mercredi 24 février 2021

 Mercredi 24 février

Aujourd'hui nous fêtons: Modeste, Constant, Josèphe.

Très talentueux, les Modeste se plaisent dans un monde artistique où rien n'est carré. Ils sont capables de beaucoup quand le déclic se fait, mais peuvent aussi végéter quand ils sont en manque d'imagination. Indifférents aux autres, ils manquent parfois des occasions qui, hélas, ne se reproduisent pas toujours.

C'est sa fête : Modeste

Le saint du jour fut évêque de Trèves, en Rhénanie, au Ve siècle.

Dicton du jour: A la Saint Modeste, repique tes choux s'il t'en reste.

Citation du jour:

La modestie est le seul éclat qu'il soit permis d'ajouter à la gloire.

Charles Pinot Duclos.

Devinette

D'où vient le nom de la Savoie ?

Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
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Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN




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Des évènements lors d'un 24 février:

 1382 : Révolte de la Harelle à Rouen

Le dimanche 24 février 1382, c'est jour de carnaval. À Rouen, l'une des principales villes du royaume de France, plusieurs centaines d'ouvriers drapiers promènent sur un char le « roi » qu'ils se sont choisi. C'est un marchand du nom de Jean le Gras. Pour rire, il décrète immédiatement l'abolition des impôts sur le sel et le vin.
On est sous le règne de Charles VI. Le roi n'a encore que treize ans et le gouvernement du royaume est assuré par un conseil de régence qui réunit ses oncles, de puissants seigneurs qui en profitent pour s'enrichir en taxant tant et plus le petit peuple. Aussi, à Rouen, la plaisanterie du « roi de carnaval » est prise à la lettre par la population qui ne cache pas son ressentiment contre les barons prévaricateurs du conseil de régence. Une émeute éclate, on ouvre les portes des prisons et pendant trois jours, ce sont des scènes de pillage. Elles visent aussi bien les hôtels particuliers des bourgeois que le chapitre de la cathédrale ou les demeures des juifs, assimilés à l'argent.
Cette révolte est dite de la Harelle, d'après « haro », le cri poussé par les émeutiers. Elle va dans la foulée inciter les Parisiens à se soulever aussi et ce sera la révolte des Maillotins, qui va faire chanceler le pouvoir...

1670 : Fondation de l'Hôtel des Invalides

Par l'ordonnance du 24 février 1670, le roi Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres. Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité »… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable. Cet Hôtel des Invalides figure aujourd'hui parmi les plus beaux monuments de la capitale.

1619: Naissance de Charles Le Brun

24 février 1619 à Paris - 12 février 1690 à Paris

Charles Le Brun est le principal peintre et décorateur associé au règne de Louis XIV. Né d'un père sculpteur et d'une mère lettrée, il se forme dans l'atelier de Simon Vouet et bénéficie très tôt de la protection du chancelier Séguier qui, reconnaissant son talent, l'envoie à Rome pour parfaire sa formation...

D'où vient le nom de la Savoie ?Qui l'eut cru ? la Savoie, aujourd'hui réduite à deux départements français, a réussi durant le précédent millénaire à s'émanciper de ses puissants voisins, France et Saint Empire, jusqu'à devenir elle-même la matrice d'un grand État, l'Italie moderne !

Romaine, franque puis burgonde, la Savoie tomba dans l'escarcelle du Saint Empire en l’An Mil. Au même moment, un seigneur parvint à l'élever au rang de comté. Ce fut le premier représentant de la Maison de Savoie, qui allait régner jusqu'en 1946.

En l’espace de trois siècles, la seigneurie alpine s'est élevée au même rang que le duché de Bourgogne pour finalement le surpasser. Par un jeu d’alliances et de stratégies, elle accrut encore sa puissance lorsque le duc Emmanuel-Philibert, dit « Tête de Fer » (tout un programme) transféra sa capitale de Chambéry à Turin, de l'autre côté des Alpes. C'est ainsi que, de française, la principauté devint italienne, passionnément, jusqu'à unifier la péninsule en 1861..

