mercredi 23 février 2022

 mercredi 23 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Lazare, Polycarpe, Sérène, Séréna, Raphaëlle.

 Les Lazare aiment profiter au maximum de la vie et font tout pour que cela marche. Ils bâtissent leur avenir sereinement et n'aiment pas trop que l'on vienne s'immiscer dans leurs affaires. En amour comme en amitié ils aiment la fidélité et sont vite meurtris quand on abuse de leur confiance.

C'est sa fête : Lazare

Ce Lazare-ci est un moine byzantin du IXe siècle. Il peint des icônes, ce qui lui vaut d'être torturé par les iconoclastes.
L'iconoclasme est un mouvement religieux très violent en Orient au Moyen Âge. Il voit dans la vénération des images pieuses une forme d'idolâtrie. Une impératrice de Constantinople, Théodora, met provisoirement un terme à l'iconoclasme.

Dicton du jour: Souvent quand Saint-Lazare appelle le froid, il n’en reste pas.

Citation du jour:  Il y a des gens si ennuyeux qu'ils vous font perdre une journée en cinq minutes.

Jule RENARD.

La photo du jour: par Sylvie Surtukian

Amandiers en fleurs descente de la Gineste à Marseille


L’amandier s’accommode parfaitement des pierrailles, de la sécheresse et du vent.
L’amandier se développe dans la Crau (13) et sur les flancs des collines de l’étang de Berre (13) d’où les usines et les terminaux pétroliers l’ont chassé.
Les Alpes-de-Haute-Provence (04) se sont fait une réputation dans sa production.
La « Princesse« , amande la plus fine, a contribué à la notoriété de Digne-les-Bains (04).
L’amandier est le premier arbre à fleurir dans l’année, dès le mois de février.
Ses fleurs blanches avec des reflets rosés sont les signes annonciateurs du printemps qui ne tardera plus.
Ses fleurs paraissent bien avant les feuilles et voilent l’arbre d’une robe blanche ce qui en fait le symbole de l’amour et de la virginité.
Greffé, l’amandier produit de belles récoltes.
L’amandier est réputé vivre très vieux, plus de 100 ans en moyenne.

Dessin ou histoire du jour:

Dans un village de Vendée, le vieux curé, " à l'ancienne" ne voulait pas entendre les femmes lui dire en confession qu'elles avaient trompé leur mari.

Si bien que, lorsque c'était le cas, il leur demandait de dire :
"Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
Et puis, un beau jour, ce vieux curé part à la retraite. Un jeune prêtre vient le remplacer.
Avant de partir, le vieux curé présente le nouveau aux notoriétés et lui explique la vie du village mais, bien sûr, sans dévoiler le secret de la confession.
Chaque dimanche l'église est pleine mais, lors des confessions, le vendredi, une phrase revient relativement souvent :
"Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
Au bout de quelques semaines, à la fin de l'office, le jeune prêtre va voir le maire et lui demande de faire faire le plus rapidement possible des travaux au lavoir pour mettre
un terme à tous les accidents qui lui sont rapportés..
Le maire, étant au courant de la fameuse phrase, lui tape sur l'épaule et le rassure en lui disant que ce n'est pas bien grave et qu'il n' y a jamais eu de blessées
Le jeune curé lui répond :
"A votre place, je ferais tout de même quelques travaux...car votre épouse est tombée trois fois dedans cette semaine !!!


Air de campagne:

● Parrainages. L'écologiste Yannick Jadot a obtenu hier ses 500 signatures lui permettant d'être candidat à la présidentielle. De son côté, Marine Le Pen a décidé de mettre en pause sa campagne le temps d'obtenir ses précieux sésames. Devant les députés, le Premier ministre Jean Castex a exhorté les élus à parrainer les candidats en difficulté.

A la une du Parisien:

● Des sanctions contre les Russes. Après le coup de force de Moscou, qui a reconnu l’indépendance des régions séparatistes pro-russes du Donbass, les Occidentaux sont décidés à infliger de «lourdes» représailles économiques et financières à la Russie. Mais l’envoi de troupes pour défendre l’Ukraine est exclu et il semble illusoire de vouloir arrêter le maître du Kremlin. 

