samedi 23 octobre 2021

AVIS DE DECES

C'est avec tristesse que nous apprenons le décès ce matin de

Roger Démosthène CASANOVA
à l'âge de 82 ans.

Nous présentons à sa famille nos sincères condoléances.


samedi 23 octobre

Aujourd'hui nous fêtons: Jean, Elfi, Ode.

Les Jean sont imprévisibles. Ils ont beaucoup de mal à mener une vie stable car ils sont sans cesse tiraillés entre deux tendances. Prudents, ils ont toutefois toujours besoin de réfléchir avant de passer à l'action. En amour, ils trouvent d'ailleurs rarement la femme qu'il leur faut car ils lui demandent énormément.

C'est sa fête : Jean de Capestran

Gouverneur et capitaine de Pérouse au XVe siècle, le saint du jour entre chez les franciscains à la mort de sa femme et devient un remarquable prédicateur. Il meurt dans l'actuelle Croatie en prêchant la croisade contre les Turcs.

Dicton du jour: A la Saint-Jean d’automne, repiquez avant soleil levé.

Citation du jour: Donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s'enfuir.

La photo du jour par Doriane:

Vautour en plein vol

Dans le Verdon du côté de La Palud- Roubion
Bravo Doriane pour ta patience pour mettre à profit tes talents de photographe. Tes photos sont toujours un moment de plaisir.

Dessin ou histoire du jour:

Quelqu'un a mis cette annonce...

« Mercedes-Benz à vendre pour 1€ »

Personne ne croyait que cela pouvait être vrai alors personne n'a

répondu,

mais un vieil homme est allé voir la voiture.

La Dame lui a en fait vendu une Mercedes-Benz 2019, qui n'avait parcouru

que 12 000 Kms, pour 1 €.

 

Elle lui a remis les papiers et les clés de la voiture. Affaire conclue.

 

Alors que le vieil homme partait, il dit:

 

: « Je mourrai de suspense si vous ne me dites pas pourquoi cette voiture a été vendue si bon marché ?"

La Dame répondit

: « Je ne fais qu'accomplir la volonté de mon défunt mari,

où il est écrit dans son testament

que l'argent reçu de la vente

de sa Mercedes irait pour sa secrétaire . . .

 

Marchés du jour:

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS

BARJOLS

CALLAS

CLAVIERS

DRAGUIGNAN

TARADEAU

TOURTOUR

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

 

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

 

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.





Des évènements lors d'un 23 octobre:

23 octobre 1985:Fondation de l’unité d’élite de la Police nationale française : le RAID



police nationale photo

Le RAID est une unité d’intervention de la police nationale. Elle a pour mission de lutter contre le crime organisé, le grand banditisme, et le terrorisme. Le RAID intervient lors de crises majeures en réalisant des négociations ou des assauts.

23 octobre 2018:
En Chine, Xi Jiping, le président de la république populaire, inaugure le pont maritime le plus long du monde, reliant Macao à Hong Kong. Il sera ouvert au public le lendemain, 24 octobre, après avoir nécessité 9 ans de travaux, débutés le 15 décembre 2009.
Hong Kong-Zhuhai-Macao photo


Le pont Hong Kong-Zhuhai-Macao Dàqiáo, est une série de ponts et de tunnels qui relient Zhuhai (Guangdong), Hong Kong et Macao en traversant le Delta de la rivière des Perles dans le sud de la Chine.

Sa construction a débuté le 15 décembre 2009, son inauguration officielle a eu lieu le 23 octobre 2018 et son ouverture au public le 24 octobre 2018,


La dernière estimation en janvier 2018 des coûts de construction du projet d’une longueur totale de 55 kilomètres est de 120 milliards de yuans (18,4 milliards de dollars), selon le directeur financier de l’Autorité Hong Kong-Zhuhai-Macao HZMB, Su Yi.

Les infrastructures entre l'île de Lantau à Hong Kong et l'île artificielle de Zhuhai-Macao, comportent deux fois trois voies de circulation routière, quatre tunnels et quatre îles artificielles. 40 000 véhicules devraient utiliser le pont principal chaque jour, dont des navettes de bus qui circuleront toutes les dix minutes. Le pont a été conçu pour durer 120 ans. Sa superstructure en acier pèse 420 000 tonnes (soixante fois la masse de la tour Eiffel) et permet de supporter les contraintes naturelles (typhon niveau 16 et tremblement de terre niveau 8).

