vendredi 25 février 2022

POUR UN BLOC POPULAIRE

 



Pour un Bloc populaire: de l’impérieuse nécessité de (re)lire Jérôme Sainte-Marie


Plus que toute autre, la campagne présidentielle de 2022 constitue une sorte d’objet politique non identifié, prenant place dans un contexte à maints égards hors du commun et qui ne ressemble en rien à ce que l’on a pu connaître par le passé.

Le contexte mondial de deux années de pandémie pèse tout d’abord pour beaucoup dans cette impression d’évoluer politiquement dans un univers de joutes parallèles aux confins du réel dans lequel même des chiens-électeurs parviennent à trouver leur place et dont le principal intéressé s’arrange de toute façon pour ne pas avoir à y être vraiment présent ni y rendre des comptes : de toute façon, le « bloc élitaire » qu’il incarne travaille en quelque sorte tout seul pour lui, sans même qu’il ait besoin de mouiller la chemise, aussi bien que ledit bloc œuvrerait tout pareillement pour n’importe quelle autre de ses marionnettes/représentants. Estourbis par des mois de mesures sanitaires, de confinements, de restrictions, de changements profonds dans leurs modes de vie mais aussi et surtout de confiscation du débat public et de la prise de décision publique par quelques personnages ou cabinets de conseils-amis grassement payés -non issus de la représentation nationale et donc hors du champ démocratique – regroupés autour d’un exécutif très resserré lui-même doté d’un parlement croupion et des contrepouvoirs inexistants, les Français ne sont encore pas véritablement remis de tout ce que ces abdications antidémocratiques impliquent concrètement pour le présent et pour l’avenir en termes de gouvernance, de République, de gestion de la vie publique et de l’intérêt autrefois général désormais constamment bradé aux intérêts particuliers. L’ampleur prise et dramatisée à dessein par l’affaire ukrainienne ne fait que renforcer ce climat à la fois étrange et glauque dans lequel on fait tout pour rabaisser les mesures nationales à quelque menu fretin sans grande importance.

Une campagne atypique

Cette « drôle de campagne », à la manière de la drôle de guerre qui finalement n’eut pas vraiment lieu et conduisit à la défaite/abdication de la France (entre autres), se déroule par ailleurs après un quinquennat calamiteux de quelque point de vue qu’on tente de l’analyser. Calamiteux pour tous ceux qui n’étant pas du côté du manche n’en ont pas recueilli les gras et lucratifs bénéfices : ceux du bradage national, de la poursuite des abandons de souveraineté et de la vente du pays à la découpe.

Quinquennat notamment marqué au fer rouge par la répression sauvage contre le mouvement social des gilets jaunes, assortie d’un mépris violent, hors du commun, et très véhémentement exprimé, délibérément radicalisé par le pouvoir à l’encontre des opposants, lequel mépris a trouvé à se réaffirmer une nouvelle fois dans la bouche d’Emmanuel Macron à l’encontre cette fois-ci des « non vaccinés », nouvelles incarnations expiatoires mises au rebut du bloc bourgeois par effet d’aubaine, dont il a été déclaré avec toute la violence perverse à laquelle l’on est désormais habitué qu’il convenait de les « emmerder ». Il ne se joue pas ici seulement le petit goût malsain de la transgression narcissique, mais aussi toute la violence assumée, nécessairement assumée, ontologiquement nécessaire, de ce qui caractérise le macronisme en tant que tel et de la manière dont l’analyste et sondeur Jérôme Sainte-Marie le définit : en tant que représentant et quintessence de ce qu’il décrit comme constituant, intrinsèquement, le « bloc élitaire ». La violence que ce-dernier manifeste ne constitue jamais un dérapage (« j’assume ») mais au contraire un marqueur identitaire indispensable à sa propre existence, faite de violence dans le rapport de force, dans le but de perdurer, de rassurer ses membres et de se perpétuer au pouvoir. Notons d’ailleurs que le programme à venir du candidat Macron saison 2 s’annonce d’emblée comme très dur au plan social, ce qui se comprend aisément : des oppositions systématiquement écrasées au besoin par la répression physique ou judiciaire, un parlement dont on n’a cure et qui, s’il basculait plutôt vers la droite dite classique en 2022 ne verrait pas franchement d’inconvénients à une radicalisation du libéralisme élitaire qu’il considère d’ailleurs comme insuffisamment achevé sous Macron 1, et enfin, au plan « psychologique », un goût de la transgression que l’on imagine encore davantage décomplexé s’il était encore possible du fait qu’il n’y aura cette fois-ci pas d’enjeu pour un troisième mandat : on pourrait considérer cela comme une sorte d’open bar de l’absence du surmoi, sachant que les Conseils constitutionnel et d’Etat sont réduits au statut de marionnettes plus ou moins pathétiques et serviles. Voici pour le tableau.

L’auteur de Bloc contre bloc : La dynamique du Macronisme, paru en 2019, poursuivi en 2021 par Bloc populaire. Une subversion électorale inachevée (tous deux publiés aux éditions du Cerf) permet, par la pertinence de ses raisonnements, d’observer in vivo, dans le déroulement des faits politiques récents et dans celui de cette campagne atypique, la confirmation des analyses qu’il a élaborées au fil de ses différents travaux et qui forment une trame d’une rare solidité et cohérence, éminemment opératoires. Si ces ouvrages ont déjà été abondamment commentés et rendus publics et si les expressions « bloc populaire, bloc élitaire » sont en quelque sorte entrées dans le langage politologique courant, parfois d’ailleurs de manière quelque peu schématique en raison même de l’opposition structurelle (bloc contre bloc) qui les caractérise, il semble indispensable d’y revenir dans le moment politique et collectif spécifique que nous traversons, tant cette grille de lecture est efficiente, en dépit des multiples divertissements sans intérêt qui viennent à la fois occuper le devant de la scène médiatique comme l’on irait au cirque ou dans quelque caverne de Platon et qui masquent (sans doute est-ce en partie leur rôle) les enjeux véritables dont cette élection incarne la tectonique fondamentale.

