mercredi 20 avril 2022

2004













 mercredi 20 avril


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La photo du jour

Philippe love mountain: Parc national de la vanoise




Crocus est un genre botanique de la famille des Iridaceae, qui comprend 90 espèces, dont un tiers fleurit en automne. Les espèces sont en majorité originaires des montagnes de la région méditerranéenne ; la plus grande concentration se trouvant dans les Balkans et en Asie mineure. Font exception Crocus vernus (L.) Hill, qui remonte jusqu'en Europe centrale (Alpes et Carpates) et quelques espèces, notamment Crocus alatavicus Semenova & Reg. et Crocus korolkowii Regel ex Maw, originaires des montagnes d'Asie centrale.
Des taxons semblables, mais n'appartenant pas à la même famille, sont parfois appelés à tort crocus ; c'est le cas du Crocus d'automne .. — à Parc national de la Vanoise.


Les travaux sur le boulevard Clémenceau Ampus







 

Merci à Alain pour ces photos.



COUPURE D'EAU LE 21/04/2022 et 25/04/2022

La Dracénie Provence Verdon Agglomération (DPVA) effectuera le nettoyage des réservoirs d’eau potable sur la commune d’Ampus.


Ces travaux entraineront des coupures temporaires d’eau sur les secteurs suivants :

- Ravel le 21 avril 2022

- Combe de Magne le 25 avril 2022

- Lentier le 21 avril 2022

- Eglisonne le 25 avril 2022

mardi 19 avril 2022

 mardi 19 avril



SOIGNANTS SUSPENDUS

 


Soignants suspendus, un scandale d’État?

Enquête auprès des soignants ou pompiers qui ont refusé la vaccination

Par Elisabeth Lévy pour Causeur


Des milliers de soignants et de pompiers qui refusent le vaccin contre le Covid ont perdu, avec leur capacité d’exercer leur métier, leurs revenus et tous leurs droits. Or, cette règle qui paraissait légitime quand on espérait que le vaccin empêchait la contamination est d’autant plus absurde que les soignants vaccinés et malades peuvent travailler.

Ce sont des milliers de drames à bas bruit. Des vies en miettes qui n’intéressent guère les médias. Ils étaient infirmiers, aides-soignants, psychologues, sages-femmes, médecins, pompiers, agents administratifs. On cite même le cas d’un employé qui lavait des voitures dans l’hôpital d’une petite ville du centre de la France. Fonctionnaires ou salariés de droit privé, la plupart avaient choisi leur métier par vocation, parce qu’ils aiment, disent-ils, s’occuper des autres. Pendant la première vague de l’épidémie, beaucoup sont allés travailler la peur au ventre.

Il est vrai qu’ils ne fuient pas sous les bombes. Et puis, beaucoup de gens se disent qu’ils sont responsables de leur malheur. S’ils ont perdu leur logement, divorcé, s’ils sont frappés d’interdiction bancaire et se nourrissent grâce aux Restos du cœur, ce n’est pas à cause de Poutine mais parce qu’ils refusaient de se faire vacciner.

Des syndicats aux abonnés absents

Le 15 septembre 2021, jour de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour les soignants, inscrite dans la loi du 5 août, leur existence a viré au cauchemar. À entendre leurs récits, on a l’impression qu’il ne s’agissait pas simplement de les emmerder, comme l’a aimablement dit Emmanuel Macron, mais de les humilier, voire de les briser. Ils racontent le harcèlement de leurs supérieurs, le chantage, parfois les insultes et pour finir, des entrevues glaçantes au terme desquelles ils ont été jetés sans un mot de reconnaissance pour le travail accompli. En prime, ils n’ont pas reçu le moindre témoignage de solidarité de leurs collègues et encore moins des syndicats, aux abonnés absents sur ce dossier. « Pestiférés », c’est le mot qui revient le plus souvent dans leur bouche.

Leur triste sort a ému Maud Marian, qui fait partie d’un collectif de plusieurs dizaines d’avocats officiant dans toute la France. Difficile de savoir combien de personnes ont été suspendues. En septembre, Olivier Véran parlait de 3 000 à 5 000. Dans une tribune réclamant leur réintégration, signée par une trentaine de parlementaires, il est question de 15 000 soignants et de 6 000 pompiers.