Le pont principal de 22,8 kilomètres traverse les eaux de Zhuhai au travers de trois ponts suspendus avec des piliers de 280 à 460 m, et de viaducs avec des piliers de 75 à 110 m. Les pylônes de maintien adoptent chacun une forme différente : nœud chinois, dauphin, voile.

Puis, un passage en tunnel sous-marin mène jusqu’aux abords de l'île de Lantau. Deux îles artificielles assurent la jonction des extrémités est et ouest du tunnel de 6,7 kilomètres. La section sous-marine permet de laisser libres d'infrastructures les couloirs maritimes majeurs de l'estuaire de la Rivière des Perles et les couloirs aériens de l'aéroport international de Hong Kong.

Le tracé longe ensuite l'île de Lantau sur 12 km.

Ce projet crée deux points de passages supplémentaires aux frontières entre la Chine continentale, Macao et Hong Kong :
deux embranchements au départ de Zhuhai ou de Macao, amènent sur une île artificielle pour le contrôle immigration et douane dans les infrastructures ZMBCF ;
au départ de Lantau, le contrôle de l'immigration et de la douane se fait dans les infrastructures HKBCF sur l'île artificielle construite à l'est de l'aéroport de Hong Kong.


Ce pont permet d'effectuer en 45 minutes en voiture ou en navette de bus, un trajet qui dure 70 minutes en ferry entre Zhuhai et Hong Kong ou environ trois heures par voie routière.

Les études préliminaires ont exclu l'ajout de voies ferrées principalement pour des raisons techniques et de rentabilité :
les voies ferrées à grande vitesse ou pour le fret nécessitent des pentes inférieures à 2 %, alors que le projet de pont-tunnel nécessitait des pentes de 3 % ;
les coûts d'infrastructure ferroviaires n'étaient pas rentabilisés par les revenus des billets et diminuaient la rentabilité de la partie routière.

Le pont principal est prolongé au nord de Lantau par un tunnel sous-marin deux fois deux voies de 4,2 km vers Tuen Mun (plus 1,2 km pour les accès), puis par un pont suspendu vers Shenzhen, créant ainsi une voie terrestre plus courte entre Zhuhai/Macao et Shenzhen.


Un premier projet de pont, nommé « Lingdingyang » a été proposé par l'ancienne mairie de la préfecture de Zhuhai, dans la fin des années 1980, pour relier Zhuhai et Hong Kong en traversant l'estuaire de la rivière des Perles via l'ile de Qi'ao (située sur la préfecture de Zhuhai) et Tuen Mun.

Les travaux préliminaires relient déjà Zhuhai à l'île de Qi'ao. La proposition a ensuite été abandonnée pour une proposition ultérieure de Pont « Hong Kong-Zhuhai-Macao ».

Construction et mise en service du pont

La construction débute le 15 décembre 2009. La partie du projet à Hong Kong rencontre des difficultés à la suite du déplacement de 3,5 m de l'île artificielle devant recevoir le poste frontière.

En novembre 2012, le groupe Bouygues Construction (filiale Dragages) remporte, en partenariat avec China Harbor, le contrat de construction du tronçon d'une 2×3 voies de 9,4 km au-dessus des eaux profondes à l'ouest de Hong Kong.

En septembre 2016, la connexion de toutes les structures du pont principal est achevée.

Le 7 juillet 2017, une cérémonie est célébrée pour annoncer l’achèvement de la structure principale du pont-tunnel.

Le pont est finalement inauguré le 23 octobre 2018 par le président de la République populaire de Chine. Le 24 octobre 2018, la structure est ouverte au public.

Début juin 2019, le pont a dépassé les 10 millions de passagers avec un flux moyen journalier de plus de 40 000 passagers.

 Quelques mots sur...