LES GAFA ET LA DEMOCRATIE

 


La loi nationale doit soumettre les GAFA à la démocratie

Une tribune de Bernard Carayon et Thibault Mercier



Ce weekend, Marion Maréchal et Jordan Bardella ont vu leurs comptes suspendus. Inviter à quitter Facebook ou Twitter est vain. Le joug politiquement correct des GAFA doit être brisé.

Photos: Hannah Assouline / ISA HARSIN/SIPA Numéro de reportage : 01004245_000001

Marion Maréchal et Jordan Bardella ont subi la censure des réseaux sociaux après des messages sur Génération Identitaire


Après la suspension définitive du compte Twitter du président américain en exercice janvier dernier, les GAFA continuent leur travail de censure des comptes de personnalités élues démocratiquement.

Après les députés Emmanuelle Ménard et Joachim Son-Forget, et l’un de vos serviteurs, passé sous les fourches caudines de Twitter pour un tweet critiquant l’action de la ligue de défense noire africaine (cette association, dont le président a été condamné à la prison pour viol sur personne vulnérable, incitait récemment à aller « cracher sur la tombe du criminel raciste de Gaulle »), ce sont Marion Maréchal et Jordan Bardella qui ont vu leurs comptes Facebook suspendus ce week-end pour avoir critiqué la procédure de dissolution administrative engagée par Gérald Darmanin à l’encontre du mouvement Génération Identitaire.

Aujourd’hui c’est la politique migratoire qui pose problème, et demain ?

« Quand ils sont venus chercher… je n’ai rien dit. » Nous connaissons tous cette anaphore du pasteur Niemöller dénonçant la lâcheté des intellectuels allemands au moment de l’accession au pouvoir du NSDAP. Il est pourtant nécessaire de nous la remémorer au moment où nous subissons de plein fouet le joug politiquement correct des GAFA. Combien de temps encore allons-nous rester inactifs face aux attaques répétées contre la liberté d’expression ? Aujourd’hui c’est la politique migratoire qui est visée, et demain ? Il est, à proprement parler, scandaleux que les élus de la Nation soient corsetés par une entreprise numérique privée, au moindre tweet engagé et au mépris des lois nationales réprimant l’injure ou la diffamation. Rappelons d’ailleurs utilement que l’association Génération Identitaire n’a jamais fait l’objet de la moindre condamnation judiciaire.

Si Twitter précise s’engager « en faveur de la liberté d’expression », il semble en pratique que celle-ci ne puisse être utilisée qu’à des fins idéologiquement conformes à la pensée dominante.

Nous remarquons ainsi avec curiosité qu’après avoir bloqué de nombreux messages de Donald Trump pendant la dernière campagne présidentielle américaine, Twitter s’est permis, le 13 janvier dernier, à l’occasion d’élections en Ouganda, de condamner publiquement les pressions subies par les fournisseurs de services Internet pour bloquer l’accès aux réseaux sociaux. Selon la firme de San Francisco, ces coupures sont « extrêmement néfastes, violent les droits humains fondamentaux ». Et de rappeler que « l’accès à l’information et la liberté d’expression, y compris la conversation publique sur Twitter, n’est jamais plus important que pendant les processus démocratiques, en particulier les élections. ». Nous n’aurions pas dit mieux…

Dans les faits c’est donc encore une fois l’arbitraire du deux poids deux mesures « progressiste » qui s’applique. Toute critique de l’immigration (légale ou illégale) sera-t-elle bientôt interdite sur les réseaux sociaux ? Il est temps de reprendre la main pour éviter que ce maccarthysme s’impose plus avant en France et c’est donc au politique de réguler les GAFA, et non l’inverse.

Des entreprises privées particulières

Les commentateurs libéraux nous rétorqueront que Twitter n’est pas un espace public mais une entreprise privée. A la manière d’un patron de bistro qui expulserait un client aviné, elle pourrait donc librement suspendre tout utilisateur ne respectant pas ses conditions générales d’utilisation et ne serait aucunement tenue d’offrir une plateforme d’expression à tout un chacun.

