFERRAT


INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

 

TRAVAUX BOULEVARD

 LES TRAVAUX DU BOULEVARD:





















vendredi 6 mai 2022

 vendredi 6 mai 2022

Prudence

C'est sa fête : Prudence

Issue d'une famille noble de Milan, Prudence devint abbesse de San Marco, à Côme, au XVe siècle. Elle eut, paraît-il, fort à faire pour maintenir la paix et la sérénité dans son établissement.

6 mai 1211 : Édification de la cathédrale de Reims

Le 6 mai 1211 est posée la première pierre de la nouvelle cathédrale de Reims.

Sa construction se déroule pour l'essentiel pendant le règne de Louis IX (Saint Louis. Elle est achevée deux générations plus tard, en 1275, conformément aux plans de l'architecte Jean d'Orbais, à l'exception des tours de façade, terminées au XVe siècle...

6 mai 1840 : Naissance du timbre-poste

Le timbre-poste naît à Londres le 6 mai 1840, sous le surnom de «Penny Black», à l'initiative de l'imaginatif Rowland Hill...

6 mai 1994 : Inauguration du tunnel sous la Manche

Depuis le 6 mai 1994, l'Angleterre n'est plus tout à fait une île. La reine Elizabeth II et le président Mitterrand inaugurent ce jour-là le tunnel sous la Manche.

LE FLICAGE NUMERIQUE

 

HASHTABLE

Petites chroniques désabusées d'un pays en décomposition rapide…


Par H 16

Avec Macron, le flicage numérique est « en marche » accélérée et cadencée


Il est maintenant clair, après cinq longues années d’un premier mandat d’Emmanuel Macron essentiellement placé sous le signe du moquage de visage olympique, que rien ne se passe jamais comme prévu, mais, malgré tout, s’il y a un domaine où la France est bien « En Marche », c’est celui du puçage de chaque petit composant de sa société, des objets jusqu’aux citoyens en passant par les entreprises…

Et dans la longue marche pour atteindre l’objectif humidement désiré par la République Démocratique Française, la dernière élection présidentielle ne fut finalement qu’une péripétie qui n’a pas du tout gêné l’actuel gouvernement lorsqu’il s’est agi de mettre en place une nouvelle application d’identification numérique, citoyenne et festive, de chaque tête du cheptel contribuable français.

Eh oui : l’identification numérique arrive et va bientôt être proposée à tous les Français qui se précipiteront sans nul doute pour l’avoir comme pour d’autres colifichets au bénéfice particulièrement douteux.

De quoi s’agit-il ? Essentiellement, cette identification numérique est une application déployable sur téléphone portable (France Identité) remplaçant dans une certaine mesure la carte d’identité et qui pourra être présentée pour différentes démarches auprès des administrations, notamment en ligne.

L’hameçon est toujours le même, simple et particulièrement efficace : on propose un service évidemment en ligne nécessitant cette application, qu’on rend aussi attrayante et fonctionnelle que possible – dans la mesure des capacités des services de l’État à justement parvenir à ce genre de prouesse (ce qui veut dire que ce sera sûrement plein de bugs, de fuites et de choix ergonomiques consternants) – ce qui permet d’assurer une bonne pénétration de l’outil dans les classes les plus frétillantes de citoyens naïfs.

La seconde étape consiste ensuite à obliger l’utilisation de cette application, au départ facultative, pour à la fois éliminer les démarches équivalentes dans le monde réel (ce qui permet de supprimer des guichets et éviter l’enquiquinante interaction des administrations avec leurs assujettis) et pour ostraciser un peu plus tous les citoyens qui auraient jusque là refusé de rentrer dans la danse numérique.

La dernière étape consiste ensuite à relier cette application à toute une myriade de procédés typiquement étatiques (pistage, surveillance, recoupement de fichiers, analyse des données en temps réel pour établir des statistiques comportementales puis politiques puis, pourquoi pas, religieuses ou sexuelles) ce qui, couplé par exemple avec passeport et porte-monnaie électronique, permet d’aboutir à un esclavagisme numérique total et soyeux, sans protestation et sans capacité de retour en arrière.