Pierre Larousse

Pierre Larousse, né le 23 octobre 1817 à Toucy dans l'Yonne, mort le 3 janvier 1875 à Paris, il se consacra à des recherches comme pédagogue, encyclopédiste, lexicographe et éditeur français. Il est surtout connu pour les dictionnaires qui portent son nom, dont Le Petit Larousse.
Né d'un père charron-forgeron et d'une mère cabaretière, il est un brillant élève déjà désireux de devenir encyclopédiste comme Diderot et obtient à 16 ans une bourse de l’université pour compléter sa formation à Versailles. De retour à Toucy, il devient, à 20 ans à peine, instituteur à l’école primaire supérieure. Pendant trois ans il cherche à renouveler la pédagogie en faisant appel à la curiosité des enfants avant de rejoindre Paris en 1840.
Pendant huit années, il suit les cours gratuits de la Sorbonne, étudie au Conservatoire des arts et métiers, au Muséum national d'histoire naturelle et au Collège de France et fréquente de grandes bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l'histoire, la philosophie, la mécanique et l'astronomie. 



Alors qu'il songe se consacrer au commerce des vins de Bourgogne en s'associant avec sa sœur et son beau-frère, il renonce et entre en 1848 à l'institution Jauffret comme répétiteur ; il y restera trois ans.

Larousse acquiert une propriété à Toucy où son désir secret de Bourguignon attaché à la terre est de cultiver la vigne. La Lexicologie des écoles primaires publiée à compte d'auteur, paraît en 1849. Une nouvelle édition de cet ouvrage est publiée en 1852 sous le titre Grammaire élémentaire lexicologique. C'est la première pierre d'un édifice monumental en gestation.

En 1851, il rencontre un homme de sa région natale, Augustin Boyer, instituteur avec lequel il se lie d'amitié. Boyer apporte les fonds nécessaires pour que les deux hommes puissent s'associer et fonder une maison d'édition, la librairie Larousse, qui se développe rapidement. Le 1er mai 1852, Pierre Larousse demande officiellement un brevet de libraire-éditeur. Le 23 octobre 1852, il reçoit l'autorisation d'exercer, ce qui permet aux deux hommes de s'installer dans un petit local loué au 2, rue Pierre-Sarrazin. Il a derrière lui plusieurs années de travail acharné. Son objectif est de tout savoir dans tous les domaines. Son autre souhait est aussi de préparer l'édition de manuels scolaires destinés aux écoles primaires, comme le Traité complet des analyses médicales.

En 1856, est publié (avec l’aide de François Pillon) le Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse. Il est condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine.

Son œuvre majeure est le Grand Dictionnaire universel du 19 e siècle. D’abord publié en fascicules entre 1863 et 1866, il les regroupe en 17 volumes de 1866 à 1876 et mit onze ans (jusqu’à sa mort) pour écrire ce dictionnaire de 22 700 pages.

Mariage, décès et succession


Après vingt-cinq ans de vie en concubinage avec Pauline Suzanne Caubel, le libertaire Pierre Larousse qui avait subi un accident vasculaire cérébral et se savait proche du terme de sa vie, l'épouse sous le régime de la communauté de biens devant le maire du 6e arrondissement le 13 janvier 1872, avec notamment pour témoins Prudence Boissière et Pierre-Augustin Boyer mais en l'absence de sa famille. Agissant de la sorte, Larousse confie en priorité la gestion de ses biens à sa compagne,

Pierre Larousse meurt de congestion cérébrale à Paris en 1875, l'année de la fondation de la société Larousse. Conformément à ses volontés, il est enterré civilement au cimetière du Montparnasse (14e division).

Aujourd’hui, le patronyme de Larousse est devenu un nom commun et l’activité de la Librairie Larousse a pris un essor considérable depuis les premiers pas lors de l’installation à Paris, rue Pierre-Sarrazin puis rue Saint-André-des-Arts.


BRASSENS A TOUJOURS MAUVAISE REPUTATION

 


Brassens a toujours mauvaise réputation

On célèbre le 22 octobre le centenaire de la naissance de Georges Brassens. Et le 29 octobre, le quarantième anniversaire de sa disparition. Mais pour lui comme pour d’autres, l’hommage se double de l’inévitable condamnation de sa prétendue misogynie. En réalité, Brassens était un tendre, du genre à se faire tout petit devant une poupée.



Attaquons-nous à ce mythe, car Brassens en est un. Et s’attaquer à un mythe n’est pas chose aisée. En réécoutant ses chansons, je me suis aperçue de l’écho qu’elles suscitaient en moi. Je me suis souvenue des soirées entières que mes parents passaient à les écouter religieusement, et moi avec eux, n’y comprenant pas grand-chose du haut de mes 10 ans. Cependant, me reste un souvenir précis : l’une d’entre elles, Le Roi, me faisait peur. Le roi des cons. Peut-être avais-je une prémonition.