Faux débats

L’on pourrait en effet sans trop se fatiguer commenter à l’infini le spectacle de foire offert, en surface, par une campagne qui, le plus souvent, ne se nourrit que de l’écume des images, du verbe manipulé à l’infini, des éléments de langage, du storytelling et des péripéties burlesques destinées à occuper le devant de la scène : il est toujours loisible de s’amuser de la plongée de l’ancienne gauche vingt-mille lieues sous les mers à l’approche probable du gaz de schiste, de constater la nullité (au sens propre) abyssale dans laquelle le parti socialiste se meurt, on peut toujours se divertir de débats lunaires sur la gastronomie, la viande, le fromage et le foie gras suprématistes, l’on peut commenter jour après jour l’interminable nuit des seconds couteaux de renégats de tout poil quittant un(e) candidat(e) pour en rejoindre un autre en fanfares et trompettes ou plutôt en tambourins et triangles, alimentant ainsi jour après jour la gazette des Filochard et Ribouldingue de la tambouille politicarde la plus vieillotte qui soit (au moins les nostalgiques des temps anciens ne sont-ils pas déçus), l’on peut feindre de se demander si l’actuel locataire de l’Elysée sera bien candidat à sa propre réélection, comme si cela constituait un quelconque événement, et feindre que l’attente de cette annonce soit vraiment formidablement passionnante, apportant quoi que ce soit de nouveau au débat de fond… La vérité qui demeure, et c’est le seul vrai fait important dans toute cette petite mise en scène, c’est que cet indispensable débat sera autant que possible éludé, précisément parce que le bilan du macronisme ne fera pas l’objet d’une quelconque remise en question par le système qui n’a cessé de le promouvoir, d’abord en raison de la lâcheté fourbe de son représentant qui préfère se dérober aussi longtemps que possible à la contradiction de ses adversaires politiques : le réel compte pour rien, son porteur et ses zélateurs arguant de mille fausses excuses exploitées autant que faire se peut (covid, crise ukrainienne montée en sauce, présidence d’une Union européenne qui tombe à pic et autres subterfuges permettant d’abolir le débat public) ; ensuite parce qu’il est dans la nature-même du bloc élitaire incarné en France par Emmanuel Macron de s’imposer par la force, par un faux-semblant de dialogue (souvenons-nous du faux Grand Débat consécutif au mouvement des gilets jaunes, qui ne fut qu’un long monologue logorrhéique imposé par le pouvoir à la gloire du président, qualis artifex) et de se passer, intrinsèquement de toute réelle contradiction. Il est dans la nature-même du bloc élitaire d’escamoter le réel ou, plus précisément, de montrer avec une arrogance assumée, qu’on le fait plier à sa guise, qu’on lui fera dire ce qu’on en souhaite et que, dans le fond, il ne compte pour rien au regard du rouleau compresseur dans le rapport de force que l’on incarne. La question inique de la course aux parrainages, boule puante antidémocratique laissée par le socialiste Hollande, ne fait que renforcer cette ambiance plus générale de déni de démocratie : peu importe que des candidats importants puissent ou non ses présenter sereinement devant le suffrage des électeurs, peu importe d’ailleurs que la masse électorale puisse elle aussi vraiment se déplacer, dès l’instant que le « bloc » autosuffisant de 25% fasse le travail qu’on attend de lui. Il s’agit là d’une forme renouvelée, post-moderne et en quelque sorte post-politique du suffrage censitaire qui ne dérange pas ceux qui en sont à la fois les artisans et les bénéficiaires, étant entendu qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

L’objet ici n’est pas de produire une recension détaillée non plus qu’exhaustive des deux ouvrages (complémentaires) de Jérôme Sainte-Marie et nous renvoyons pour cela le lecteur aux très nombreux articles de presse et entretiens qui y ont été consacrés et, surtout, à la lecture passionnante de ces ouvrages eux-mêmes. Notre propos consiste en revanche à montrer comment ces analyses éclairent de manière particulièrement efficace ce qui se joue dans l’élection présidentielle en cours, dans les rapports de force que cette-dernière manifeste et dissimule tout à la fois et dans l’impact et la gravité de la dynamique à l’œuvre pour l’avenir, dans l’hypothèse d’une reconduction du bloc élitaire au pouvoir.

Un bloc bourgeois inquiet pour ses pensions

Le concept de « bloc », ici emprunté à la pensée gramscienne, est une solution qui se constitue de trois composantes, produisant une dynamique spécifique dans le but de prendre le pouvoir : une forme politique, une idéologie et une sociologie. Dans le cas du bloc élitaire actuellement dominant, la forme politique est incarnée par Emmanuel Macron et son cortège En Marche ; l’idéologie portée est celle du progressisme libéral europhile. Quant à la sociologie, elle regroupe principalement les élites (peu visibles, discrètes et soutiens premiers du macronisme), la classe managériale du public comme du privé et les retraités qui voient dans cette solution une garantie fiable quant à la source de leurs pensions. Ce bloc élitaire ou bourgeois (de droite comme de gauche) a ainsi trouvé son unité, représente un quart environ du corps électoral, ce qui est suffisant pour prendre ou garder le pouvoir face à l’émiettement des autres propositions politiques.