Ce qui est vrai pour le petit moutontribuable l’est évidemment aussi pour les entreprises, et depuis longtemps : correctement enregistrées, pistées, suivies et ponctionnées, ces vaches à lait républicaines n’ont jamais cessé d’être l’objet de toutes les convoitises étatiques.

Cependant, ce serait dommage de s’arrêter à ce qui existe déjà ; là encore, la République du Pistage Total (et totalitaire) est En Marche et c’est sans surprise qu’on découvre qu’une nouvelle mesure d’intermédiation étatique est en train de se mettre en place dans le silence compact des médias grand public qui ne veulent pas effaroucher le gibier citoyen.

En effet, le projet de dématérialisation des factures européennes avance à grand pas. En substance, il s’agit d’imposer la numérisation des factures de toutes les entreprises européennes, et d’obliger la saisie numérique de ces factures dans un progiciel de l’État qui devient alors intermédiaire obligé et central d’absolument toutes les transactions professionnelles. Chaque facture envoyée à un client, quel et où qu’il soit, devra faire l’objet d’une saisie dans l’usine à gaz numérique qui se met en place sous les applaudissements fiscaux.

Il reste encore quelques années (l’obligation sera active au premier juillet 2024 pour les grandes entreprises, un an plus tard pour celles de taille intermédiaire et un an de plus pour les petites) mais la marche semble inexorable : chaque facture devra impérativement être saisie dans le bastringue étatique – ne vous inquiétez pas, m’ame Michu, tout se passera aussi bien que d’habitude – au format prédéfini (qui n’est évidemment pas PDF mais bien « la norme EN16931 »).

Le pompon étant que tout ceci sera évidemment présenté comme une absolue nécessité européenne, alors que la seule obligation au niveau communautaire est celle d’une interopérabilité des systèmes, pas de l’existence d’un système centralisateur étatique. La France, égale à elle-même lorsqu’il s’agit d’asservir son peuple (et d’emmerder les récalcitrants) n’accordera donc aucune liberté et, via un « gold plating » pratique, imposera donc que l’État vienne fourrer son groin absolument partout afin de parfaire son enfer fiscal.

Au passage, on ne s’étonnera pas que ces mesures n’emmerderont pas ces Français qui dirigent les grosses entreprises et celles qui sont dans la connivence avec l’État français, mais surtout « ceux qui ne sont rien », ces Français petits patrons de cette myriade d’entreprises qui forment le vrai tissus industriel du pays, ainsi que les Français lambdas qui, eux aussi, finiront par être confrontés à ces nouveautés électroniques d’asservissement fiscal ultime.

Pistage numérique des citoyens, pistage numérique des entreprises, intermédiation de l’État dans absolument toutes les transactions commerciales possibles, avec en ligne de mire un prélèvement inévitable de taxes et, surtout, la possibilité pour ce même État d’interdire purement et simplement l’existance numérique et physique (puisqu’économique) de toute entreprise ou de tout citoyen qui lui déplaît… Voilà un tableau appétissant.

Quand on se souvient en outre des attaques actuelles contre la liberté d’expression (l’épisode Musk & Twitter en est une parfaite illustration), on voit se dessiner un bien sombre avenir.

Les pires tyrannies ont toujours procédé de la sorte : d’abord l’élimination de la liberté d’expression, puis la mise en place de Ministères de la Vérité (tant en France qu’aux États-Unis), puis le pistage aussi fin que possible de toutes les activités des individus, … et enfin, l’élimination (sociétale puis physique) des opposants.

Décidément, la France du « Monde d’Après » est vraiment réjouissante.


jeudi 5 mai 2022

 Jeudi 5 mai

Judith

C'est sa fête : Judith

Après la mort de son mari, Judith von Sangerhausen quitte sa Thuringe natale et se rend en Prusse où son frère est grand-maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques. En ce XIIIe siècle, la Prusse est encore une région païenne de culture slave, en voie de colonisation par les Chevaliers Teutoniques.

Judith, en humble ermite, se distingue par sa conduite vertueuse et multiplie les conversions spontanées. Elle est la sainte patronne de la Prusse.

C'est aussi sa fête : Antonin

Prieur du couvent de San Marco, à Florence, Antonin eut le bonheur de cotoyer le frère Giovanni da Fiesole, plus connu sous le nom de Fra Angelico (« Frère Angélique » en français), l'un des peintres les plus célèbres du Quattrocento (le XVe siècle italien). Antonin devint ensuite archevêque de Florence. Il mourut en odeur de sainteté en 1459.