Comme pour tous les mythes, il faut démystifier, mettre à mal les clichés, même s’ils ont toujours une part de vérité. Mediapartlui a consacré cet été une série d’articles, pas inintéressants quant à l’analyse de son écriture mais, comme il fallait s’y attendre, nous avons eu droit à la tarte à la crème : Brassens misogyne, Brassens mâle toxique. Et bien sûr, cela m’a fait bondir. Essayons donc de détruire cette mauvaise réputation.

Dans un long entretien accordé à Jacques Chancel pour l’une de ses « Radioscopies », Brassens, qui était un grand bavard, parle beaucoup et de tout, de poésie, de musique, de politique, de tout…sauf des femmes ! Ou très peu. Celle qu’il évoque le plus est sa mère, une Napolitaine très catholique qui lui inculqua l’amour des mélodies populaires qu’elle chantait toute la journée. N’en tirons pas de conclusions hâtives, bien que les deux femmes de sa vie, la Jeanne de la canne et celle qu’il surnomma « Püppchen » (« poupée »), celle devant qui il s’était fait tout petit, avaient respectivement trente ans et dix ans de plus que lui.

Brassens cherchait-il une mère ? Peut-être, comme tous les hommes finalement. Il était surtout d’une pudeur sans limites lorsqu’il s’agissait de l’amour, d’une pudeur émouvante. Et ses chansons d’amour dédiées à Püppchen le sont aussi. Il lui fait la plus belle des déclarations en sourdine : « J’ai l’honneur de ne pas te demander ta main, ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin », expliquant que ce n’est pas une chanson contre le mariage mais contre la cohabitation. Georges et Püppchen ne vivront jamais ensemble.


Georges Brassens et Jean Ferrat sur le plateau de « L’invité du dimanche », diffusée sur l’ORTF, mars 1969. AFP Photo
Celui qui n’a jamais été, comme nombre de ses confrères, un sous-Nabokov, a évoqué dans Saturne la maturité de Püppchen : « Cette saison, c’est toi ma belle qui a fait les frais de son jeu, toi qui a payé la gabelle, un grain de sel, dans tes cheveux ». Je veux bien être pendue si Brassens n’aimait pas les femmes. Mais la chanson qui fâche, selon les bien-pensants de Mediapart, est la fameuse : Misogynie à part,où il fait le distinguo entre les emmerdantes, les emmerdeuses et les emmerderesses. Triste époque où les déclarations de tendresse sont prises pour des déclarations de guerre. Au détour de la conversation avec Chancel, il lâche cette phrase un peu mystérieuse et pleine de sous-entendus : « L’amour pour les femmes est entaché par la sexualité, c’est pour cela qu’il faut s’en éloigner. »Nous n’en saurons pas davantage. Peut-être était-ce cela qu’il a voulu signifier quand il chantait « Quatre-vingt-quinze fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant » ? Brassens le « misogyne » s’est fait tout petit devant les femmes.

Les sous-entendus



Brassens est l’homme du sous-entendu. On dit de lui qu’il ne savait pas jouer de la guitare, qu’il répétait inlassablement les trois mêmes accords. Quelle grossière erreur. Il était au contraire un fin musicien, grand amateur et connaisseur de jazz, sa musique préférée. Et d’expliquer la métrique, compliquée pour la béotienne que je suis, du 6/8, qui est aussi celle des chansons folkloriques, concluant que le jazz n’est finalement qu’une fanfare. Lorsque Brassens nous explique la musique, tout devient simple. Parce que c’est cela qu’il cherchait avant tout : la simplicité. Rendre simple ce qui est compliqué. Voilà le grand art. « La musique doit être inattendue, et les gens doivent avoir l’impression que je parle lorsque je chante. »

Autre chef d’inculpation, son désengagement, à moins que ce ne fût du dégagement. On lui a reproché souvent de ne pas l’avoir été assez, engagé. Jean Ferrat, notamment, tout englué qu’il était dans ses certitudes. « Que voulez-vous que je dise ? À bas la guerre en Indochine ? À bas la guerre en Algérie ? C’est facile ça, et on m’aurait empêché de chanter. »La seule cause qui l’a mobilisé, c’est le refus de la peine de mort, abolie le 9 octobre 1981, quelques jours avant son ultime rendez-vous avec la camarde, comme une dernière récompense.