Cette vision apparaît autant dogmatique que dépassée ! Au vu de la puissance de résonnance de ces mastodontes, il est quasiment impossible pour une entreprise, un média ou un homme politique de ne pas avoir de comptes sur les réseaux sociaux. Et en cas de censure privée, sans recours justes et transparents, c’est alors la mort médiatique ou économique assurée…

Quitter Twitter et Facebook ? Cela ne fera que favoriser un peu plus l’archipelisation des milieux politiques par l’éclosion de communautés artificielles, développant un entre-soi et limitant ainsi les possibilités de dialogue, d’échanges et d’affrontements sur lesquels reposent la démocratie. Or la démocratie, par nature, c’est le choix, et donc le clivage, aujourd’hui vilipendé par les tenants d’une pensée unique et chloroformée. Nos rapports sociaux et politiques doivent rester structurés dans leur dimension collective et historique et non réduits à des relations interindividuelles.

Non à la soft law de Facebook et Twitter

En outre, ces GAFA n’ont rien de petites entreprises privées : ce sont au contraire des acteurs internationaux aussi puissants que certains Etats, des autoroutes de l’information en situation de monopole et abusant de leur position dominante. Choisissant d’ailleurs leurs cibles et en épargnant d’autres, à l’instar du président Erdogan. Cette puissance de frappe leur permet  de forger chaque jour un peu plus une nouvelle règle de droit, une soft law, non démocratique, à laquelle nous devons nous soumettre.

Il est urgent et légitime de contraindre ces sociétés à respecter nos principes démocratiques. D’autres pays européens nous montrent d’ailleurs la voie. En mai 2020, la justice italienne a confirmé la supériorité de la loi nationale sur l’arbitraire des règles privées de Facebook dans le cadre d’un litige entre l’entreprise américaine et un mouvement politique. Le tribunal civil romain a ainsi imposé au réseau californien d’annuler la suspension du compte litigieux. Selon le juge italien, ladite suspension portait atteinte de manière disproportionnée à la liberté d’expression, de pensée et d’association et les limites de l’activité de l’association devaient être laissées à l’appréciation de la loi nationale. L’Etat polonais a récemment exprimé la volonté d’interdire la suppression par les réseaux sociaux des publications qui n’enfreignent pas la loi polonaise. La France doit s’inspirer de ces exemples européens et faire des réseaux sociaux des « lieux publics », où chacun s’exprimerait librement sous réserve de respecter la loi de son pays.

Rappelons enfin que sur ces réseaux, un utilisateur ne souhaitant pas être importuné par un « client aviné », pourra toujours se désabonner ou bloquer le compte en question.

Bernard Carayon est maire de Lavaur, ancien député et avocat.
Thibault Mercier est avocat, essayiste et président du Cercle Droit & Liberté.

mardi 23 février 2021

 Mardi 23 février

Aujourd'hui nous fêtons: Lazare, Polycarpe, Sérène, Raphaëlle.

Les Lazare aiment profiter au maximum de la vie et font tout pour que cela marche. Ils bâtissent leur avenir sereinement et n'aiment pas trop que l'on vienne s'immiscer dans leurs affaires. En amour comme en amitié ils aiment la fidélité et sont vite meurtris quand on abuse de leur confiance.

C'est sa fête : Lazare

Ce Lazare-ci est un moine byzantin du IXe siècle. Il peint des icônes, ce qui lui vaut d'être torturé par les iconoclastes.
L'iconoclasme est un mouvement religieux très violent en Orient au Moyen Âge. Il voit dans la vénération des images pieuses une forme d'idolâtrie. Une impératrice de Constantinople, Théodora, met provisoirement un terme à l'iconoclasme.

Dicton du jour: Souvent à la Saint-Lazare, le froid gagne ou file vers la montagne.

Citation du jour: Il y a des gens si ennuyeux qu'ils vous font perdre une journée en cinq minutes.

Jule RENARD

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Quel est le premier sens du mot privilège ?
Les photos du jour:
Photos de Virginie Michel
Texte de Esterel azur



Le Blavet prend sa source à Bagnols-en-Forêt et se jette dans l'Argens. Creusées dans des roches volcaniques de couleur rouge, les gorges offrent de belles curiosités géologiques comme la grotte du Muéron, un des sites d'escalade majeurs du Var.