L’avocate nous reçoit dans son bureau du centre de Paris, qui évoque plutôt une administration que le luxe feutré qui règne chez certains de ses confrères. Visiblement, Maître Marian fait dans le social. Les quelques soignants suspendus qu’elle a réunis ce jour-là, comme sans doute les 500 autres dont elle s’occupe – gracieusement – lui vouent une gratitude émue : elle est la seule qui semble se soucier de leur détresse, la seule à se battre pour eux. « Normalement, explique-t-elle, en droit français, quand on modifie les conditions d’accès à une profession, on propose un licenciement. Là, on a inventé la suspension qui n’existait jusque-là que dans le domaine disciplinaire. » Or, cette suspension signifie zéro droit : bien sûr, les suspendus ne touchent ni salaire ni traitements. Ce sont des « mois blancs » pour la retraite. Ils ne sont pas éligibles à l’assurance-chômage ni même au RSA, sauf exception due à la compréhension d’un agent (voir les portraits pages suivantes). Ils ont même perdu les heures supplémentaires et les congés payés qu’ils n’ont pas pris à temps – le règlement, c’est le règlement. Certains, qui ont été payés en septembre, ont été sommés de rembourser les quinze jours perçus malgré la suspension. La seule porte de sortie qui leur reste est de démissionner sans le moindre espoir de reprendre le métier qu’ils aiment – et, cela va sans dire, sans la moindre aide financière pour rebondir.

Ceux qui étaient en arrêt-maladie ne recevaient pas leurs indemnités journalières (versées par l’employeur et non par la Sécu pour les fonctionnaires). Une décision du Conseil d’État du 2 mars 2022 vient cependant de mettre fin à cette injustice supplémentaire : vaccinés ou pas, les soignants (et pompiers) malades seront indemnisés.

La peur n’est pas un crime

En dehors de cette bonne nouvelle, Maud Marian n’a obtenu que de très rares décisions favorables, que ce soit à l’amiable ou au contentieux. Avec ses confrères, elle a mis sur pied une cellule de consultation : « Avec l’AP-HP et l’AP-HM (hôpitaux publics parisiens et marseillais), on se heurte à un mur. Les petits hôpitaux ou Ehpad de campagne où on ne peut pas se permettre de laisser partir les gens, sont plus conciliants. Certains font revenir le personnel suspendu en loucedé. Des directeurs d’hôpitaux ont demandé aux ARS la réintégration de leurs employés. Mais la politique des ARS, c’est “pas de vagues”. »

Au contentieux, les résultats de ses démarches sont encore plus maigres. Presque toutes les procédures en référé (urgence) introduites devant les tribunaux administratifs pour demander le rétablissement des traitements, notamment pour les mères seules, ont échoué. Il est peu probable qu’elle gagne quand les recours contre les suspensions seront examinés au fond. Certaines juridictions ont même condamné les soignants à payer les frais de justice. Pour les salariés de droit privé, elle a obtenu une seule réintégration aux prud’hommes. Elle cite également le cas d’une infirmière qui avait commencé à travailler en usine et qui a été poursuivie pour cumul d’emplois. On aimerait comprendre en quoi sa nouvelle activité mettait en danger des patients puisque c’est la grande justification invoquée par le gouvernement.

Certes, on peut trouver le refus de la vaccination étrange pour des personnels de santé. On peut au moins entendre leurs raisons : ils ne sont pas antivax, ils avouent simplement avoir peur d’un produit encore en phase expérimentale. Ils ont peut-être tort, mais la peur n’est pas un crime.

Surtout, l’obligation vaccinale pouvait se comprendre quand on pensait que le vaccin protégeait contre la transmission du virus. On sait maintenant qu’il n’en est rien, ou si peu. Pourtant, le gouvernement ânonne imperturbablement le même mantra : vaccinez-vous pour protéger les autres, ce qui est purement et simplement du foutage de gueule – on me pardonnera d’employer le même langage que le président. Et pour l’heure, aucune suspension des suspensions n’est prévue. La règle ne va pas changer, le président l’a dit clairement à une infirmière en pleurs.