HISTOIRE DU JOUR:


PHOTO DU JOUR: Bernard Michel-ange

Saint Chamas 13250; Bouches du Rhône. Dans mon jardin.
je vous présente une petite bête très utile, parce que elle se nourris d'insectes et surtout de moustiques. Chez nous c'est un porte bonheur. on dirait un petit lézard, c'est la "Tarente", il ne faut pas lui faire de mal, elle est très craintive mais très utile surtout contre les moustiques


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5 mai 1821 : Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène

Le 5 mai 1821, Napoléon Ier s'éteint à Sainte-Hélène...

5 mai 1992 : Drame dans le stade de Furiani (Corse)

Le 5 mai 1992, les joueurs de l’Olympique de Marseille et du Sporting club de Bastia s’échauffent sur la pelouse du stade Armand-Cesari, à Furiani (Haute-Corse), près de Bastia. Ils s’apprêtent à disputer une demi-finale de la Coupe de France, diffusée en direct sur la chaîne TF1. À 20h23, une tribune de 9 300 places montée dans l’urgence s’effondre. 18 personnes meurent, 2 357 sont blessées. Consternation et deuil en Corse et dans les milieux footballistiques. De mauvais esprits soulèvent des questions sur les conditions dans lesquelles a été construite la tribune. Ils n'auront jamais de réponses...

mardi 3 mai 2022

 mardi 3 mai

Philippe, Jacques

C'est sa fête : Philippe

Philippe (d'un mot grec qui désigne celui qui aime les chevaux) est né en Galilée, près du lac de Tibériade. C'est un disciple de Jean Baptiste, un prédicateur qui baptise ses disciples dans le Jourdain. Un jour, Philippe rencontre Jésus de Nazareth et reconnaît en lui le Messie, l'envoyé de Dieu. Il le suit et devient l'un des douze apôtres, entraînant avec lui son ami Nathanaël.

Les reliques de Philippe sont vénérées avec celles de Jacques le Mineur dans l'église romaine des Douze-Apôtres. Les deux saints sont fêtés le même jour.


LA PHOTO  DE LAURENCE PHOTOGRAPHY

Hier après-midi le ciel était magnifique 🤩 On peut voir le village d’Aiguines au loin, depuis le plateau de Valensole à Sainte Croix du Verdon dans les Alpes-de-Haute-Provence…
Bonne et douce soirée à tous 🙏❤️



MAI 1968 DEBUTE A LA SORBONNE

 



« Mai 68 » débute à la Sorbonne


Le 3 mai 1968, à Paris, la police évacue 500 étudiants qui occupaient la vénérable faculté de la Sorbonne. Le commissaire procède à des contrôles d'identité et embarque plusieurs étudiants au poste. Aussitôt éclatent des échauffourées, sur le boul'Mich voisin (le boulevard Saint-Michel) et dans tout le Quartier Latin, au cri de « Libérez nos camarades ! » Des barricades font leur apparition.

C'est le début des « Événements de Mai 68 », qui figurent aujourd'hui parmi les mythes révolutionnaires français aux côtés de la Commune de Paris (1871) et du Front populaire (1936).

Ils combinent l'agitation étudiante, un mouvement social de très grande ampleur et l'opposition politique au régime gaulliste qui célèbre le 13 mai son dixième anniversaire. Ils n'ont pu toutefois survenir que dans un contexte de grande agitation planétaire, en lien avec la guerre du Viêt-nam. En France même, rien ne les laissait prévoir comme en témoigne l'article contre-prédictif de Pierre Viansson-Ponté dans Le Monde du 15 mars 1968 : Quand la France s'ennuie...

 André Larané

Les prémices

L'agitation a débuté dans la toute nouvelle faculté de Nanterre, une ville de la banlieue ouest de Paris surtout connue pour son bidonville peuplé de travailleurs maghrébins. Le 21 mars 1967, un groupe d'étudiants de la cité universitaire a réclamé le droit d'accès aux dortoirs des filles en invoquant les mânes de Wilhelm Reich (1897-1957), un psychanalyste autrichien promoteur de la libération sexuelle ! L'affaire génère un climat de méfiance entre les étudiants et l'administration universitaire.