ACCÈS
Depuis la D559 (Avenue Victor Hugo) continuer sur la même route qui deviendra ensuite l' Avenue de Provence. Arriver au rond-point de la Miougrano, prendre la 1ère sortie direction Fréjus-centre, un McDonald se trouvera sur votre gauche (Boulevard Séverin Decuers).
Au rond point, prendre la 2ème sortie (Rue du Capitaine Blazy) puis continuer jusqu'au rond-point des Harkis (sur votre droite vous verrez une entreprise de vente de poterie).
Au prochain rond-point, prendre à gauche direction A8 Aix-en-Provence et au prochain rond-point (6km après) prendre la première sortie direction La Bouverie. Prendre la direction de Bagnols-en-Fôret.
Plus loin dans une montée vous arriverez à un virage en épingle avec un parking sur la droite, un autre parking se trouvera sur votre gauche une dizaine de mètres après puis un troisième avec cette fois-ci une table d'orientation avec une vue d'exception.

> POINT DE DÉPART
L’itinéraire part depuis le parking : À gauche dans la montée, avec une table d'orientation et un premier point de vue. N 43°31,242' / E 6°39,033'

> ITINÉRAIRE
Depuis le parking continuer la route à pied sur quelques dizaines de mètres puis







tournez à droite sur un petit sentier en terre qui longera la route du Muy. Effectuer un virage sur la droite puis longez les Gorges du Blavet.
Vous aurez l'occasion de franchir le Blavet plusieurs fois à gué et plus ou moins difficilement selon le débit, généralement faible ou nul en été. Votre randonnée se terminera une fois arrivé au premier parking.

Présence de chênes lièges et de châtaigniers. Floraison (avril-mai) d’orchidées sauvages et d’Hélichryse ou Immortelle (huile essentielle).

> Attention ! Pensez à consulter l'ouverture des massifs avant de partir. 


Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES





A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

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Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN

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RESTAURANT-PIZZERIA
LE BISTRONOMIQUE
56 Rue Neuve 83111 AMPUS
Tel: 06 95 07 64 00
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Des évènements lors d'un 23 février:

1653 : Le roi danse !

Le 23 février 1653, le duc de Nemours organise une grande fête à Paris pour célébrer le retour du roi Louis XIV à Paris après les troubles de la Fronde...

1766 : La Lorraine devient française

Le 23 février 1766, Stanislas Leszczynski est brûlé vif dans son château de Lunéville pour s'être endormi trop près de la cheminée...

1955: Mort de Paul Claudel

6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère (Aisne, France) - 23 février 1955 à Paris

Paul Claudel fut un diplomate très actif. Il occupa en particulier le consulat de France au Japon. Mais ce sont ses talents d'écrivain et de dramaturge qui ont fait sa gloire. Il retrouva la foi catholique de son enfance lors d'une illumination à Notre-Dame de Paris, à la Noël 1886.
Il est le frère de Camille Claudel

Quel est le premier sens du mot privilège ?
Réponse

Le mot privilège vient du latin privilegium (privus + lex) et désigne une « loi particulière ». En France, sous l'Ancien Régime, il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières, les traditions, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales contre l'arbitraire du souverain.

Depuis la nuit du 4 août 1789, le mot a changé de sens pour devenir synonyme d'abus de droit, d'avantage indu ou de passe-droit.

QUEL MODE DE SCRUTIN POUR NOS DEPUTES?



Institutions

Quel mode de scrutin pour nos députés ?

Par André Larané

En France, sous la Ve République, chaque crise politique entraîne un débat sur le mode de scrutin.

Le président Mitterrand a ainsi promu la proportionnelle pour limiter le recul de son camp aux élections législatives de 1986 et il est à nouveau envisagé de l'introduire à celles de 2022. Sera-ce un progrès démocratique ? L'Histoire et l'expérience des pays étrangers rappellent que, ici comme ailleurs, le mieux est l'ennemi du bien.

Dans les démocraties modernes, les députés ou représentants du peuple ont vocation à faire les lois ; ils sont élus :
• soit au scrutin uninominal, avec autant de circonscriptions que de sièges à pourvoir,
• soit au scrutin de liste à la proportionnelle.

Dans le scrutin uninominal, les élections se font sur la personnalité du candidat et sa capacité à séduire les électeurs ; dans le scrutin à la proportionnelle intégrale, les candidats sont sous l'entière dépendance des appareils de parti et les électeurs se déterminent non sur une personnalité mais sur une étiquette (PS, Verts, UMP...). Au-delà des apparences, c'est le mode de scrutin le moins démocratique et le plus désordonné qui soit...