On en arrive donc à des situations ubuesques où des soignants vaccinés mais malades (donc contagieux) peuvent se rendre à l’hôpital, tandis qu’on interdit aux non-vaccinés de travailler, même avec un test négatif. Difficile de ne pas en conclure qu’on veut les punir pour leur rébellion. Il ne s’agit plus seulement d’absurdité administrative mais de sadisme politique.


lundi 18 avril 2022

PAQUES ET LA RESURECTION

 lundi 18 avril



Par Alban Digna

9 avril 30

Pâques et la résurrection du Christ

Principale fête chrétienne, Pâques rappelle la résurrection du Christ.

L'Évangile de saint Jean nous dit que Jésus-Christ aurait été crucifié à Jérusalem une veille de sabbat, donc un vendredi, et que ce jour était aussi celui de la « préparation » de la Pâque juive, donc le 14 du mois de Nissan dans le calendrier hébraïque. Ces deux éléments coïncident en l'an 30 de notre ère, le 7 avril.

La résurrection du Christ, le troisième jour de sa mort, serait donc datée de la Pâque suivante, le 9 avril 30.

Pâque juive, Passion et résurrection du Christ

- La Pâque juive (au singulier) célèbre la fuite d'Égypte et la sortie de l'esclavage, selon le livre de l'Exode, dans la Bible. Le mot vient de l'hébreu Pesah ou Pessah qui signifie passage.

Au moment de s'enfuir d'Égypte sous la conduite de Moïse, les Hébreux se contentèrent de pain sans levain pour ne pas perdre de temps. Depuis lors, chaque année, la Pâque est l'occasion pour les juifs de commémorer cet événement. Le pain azyme (du grec a- privatif et zymé, levain) figure encore parmi les rituels de cette fête, ainsi que les herbes amères et l'agneau des bergers.

- Les chrétiens, qui s'inscrivent dans la continuité du judaïsme, célèbrent également la fuite d'Égypte à leur manière mais à cette Pâque juive, ils en ajoutent une autre qui leur est propre et est célébrée le même jour : la résurrection du Christ. Ils célèbrent donc les Pâques (au pluriel).

Pâques (avec un s) est la fête la plus importante dans toutes les religions chrétiennes car elle commémore la résurrection du Christ, autrement dit l'événement fondateur du christianisme.

Ainsi que l'écrit saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens : « si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi. (...) Et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est illusoire, vous êtes encore dans vos péchés. (...) Si nous avons mis notre espérance en Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15.14-19).

Un comput savant

La célébration de Pâques a été fixée au dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps. En conséquence, elle varie selon les années entre le 22 mars (début du printemps) et le 29 avril. 

C'est le résultat d'un calcul savant (comput) établi au concile œcuménique de Nicée (325) qui prend en compte la date supposée de la résurrection. Qui plus est, les commémorations orthodoxe et catholique sont le plus souvent décalées de quelques jours suite à la réforme du calendrier par le pape en 1582.

Avant la fête de Pâques, qui commémore la résurrection du Christ, les chrétiens vivent traditionnellement une période consacrée à la prière, au partage et à la pénitence : le Carême (le mot vient du latin quadragesima dies qui signifie quarantième jour, car cette période dure quarante jours, non compris les dimanches).

– Entrée de Jésus à Jérusalem

Les Évangiles racontent que Jésus-Christ venait d'arriver à Jérusalem pour célébrer la Pâque juive au milieu de ses disciples.

Il entre dans la Ville sainte sous les acclamations de la foule (ce souvenir est commémoré par le dimanche des Rameaux, qui précède celui de Pâques). Dans les jours suivants, il s'en prend aux marchands du Temple, les chassant à coup de lanières de ce lieu sacré. Les grands prêtres du Temple, jaloux et inquiets, le dénoncent aux Romains.