Jérôme Sainte-Marie raisonne de manière claire selon une expertise qui est celle de son métier de sondeur et un niveau priorisé d’analyse qui est celui de la classe sociale. C’est un choix méthodologique revendiqué et qui porte ses fruits quant au paysage qu’il parvient à dresser. Ceci permet par exemple efficacement de répondre à la question que tout le monde se pose : mais qui sont ces éternels 25% de macronistes alors même qu’on en connaît si peu… ?

L’élection de 2022 devait logiquement voir surgir, après notamment l’épisode symptomal des gilets jaunes, un bloc populaire soudé. Car ce qui importe dans le rapport de force politique, c’est de conquérir l’hégémonie et de transformer cette hégémonie en fait majoritaire électoral : en l’occurrence, convaincre que les intérêts prioritaires de telle classe sociale représentent les intérêts de l’ensemble de la population. Or, le bloc populaire, constitué de travailleurs pauvres, d’ouvriers, employés, chômeurs, indépendants, n’est jusqu’à présent pas parvenu à s’imposer comme devant être majoritaire en termes de prise de pouvoir politique. Le projet de Marine Le Pen s’inscrit par exemple clairement, et depuis longtemps, dans cette logique populaire. Par comparaison, Eric Zemmour s’emploie, lui, à conserver la ligne élitaire/bourgeoise, à remettre sur le devant de la scène le clivage droite/gauche (avec le serpent de mer d’union des droites) au détriment du clivage élitaire/populaire, et l’on comprend par conséquent bien que dans cette posture, il ne s’agit jamais que de reconduire le bloc élitaire mais sous une autre forme, agrémentée cette fois-ci d’un volet régalien et national fort, certes non négligeable, et auquel on imagine pouvoir raccrocher le wagon populaire sur le seul axe identitaire/civilisationnel, le tout étant assorti d’un programme social extrêmement dur qui nie la dimension de classe sociale populaire ou qui, plus précisément, feint d’en ignorer l’existence en tant que telle ce qui revient à privilégier de facto le bloc bourgeois. Pourquoi pas ? Mais encore faut-il que cela soit clairement assumé. Surtout si l’on se présente en défenseur du peuple français.

Cette architecture des nouveaux rapports de force laisse toutefois subsister à un niveau réticulaire sous-jacent d’autres formes d’oppositions et le clivage droite/gauche que certains cherchent à réactiver ou auquel ils tentent de se raccrocher comme des moules à leur bouchot continue bel et bien d’exister et d’être opérationnel notamment au plan local, ce qui aura probablement sa traduction lors du scrutin législatif.

Pour ce qui concerne la présidentielle, on le comprend, le bloc bourgeois est en parfait ordre de bataille, que son représentant soit ou non encore officiellement déclaré, tandis que le bloc populaire, violemment impacté par l’offensive Zemmour mais aussi rongé par la subsistance des anciens clivages droite/gauche agités en petites poupées ventriloques pour faire survivre les vieux fiefs partisans, peine à s’imposer comme un fait majoritaire alors même qu’il en va de l’avenir de la souveraineté du peuple français : en tant que peuple (y compris dans l’acception sociale du terme), en tant que souverain et en tant que nation. En cas d’absence de véritable front populaire transpartisan et faisant fi des querelles d’égos, il sera bien temps de pleurnicher ensuite pendant cinq ans sur les dégâts que pourra causer tout à loisir, relégitimé, un bloc élitaire plus arrogant et destructeur que jamais. Il n’est pas certain, alors, que le pays, déjà au bord de l’implosion, s’en remette.



jeudi 24 février 2022

 jeudi 24 février


Aujourd'hui nous fêtons: Modeste, Constant, Josèphe.

 Très talentueux, les Modeste se plaisent dans un monde artistique où rien n'est carré. Ils sont capables de beaucoup quand le déclic se fait, mais peuvent aussi végéter quand ils sont en manque d'imagination. Indifférents aux autres, ils manquent parfois des occasions qui, hélas, ne se reproduisent pas toujours.

C'est sa fête : Modeste

Le saint du jour fut évêque de Trèves, en Rhénanie, au Ve siècle.

Dicton du jour: À la saint Modeste, repique tes choux, s’il t’en reste.

Citation du jour: La modestie est le seul éclat qu'il soit permis d'ajouter à la gloire.

Charles Pinot Duclos.

Les photos du jour: Marc-Victor Cirilli

Lieux du tournage de Jean de Florette...
La ferme des "Romarins " le bassin de la Perdrix et la grotte ou Manon boucha la source...
 



 







Jean de Florette est un film franco-helvético-italo-autrichien écrit et réalisé par Claude Berri, sorti en 1986. Une suite au film, intitulée Manon des sources, sort la même année.

Il s'agit d'une adaptation du livre éponyme de Marcel Pagnol issu du diptyque romanesque L'Eau des collines (1963), lui-même tiré du film intitulé Manon des sources que l'auteur réalisa en 1952.

Acclamé par la critique, le film reçoit de très nombreuses récompenses, dont le César du meilleur acteur pour Daniel Auteuil1 en 1987 et le BAFTA du meilleur Film en 1988.