Une première grève classique de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) en novembre 1967 étant restée sans effet, différents groupuscules d'extrême-gauche  entreprennent de harceler les professeurs et le doyen de la faculté de Nanterre. Un certain Daniel Cohn-Bendit (22 ans), fils de juifs allemands, se fait connaître le 8 janvier 1968 en interpellant le ministre de la Jeunesse et des Sports François Missoffe, venu inaugurer la nouvelle piscine : « Monsieur le ministre, j’ai lu votre Livre blanc sur la jeunesse. En 300 pages, il n’y a pas un seul mot sur les problèmes sexuels des jeunes ».
- Avec la tête que vous avez, vous connaissez sûrement des problèmes de cet ordre. Je ne saurais trop vous conseiller de plonger dans la piscine ! »


L'étincelle

Les choses auraient pu en rester là si un nouveau facteur n'était intervenu au début de l'année 1968 : la dénonciation sur les campus européens et surtout américains de l'engagement américain au Viêt-nam...

Le 22 mars 1968, suite à l'arrestation à Paris de six étudiants du Comité Viêt-nam qui militaient contre la guerre, 142 étudiants constituent un mouvement de soutien connu sous le nom de Mouvement du 22 mars. Les militants occupent en soirée la salle du Conseil au sommet de la tour qui domine le campus. Ils commencent à parler politique et appellent à une journée de débats le 29 mars.

Pour éviter des désordres, le doyen Pierre Grappin ferme la faculté une première fois du 29 mars au 2 avril. Cela n'empêche pas l'organisation de plusieurs journées de débats politiques parmi les étudiants. Plusieurs étudiants, parmi lesquels Daniel Cohn-Bendit, sont traduits pour agitation devant le Conseil de l'Université de Paris, dont la commission d'instruction doit siéger le 6 mai.

Le 2 mai 1968, des étudiants ayant réquisitionné a salle où le professeur René Rémond devait faire son cours, le doyen décide, avec l'accord du ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte de fermer une nouvelle fois la faculté. Qu'à cela ne tienne, les étudiants du Mouvement décident de se rendre au Quartier Latin, au coeur de Paris !

Une manifestation de soutien est programmée le vendredi 3 mai dans la cour de la Sorbonne. Sur la base d'une rumeur qui fait état d'un risque de provocation d'un groupe d'extrême-droite, Occident, le recteur de l'Université Jean Roche demande à la police d'évacuer la faculté où déjà ont commencé à se rassembler les manifestants. C'est une première en sept cents ans d'existence de la Sorbonne, celle-ci n'ayant jamais été fermée sauf en 1940, à l'arrivée de la Wehrmacht.

L'excès de zèle d'un commissaire de police fait le reste... « Malgré les promesses faites aux étudiants de les laisser sortir librement, beaucoup sont brutalement arrêtés et emmenés. La riposte est spontanée, immédiate et acharnée... » raconte l'historien Nicolas Daum .

Manifestation du 6 mai 1968, rue Saint-Jacques à ParisJacques Sauvageot (25 ans), vice-président de L'UNEF (Union nationale des étudiants de France), et le professeur Alain Geismar (28 ans), secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), se solidarisent de Daniel Cohn-Bendit et du Mouvement du 22 mars. Ils appellent leurs adhérents à la grève. 

Rebelotte le lundi 6 mai quand se présentent les « huit de Nanterre » devant la commission disciplinaire de l'Université. La police charge à nouveau la foule venue les escorter. On voit apparaître dans le Quartier Latin, entre le boulevard Saint-Germain et la place Denfert-Rochereau, les premières barricades, avec pavés contre grenades lacrymogènes.  

C'est ainsi que le conflit entre les étudiants et les autorités se déplace de la lointaine banlieue au coeur de la capitale. Pendant ce temps, le pays baigne dans le calme le plus complet. Le 2 mai, le Premier ministre Georges Pompidou est parti pour un voyage officiel de dix jours en Iran et en Afghanistan. Le préfet de Paris Maurice Grimaud survole la capitale en hélicoptère pour en apprécier l'urbanisme...