– La dernière Cène

Pressentant sa mort, Jésus réunit ses disciples pour un dernier repas ou Cène. En un lieu connu aujourd'hui comme le Cénacle, il leur annonce le sort qui l'attend. Il leur lave aussi les pieds en un témoignage d'humilité et de fraternité. Il consacre enfin le pain et le vin, les transformant selon ses propos en sa chair et en son sang. « Ceci est mon corps », dit-il du pain (Luc, XXII, 19) ; « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, qui va être répandu pour une multitude », dit-il du vin (Marc, XIV, 24).

Dans toutes les confessions chrétiennes, le rituel de la dernière Cène est reproduit au cours des offices religieux avec des hosties (pain azyme) ou du pain normal que les fidèles sont invités à consommer, parfois avec une larme de vin. C'est le sacrement d'eucharistie.

– Arrestation et condamnation de Jésus

Après la Cène, Jésus-Christ se retire pour prier sur le mont des Oliviers, dans le jardin de Gethsémani (« pressoir à olives » en araméen, la langue commune de la Palestine de l'époque). Dans l'angoisse de son destin, il supplie Dieu, qu'il appelle Abba (« père » en araméen) : « éloigne de moi cette coupe... » (Marc, XIV, 36).

Arrivent les soldats, précédés par Judas, l'apôtre qui a trahi et dénoncé Jésus. Celui-ci est arrêté puis conduit à l'aube devant le grand prêtre Caïphe. Ce dernier demande : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? » ; Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel »(Marc, XIV, 61-62). Le grand prêtre déclare à l'assemblée des prêtres, anciens et scribes, le Sanhédrin, qu'il s'agit là d'un blasphème méritant la mort. Comme les juifs n'ont pas le droit d'exercer eux-mêmes la justice, il envoie Jésus chez Ponce Pilate, le procurateur romain qui gouverne la province au nom du roi Hérode Antipas.

- La Passion

Embarrassé, Ponce Pilate présente Jésus à la foule : « Ecce Homo » (« Voici l'Homme »), dit-il (Jean, XIX, 5). Finalement, après maintes tergiversations, il se résout à condamner Jésus à la crucifixion, supplice qu'applique le droit romain aux non-citoyens. Il l'abandonne aux gardes qui le couvrent de crachats, le flagellent, l'humilient, posent sur sa tête une couronne d'épines pour se moquer de sa prétendue royauté....

Jésus doit ensuite monter du prétoire vers le lieu du supplice, aux portes de Jérusalem, sur une colline appelée Golgotha (le mot signifie lieu du crâne en hébreu et se traduit en latin par calvaria, dont nous avons fait calvaire).

Tout le long de ce « chemin de croix » à travers les ruelles de la ville, le condamné doit porter sur son épaule le patibulum, une traverse de bois destinée à être attachée sur un pieu pour former la croix.

Sur le Golgotha, au milieu d'une foule vociférante, Jésus est dépouillé de ses vêtements et crucifié entre deux brigands. Au pied de la croix se tiennent sa mère Marie et son disciple Jean. Il meurt le vendredi précédant la Pâque juive (l'anniversaire de ce jour est pour les chrétiens qualifié de Vendredi Saint).

Matthias Grünewald, Retable d'Issenheim (détail), 1516, Colmar, musée Unterlinden
– Pâques et la résurrection du Christ

En mourant sur la croix comme un brigand de la pire espèce, le Christ, Dieu, fils de Dieu, témoigne selon la foi chrétienne de son amour pour les hommes. Ses souffrances ont pour effet d'effacer le péché originel des hommes et de leur ouvrir le chemin de la réconciliation avec Dieu.

Les disciples du Christ sont encore loin d'être pénétrés de cette conviction quand leur Maître meurt sur la croix. Ils sont remplis de doutes à l'égard d'un Messie qui n'a apparemment pas tenu ses promesses. Ils se cachent pour échapper à la vindicte des prêtres.

Seules deux femmes ont assez de courage et de foi pour se rendre au tombeau avec l'intention d'oindre le corps d'aromates. Parmi elles, Marie, dite Marie-Madeleine (parce qu'originaire de Magdala, sur la rive ouest du lac de Tibériade).