● Féminicide : le policier suspecté interpellé. 
Arnaud Bonnefoy, soupçonné du meurtre de sa compagne Amanda Glain, fin janvier à Paris, s'est rendu, hier, dans le Var. Placé en garde à vue, le policier devra s'expliquer sur les circonstances du drame, mais aussi sur ses faits et gestes durant sa cavale de 20 jours.

● La chasseuse mise en examen
. La jeune fille de 17 ans, soupçonnée d'avoir tiré samedi sur une randonneuse près d'Aurillac, a été mise en examen hier pour «homicide involontaire». La chasseuse, qui a assuré avoir visé un sanglier, a été placée sous contrôle judiciaire avec «interdiction de détenir ou porter une arme».

● Chelsea-Lille (2-0). En 8e de finale aller de la Ligue des champions, les Dogues ont échoué à mater les champions d’Europe à Stamford Bridge. Le Losc est donc condamné à l'exploit lors du match retour le 16 mars.

Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.

SUR NOS ECRANS CETTE SEMAINE:

 

CGR CHABRAN



SEMAINE DU 23 octobre au 01 mars

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:

https://www.cgrcinemas.fr/draguignan-chabran/films-a-l-affiche/ 


Des évènements lors d'un 23 février:


23 février 1653 : Le roi danse !

Le 23 février 1653, le duc de Nemours organise une grande fête à Paris pour célébrer le retour du roi Louis XIV à Paris après les troubles de la Fronde...

23 février 1766 : La Lorraine devient française

Le 23 février 1766, Stanislas Leszczynski est brûlé vif dans son château de Lunéville pour s'être endormi trop près de la cheminée...

Le 23 février 1766, le vieux duc Stanislas Leszczynski meurt dans des conditions atroces, suite aux brûlures qui lui sont advenues lors d'une chute près de sa cheminée, dans son château de Lunéville. Il a 87 ans.

Stanislas Leszczynski fut un éphémère roi de Pologne avant d'avoir la chance de marier sa fille Marie au roi Louis XV et d'obtenir en viager les duchés de Lorraine et de Bar.

Camille Vignolle

Une terre disputée

Conformément aux conventions fixées avec les gouvernements de France et d'Autriche, la mort du duc Stanislas entraîne le rattachement définitif des duchés à la France, à la satisfaction du ministre de Louis XV, le duc Étienne de Choiseul.

La Lorraine, qui tire son nom de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne, a fait partie du Saint empire romain germanique.

Anciennement duché de Haute-Lorraine (la Lorraine actuelle), il faut la distinguer du duché de Basse-Lorraine, sur l'Escaut, qui appartint à Godefroi de Bouillon, le chef de la première croisade, se désagrégea très tôt. 

La Lorraine proprement dite (Haute-Lorraine) dut défendre son indépendance contre les rois de France puis contre Charles le Téméraire. Le duc de Bourgogne fut tué en tentant de conquérir Nancy.

En 1552, le roi de France Henri II occupa les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun). Ce fut le début de la fin : le duché devint virtuellement français.

Le duc François de Lorraine ayant épousé la future impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, il accepta en 1737 de céder ses duchés de Lorraine et du Barrois à Stanislas, roi déchu de Pologne et beau-père du jeune Louis XV, en échange du grand-duché de Toscane. La transaction mit fin à la Guerre de Succession de la Pologne.

Un duc bâtisseur

Le nouveau duc de Lorraine et du Barrois abandonnel'administration de ses terres au chancelier désigné par son gendre le roi de France, Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière. Celui-ci lui prête serment de fidélité en 1737.

La Galaizière est créé chancelier par Stanislas (François-André Vincent, 1778, musée lorrain de Nancy)Souverain éclairé et débonnaire, Stanislas Leszczynski se contente d'animer dans son château de Lunéville une cour brillante, accueillante aux artistes et aux gens de lettres. 

Il lance à Nancy, sa capitale, la construction d'un ensemble urbain magnifique qui fait aujourd'hui la fierté de la ville.