Jeunesse étudiante, jeunesse dorée

Il faut dire que la grande masse des Français était encore en 1968 imperméable aux revendications estudiantines. La massification des études supérieures en était à ses débuts et il n'y avait pas lieu de se préoccuper de la condition matérielle des étudiants (bourses, logement), encore moins de leur avenir professionnel...
En 1967, sur environ 800 000 jeunes, 150 000 ont obtenu le baccalauréat (640 000 en 2017). Les étudiants étaient en tout et pour tout cette année-là un demi-million sur 50 millions d'habitants (au lieu de 2,5 millions sur 66 millions d'habitants cinquante ans plus tard). À l'exception d'une minorité d'élèves méritants, ils sont essentiellement issus de la bourgeoisie et écoutent davantage Juliette Gréco que Johnny Hallyday, indestructible représentant des « années jeunes » (1944-1964).

Daniel Cohn-Bendit harangue les étudiants sur le boulevard Saint-Michel (Paris)

La conflagration

Une semaine plus tard, le vendredi 10 mai, les étudiants manifestent à nouveau en masse pour exiger l'« évacuation » de la Sorbonne, toujours encerclée par la police en armes, et la « libération » de quatre de leurs camarades emprisonnés. Ils obtiennent le soutien des lycéens du pays, réunis en AG (assemblées générales) et constitués en Comités d'action lycéens (CAL).

La manifestation parisienne débouche sur la première intervention massive des CRS - Compagnies Républicaines de Sécurité -. Ce corps de police avait été créé après la guerre pour maintenir l'ordre intérieur et s'était illustré dans la répression des grèves de mineurs du Nord. Face aux étudiants qui ont le même âge qu'eux mais cachent mal leur mépris de classe, ces fils de paysans et d'ouvriers vont témoigner dans l'ensemble d'une grande maîtrise de soi.

À la différence de son prédécesseur Maurice Papon, de sinistre mémoire, le préfet de police Maurice Grimaud a veillé à éviter les dérapages mortels et donné des consignes de modération à ses hommes, comme de ne frapper en aucun cas les manifestants à la tête, une consigne pas toujours respectée.

En soirée ont lieu des heurts violents entre la police et les manifestants. Dans tout le Quartier Latin, les étudiants élèvent spontanément des barricades en dépavant les rues, renversant les voitures ou même abattant des arbres. Au milieu de la nuit, les policiers donnent l'assaut à coup de gaz lacrymogènes, de grenades incendiaires et de matraques. Ils ne ménagent pas leurs coups et pénètrent même dans les immeubles et les appartements avoisinants pour attraper les manifestants. Les assaillants sont parfois accueillis aux cris de « CRS, SS ! » (d'un goût douteux). On compte plusieurs centaines de blessés dans les deux camps mais, fort heureusement, aucun décès.

Le pays tout entier est bouleversé par les images de désolation qui apparaissent sur les écrans de télévision. L'opinion bascule en faveur des étudiants. Le Premier ministre lui-même rentre d'urgence d'un voyage officiel en Afghanistan et, pour tenter d'endiguer le mouvement, annonce à la télévision la réouverture de la Sorbonne sans plus de garanties de la part des mouvements estudiantins. Il promet aussi, pour la forme, un référendum vite enterré.

Constatant le désarroi et la faiblesse du gouvernement, les syndicats saisissent au bond l'opportunité de grapiller des gains pour les salariés. Ils appellent à une journée de grève générale pour le lundi suivant, le 13 mai, jour anniversaire du retour au pouvoir du général de Gaulle, dix ans plus tôt.

Le 13 mai, donc, se déroule une manifestation pacifique, la plus importante qu'ait connue la France depuis la Libération avec plusieurs centaines de milliers de participants. Partie du Paris populaire, place de la République, elle atteint le Paris bourgeois  et le Champ-de-Mars. En tête se tiennent au coude à coude les leaders étudiants et syndicalistes, Daniel Cohn-Bendit et Georges Séguy, secrétaire général de la puissante CGT (Confédération générale du Travail), d'obédience communiste. On entend les cris de « Dix ans, ça suffit ! ». La Ve République, issue du vrai-faux coup d'État d'Alger, vacille sur ses bases.