Avantages, inconvénients



Le scrutin uninominal mis en oeuvre par les premières démocraties, en Angleterre, aux États-Unis et dans la France des débuts de la Révolution, favorise les oppositions binaires (majorité-opposition). Il répond à un souci d'efficacité : apporter des réponses bien argumentées aux problèmes immédiats du pays.

Le scrutin de liste à la proportionnelle répond à une revendication plus idéologique : permettre à chaque sensibilité politique de se faire entendre à l'Assemblée. Dans les faits, il empêche tout parti d'obtenir à lui seul la majorité absolue et conduit à des coalitions de partis.

À partir de ces deux modèles, l'expérience et l'Histoire ont inspiré d'innombrables variantes qui tentent chacune à leur manière de pallier aux inconvénients de chaque système :
• scrutin uninominal à un tour et à la majorité simple (Angleterre, États-Unis),
• scrutin uninominal à deux tours et à la majorité absolue (France),
• proportionnelle intégrale (Israël, Parlement européen),
• combinaison de proportionnelle et de scrutin uninominal (Allemagne, Italie),
• ...

Pour juger de l'efficacité d'un mode de scrutin, il ne faut pas oublier d'autres facteurs comme la relation entre le pouvoir législatif (Parlement), qui vote les lois, et le pouvoir exécutif (gouvernement), qui les applique et parfois aussi les inspire ou les impose :

Dans certains pays, l'exécutif est dans la main du Parlement ; c'est le propre d'un régime parlementaire : ainsi, le Premier ministre anglais et le chancelier allemand peuvent être renvoyés par les députés dès lors qu'ils n'ont plus la confiance de l'opinion et font craindre une défaite électorale aux députés de leur majorité.

Dans d'autres pays, les deux pouvoirs sont rigoureusement indépendants l'un de l'autre (États-Unis). Dans d'autres enfin (France de la Ve République), la majorité parlementaire, quand elle est du même bord que le chef de l'exécutif (le président de la République) se soumet à celui-ci dans la crainte d'une dissolution qui lui ferait perdre beaucoup de sièges (le général de Gaulle qualifiait pour cette raison les députés de « godillots » avec une touche de mépris). Cette soumission à l'exécutif a été renforcée par le quinquennat, en 2000 : les députés étant depuis lors élus dans la foulée du président pour un mandat de même durée, beaucoup lui doivent leur siège et ne peuvent se permettre une rébellion, sauf à le perdre.

Le scrutin de liste à la proportionnelle



Le scrutin de liste à la proportionnelle dérive des « listes de notabilités » instituées par la Constitution de l'An VII (1800), qui installa en France le Consulat, un régime à la solde de Bonaparte.

Dans sa version intégrale, les électeurs choisissent entre plusieurs listes de candidats. Chaque liste est présentée par un parti et comporte autant de noms que de sièges à pourvoir. Après le scrutin, on accorde à chaque liste un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix qui s'est portée sur elle.

Ses inconvénients sont de deux ordres :
- Émiettement des partis et marchandages de couloirs


Le scrutin de liste à la proportionnelle est en apparence très démocratique : tous les partis, y compris les plus modestes, ont la possibilité d'avoir des députés en proportion de leur poids électoral. Mais l'expérience (Israël, Italie, Belgique...) montre qu'il favorise l'émiettement des partis. Pour l'emporter sur leurs concurrents les plus proches, les petits partis tentent de séduire les électeurs non sur un programme politique global mais sur un enjeu particulier (exemple : « Voulez-vous sauver à tout prix le droit de chasse ? Votez pour nous et nos députés négocieront à l'Assemblée le maintien de ce droit contre leurs votes sur d'autres sujets, peu importe lesquels »).

Ainsi le scrutin de liste ouvre-t-il la voie, après le scrutin, aux tractations de couloir et aux coalitions d'opportunité dans lesquelles les électeurs n'ont aucunement leur mot à dire. Il s'ensuit un résultat totalement antidémocratique. En prime, ces tractations de couloir rendent quasiment impossible la constitution d'une majorité parlementaire stable autour d'un programme de gouvernement cohérent, comme la Belgique en fait périodiquement la démonstration. Or, c'est bien là le but de tout régime parlementaire.