Certes, il a été militant anarchiste, mais pas longtemps. Antimilitariste aussi, surtout parce qu’il avait horreur de la discipline. Sa chanson Les Deux Oncles, où il renvoie dos à dos résistants et collabos, lui a été largement reprochée. Quant à son anticléricalisme, lui-même le remet en question : « Je n’ai jamais pris de position nette concernant la religion. »Mais finalement, il n’a jamais parlé que de Dieu. Ou des dieux. Héritier à la fois de nos traditions païennes et chrétiennes, amoureux de l’Antiquité et du Moyen Âge, dont il avait dévoré la poésie, avec celle des grands moralistes du xviie siècle, Brassens a peut-être été un chrétien pas très catholique et qui, avant tout, n’aimait pas les grenouilles de bénitier.

Sa façon à lui de s’engager a été de célébrer sans cesse les marginaux et les réprouvés, comme l’écrit fort joliment et justement Alphonse Bonnafé, qui a été son professeur : « Il n’y a pas de malheureux, de voyous, d’ivrognes, que Brassens, en toute sincérité, ne transfigure, parce qu’il découvre en eux une sorte de sainteté, celle de la rébellion contre l’ordre établi. »

Et puis, comme nous tous, Brassens a cherché la consolation. Et peut-être l’a-t-il trouvée dans la mort. Ou plutôt dans la vie. Il l’exprime dans la magnifique, et chère à mon cœur – car je partage avec lui son Sud natal –,Supplique pour être enterré sur la plage de Sète. Cette chanson, dans laquelle il fantasme sa mort, est peut-être sa plus vivante, sa plus sensuelle, pleine de soleil, de plage, de vent de« tarentelles et de sardanes ». Alors, saluons et écoutons inlassablement « l’éternel estivant qui passe sa mort en vacances ».

vendredi 22 octobre 2021

 vendredi 22 octobre

Aujourd'hui nous fêtons:  Elodie, Alodie, Salomé, Lomée.

Les Salomé possèdent une énergie capable de soulever des montagnes. Rien ni personne ne peut les convaincre de rebrousser chemin et elles trouvent la solution à force de patience. Ce dynamisme ne les rend pas toujours sympathiques mais elles s'en moquent car elles ne souhaitent pas être entourées de trop de gens. Extrêmement sensuelles, elles sont peu enclines à la fidélité mais ceux qui les aiment vraiment leur pardonnent ces escapades.

C'est sa fête : Élodie

Nées en Espagne d'une chrétienne et d'un musulman, Élodie et sa sœur Nunilon désobéissent au décret de l'émir de Cordoue qui leur enjoint d'embrasser la religion de leur père. Elles sont décapitées.

Dicton du jour: À la saint Vallier, faut qu'il y ait du bois au bûcher.

Citation du jour:  Tandis que le notaire lisait son testament, le mort souriait dans sa tombe : on l'écoutait enfin !

Citation de Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991)

La photo du jour:

BAMBOUS DU MANDARIN


Entre vieilles pierres et fleuve, cette bambouseraie située au cœur des Gorges de la Haute-Siagne est un paradis qui regorge de recoins charmants.
5600 RD 562
Pont de Siagne
83440 Montauroux

Dessin ou histoire du jour:



Mathieu Werth: 
Conseiller Municipal du Groupe "Draguignan, Plus Loin, Ensemble"

Le gouvernement est d'une grande bonté et extraordinairement généreux en versant 100€ aux Français qui perçoivent moins de 2000 € par mois ; généreux ?
En refusant de baisser la fiscalité sur les carburants ils vont récupérer en taxes les généreux 100 €. Quelle belle manipulation ! Un cadeau payé par le contribuable de la classe moyenne, bien évidemment. Ils se foutent vraiment de la gueule des Français
.


Commentaire du Darnaga: En plus il faudrait savoir combien coûte cette plaisanterie.
Compte tenu de la complexité administrative, il est probable que le coût de traitement soit supérieur au montant de l'aide....

Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

LA MOTTE






Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.




Des évènements lors d'un 22 octobre:

22 octobre 1797 : Premier saut en parachute

Le 22 octobre 1797, André-Jacques Garnerin (28 ans) effectue le premier saut en parachute au-dessus du parc Monceau (Paris), devant une foule de badauds...