Elles découvrent le tombeau vide et Jésus en personne leur apparaît. Il leur demande d'annoncer sa résurrection, ce qu'elles font sans attendre en informant les disciples Pierre et Jean.

En ressuscitant le troisième jour suivant sa mort, qui est le jour de Pâques, Jésus témoigne de sa victoire sur la mort.

– L'Ascension et la Pentecôte 

Peu après Pâques, sur la route d'Emmaüs, le Christ se fait reconnaître de ses disciples. Après quelques autres retrouvailles, il monte au ciel. Cet événement est commémoré par l'Église quarante jours après le dimanche de Pâques. C'est le jeudi de l'Ascension.

Livrés à eux-mêmes, les disciples sont désemparés. Craignant d'être pris à partie par la population des environs, ils s'enferment dans une maison et se morfondent lorsque, soudain, ils sont « remplis de l'Esprit Saint ». Celui-ci, troisième composante de la Sainte Trinité aux côtés du Père et du Fils (le Christ), se manifeste aux apôtres sous la forme de langues de feu. Il efface leurs doutes et leur confère le don de prêcher l'évangile (d'un mot grec qui signifie la Bonne Nouvelle) dans toutes les langues.

Quittant leur refuge, les apôtres vont au-devant des foules et s'adressent à elles dans leurs langues respectives en « proclamant les merveilles de Dieu ».

Ce jour où le Saint Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité aux côtés du Père et du Fils, est venu sur terre est commémoré sous le nom de Pentecôte (le mot dérive du grec pentêkosté qui désigne le cinquantième jour, parce que la Pentecôte survient cinquante jours après Pâques). C'est l'événement véritablement fondateur de la religion chrétienne, le moment où commence à être prêchée la Bonne Nouvelle.

Alban Dignat

dimanche 17 avril 2022

JOYEUSES FÊTES DE PAQUES

dimanche 17 avril 2022

 LE DARNAGA VOUS SOUHAITE UNE HEUREUSE FÊTE DE PAQUES



À l'origine, Pâque est une grande fête juive. Elle célèbre un événement très important : Dieu, comme il l'avait promis à Moïse, a libéré les Hébreux de leur condition d’esclaves en Égypte.

Alors, le premier soir de la Pâque juive, au cours d'un repas, chaque famille revit ce que ses ancêtres ont vécu. On partage un pain en deux en disant : "Voici le pain que nos ancêtres ont mangé en Égypte. Quiconque a faim, qu'il vienne manger, et célébrer la Pâque avec nous..." En buvant aussi quatre coupes de vin durant le repas, on célèbre cette libération.

Le jeudi soir, juste avant son arrestation, Jésus lui aussi a partagé avec ses apôtres le pain et le vin. Il a donné un autre sens à ce geste en disant : "Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous." Ensuite, il a tendu une coupe de vin : "Prenez et buvez-en tous car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'alliance nouvelle...", celle de Dieu et de tous les hommes.

Dans la nuit de ce jeudi-là, Jésus est arrêté, jugé et condamné à mort. Il est crucifié le vendredi. Mais le premier jour de la semaine selon le calendrier juif, dimanche pour nous, Jésus "passe" de la mort à la vie de Dieu. Il est vivant, Dieu l'a ressuscité.

En souvenir de ce dernier repas, de la mort et de la résurrection de Jésus, les chrétiens revivent cette nouvelle Pâque à chaque messe, et ils la célèbrent comme la plus belle de toutes les fêtes une fois par an.

samedi 16 avril 2022

EXPOSITION ANNIE GOUPIL

 

du mardi au vendredi de 10h à 17 h,   34 rue de Trans    Draguignan  

 


ANNIE GOUPIL




Annie peint depuis 2004; elle a pris des cours avec Pascal Manzanos pendant16 ans sous l’égide du club Léo Lagrange d’Ampus,

Elle a fait des expositions :

à Ampus tous les ans au mois d’août, au moulin et à la mairie

en Bavière, à Jetzendorf,

à Montferrat : au moulin et à la fête de la pomme

 à Draguignan : à la galerie CaVal’Art

et elle a  participé aux journées chevalets d’Ampus pendant 5 ans : 2009 à 2013.