Le cas d'Israël est probant. L'opinion publique de ce pays s'est longtemps montrée majoritairement favorable à la création d'un État palestinien et cependant, toutes les coalitions gouvernementales s'y sont refusées avec constance. Pourquoi ? Parce que ces coalitions ne tiennent que grâce à l'appoint de petits partis extrémistes, religieux ou nationalistes, qui, à la différence des principaux partis, ne s'accrochent pas au pouvoir et sont prêts à se retirer de la coalition si celle-ci s'écarte de leurs vues. Cela leur donne une capacité de nuisance sans commune mesure avec leur poids électoral !

L'inconvénient peut être limité par l'instauration d'un seuil élevé, autrement dit un pourcentage de voix minimum à partir duquel un parti peut espérer des députés. Ce seuil est souvent de 5%.
- Candidats sans représentativité


Le scrutin de liste à la proportionnelle livre le choix des futurs députés aux appareils des partis. Le poids électoral de chaque parti étant connu à l'avance à peu de chose près, chacun peut en déduire les candidats éligibles et ceux qui seront élus de manière quasi-certaine d'après leur place sur les listes. Par exemple, dans les élections au Parlement européen, les partis nationaux nomment sur leur liste des hommes d'appareil dont on veut récompenser le dévouement mais aussi de vieux routiers de la politique rejetés par leurs électeurs (ce fut le cas de Michel Rocard) ou des vedettes du show-biz (Jean-Marie Cavada).

La plupart de ces candidats auraient très peu de chance d'être élus à Strasbourg s'ils devaient se présenter sous leur seul nom dans un scrutin uninominal. Inconnus des électeurs, ils ne sont pas non plus sous leur pression. Ils ne rendent de comptes qu'à l'appareil de leur parti.

Ces inconvénients du scrutin de liste peuvent être tempérés avec le « panachage », c'est-à-dire la faculté donnée aux électeurs de rayer les candidats dont ils ne veulent pas sur la liste de leur choix. Ainsi l'élection des députés n'est-elle pas toute entière déterminée par leur rang sur la liste de leur parti. Le panachage est une technique assez lourde, généralement limitée aux élections locales.

Le scrutin uninominal



Le scrutin uninominal met les appareils des partis en situation de dépendance par rapport aux élus, lesquels sont bien enracinés dans leur circonscription et assoient leur popularité sur l'écoute de leurs concitoyens. Sauf à prendre le risque de se priver d'une circonscription, les partis sont obligés de respecter ces élus. C'est un gage de démocratie et une prévention contre les dérives oligarchiques.

Le scrutin uninominal permet aussi à des « électrons libres » de se présenter à la candidature et éventuellement de l'emporter sur les notables investis par les partis. Le principal défaut qu'on peut lui reprocher est d'exclure les petits partis du Parlement. Ce défaut peut être corrigé de diverses façons :
- Scrutin uninominal à deux tours :


Le risque d'exclusion ne vaut pas lorsque les partis ont la faculté de négocier entre eux pour avoir des candidats en position éligible. C'est ce qui se passe avec le scrutin uninominal majoritaire à deux tours comme le pratique la France de la Ve République pour l'élection de ses députés au Parlement national :

- Au premier tour du scrutin, chaque parti, aussi modeste soit-il, peut présenter un candidat dans chaque circonscription. Si un candidat obtient dès le premier tour une majorité absolue (plus de 50% des suffrages exprimés), il est déclaré élu. En l'absence de majorité absolue, cas le plus courant, il y a un deuxième tour (s'y présentent seulement les candidats qui ont obtenu un minimum de suffrages règlementaire - autour de 5 à 10%).

- Entre les deux tours, les partis qui se sentent des affinités entre eux (à gauche comme à droite) ont coutume de négocier des retraits au profit de leur candidat le mieux placé. Ces négociations se font au vu de tout le monde et les citoyens gardent leur liberté de vote. En définitive, on arrive ainsi à élire des coalitions relativement stables (droite, gauche) constituées sur la base d'un programme électoral public (et non sur des tractations secrètes de couloir comme dans le scrutin de liste).
La faute à pas d'alliances !