22 octobre 1811: Naissance de Franz Liszt

22 octobre 1811 à Raiding (Autriche) - 31 juillet 1886 à Bayreuth (Allemagne)


Biographie Franz LisztPianiste virtuose, inventeur du récital et compositeur d'avant-garde très fécond, avec 700 œuvres recensées, Franz Liszt est parfois limité à l'archétype du bel artiste romantique, capable de déclencher une véritable hystérie auprès du public féminin.


Incarnation du dionysiaque selon Nietzsche, Liszt était pourtant aussi un excellent pédagogue et un homme vivant avec intensité les événements de son siècle...



22 octobre 1921: Naissance de Georges Brassens

22 octobre 1921 - 29 octobre 1981

Biographie Georges BrassensOriginaire de Cette (on écrit aujourd'hui Sète), petit port du Languedoc, le futur poète « monte » à Paris en février 1940. Il trouve asile chez sa tante Antoinette et apprend la musique sur son piano.

Anarchiste et pacifiste de cœur, il est indifférent au contexte dramatique de l'époque. En 1943, il est envoyé dans un camp de travailleurs à Basdorf, près de Berlin, au titre du STO. Il s'enfuit un an plus tard, à la faveur d'une permission, et se réfugie chez Jeanne et Marcel Planche, au 9, impasse Florimont (14e arrondissement). Il y restera 22 ans. Pour Jeanne, il écrit La cane de Jeanne et pour Marcel, qui tient un bistrot dans la rue d'Alésia voisine, sa plus célèbre chanson : L'Auvergnat.
Pour sa compagne Pupchen, rencontrée en 1947 et à laquelle il restera toujours fidèle, il écrit aussi La non demande en mariage. Ayant abandonné le piano pour la guitare en 1951, il multiplie les auditions sans succès. Au bord du découragement, le 24 janvier 1952, il obtient enfin sa chance grâce à la chanteuse Patachou qui l'a pris en affection et, malgré son trac, accepte de le produire dans son cabaret de Montmartre. La consécration vient deux ans plus tard, le 23 septembre 1954, à l'Olympia..

Georges Brassens - Chanson Pour L'Auvergnat

https://youtu.be/rrZPVQN8QDY

PASS-SANITAIRE, TEMPORAIRE, FAITES MOI RIRE

 


Le pass sanitaire, temporaire ? Faites moi rire.

par H16

Et c’est donc à la surprise générale, complète et totale de tout le monde en France que le gouvernement a décidé (pas du tout autoritairement) de prolonger le pass sanitaire en étendant sa période d’utilisation jusqu’au mois de juillet 2022. Vraiment, quelle stupéfaction ! On ne s’y attendait absolument pas !

En effet, qui aurait pu imaginer que ce gouvernement finirait par imposer ce pass dans les activités quotidiennes alors que le Chef de l’État lui-même nous avait promis le contraire quelques mois avant ? Qui aurait pu imaginer un Olivier Véran faire ainsi volte-face complet après ses discours mielleux nous assurant que ce pass serait limité à la fois dans le temps et dans ses applications à la plus stricte nécessité ?

Vraiment, c’est complètement inouï et totalement inattendu : de la part d’un gouvernement jusqu’ici exemplaire, et de politiciens qui ont toujours su respecter leurs promesses avec une ponctualité et une régularité phénoménales, il est presque choquant de découvrir ainsi la prolongation inopinée de ce pass qui sépare les Français entre lépreux irrationnels et obéissants raisonnables auxquels il convient d’attribuer quelques menus privilèges.

En plus, distribués à la population soumise, ces pass/privilèges sont forts commodes tant ils sont, une fois ainsi numérisés, faciles à révoquer à chaque fois qu’on en aura besoin : l’épidémie repart ? Hop, on empêche en quelques minutes l’accès aux restaurants, aux cafés, aux boîtes de nuit. Il reste de gros stocks de vaccins à écouler ? Hop, on invalide le pass/privilège tant qu’une piqûre supplémentaire n’a pas été faite. Etc.