Le lendemain débraient spontanément les ouvriers de Sud-Aviation, près de Nantes. Leur exemple fait tâche d'huile. Commence alors la plus grande grève jamais vue en France (8 millions de grévistes). L'essence vient très vite à manquer. Pendant ce temps, le 14 mai, comme si de rien n'était, le président de la République Charles de Gaulle part en voyage officiel en Roumanie. Mais c'est pour rentrer un jour plus tôt que prévu, le samedi 19 mai, car entretemps la paralysie a gagné tout le pays... y compris Cannes, où le Festival du cinéma a été interrompu à l'instigation de François Truffaut !

À peine sorti de l'aéroport, le président de la République rejoint son gouvernement et laisse tomber une formule qui fera date : « La réforme, oui ! la chienlit, non ! ». Pour preuve de sa détermination, il profite le 22 mai d'un déplacement de Cohn-Bendit en Allemagne pour lui interdire de revenir en France comme il en a le droit du fait que le jeune homme a la nationalité allemande. Daniel Cohn-Bendit se présente à la frontière et tourne les autorités en dérision... 

L'apaisement

Le 24 mai, de Gaulle apparaît quelque peu désemparé sur le petit écran (la télévision compte alors deux chaînes, dont l'une en noir et blanc ; elle est pilotée par un établissement public inféodé au gouvernement, l'ORTF, Office de radiodiffusion-télévision française). Le président annonce un projet fumeux de référendum sur la participation...

L'intervention télévisée n'a d'autre effet que de susciter de nouvelles manifestations étudiantes. À Paris, le Palais Brongniart, siège de la Bourse, est occupé et en partie incendié. À Lyon, une manifestation se solde par la mort d'un commissaire, fauché par un camion lancé contre la police. On craint une véritable guerre civile. L'opinion publique bascule à nouveau, cette fois contre les étudiants.

La gauche parlementaire croit le moment venu pour abattre le régime. Rien moins que cela. Mais elle se méprend dans son analyse des rapports de force. 

La collusion étudiants-ouvriers n'est en effet que de façade. Quand les premiers tentent d'aller rencontrer les seconds dans les usines, on leur ferme les grilles au nez. Au grand dam des étudiants, les syndicats de salariés vont négocier pour leur compte la sortie de crise sans se soucier de rejoindre dans son combat une jeunesse pour l'essentiel issue des classes privilégiées.

Désireux de jouer la modération, Georges Pompidou ouvre avec les syndicats les négociations de Grenelle, ainsi dénommées d'après la rue de Grenelle, qui abrite l'hôtel Matignon, résidence du Premier ministre.

Ces négociations ont été soigneusement préparées par son conseiller social Édouard Balladur et son secrétaire d'État à l'Emploi Jacques Chirac, qui tirent parti de la situation de crise pour obliger le patronat à des concessions importantes.

Leurs principaux interlocuteurs sont Georges Séguy (CGT), Eugène Descamps (CFDT) et André Bergeron (Force Ouvrière).

À l'aube du 27 mai, pressés d'en finir au terme de 25 heures de discussions, les négociateurs s'accordent sur une augmentation générale de 10% des salaires. Le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti, remplacé plus tard par le SMIC, salaire minimum interprofessionnel de croissance) est, lui, augmenté de 35%, ce qui le porte à... 500 francs par mois (environ 75 euros).

C'est la négociation sociale la plus importante depuis les accords de Matignon de 1936, sous le Front Populaire. Benoît Frachon (1893-1975) aura d'ailleurs eu le privilège de participer aux deux pourparlers en tant que membre de la CGT !... Georges Séguy va aussitôt présenter les résultats aux salariés en grève de Renault, à Boulogne-Billancourt. Ils désapprouvent les accords mais peu lui chaut.

Désemparée face aux manoeuvres des communistes et de la CGT, la gauche parlementaire ne sait trop sur quel pied danser... 

Le soir du même jour, bravant l'hostilité de la CGT, les meneurs étudiants, la CFDT, syndicat proche des socialistes, et le petit PSU (Parti Socialiste Unifié) de Michel Rocard tentent un coup d'éclat au stade Charléty, au sud de la capitale. Ils invitent Pierre Mendès France, homme d'État respecté, à prendre le pouvoir mais il décline l'offre. C'est un fiasco. 