Dans des élections législatives avec un scrutin à deux tours comme en France, les partis minoritaires sont conduits à négocier des désistements réciproques avec les partis qui leur sont proches. C'est seulement ainsi qu'ils peuvent espérer avoir des députés en nombre conséquent... et certains y arrivent avec brio. C'est le cas des écologistes qui bénéficient aux élections locales d'un nombre d'élus très élevé relativement à leur faible poids électoral car tous les grands partis ont le souci de négocier avec eux des alliances pour « verdir » leurs affiches. C'est aussi le cas des centristes car, selon les circonscriptions, ils négocient leurs voix entre les deux tours qui avec la droite, qui avec la gauche.

Le Rassemblement National (ex-Front National) fait exception car tous les autres partis s'interdisent une alliance avec lui. Ce « front républicain » empêche le parti d'extrême-droite et ses électeurs d'être correctement représentés au Parlement. Il exclut aussi leur victoire aux élections présidentielles. On peut s'en féliciter. On peut aussi regretter que soient ainsi privés de représentation politique les ouvriers devenus le socle électoral de ce parti. Soulignons avec cet exemple très particulier que si le RN a très peu de députés relativement à son poids électoral, la raison en revient à l'absence d'alliances, pas au mode de scrutin.
- Scrutin uninominal à un tour :


Le Royaume-Uni se distingue par un scrutin uninominal à un seul tour aux législatives : le candidat qui obtient le plus grand nombre de suffrages exprimés est immédiatement élu. Ce système a conduit à une bipolarisation de la vie politique entre deux partis dominants (pas toujours les mêmes : aux whigs ont ainsi succédé les travaillistes).

Faut-il le déplorer ?... Après tout, on peut penser que sur les grands problèmes de l'heure, il n'y a pas besoin d'avoir 36 avis mais qu'il importe d'offrir aux électeurs un choix (celui de la majorité) et une alternative (celle de l'opposition) qui soient l'un et l'autre bien argumentés et en cohésion avec un programme politique d'ensemble. De fait, force est de constater qu'après plusieurs siècles d'existence, le système britannique a fait ses preuves mieux qu'aucun autre, mais cela tient peut-être moins au mode de scrutin qu'à la nature parlementaire du régime.

Réservons une place particulière à l'Allemagne fédérale qui tente de concilier la proportionnelle avec le scrutin uninominal. La moitié des députés de l'assemblée législative fédérale, le Bundestag, sont élus au scrutin uninominal à un tour et, sur la base de ce scrutin, l'autre moitié est désignée au scrutin proportionnel de façon à ce que toutes les sensibilités soient représentées.

Législatif, exécutif



En Grande-Bretagne plus qu'en aucune autre démocratie, le chef du gouvernement (le Premier ministre) est sous la tutelle du Parlement. Si celui-ci doute de son adéquation à la situation du moment, il peut le renvoyer sur le champ ou le pousser à la démission même s'il est le chef du parti majoritaire. C'est que les députés ont avant tout le souci d'être réélus et donc de satisfaire leurs électeurs.

Ainsi, lorsque Hitler a attaqué le front occidental le 10 mai 1940, au moment le plus critique de l'histoire anglaise (et mondiale), le Premier ministre Neville Chamberlain, qui misait sur un accommodement avec Hitler, a remis sa démission et le roi et le Parlement ont aussitôt désigné Winston Churchill pour le remplacer.

Le parlementarisme s'accommode d'une dose de proportionnelle dans le mode d'élection des députés comme sous la IVe République française (1946-1958). Celle-ci a été beaucoup décriée par les gaullistes. Elle a cependant autant réformé et modernisé la France que la Ve République qui l'a suivi.

Les députés de la IVe République, élus avec une dose de proportionnelle, constituaient une coalition de circonstance chaque fois qu'ils avaient à résoudre un problème (Indochine, Maroc, Europe...) et la dissolvaient une fois celui-ci résolu, parfois au bout de quelques mois seulement.