Et puis ensuite, le pass pourra facilement être relié, sous une forme ou une autre, à tout aspect de la vie sociale ou administrative que l’État et ses politiciens malins auront jugé indispensable d’encadrer fermement : un matin, le pass vous autorisera à dépenser votre argent comme vous l’entendez, un matin suivant, pouf, ce ne sera plus le cas parce que vous n’avez pas fait ce qu’il faut, parce que vous avez fait ce qu’il ne fallait pas ou parce que, collectivement et avec tous les individus de votre sexe, de votre âge ou de votre classe, l’État en aura ainsi décidé.

Ah, que c’est bon de voir ainsi se profiler ce Monde d’À Peu Près qui va devenir de moins en moins flou et de plus en plus dystopique !

Certains trouveront que j’exagère et je leur confirmerai qu’évidemment, tout ceci n’est qu’une simple fiction… Qui anticipe de quelques mois, de quelques années tout au plus ce qui est en train de se mettre en place directement sous le nez des cohortes :

  • de syndicats purement et simplement collaborateurs et complètement à la botte des politiciens, comme d’habitude incapables de protéger les droits fondamentaux de ceux qu’ils mentent représenter,
  • de naïfs qui refusent de croire qu’un gouvernement démocratique puisse imposer ceci à toute une population,
  • d’idiots utiles qui persistent à voir dans ce pass une formidable opportunité de brandir leur téléphone dernier-cri pour montrer à quel point ils savent ramper en ne laissant qu’une petite trace de bave,
  • d’industriels trop heureux de se remplir les poches avec ce capitalisme de connivence sans plus aucun frein ni aucune limite.

Eh non, le pass n’est pas temporaire et absolument tout sera fait pour qu’il perdure bien au-delà de ses enjeux sanitaires : il y a trop d’investissements industriels derrière pour qu’il soit mis au placard aussi vite.

J’en veux pour preuve l’explication directement fournie par certains de ces industriels qui entendent jouer un rôle actif, profond et évidemment très lucratif pour installer enfin ce pistage complet, permanent et universel des Français (et probablement de pas mal d’Occidentaux tant la tendance se met obstinément en place). L’exemple de Thales, groupe spécialisé notamment dans la sécurité et la défense, vient immédiatement à l’esprit d’autant que le groupe français ne se cache même pas de ses ambitions de voir un jour un tel pass multi-usages déployé partout : une traduction de leur marketing,  disponible en ligne, donne l’image ci-dessous.

Et c’est logique du reste : à partir du moment où le passeport vaccinal numérique européen était déjà dans les tuyaux depuis 2018, que la crise sanitaire du Covid19 n’a fait qu’accélérer (grandement) les efforts envisagés pour le déployer, il était logique que les acteurs qui, à la suite de la Commission en 2018, s’était déjà engagés dans des développements à ce sujet, profitent à présent de l’occasion pour pousser leurs petits projets lucratifs.

Il faut comprendre qu’en réalité, la prolongation du pass sanitaire et son extension à tous les domaines possibles n’a rien de surprenant, tant il s’inscrit dans un projet industriel qui recouvre à la fois le suivi médical complet des individus, leur identité numérique complète (avec un remplacement des passeports et des cartes d’identité par exemple), puis de leur portefeuille voire (ne soyons pas fou) leurs diplômes, leurs feuilles de paie, leurs documents essentiels qui définissent absolument toute leur vie familiale, professionnelle et sanitaire… Puis politique ?

L’avantage pour les industriels est absolument énorme puisque cela leur donnera accès à des marchés publics aussi gigantesques que juteux (on parle d’un demi-milliard d’individus juste pour l’Europe), sans parler même des retombées en termes d’analyse de données que cette numérisation forcenée va amener.

Et si c’est un trésor dodu pour les industriels, il va de soi que c’est une méthode de pistage et de contrôle absolument écrasante, terrifiante et ultime pour les États qui auront absolument toutes les peines du monde à ne pas céder aux sirènes alléchantes que les lobbyistes des industriels précités leur jetteront dans les bras.

Est-ce surprenant alors que l’histoire récente et passée fourmille d’exemple de telles collusions ouvertes et profondes ?

Est-ce inimaginable de voir se mettre en place de tels plans qui vont réduire les libertés des Européens à un vague souvenir sépia alors que la crise a déjà illustré quelques magnifiques exemples de collusions et de corruption profonde ? Par exemple, l’Union européenne ne s’est-elle pas ainsi fendue d’un milliard d’euros pour un remdesivir finalement nocif ?