Dessin ou histoire du jour:

Remise du prix " deux fleurs " à Tourtour, au label des Villages fleuris...

Article et photos:  Gilbert Giraud sur le site: Tourtour notre village dans le ciel de Provence


Elle en aura fait couler beaucoup d’encre cette deuxième fleur (qui n’est donc pas la seconde puisque la troisième est désormais attendue)... Entre une municipalité qui tentait de trouver quelques premiers signes d’un nouvel élan qu’elle avait claironné durant des mois, entre un conseiller municipal qui voulait soigner autant sa réputation que sa clientèle, entre une pandémie qui contrariait tous les projets, entre un label qui avait mis cinq semaines pour actualiser ses résultats, rien n’avait été simple pour cette quête de la fleur tant attendue...

Après ce succès, il va falloir maintenant prouver que cette récompense n’était pas qu’un simple bouquet offert par politesse mais surtout un encouragement à poursuivre les efforts avec les services municipaux et les volontaires bénévoles qui se mobiliseront pour entretenir et amplifier le fleurissement du village... Le plus difficile, ce n’est pas de gagner deux étoiles mais surtout de continuer à les mériter : pour cela, il va falloir motiver les habitants et les employés communaux pour assurer un entretien fréquent, appliqué, rigoureux pour que les efforts déployés soient confortés au fil des mois et des années... Mais, conjointement à l’aspect esthétique, il sera aussi demandé que la commune agisse dans le domaine de la qualité de vie, le développement durable, la notion de zéro pesticide, les valeurs citoyennes et éducatives, le traitement des déchets... Encore un beau challenge que les élus "pleins d’élan(s)" auront à cœur de relever...

Belle cérémonie avec nos trois élus visiblement ravis, avec une mine manifestement enchantée (chacun à sa manière !)... Le village dans le ciel et ses trois élus aux anges...

Un petit retour sur la remise des prix :

Le 16 février 2022, François De Canson, vice-président du Comité Régional du Tourisme Provence Alpes Côte d’Azur a remis le diplôme du label villes et villages fleuris deux fleurs à Brigitte Bremond Perez, Fabien Brieugne et Christian Gagliano, élus représentants de TOURTOUR.

Air de campagne:


● Parrainages : dernière ligne droite. 
 Les maires, qui représentent plus de la moitié des élus pouvant offrir leur parrainage, sont très sollicités par les candidats à la présidentielle en quête des 500 signatures. Une pression que certains jugent «injuste». 

● Des adhérents fictifs ont-ils voté à la primaire LR ? Voilà qui fait mauvais genre à 46 jours de l’élection présidentielle. La primaire LR qui a désigné Valérie Pécresse comme candidate à la présidentielle aurait été entachée de « manœuvres frauduleuses » visant à gonfler le corps électoral, affirme Libération. Dans les fichiers, le journal a repéré un chien, répondant au nom de Douglas, inscrit en région Paca par son propriétaire pro-Ciotti, et « au moins trois personnes censées avoir rejoint le parti après leur décès ».

A la une du Parisien:

● Poutine lance une «opération militaire» en Ukraine. De longs jours que le monde était suspendu à sa décision. Le président russe l’a annoncé cette nuit, il a pris la décision d'attaquer l'Ukraine. Des explosions ont été entendues à Kiev, Odessa et dans plusieurs villes du pays. Kiev parle d’une «invasion de grande ampleur», les Etats-Unis dénoncent une «attaque injustifiée»…

● Droit international vs Poutine. « Piétiné », « violé », « bafoué », le droit international est l’un des grands perdants de cette semaine, débutée avec la reconnaissance par le président russe des territoires indépendants de Lougansk et Donetsk. A en oublier presque que le droit international repose sur un principe fondamental, que Poutine n’est pas seul à transgresser : celui de la bonne foi des Etats.

● Le Salon de l'agriculture. 
Le Salon de l’agriculture, vitrine de la profession, se tient du samedi 26 février au dimanche 6 mars à Paris. Quatre producteurs, installés dans l’Aisne, l’Aveyron, les Landes et le Finistère, nous parlent à cœur ouvert de leur métier, de leurs revenus et de leur avenir.

● L'extension du délai légal de l’IVG adoptée. Hier après-midi, les députés ont adopté la loi prolongeant le délai autorisé pour un avortement, qui passe de douze à quatorze semaines. Voici tout ce qui va changer à partir du jeudi 24 février, avec la publication de la loi au Journal officiel.
 
● Le plafond des tickets-restaurants prolongé. Pour Bruno Le Maire, pas question d’oublier les enjeux franco-français. « Ce n’est pas parce qu’il y a une crise entre l’Ukraine et la Russie que nous oublions de traiter les sujets quotidiens des Français ». Le ministre de l’Économie a annoncé le prolongement du plafond à 38 euros des titres-restaurants dans les restaurants.

Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

AUPS : Marché hebdomadaire à la Tuber Melanosporum, truffe noire d'hiver. Vente aux particuliers de truffes d'hiver par le Syndicat des trufficulteurs du Var.

 Du 25/11 au 10/03, tous les jeudis de 9h30 à 12h.


Des évènements lors d'un 24 février:

24 février 1382 : Révolte de la Harelle à Rouen

Le dimanche 24 février 1382, c'est jour de carnaval. À Rouen, l'une des principales villes du royaume de France, plusieurs centaines d'ouvriers drapiers promènent sur un char le « roi » qu'ils se sont choisi. C'est un marchand du nom de Jean le Gras. Pour rire, il décrète immédiatement l'abolition des impôts sur le sel et le vin.