Cette instabilité féconde est à l'opposé de l'extrême stabilité de la Ve République dans laquelle le Président est assuré de conserver le pouvoir même lorsque la conjoncture économique et politique entre en contradiction flagrante avec son programme, ses convictions et son mode de gouvernement.

Ainsi Jacques Chirac n'a-t-il pas démissionné après l'échec du référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel. De Valéry Giscard d'Estaing à Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron, on constate également que les velléités réformatrices du chef de l'État ne survivent pas à la deuxième année de son mandat.

Avec un système d'élection similaire à celui des Anglais, les Américains présentent un régime d'une toute autre nature, que l'on dit présidentiel, mais dans lequel le président ne peut pas plus dissoudre les assemblées que celles-ci ne peuvent le démettre (sauf par la procédure très exceptionnelle de l'impeachment).

Il s'ensuit un constant bras de fer entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif dont on a vu sous la présidence de George Bush Jr qu'il n'évitait pas des choix contestables (guerre d'Irak et déstabilisation de l'Iran).

En résumé, si l'on met à part la proportionnelle intégrale (Parlement européen, Belgique, Italie, Israël), à laquelle on ne trouve que des défauts, les autres systèmes électoraux s'accommodent plus ou moins bien des impératifs démocratiques.

lundi 22 février 2021

 Lundi 22 février

Aujourd'hui nous fêtons: Léa, Isabelle.

Les Isabelle ont de très grandes qualités de coeur qui les font aimer de tous. Elles en usent pour obtenir ce qu'elles désirent, et se montrent souvent capricieuses. Toutefois, si elles se donnent souvent des airs de princesses, elles parviennent aisément à s'adapter aux réalités, même les plus terre-à-terre. Elles ont tendance à préférer les hommes discrets aux prétendants par trop empressés.

C'est sa fête : Isabelle

Isabelle de France, sœur du roi Saint Louis, refuse un mariage arrangé avec le fils de l'empereur d'Allemagne et choisit de demeurer dans le célibat pour servir Dieu. Elle fonde un monastère de clarisses à Longchamp, près de Paris...

Dictons du jour: -Le temps qu'il fait le jour de la sainte Isabelle, dure jusqu'aux Rameaux.

-Vends tes primevères à la Sainte-Isabelle. Si elles ne le sont point, elles ne seront pas plus belles.

Citation du jour: À déplorer le passé, on use vainement des forces qu'on a le devoir d'utiliser pour l'avenir.

Citation de Xavier de Montépin ; Perdita (1859)

Les photos du jour:



Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC







A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

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Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN

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RESTAURANT-PIZZERIA
LE BISTRONOMIQUE
56 Rue Neuve 83111 AMPUS
Tel: 06 95 07 64 00
Plats à emporter

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Des évènements lors d'un 22 février:

1680 : Exécution de la Voisin


Le 22 février 1680, une femme est brûlée en place de Grève, face à l'Hôtel de ville de Paris, sous l'accusation de sorcellerie et d'empoisonnement.

Il pourrait s'agir d'un fait divers parmi d'autres. Mais la condamnée a dénoncé avant de mourir nombre de ses clients et clientes, dont certains appartiennent à la haute aristocratie. Madame de Montespan, la maîtresse du roi Louis XIV, est compromise ! C'est le point d'orgue d'une affaire à rebondissements, l'« affaire des Poisons »...

 1848 : Insurrection républicaine à Paris


Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, impose un régime républicain (la Seconde République).

Conduite par des républicains modérés : Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,... la « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830). Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.

1943 : Décapitation de la « Rose blanche »

Le 22 février 1943, l'étudiante allemande Sophie Scholl, son frère Hans et leur ami Christoph Probst sont guillotinés pour s'être rendus coupables de résistance au nazisme. Ils avaient formé un mouvement clandestin dénommé La Rose blanche et distribué des tracts dans leur établissement...

1875: Mort de Jean-Baptiste Corot

16 juillet 1796 à Paris - 22 février 1875 à Ville-d'Avray

Le peintre Jean-Baptiste Camille Corot est l'un des premiers à travailler en pleine nature. Son cadre de prédilection est le village de Barbizon, dans la forêt de Fontainebleau.
Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875)"Ville-d'Avray"c. 1865, huile sur toile.
 National Gallery of Art.  
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