Cet ensemble classique est dû à l'architecte lorrain Emmanuel Héré. Il réunit la vieille ville à la ville neuve de l'époque, via une grande place oblongue, dite place neuve de la Carrière (lieu où se déroulaient autrefois les tournois). Cette place communique avec la place Royale, aujourd'hui place Stanislas.

Inaugurée le 26 novembre 1755, elle est entourée d'immeubles majestueux et communique avec le reste de la ville par de splendides grilles dorées à l'or fin qui font sa célébrité dans le monde entier.

Le centre de la place est occupé depuis 1831 par une statue de Stanislas, en remplacement de la statue de Louis XV, enlevée sous la Révolution.

Regrettons, hélas, que la perspective de cet ensemble architectural ait été enlaidie par les immeubles construits aux abords de la gare à la fin du XXe siècle.

Place Stanislas à Nancy


23 février 1955: Mort de Paul Claudel

6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère (Aisne, France) - 23 février 1955 à Paris

Paul Claudel fut un diplomate très actif. Il occupa en particulier le consulat de France au Japon. Mais ce sont ses talents d'écrivain et de dramaturge qui ont fait sa gloire. Il retrouva la foi catholique de son enfance lors d'une illumination à Notre-Dame de Paris, à la Noël 1886.


mardi 22 février 2022

 mardi 22 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Isabelle

Les Isabelle ont de très grandes qualités de coeur qui les font aimer de tous. Elles en usent pour obtenir ce qu'elles désirent, et se montrent souvent capricieuses. Toutefois, si elles se donnent souvent des airs de princesses, elles parviennent aisément à s'adapter aux réalités, même les plus terre-à-terre. Elles ont tendance à préférer les hommes discrets aux prétendants par trop empressés.

C'est sa fête : Isabelle

Isabelle de France, soeur du roi Saint Louis, refuse un mariage arrangé avec le fils de l'empereur d'Allemagne et choisit de demeurer dans le célibat pour servir Dieu. Elle fonde un monastère de clarisses à Longchamp, près de Paris...

Dicton du jour: A la Sainte-Isabelle, si l’aurore est belle et s’il fait soleil au matin, c’est du bon temps pour les grains.

Citation du jour: Vouloir définir l'humour c'est prendre le risque d'en manquer.

Guy BEDOS.

La photo du jour: par Léon Fischer


Pont gênois plusieurs fois restauré qui enjambe le fleuve de la Siagne et a fort belle allure. Il fut longtemps le seul passage entre Montauroux et St Cézaire sur Siagne.

Le nom de tuves, signifie "tuf", des ions carbonates dissous avec l'eau et qui portent des traces de végétaux. Ce pont est également appelé Pont des gabres si l'on vient côté Alpes-Maritimes

Dessin ou histoire du jour:

Comme d’habitude, en retard à un rendez-vous, TAUBIRA et son chauffeur traversent un village pied au plancher ... et arrive ce qui devait arriver, une vieille vache traverse la route à ce moment …

À peine déstabilisée, Christiane TAUBIRA dit à son chauffeur : "va donc vite à la ferme là-bas et excuse-toi d’avoir tué leur vache, je t'attends dans la voiture !!!"

Une heure après, et au moins 50 coups de téléphone plus tard, toujours bien calfeutrée à l’arrière de sa voiture, elle voit enfin revenir le chauffeur, complètement déshabillé, une bouteille de champagne à la main, titubant comme pas deux, et plus un cheveu à sa place.

Elle lui demande : "Que t’est-il arrivé ?"

"Ben, je me suis excusé et le fermier m’a offert deux bonnes bouteilles de sa cave, sa femme m’a préparé un petit gueuleton, et les deux filles m’ont fait mon affaire. C’était super !"

"Ce n’est pas possible, dit Christiane TAUBIRA, choquée, mais qu’est ce que tu leur as raconté ?"

"Que j’étais le chauffeur de Christiane TAUBIRA et que j’avais tué la vieille vache !" 

Air de campagne:

● La cause animale s'invite dans la campagne. 86% des Français souhaitent que les candidats se positionnent sur la question animale, selon un sondage de la Fondation Bardot que nous vous dévoilons. Le bien-être animal est devenu un enjeu central aux yeux de beaucoup d'électeurs, au point d'influencer leur vote. Paradoxalement, la candidate du Parti animaliste peine à recueillir ses 500 parrainages.