Le lendemain, c'est au tour de François Mitterrand, secrétaire général de la FGDS (Fédération de la Gauche démocrate et socialiste) de s'avancer. Lors d'une conférence de presse à l'hôtel Continental, il propose très imprudemment la constitution d'un gouvernement provisoire populaire !

Le 29 mai, enfin, le Parti communiste de Georges Marchais et la CGT déploient leur force. 300 000 militants manifestent à Paris sous leurs bannières. L'inquiétude envahit les cercles du pouvoir. D'aucuns craignent un coup de force communiste !

Moins confiant que son Premier ministre, de Gaulle lui-même paraît indécis et chancelant. En désespoir de cause, il envisage le recours à l'armée et disparaît pendant plusieurs heures après le conseil des ministres. On apprendra plus tard qu'il a eu une entrevue avec le général Massu à son quartier général de Baden-Baden et s'est interrogé sur son éventuel retrait de la vie politique. Rassuré sur le soutien des chefs militaires, il reprend confiance en lui et rentre à Paris.

À son retour, le 30 mai, de Gaulle annonce à la radio la dissolution de l'Assemblée nationale. Le jour même, un demi-million de personnes remontent les Champs-Élysées en signe de soutien enthousiaste au régime gaulliste.

Fin juin, le frisson rétrospectif amène à l'Assemblée nationale une écrasante majorité de droite (358 sièges sur 485). Les événements de Mai 68 sont terminés. Quelque peu jaloux du succès de son Premier ministre, le président de Gaulle lui demande sa démission le 10 juillet 1968. Un an plus tard, lui-même tire sa révérence. Il démissionne à la suite du rejet par les Français d'un référendum sur la régionalisation et s'éteindra un an plus tard, le 9 novembre 1970, dans sa demeure de Colombey-les-deux-Églises. Georges Pompidou sera élu sans trop de mal à sa succession le 15 juin 1969.

Pas pour les femmes !

Les événements de 68 ont débuté sous le signe de la liberté sexuelle, quelques semaines après la légalisation de la pilule, et laissé le souvenir de joyeuses bacchanales. Ils ne sauraient pour autant se confondre avec l'émancipation des femmes. En France comme dans le reste du monde, celles-ci ont été confinées par les organisations étudiantes dans des fonctions subalternes. « Quand, en juin 1968, la BBC convoqua les leaders étudiants internationaux dans ses studios de Wood Lane, il n'y avait pas une seule femme parmi eux », note l'historien David Caute (1968 dans le monde, 1988, Robert Laffont).
Les femmes ont toutefois mis à profit l'ébranlement de l'ordre social pour faire avancer leurs revendications dans la décennie suivante, avec la fondation en 1970 du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) et des réformes décisives sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing (légalisation de l'avortement, divorce par consentement mutuel etc.)... Mais il leur a fallu attendre cinquante ans pour mettre des limites au « jouir sans entraves », de l'apologie de la pédophilie par Gabriel Matzneff (1974) à l'affaire Harvey Weinstein (2018).

Épilogue

Les événements de Mai 68 ont eu beaucoup de retentissement au-delà des frontières, compte tenu du prestige de la France gaullienne, même si leur violence n'a heureusement rien eu de comparable avec les révolutions antérieures. 

Cumulant 57 heures d'affrontements selon l'historien Jean-François Sirinelli, ils se seront soldés par la mort d'un policier à Lyon (la mort par noyade d'un lycéen à Flins le 10 juin et de deux ouvriers à Sochaux, lors d'affrontements violents avec la police, les 10 et 11 juin 1968, ne sont pas directement liées à ces événements). 

Révolution sans résultat tangible immédiat, Mai 68 marquera pourtant profondément les années 70 avec son idéologie contestataire, tiers-mondiste, anti-capitaliste, anti-américaine et anti-productiviste et par-dessus tout individualiste. Point commun avec les autres mouvements européens, Mai 68 marque en effet le triomphe de l'individu-roi soucieux de ses droits. C'est avec l'élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d'Estaing (48 ans) que la société française va en tirer les enseignements. Le nouveau président, qui a mieux compris que ses prédécesseurs la portée sociétale du mouvement, traduira immédiatement celle-ci dans ses réformes.