LES MAÎTRES A VOTER

 Politique

La triste cohorte des maîtres à voter

On n'a plus le front républicain en gros mais on l'a au détail !


Philippe Bilger pour Causeur

Sportifs, syndicats, universitaires partisans, pétitionnaires convulsifs…

Les citoyens sont devenus grands. Ils savent que le 24 avril ils auront le choix entre Emmanuel Macron, Marine Le Pen, le vote blanc (pas encore reconnu) et l’abstention. Pour ma part mon parti est pris et même si j’attends avec impatience le débat du 20 avril entre les deux candidats, il ne changera pas ma décision. Ce n’est pas que je me désintéresse de tout ce qui s’est engagé depuis le soir du premier tour et suscite une campagne rude, acrimonieuse, sans concession, parfois violente. Le président candidat prend son adversaire au sérieux et, ne se plaçant plus en surplomb, montre qu’il est capable de quitter le “respect” qu’il éprouvait paraît-il, pour une argumentation et des contestations plus que vigoureuses. Marine Le Pen, quant à elle, use de son registre habituel, pour l’essentiel contre les élites dont Emmanuel Macron serait à tous points de vue une parfaite incarnation ; elle se présente comme la défenseur du peuple.

Le règne de l’injonction

Pour qui est un lecteur et un téléspectateur compulsif en matière de politique, la matière ne manque pas et par exemple il a pu enrichir sa réflexion avec le très long et brillant entretien donné par Emmanuel Macron au Point sans, il est vrai, qu’il ait été poussé dans ses retranchements. De sorte qu’il a pu, dans le genre qu’il affectionne, mêler intelligence, intuition, finesse, analyses et une propension à être moins à l’aise avec l’action et l’opératoire. Pour Emmanuel Macron, ces derniers sont des sacrifices délestant la surabondance et la complexité du réel.

Je cherche à signifier par toutes ces observations que les problématiques, les failles, les approximations ou les doutes liés aux programmes des candidats sont largement connus et que le citoyen peut aisément se dispenser de tous ceux qui, pour le RN, lui donnent des leçons de morale en lui enjoignant de ne pas s’égarer comme s’il était simple d’esprit et donc à guider par l’esprit et la main. C’est ce que je nomme la triste cohorte des maîtres à voter qui, sur tous les registres, confondent une authentique démocratie avec le règne de l’injonction.

Demain, des dizaines de syndicats vont manifester contre l’extrême droite. Un tocsin qui à force d’être sonné sera sans doute moins pris au tragique et qui offrira ce paradoxe de s’opposer, par une voie guère républicaine, à un parti décrié comme non républicain. On aurait pu espérer un progrès de l’équité démocratique depuis 2017, quelle que soit l’aversion politique pour le camp exclusivement ciblé : il faut déchanter.

Salmigondis macronien

Le 24 avril je serai dans l’isoloir mais puis-je dire, sans offenser qui que ce soit s’étant posé en mentor républicain, que Bertrand Delanoë, Lionel Jospin, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Valérie Pécresse n’auront pas la moindre influence sur mon for intérieur et ma décision. Pas davantage que la proposition de Jean-Luc Mélenchon certes plus ouverte, martelée quatre fois avec ironie, refusant que la moindre voix se porte sur Marine Le Pen. Aussi peu que Nicolas Sarkozy nous vantant les lumières d’un avenir avec Emmanuel Macron mais occultant soigneusement les ombres troubles de cette négociation menée de longue date et qui, prétendant sauver LR, veut le fondre dans un salmigondis macronien, une sorte d’Agir à la passivité éclatante et à l’influence nulle. Tout cela pour des députés sélectionnés et quelques ministres ! Aussi peu que François Hollande, détestant Emmanuel Macron et méprisé par ce dernier le moquant de concert avec Nicolas Sarkozy. Pas davantage que cette tribune de sportifs parmi lesquels le formidable demi de mêlée Antoine Dupont qui devrait à mon humble avis se méfier de la mêlée partisane même si à tout prendre je le préfère aux pétitionnaires compulsifs et aux politiciens opportunistes et transfuges.