On est sous le règne de Charles VI. Le roi n'a encore que treize ans et le gouvernement du royaume est assuré par un conseil de régence qui réunit ses oncles, de puissants seigneurs qui en profitent pour s'enrichir en taxant tant et plus le petit peuple. Aussi, à Rouen, la plaisanterie du « roi de carnaval » est prise à la lettre par la population qui ne cache pas son ressentiment contre les barons prévaricateurs du conseil de régence. Une émeute éclate, on ouvre les portes des prisons et pendant trois jours, ce sont des scènes de pillage. Elles visent aussi bien les hôtels particuliers des bourgeois que le chapitre de la cathédrale ou les demeures des juifs, assimilés à l'argent.

Cette révolte est dite de la Harelle, d'après « haro », le cri poussé par les émeutiers. Elle va dans la foulée inciter les Parisiens à se soulever aussi et ce sera la révolte des Maillotins, qui va faire chanceler le pouvoir...

24 février 1670 : Fondation de l'Hôtel des Invalides

Par l'ordonnance du 24 février 1670, le roi Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres. Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité »… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable. Cet Hôtel des Invalides figure aujourd'hui parmi les plus beaux monuments de la capitale.

24 février 1463: Naissance du Pic de la Mirandole

24 février 1463 à Ferrare (Italie) - 17 novembre 1494 à Florence (Italie)

Jeune homme surdoué, Giovanni Pico,  entre à l'académie de Bologne à 14 ans. Exalté par la découverte des textes de l'Antiquité, il décide de s'instruire dans tous les domaines de la connaissance en allant d'université en université, de Rome à Paris...

Extrait de Hérodote.net
Un surdoué

Tout commence en 1463 ! La France se relève de la guerre de Cent Ans et Constantinople est depuis dix ans capitale de l'empire turc. L'Italie, divisée en principautés perpétuellement en guerre les unes contre les autres, baigne en pleine Renaissance et découvre l'humanisme.

Le 24 février de cette année-là, dans le duché de Ferrare, en Italie centrale, naît Giovanni Pico, comte della Mirandola e Concordia (Pic de la Mirandole en version française).

Jeune homme surdoué, il entre à l'académie de Bologne à 14 ans et devient deux ans plus tard un spécialiste confirmé du droit.

Exalté par la découverte des textes de l'Antiquité, diffusés par des lettrés grecs qui ont fui les Turcs, il décide de s'instruire dans tous les domaines de la connaissance en allant d'université en université, de Rome à Paris.

Pic de la Mirandole mène un train de vie fastueux et possède une bibliothèque des plus réputées. Sa culture, son éloquence et son acuité de jugement lui valent d'être reçu par le roi de France Charles VIII comme par Laurent le Magnifique, le maître de Florence.

Dans l'entourage de ce dernier, il se lie d'amitié avec le philosophe Marsile Ficin et tente avec lui de concilier la philosophie de Platon et la théologie chrétienne. La Grèce ne lui suffisant pas, il se jette aussi dans l'étude des textes hébraïques ainsi qu'arabes et chaldéens.

À 23 ans, il publie 900 thèses sous le titre :Conclusions philosophiques, cabalistiques et théologiques, et, grand seigneur, invite tous les érudits à en débattre avec lui à Rome, quitte à ce qu'il leur paie les frais de déplacement ! L'initiative déplaît en haut lieu et le 31 mars 1487, Pic de la Mirandole doit renoncer à plusieurs de ses conclusions, jugées hérétiques par une commission papale.

L'année suivante, il tente de fuir en France la vindicte du Saint-Siège. Mais il est arrêté à Lyon et brièvement interné au donjon de Vincennes. À sa libération, il s'empresse de répondre à l'invitation de Laurent le Magnifique et, mettant fin à ses voyages, s'établit à Florence.

Mais le savant est fauché en pleine jeunesse par une fièvre maligne et meurt pieusement à Florence, à 31 ans. Le même jour, dans la ville soumise à l'autorité impitoyable du moine Savonarole, entre le roi de France Charles VIII à la tête de ses troupes. C'est le début des longues guerres d'Italie qui vont révéler la Renaissance aux Français...

La curiosité universelle et les connaissances encyclopédiques de Pic de la Mirandole sont devenues proverbiales. Il arrive encore qu'une personne érudite se fasse appeler avec une pointe d'ironie : « Pic de la Mirandole ».....

 Quelques mots sur...Alain Prost

Alain Prost est né le 24 février 1955 à Lorette dans la Loire. Il est un pilote automobile français. Quadruple champion du monde des pilotes de Formule 1 en 1985, 1986, 1989 et 1993, victorieux de 51 Grand Prix de Formule 1 entre 1980 à 1993, celui que l'on surnomme Le Professeur est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport.
Les débuts (1972-1980). Champion d’Europe juniors de karting en 1972, puis champion de France de karting en 1974, il passe au sport automobile en 1974. Lauréat du Volant Elf en 1976, puis auteur d'une domination écrasante en Formule Renault et en Formule 3 (dans les championnats nationaux puis européens), Alain Prost effectue ses premiers tours de roue en Formule 1 fin 1979, sur une McLaren. À l'occasion d'un test comparatif avec l'espoir Kevin Cogan, Prost subjugue le directeur de l'écurie Teddy Mayer en réalisant de meilleurs chronos que John Watson, le pilote titulaire de l'écurie, ce qui lui vaut d'être recruté pour la saison suivante. Dès sa première année, Prost s'affirme comme l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération, mais la médiocrité de son matériel ne lui permet pas de lutter avec les meilleurs. Fin 1980, et malgré l'arrivée chez McLaren d'une nouvelle et ambitieuse équipe dirigeante (avec à sa tête Ron Dennis), Prost rejoint l'écurie française Renault...