Zemmour, Le Pen, Mélenchon: trois maires varois tirent au sort leur parrainage pour la présidentielle

Ce lundi matin, Alain Benedetto, Laurent Giubergia et Thomas Dombry, respectivement maires de Grimaud, Plan-de-la-Tour et La Garde-Freinet, ont procédé à un tirage au sort inédit en mairie de Grimaud.




Disposés dans une urne, les noms de trois candidats qui n'ont pas encore obtenu le nombre suffisant de signatures d'élus locaux pour se présenter à l'élection présidentielle d'avril prochain.

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour, chacun des élus a émis le souhait de parrainer l'un d'entre eux, sans forcément cautionner son programme.

Une démarche transparente pensée avant tout pour permettre que le trio qui représente "40% des intentions de vote des Français" soit présent au premier tour le 10 avril.

Bravo à ces maires attachés à la pluralité des opinions et en  permettent l'expression dans les urnes.

A la une du Parisien:


● Poutine joue l'escalade. La crise ukrainienne a pris un nouveau tournant hier soir, avec la reconnaissance par Vladimir Poutine de l’indépendance des régions séparatistes prorusses. Il a fustigé l'Ukraine, une «colonie américaine avec un régime de marionnettes».

● L'Occident réagit. Après un Conseil de défense organisé hier soir, Emmanuel Macron a condamné l'annonce de Vladimir Poutine et demandé des «sanctions européennes ciblées». Le président américain, Joe Biden, a quant à lui annoncé des sanctions contre les régions séparatistes en Ukraine. Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni cette nuit en urgence, a a vivement «regretté» les décisions et actions de la Russie, avançant que «le risque de conflit majeur est réel et doit être évité à tout prix».


● L'Angleterre va «vivre avec le virus». Fin de l’isolement des cas positifs, tests payants... Boris Johnson a annoncé la levée des dernières mesures restrictives en Angleterre, où le masque était déjà tombé. Mais certains scientifiques appellent à la prudence.

● Un salaire en plusieurs fois ? Plus d'un tiers des Français souhaiteraient toucher leur paie mensuelle en deux fois. Certains prônent même un versement quotidien. Courante ailleurs dans le monde, cette pratique se heurte à de nombreux obstacles en France.

● L'importation de viande aux antibiotiques, c'est fini. Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a signé un arrêté interdisant l’importation de produits carnés traités aux antibiotiques de croissance, interdits en Europe mais très utilisés aux États-Unis.

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES






Des évènements lors d'un 22 février:

22 février 1680 : Exécution de la Voisin

Le 22 février 1680, une femme est brûlée en place de Grève, face à l'Hôtel de ville de Paris, sous l'accusation de sorcellerie et d'empoisonnement.

Il pourrait s'agir d'un fait divers parmi d'autres. Mais la condamnée a dénoncé avant de mourir nombre de ses clients et clientes, dont certains appartiennent à la haute aristocratie. Madame de Montespan, la maîtresse du roi Louis XIV, est compromise ! C'est le point d'orgue d'une affaire à rebondissements, l'« affaire des Poisons »...

22 février 1848 : Insurrection républicaine à Paris

Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, impose un régime républicain (la Seconde République).

Conduite par des républicains modérés : Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,... la « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830). Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.

22 février 1940: Intronisation au Tibet du Dalaï-Lama à l’âge de cinq ans seulement.

Il est le leader spirituel du Tibet, une fonction qu'il a presque entièrement occupée en exil, sous les attaques constantes de la Chine.

dalai lama




A des centaines de kilomètres de l'immense palais Potala de Lhassa, le leader bouddhiste s'adresse depuis 1959 à ses compagnons tibétains d'exil depuis Dharamsala, au pied de l'Himalaya indien.

Mais il reste contre vents et marées le visage universellement reconnu de l'autonomie du Tibet, devenu province chinoise à part entière depuis 1951. Lauréat du prix Nobel de la paix en 1989, le vieux leader bouddhiste est désormais moins en vue.