Bien moins encore que les diktats de BHL ou la campagne de notre quotidien de “référence”, Le Monde, qui au mépris de toute équité démocratique a abandonné, s’agissant de Marine Le Pen, les exigences de l’information (la dénonciation immédiate l’altère et la biaise) au profit d’une prise à partie constante d’autant plus choquante que pour l’adversaire la complaisance est de mise. Ce n’est pas non plus la violation absolue de son obligation de réserve par une présidente d’université à Nantes, dictant leur futur vote à ses collègues, qui va me rassurer et m’inciter à m’entourer de conseils.

Toujours la même rengaine…

Je ne me fais aucune illusion. La liste des maîtres à voter va s’allonger jusqu’au second tour. Car si la lucidité vous convainc que cela ne sert à rien, le sentiment d’importance que cela donne vous gonfle. Quelle volupté aussi de pouvoir s’abandonner à la paresse d’une indignation morale (évitant de réfléchir par exemple sur le concept rebattu d’extrême droite et de pointer faiblesses politiques et techniques d’un projet détesté par principe) !

On n’a plus le front républicain en gros mais on l’a au détail !

Qu’on ne vienne pas me répliquer, par infirmité intellectuelle, selon une triste habitude, que récuser la légitimité des maîtres à voter, refuser leur emprise sur nos esprits libres serait en réalité approuver ce qu’ils ont en horreur. Point du tout. Je me contente – et je crois ne pas être le seul dans cette lutte pour l’autonomie de nos intelligences et de nos choix – de dénier la volonté de caporalisme qu’une pensée toute faite, ne se questionnant jamais, s’assigne. En prétendant nous déposséder de ce qui ne regarde que nous.

Qu’on nous laisse penser seuls. Arbitrer seuls. Face à notre conscience et à notre savoir. À nos désirs. À notre vision de nous-mêmes, de notre pays. Continuer à s’arroger le droit de nous gouverner aurait pour effet le contraire de ce que à quoi toutes ces belles âmes aspirent.

Nous ne sommes plus des enfants. La démocratie n’est pas une nursery.

Le 24 avril je serai dans l’isoloir et personne ne sera à ma place.


 


vendredi 15 avril 2022

DISPARITION DE MICHEL BOUQUET

 



Culture

Michel Bouquet, 1925-2022, l’homme-théâtre

Il se décrivait comme un « anarchiste calme »

Jean-Paul Brighelli
-13 avril 2022

Michel Bouquet, le plus grand acteur français des soixante dernières années, vient de mourir — et mourir hors de scène, lui qui avait si longuement provoqué la Mort en jouant le Malade imaginaire ou le Roi se meurt. Souvenirs impromptus et mêlés.

Il avait annoncé en 2011 qu’il renonçait à se produire sur scène. Mais il revint sur sa parole, ce qui me donna l’occasion de le revoir encore une fois jouant Ionesco, et le Roi se meurt. Il s’y faisait copieusement enguirlander par son épouse, Juliette Carré, qui jouait le rôle de la reine Marguerite, la « première épouse », et lui reprochait ses chatteries avec sa « seconde épouse », et son refus de mourir, alors qu’il devait mourir, qu’il allait mourir…

C’était un jeu entre époux à la ville comme sur scène — et la voici veuve, inconsolablement veuve, la Mort qui a refusé de venir le cueillir sur scène comme Molière l’a fauché chez lui, à Paris, ce 13 avril 2022.

J’avais vu Bouquet tutoyer la Faucheuse sous l’habit d’Argan, le Malade imaginaire — espérant être interrompu par elle dans le divertissement final, comme le patron qui cracha ses poumons et sa vie durant cette fameuse représentation du 17 février 1673… Fatalitas, il a survécu à tous les rôles, y compris à celui d’Orgon, dans le Tartuffe, il y a à peine cinq ans.