LES MEDIAS N'ONT PLUS AUCUNE CREDIBILITE.

 


Complotisme et Trusted News Initiative : les médias n’ont plus aucune crédibilité

par H16

Dans un précédent billet d’octobre, je notais l’apparition d’internet et de la décentralisation massive de la diffusion d’information qui ont conduit à une désaffection grandissante des médias d’information traditionnels.

Cette désaffection, en retirant progressivement aux États le pouvoir de manipulation des foules par la propagande, commence à se voir.

D’un côté, les gouvernements multiplient les lois de plus en plus restrictives sur ce qu’on peut publier, ce qu’on peut dire et ce qu’on peut diffuser. La liberté d’expression n’est plus qu’une approximation de ce qu’elle fut il y a seulement deux décennies. De l’autre côté, ces médias essayent de mettre en place des moyens plus ou moins habiles de forcer les individus à passer par eux et tentent par tous les moyens (comportementaux notamment) de discréditer toute source d’information alternative.

C’est dans ce contexte qu’apparaît un accord aussi intéressant que discret qui fut signé entre différents groupes de médias mondiaux : lancée en 2019 , la Trusted News Initiative (TNI) n’a très habilement pas fait beaucoup parler d’elle même si on en voit maintenant les effets directs sur les informations qui sont distribuées partout dans les journaux traditionnels. Cette initiative vise à repérer les « fausses informations » et autres rumeurs qui trottinent un peu partout sur les intertubes et autres réseaux sociaux, et à les dénoncer. Mieux encore : en 2020, il a été décidé, toujours dans le cadre de cette TNI, de renforcer le combat contre les « fake news » liées au coronavirus et tout ce qui tourne autour de cette question.

En somme et depuis deux ans, cette initiative permet à tous les réseaux médiatiques participants de ne parler que d’une seule voix, pour apporter les vraies bonnes informations estampillées correctes au public demandeur, et dénoncer et démystifier les intox et autres rumeurs sordides qui grouillent dans les milieux interlopes (que certains n’hésiteront pas bien sûr à qualifier d’extrême-droite, de suprémacistes, de racistes, de sexistes et d’homophobes).

Cette initiative, même si elle n’est qu’assez peu connue, regroupe malgré sa discrétion plus de 2000 chaines de télévision dans 56 pays, qui diffusent en 160 langues des informations minutieusement fact-checkées pour un public évalué à un bon gros milliard de personnes. Pas étonnant, devant une telle représentation, que les nouvelles alternatives aient tant de mal à se frayer un chemin dans la déferlante de justesse, de droiture et d’honnêteté que ces réseaux et cette initiative représentent fièrement !

Et ça marche : moyennant un pilonnage massif une diffusion ciblée de propagande d’informations choisies, le complotisme a rapidement reculé !

Comme le note Ohana dans une série de tweets particulièrement pertinents, ce terme de complotiste a été employé à toutes les sauces.

Ainsi, imaginer que le vilain virus pandémique pouvait sortir du laboratoire P4 de Wuhan fut longtemps complotiste. Bon, ce n’est plus le cas maintenant, mais au moins, la TNI a bien fait son travail à ce moment.

Ainsi, les masques sont passés d’inutiles à indispensables puis obligatoires, pour redevenir à présent inutiles selon l’OMS. Entretemps, ceux qui ont bêtement conservé à l’esprit, comme en 2019 et avant, que ces masques ne servaient à rien à l’extérieur et n’étaient utiles que pour les malades dans des lieux fermés, ont été copieusement appelés complotistes tout au long du périple étonnant de cette information depuis deux ans.

Ainsi, les médias participant à cette TNI n’eurent aucun mal à qualifier de complotistes ceux qui expliquaient que les vaccins provoquaient des myocardites. Bon certes, un papier de Nature montre à présent que, pour les hommes de moins de 40 ans, le taux de myocardites provoquées par les vaccins est supérieur à celui de la Covid 19 pour tous vaccins (on pourra lire à profit ceci ou  cela ), mais oubliez ça : seuls les complotistes persistent dans cette idée. Notez que les analyses montrant cela ne sont pas dans la presse estampillée TNI. Coïncidence ?

Ainsi furent aussi taxés de complotistes et de pourvoyeurs de fake news ceux qui mettaient en doute la bonne sécurité des vaccins. Les médias ayant signé cette TNI furent les plus nombreux et les plus virulents à démystifier à tour de bras cette abominable rumeur, pendant que trois des quatre vaccins sur le marché en étaient progressivement retirés ou limités à des classes d’âges spécifiques.


Ainsi furent aussi copieusement parqués dans le camps des vilains et des méchants ceux qui osèrent, dès le début des vaccinations, remettre en cause l’efficacité et la durée des injections. Est-il besoin de revenir sur ce fiasco, alors qu’on envisage des quatrièmes doses et qu’on observe une protection nulle (voire négative) après quelques mois seulement ? Il en est allé de même pour tous ceux qui osaient prétendre que ces technologies n’empêchaient pas la propagation du virus. Les courbes d’infection dans les pays les plus vaccinés permirent cependant de calmer un peu le déferlement de mauvaise foi des participants au TNI (qui n’ont cependant présenté ni excuse ni rétractation pour le Niagara d’articles faux qu’ils ont pourtant sortis).