Le charismatique quatorzième dalaï lama a ralenti le rythme de ses déplacements, autrefois soutenu, et a été hospitalisé en avril pour une infection pulmonaire, mais son aura pâtit également de l'influence grandissante de la Chine, et des représailles qu'elle agite régulièrement envers tous ceux qui sont tentés par un rapprochement avec le vieux leader bouddhiste.


Pékin accuse le dalaï lama, âgé de 84 ans, de vouloir diviser la Chine et le considère comme un "loup en robe de moine".

Né le 6 juillet 1935 sous le nom de Lhamo Dhondup, fils d'un couple de modestes fermiers des collines du nord-est tibétain, l'enfant a deux ans quand arrive dans son village une expédition en quête du nouveau leader spirituel du Tibet.

Capable de désigner des objets ayant appartenu au treizième dalaï lama, décédé en 1933, le garçon est proclamé comme sa réincarnation. Séparé de sa famille, il est emmené dans un monastère puis à Lhassa, où il reçoit une austère éducation théologique et philosophique, avant d'être intronisé quatorzième dalaï lama en 1939.

En 1950, alors âgé de 15 ans, il est intronisé à la hâte chef de l'Etat tibétain après l'entrée de l'armée chinoise au Tibet. En dépit de ses efforts pour protéger les Tibétains, il est contraint de fuir en 1959 vers l'Inde voisine, après la répression sanglante lancée par l'armée chinoise contre des manifestants tibétains.

Depuis, à la tête d'un gouvernement en exil, il a cherché sans relâche un compromis avec Pékin sur le sort des Tibétains, basé d'abord sur une revendication d'indépendance qui a lentement évolué vers une demande de plus grande autonomie.

Les militants tibétains comme Pékin savent que la mort de Tenzin Gyatso, le plus célèbre moine bouddhiste de la planète, pourrait porter un coup d'arrêt à la quête d'autonomie de la région himalayenne.

La façon dont sera choisi son successeur reste également posée.

Les bouddhistes tibétains choisissent traditionnellement le dalaï lama à travers une quête rituelle, qui peut prendre plusieurs années, avec un comité itinérant qui recherche des signes qu'un jeune enfant puisse être la réincarnation du dernier chef spirituel.

Le quatorzième dalaï lama pourrait néanmoins décider d'un processus non traditionnel qui empêcherait la Chine d'avoir son mot à dire: il pourrait choisir lui-même, de son vivant, son successeur, peut-être une fille, ou décréter qu'il est le dernier dalaï lama.
22 février 1943 : Décapitation de la « Rose blanche »

Le 22 février 1943, l'étudiante allemande Sophie Scholl, son frère Hans et leur ami Christoph Probst sont guillotinés pour s'être rendus coupables de résistance au nazisme. Ils avaient formé un mouvement clandestin dénommé La Rose blanche et distribué des tracts dans leur établissement...

22 février 1996: Fin du service militaire.

Alors président de la République, Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire, et une professionnalisation des différentes armées françaises.

22 février 1875: Mort de Jean-Baptiste Corot

16 juillet 1796 à Paris - 22 février 1875 à Ville-d'Avray

Il passa longtemps pour un peintre amateur qui avait tout loisir de voyager non seulement un peu partout en France, mais aussi en Italie, où il résida à trois reprises. Au cours de ses pérégrinations, il ne cessa de peindre des paysages idylliques, généralement étoffés de petits personnages, selon les règles du paysage classique. Connu pour sa philanthropie, il est aussi l'un des fondateurs de l'école de Barbizon.

Le peintre Jean-Baptiste Camille Corot est l'un des premiers à travailler en pleine nature. Son cadre de prédilection est le village de Barbizon, dans la forêt de Fontainebleau.

Ville d’Avray avec sa mère (vers 1867). Huile sur toile, Washington, National Gallery of Art.




ÊTES-VOUS UN TERRORISTE?