Un grand comédien au service des grands auteurs

C’était cela, Bouquet : se servir de la moindre de ses fibres hors d’âge pour servir les grands textes jusqu’au bout. Je l’ai vu jouer le Malade imaginaire en 1987 au théâtre de l’Atelier — et à nouveau à la Porte Saint-Martin en 2008. En vingt ans, son jeu s’était encore affiné, il était de plus en plus, de mieux en mieux, l’atrabilaire définitif, trônant dans son fauteuil de malade, représentation de tous les monarques vieillissants, qui refusent de mourir et se sentent pourtant infailliblement attirés vers la tombe, et s’accrochent au pouvoir de toutes les fibres de leur méchanceté. Juliette Carré jouait Toinette, la servante qui se déguise en médecin pour tromper et revigorer son maître — toujours plus enjouée, toujours plus impitoyable.

Pauvre Juliette, désormais sans son Roméo…

Bouquet a merveilleusement servi le théâtre — expliquant à qui voulait l’entendre (et j’ai eu la chance de suivre l’une de ses leçons) que le comédien est au service du texte, rien que le texte, que lui-même en soi n’est rien, sinon l’instrument par lequel se joue le texte. Allez expliquer ça aux petits marquis qui caracolent dans les spectacles d’Olivier Py ou de Macha Makeïeff, à poil sur scène avec une plume dans le cul…

Au service des Anciens et des Modernes

Il a servi les plus grands noms du théâtre contemporain, Anouilh, Ionesco, Harold Pinter, Thomas Bernhard ou Samuel Beckett. Souvenir ému du No man’s land, de Pinter, à la Porte Saint-Martin, dans une mise en scène de Roger Planchon. Et les plus grands noms du théâtre des siècles passés, Strindberg et Molière surtout. Molière qu’il racontait encore dans Michel Bouquet raconte Molière, paru en 2017.

A lire aussi : Les 400 ans de Molière, ou comment on devient immortel

Il était comédien (lisez donc la Leçon de comédie, paru en 2010), et il était aussi acteur. Il fut l’un des acteurs-fétiches de Claude Chabrol (la Femme infidèle, la Rupture, Poulet au vinaigre). Il incarna un grand nombre de flics véreux ou impitoyables (dans Un condé, d’Yves Boisset, ou Deux hommes dans la ville, de José Giovanni). Il avait ainsi été un sublime Javert face à Lino Ventura / Jean Valjean dans la mise en scène des Misérables de Robert Hossein.

Mais si je n’en retiens qu’un, ce sera Toto le héros, de Jacob Van Dormael (1990). Offrez-vous ce chef d’œuvre si vous ne le connaissez pas.

Avec ses idoles dans l’autre monde

Rappelez-vous : il avait incarné aussi François Mitterrand, tout en ombres et finesses byzantines et en peur de disparaître, dans le Promeneur du Champ-de-Mars, de Robert Guédiguian. Il jouait encore l’année dernière dans Juste avant la nuit, un documentaire que Jean-Pierre Larcher lui avait consacré — il était temps. « Tous les grands auteurs, y disait-il, ont des conversations insensées, toutes les nuits, à discuter entre eux, à travailler comme des dingues, dans un autre monde. Ils parlent entre eux après une représentation théâtrale où ils ont été présents, c’est la vie de l’esprit qui est en jeu, ça mérite le respect, ça mérite qu’on se sacrifie. »

C’est lui qui à 20 ans, en 1945, tint le rôle du jeune Scipion, face à Caligula-Gérard Philipe dans la pièce homonyme de Camus. Lui qui demandait anxieusement au tyran :

— Tous les hommes ont une douceur dans la vie. Cela les aide à continuer. C’est vers elle qu’ils se retournent quand ils se sentent trop usés. N’y a-t-il donc rien dans la tienne qui soit semblable, l’approche des larmes, un refuge silencieux ? »
— Si, pourtant, répond Caligula.
— Et quoi donc ?  
— Le mépris.

Croyez-moi ou ne me croyez pas, mais cette réplique impitoyable m’aide encore à vivre aujourd’hui — aujourd’hui que Michel Bouquet est mort.