Bref, on peut multiplier les exemples mais la conclusion est sans appel : les médias ne font plus leur travail de base. Ils ont remplacé le journalisme par le psittacisme, la répétition plus ou moins mécanique d’un nombre limité de mantras destinés à formatter et à former l’opinion et non l’informer.

De ce point de vue, ces médias dont la crédibilité s’effondre chaque jour plus vite n’ont fait que reproduire une technique bien connue des politiciens et notamment de ceux qui sont au pouvoir : disqualifier leurs adversaires en les étiquetant de façon infamante.

Ces vingt dernières années, les politiciens ont distribué de l’anathème à qui mieux-mieux, en qualifiant les opposants à leurs mesures liberticides d’extrémistes antidémocratiques, de suprémacistes, de racistes ou, surtout et partout, de fascistes. Sans surprise, leur crédibilité et l’adhésion du peuple s’est rapidement érodée pour arriver aux abysses actuelles.

Avec la même inventivité, les médias suivent actuellement le même chemin. La presse officielle, les chaînes de télévision et autres radios subventionnées ont simplement ajouté le complotisme à leur panoplie.

H16

mercredi 23 février 2022

 mercredi 23 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Lazare, Polycarpe, Sérène, Séréna, Raphaëlle.

 Les Lazare aiment profiter au maximum de la vie et font tout pour que cela marche. Ils bâtissent leur avenir sereinement et n'aiment pas trop que l'on vienne s'immiscer dans leurs affaires. En amour comme en amitié ils aiment la fidélité et sont vite meurtris quand on abuse de leur confiance.

C'est sa fête : Lazare

Ce Lazare-ci est un moine byzantin du IXe siècle. Il peint des icônes, ce qui lui vaut d'être torturé par les iconoclastes.
L'iconoclasme est un mouvement religieux très violent en Orient au Moyen Âge. Il voit dans la vénération des images pieuses une forme d'idolâtrie. Une impératrice de Constantinople, Théodora, met provisoirement un terme à l'iconoclasme.

Dicton du jour: Souvent quand Saint-Lazare appelle le froid, il n’en reste pas.

Citation du jour:  Il y a des gens si ennuyeux qu'ils vous font perdre une journée en cinq minutes.

Jule RENARD.

La photo du jour: par Sylvie Surtukian

Amandiers en fleurs descente de la Gineste à Marseille


L’amandier s’accommode parfaitement des pierrailles, de la sécheresse et du vent.
L’amandier se développe dans la Crau (13) et sur les flancs des collines de l’étang de Berre (13) d’où les usines et les terminaux pétroliers l’ont chassé.
Les Alpes-de-Haute-Provence (04) se sont fait une réputation dans sa production.
La « Princesse« , amande la plus fine, a contribué à la notoriété de Digne-les-Bains (04).
L’amandier est le premier arbre à fleurir dans l’année, dès le mois de février.
Ses fleurs blanches avec des reflets rosés sont les signes annonciateurs du printemps qui ne tardera plus.
Ses fleurs paraissent bien avant les feuilles et voilent l’arbre d’une robe blanche ce qui en fait le symbole de l’amour et de la virginité.
Greffé, l’amandier produit de belles récoltes.
L’amandier est réputé vivre très vieux, plus de 100 ans en moyenne.

Dessin ou histoire du jour:

Dans un village de Vendée, le vieux curé, " à l'ancienne" ne voulait pas entendre les femmes lui dire en confession qu'elles avaient trompé leur mari.

Si bien que, lorsque c'était le cas, il leur demandait de dire :
"Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
Et puis, un beau jour, ce vieux curé part à la retraite. Un jeune prêtre vient le remplacer.
Avant de partir, le vieux curé présente le nouveau aux notoriétés et lui explique la vie du village mais, bien sûr, sans dévoiler le secret de la confession.
Chaque dimanche l'église est pleine mais, lors des confessions, le vendredi, une phrase revient relativement souvent :
"Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
Au bout de quelques semaines, à la fin de l'office, le jeune prêtre va voir le maire et lui demande de faire faire le plus rapidement possible des travaux au lavoir pour mettre
un terme à tous les accidents qui lui sont rapportés..
Le maire, étant au courant de la fameuse phrase, lui tape sur l'épaule et le rassure en lui disant que ce n'est pas bien grave et qu'il n' y a jamais eu de blessées
Le jeune curé lui répond :
"A votre place, je ferais tout de même quelques travaux...car votre épouse est tombée trois fois dedans cette semaine !!!


Air de campagne:

● Parrainages. L'écologiste Yannick Jadot a obtenu hier ses 500 signatures lui permettant d'être candidat à la présidentielle. De son côté, Marine Le Pen a décidé de mettre en pause sa campagne le temps d'obtenir ses précieux sésames. Devant les députés, le Premier ministre Jean Castex a exhorté les élus à parrainer les candidats en difficulté.

A la une du Parisien:

● Des sanctions contre les Russes. Après le coup de force de Moscou, qui a reconnu l’indépendance des régions séparatistes pro-russes du Donbass, les Occidentaux sont décidés à infliger de «lourdes» représailles économiques et financières à la Russie. Mais l’envoi de troupes pour défendre l’Ukraine est exclu et il semble illusoire de vouloir arrêter le maître du Kremlin. 