 



Si vous pensez autrement, vous êtes un terroriste.

par H16

Il va devenir difficile de distinguer ce qui fait le charme un peu rude des dictatures orientales de la soyeuse bonté des démocraties occidentales : chaque jour qui passe accroît l’évaporation rapide des principes fondamentaux de nos démocraties et tout indique qu’on se dirige vers un monde où penser de travers vaudra sinon mise à mort physique, au moins mise à mort sociale…

Pour étayer ce constat, on pourrait par exemple jeter un oeil au dernier bulletin produit par le Homeland Security, l’administration américaine en charge de la sécurité intérieure du pays, et qui a récemment explicité comment elle entendait lutter contre les menaces terroristes qu’elle voit manifestement partout.

Pour elle, et moyennant un élargissement particulièrement généreux de la définition de « terrorisme », le fait d’émettre de la désinformation participe maintenant des actions terroristes qu’il sera bon de traquer et poursuivre avec la plus grande fermeté. Bien évidemment, il appartiendra à cette administration de juger ce qui relève de la désinformation ou non, cette dernière étant jugée comme néfaste dès lors qu’elle peut engendrer la discorde au sein du peuple.

En somme, penser de travers et faire usage de sa liberté d’expression peut largement rentrer dans ce cadre, et conduire en prison ceux qui s’y prêtent.

On pourrait croire à une exagération, mais malheureusement, les récents événements en France et au Canada forcent à lever tout doute : en France, il est maintenant assez officiellement interdit de se rassembler pacifiquement à Paris pour protester contre les mesures sanitaires ségrégationnistes actuellement en place. La brutalité policière contre la tentative de manifestation dont les Parisiens et la communauté internationale ont été témoins il y a quelques jours ne permettent guère d’interprétation favorable à l’actuel gouvernement Macron-Castex.

Au Canada, l’ampleur de la dérive totalitaire est maintenant visible par tout le monde.

Devant le mouvement de protestation des camionneurs du Convoi de la Liberté qui s’est installé devant le Parlement à Ottawa et qui se traduit par une espèce de fête foraine bon enfant avec force distribution de nourriture, musique et châteaux gonflables pour les enfants, Justin Trudeau, l’actuel Premier ministre canadien, a courageusement décrété un état d’urgence proche d’une loi martiale.

Il fallait au moins ça pour disperser des barbecues et des distributions de sandwiches rythmés par une abominable musique populaire probablement mise trop fort.

Le bilan ne fait cependant pas rire : une fois cette loi d’exception passée, les médias ont très officiellement reçu l’interdiction d’aller sur place témoigner des opérations de police en cours. Certains régimes autocratiques répressifs ne procèdent pas autrement.

Lors de ces opérations, si des animaux domestiques venaient à être séparés policièrement de leurs propriétaires (ce qui est possible pour tous les camionneurs venus avec leur chien par exemple), les autorités ont déjà amplement prévenu  qu’une confiscation de l’animal était prévue, le temps que les déboires judiciaires du propriétaire se résolvent. Au bout de 10 jours cependant, si le propriétaire est toujours englué dans les procédures, l’animal est considéré comme perdu et euthanasié. Là encore, certains régimes brutaux ne diraient pas non.

Enfin, et cette nouvelle a quelque peu désarçonné tous ceux qui croyaient encore naïvement aux fables sur les gouvernements responsables devant le peuple, le gouvernement Trudeau entend bloquer les comptes bancaires (et tous les avoirs financiers)  des personnes impliquées de près ou de loin avec les mouvements de protestations qui parsèment le Canada. Bien que le droit d’assemblée pacifique ne soit pas remis en cause par les pouvoirs exceptionnels que Trudeau vient d’obtenir, le fait de faire partie d’une telle assemblée signifie donc à présent le gel de tout avoir bancaire, sans jugement ni procès.

Il va sans dire que ce genre de procédé (qui a d’ailleurs posé des problèmes techniques aux banques forcées de s’adapter très rapidement à un processus qui n’était pas vraiment prévu) est parfaitement scandaleux en ce qu’il revient à jeter à la rue, instantanément, tout opposant politique.

L’affaire prend des tournures glaçantes lorsqu’on apprend ainsi que des personnes ont été licenciées pour avoir fait des dons au Convoi de la Liberté, ce qui au passage est la définition même de la dictature et signifie la fin claire de la démocratie canadienne.

Ces pouvoirs exceptionnels auront en outre permis aux policiers d’intervenir sur place : rapidement, ce qui était jusqu’à présent une manifestation pacifique a donc logiquement tourné à une série d’arrestations plus ou moins violentes . Au passage, notons que Trudeau se comporte à l’antithèse d’un président Trump qu’on a vu conserver son calme lors des émeutes Antifa et BLM au cours de l’été 2020 et qui n’a jamais demandé de pouvoir spéciaux pour obtenir le retour au calme. A contrario, Trudeau a non seulement refusé de discuter avec les manifestants pacifiques d’Ottawa, il les a copieusement insultés, et, une fois ces pouvoirs spéciaux (et dictatoriaux) obtenus, il s’est empressé de les utiliser…

De façon plus inquiétante encore, les agissements de Trudeau n’ont été condamnés par aucun chef d’état occidental.

Ce n’est pas un hasard : la plupart d’entre eux (et Macron n’est pas le dernier) a déjà réfléchi à l’opportunité d’utiliser ce genre de pouvoirs avec leur propre population.

Pourquoi ? Probablement parce que la situation actuelle ne sent pas bon, pour le dire gentiment.

Économiquement, tout part en sucette, et les politiciens au pouvoir n’ont plus l’excuse pandémique pour cacher leur responsabilité ; l’inflation galope et tout le monde comprend qu’il s’agit d’une conséquence directe de fermetures de plus en plus arbitraires et stupides de pans entiers de l’économie, de l’« helicopter money » et du « quoi qu’il en coûte », certainement pas à cause des gens qui tombent malade…

Cette situation catastrophique est mondiale notamment car tout le système basé sur des liquidités contrôlées par des banques centrales est lui-même mondial. Tout le monde, peuple et dirigeants inclus, comprend qu’on arrive partout au bout des dettes, des distributions d’argent et des bidouilles créatives sur les marchés.

Or, lorsqu’une situation est mondiale, il n’y a nulle part où aller : les politiciens ne voulant pas être tenus responsables des monceaux d’erreurs qu’ils ont enfilées pour camoufler leur incompétence et leur impéritie, les gabegies qu’ils ont financées à crédit sur les générations futures puis les choix désastreux de politiques de santé destinées à maintenir la population sous contrôle, bref, comme tous veulent fuir leurs responsabilités et qu’ils ne peuvent s’enfuir ou disparaître durablement, il ne leur reste qu’accélérer vers l’autoritarisme le plus pur.

C’est exactement ce qu’on observe actuellement et dans ce contexte, le Canada n’est qu’une étape.

Si les politiciens veulent effectivement accélérer, quelques éléments les retiennent. Oh, bien sûr, il ne s’agit plus des institutions – on a par exemple vu en France le délitement complet du Conseil constitutionnel, ni même l’armée ou la police qui feront tout ce qu’on leur dit de faire, sans beaucoup d’états d’âme.

En revanche, il en va différemment pour chaque individu, tant ceux qui composent les institutions que les forces de l’ordre et tous les citoyens : tous ont besoin de l’assurance, même vaguement inconsciente, qu’ils sont du « bon » côté de l’Histoire, qu’ils sont les « gentils », ceux qui participent à la perpétuation de la société et de la civilisation dans un cadre raisonnable.

Comme je l’expliquais dans un précédent billet, pour garantir la continuité de ce consentement, il faut donc que le théâtre global continue de façon suffisamment satisfaisante sinon, ce consentement s’évapore et la fermeté des institutions disparaît et le gouvernement tombe.

Logiquement, nous sommes donc essentiellement dans une guerre de l’information : d’un côté les médias officiels, la pensée qui a le droit de cité et de l’autre l’ensemble des réseaux sociaux au sens large, depuis les discussions entre membres d’une même famille, au sein des entreprises, dans des restaurants, les bars et les lieux de rencontre traditionnels (dont on ne s’étonnera donc pas que les gouvernements aient tout fait pour les conserver fermés), jusqu’aux réseaux informationnels alternatifs (essentiellement internet).

Comment s’étonner, dès lors, que les seconds soient classifiés dans les terroristes par les premiers ?

H16