● Féminicide : le policier suspecté interpellé. 
Arnaud Bonnefoy, soupçonné du meurtre de sa compagne Amanda Glain, fin janvier à Paris, s'est rendu, hier, dans le Var. Placé en garde à vue, le policier devra s'expliquer sur les circonstances du drame, mais aussi sur ses faits et gestes durant sa cavale de 20 jours.

● La chasseuse mise en examen
. La jeune fille de 17 ans, soupçonnée d'avoir tiré samedi sur une randonneuse près d'Aurillac, a été mise en examen hier pour «homicide involontaire». La chasseuse, qui a assuré avoir visé un sanglier, a été placée sous contrôle judiciaire avec «interdiction de détenir ou porter une arme».

● Chelsea-Lille (2-0). En 8e de finale aller de la Ligue des champions, les Dogues ont échoué à mater les champions d’Europe à Stamford Bridge. Le Losc est donc condamné à l'exploit lors du match retour le 16 mars.

Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.

SUR NOS ECRANS CETTE SEMAINE:

 

CGR CHABRAN



SEMAINE DU 23 octobre au 01 mars

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:

https://www.cgrcinemas.fr/draguignan-chabran/films-a-l-affiche/ 


Des évènements lors d'un 23 février:


23 février 1653 : Le roi danse !

Le 23 février 1653, le duc de Nemours organise une grande fête à Paris pour célébrer le retour du roi Louis XIV à Paris après les troubles de la Fronde...

23 février 1766 : La Lorraine devient française

Le 23 février 1766, Stanislas Leszczynski est brûlé vif dans son château de Lunéville pour s'être endormi trop près de la cheminée...

Le 23 février 1766, le vieux duc Stanislas Leszczynski meurt dans des conditions atroces, suite aux brûlures qui lui sont advenues lors d'une chute près de sa cheminée, dans son château de Lunéville. Il a 87 ans.

Stanislas Leszczynski fut un éphémère roi de Pologne avant d'avoir la chance de marier sa fille Marie au roi Louis XV et d'obtenir en viager les duchés de Lorraine et de Bar.

Camille Vignolle

Une terre disputée

Conformément aux conventions fixées avec les gouvernements de France et d'Autriche, la mort du duc Stanislas entraîne le rattachement définitif des duchés à la France, à la satisfaction du ministre de Louis XV, le duc Étienne de Choiseul.

La Lorraine, qui tire son nom de Lothaire II, arrière-petit-fils de Charlemagne, a fait partie du Saint empire romain germanique.

Anciennement duché de Haute-Lorraine (la Lorraine actuelle), il faut la distinguer du duché de Basse-Lorraine, sur l'Escaut, qui appartint à Godefroi de Bouillon, le chef de la première croisade, se désagrégea très tôt. 

La Lorraine proprement dite (Haute-Lorraine) dut défendre son indépendance contre les rois de France puis contre Charles le Téméraire. Le duc de Bourgogne fut tué en tentant de conquérir Nancy.

En 1552, le roi de France Henri II occupa les Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun). Ce fut le début de la fin : le duché devint virtuellement français.

Le duc François de Lorraine ayant épousé la future impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, il accepta en 1737 de céder ses duchés de Lorraine et du Barrois à Stanislas, roi déchu de Pologne et beau-père du jeune Louis XV, en échange du grand-duché de Toscane. La transaction mit fin à la Guerre de Succession de la Pologne.

Un duc bâtisseur

Le nouveau duc de Lorraine et du Barrois abandonnel'administration de ses terres au chancelier désigné par son gendre le roi de France, Antoine-Martin Chaumont de la Galaizière. Celui-ci lui prête serment de fidélité en 1737.

La Galaizière est créé chancelier par Stanislas (François-André Vincent, 1778, musée lorrain de Nancy)Souverain éclairé et débonnaire, Stanislas Leszczynski se contente d'animer dans son château de Lunéville une cour brillante, accueillante aux artistes et aux gens de lettres. 

Il lance à Nancy, sa capitale, la construction d'un ensemble urbain magnifique qui fait aujourd'hui la fierté de la ville.

Cet ensemble classique est dû à l'architecte lorrain Emmanuel Héré. Il réunit la vieille ville à la ville neuve de l'époque, via une grande place oblongue, dite place neuve de la Carrière (lieu où se déroulaient autrefois les tournois). Cette place communique avec la place Royale, aujourd'hui place Stanislas.

Inaugurée le 26 novembre 1755, elle est entourée d'immeubles majestueux et communique avec le reste de la ville par de splendides grilles dorées à l'or fin qui font sa célébrité dans le monde entier.

Le centre de la place est occupé depuis 1831 par une statue de Stanislas, en remplacement de la statue de Louis XV, enlevée sous la Révolution.

Regrettons, hélas, que la perspective de cet ensemble architectural ait été enlaidie par les immeubles construits aux abords de la gare à la fin du XXe siècle.

Place Stanislas à Nancy


23 février 1955: Mort de Paul Claudel

6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère (Aisne, France) - 23 février 1955 à Paris

Paul Claudel fut un diplomate très actif. Il occupa en particulier le consulat de France au Japon. Mais ce sont ses talents d'écrivain et de dramaturge qui ont fait sa gloire. Il retrouva la foi catholique de son enfance lors d'une illumination à Notre-Dame de Paris, à la Noël 1886.