Plus proche de nous, en France, il faut se souvenir du niveau de collusion entre État et entreprises privées bien introduites lorsqu’il s’est agi d’installer des portiques éco-taxe : le lobbying intense de certains industriels avait permis la mise en place, au frais du contribuable, de portiques qui allaient taxer d’abord les camions puis les voitures sur toutes les grandes routes de France… Les connivences étaient nombreuses et on pourra se reporter à un intéressant résumé ici.

Pour ce pass, nous sommes clairement dans le cas d’un problème créé de toutes pièces par l’État dont seul lui pourra apporter la solution, qui lui aura été soufflée de bout en bout par des industriels à l’éthique globale assez souple puisque la mise en coupe réglée de tout un peuple ne semble pas trop leur poser de souci.

On peut ainsi imaginer que les prochaines étapes, après cette prolongation du pass, incluront la découverte – ô surprise – que le pass est parfois contrefait, ou inefficace puisqu’on ne lui a pas adjoint l’identité réelle du porteur, et qu’il conviendra donc de rendre tout ceci biométrique (par exemple). La numérisation de l’identité sera une formalité.

Comme un cheptel de vaches et de moutons, nous sommes progressivement numérotés et pucés, avant la tonte et l’abattoir. Cependant, rappelez-vous : le projet des portiques « écotax » a finalement été abandonné et cet abandon n’a pas été demandé poliment.

Si l’on veut que le pass et ses avatars suivants disparaissent, il ne saura en être différemment.

H16

jeudi 21 octobre 2021

 jeudi 21 octobre

Aujourd'hui nous fêtons:  Céline, Ursule, Ursula, Célia, Céliane.

Les Céline sont des êtres très mystérieux, doués d'une sensibilité extrême. On leur trouve un charme immense. Côté coeur, elles font preuve d'un grand sens maternel. Protectrices, elles se montrent attentives et aimantes avec leur entourage. Le cercle restreint de la famille leur convient tout à fait.

C'est sa fête : Céline

La sainte du jour vécut en Picardie au début du Ve siècle.
Elle tire sa gloire d'avoir donné le jour à Saint Rémi, évêque de Reims, qui baptisa Clovis, roi des Francs, et le rallia au catholicisme.

Dicton du jour: A la Sainte Ursule, le temps parfois est un petit printemps.

Citation du jour: Un dépôt est une contribution charitable à l'avenir de votre banque.

Ambrose BIERCE.

La photo du jour par Doriane:

Lever ou coucher de soleil cela donne parfois des spectacles vraiment inattendus



Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE




Des évènements lors d'un 21 octobre:

21 octobre 1467 : La magistrature française devient inamovible

Par un édit daté du 21 octobre 1467 et publié par le roi Louis XI, les juges du Parlement de Paris deviennent inamovibles...

21 octobre 1520 : Magellan franchit le détroit à son nom

Le 21 octobre 1520, Fernand Magellan franchit le détroit qui portera son nom, à la pointe sud du continent américain. Le navigateur baptise la Terre de Feu et l'Océan Pacifique.


Fernand de Magellan  très probablement né à Porto aux environs de 1480 et mort sur l'île de Mactan aux Philippines le 27 avril 1521, est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des grandes découvertes. Il est connu pour être à l'origine de la première circumnavigation de l'histoire — débutée en 1519 sous ses ordres et achevée en septembre 1522 sous les ordres de Juan Sebastián Elcano, son second après trois ans de voyage — en ayant navigué vers l'ouest pour rejoindre les Moluques, découvrant sur son chemin le détroit qui porte son nom aujourd'hui.

Au xve siècle, contrairement à certaines idées reçues, le fait que la Terre soit ronde était connu depuis l'Antiquité. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène en avait mesuré la circonférence avec une exactitude remarquable. Même si les écrits des Grecs, hormis ceux d’Aristote, perdirent leur autorité, ce savoir perdura pendant tout le Moyen Âge. Le Traité de la Sphère de Joannes de Sacrobosco, écrit à Paris en 1224, fut largement divulgué dans tous les cercles savants sans que l'Église y trouvât à redire. Le premier globe connu, c'est-à-dire le plus ancien conservé, est celui réalisé à Nuremberg par Martin Behaim en 1492.

À cette époque également, l'Europe avait développé un goût pour les épices exotiques, ce qui a favorisé, outre l'intérêt de géographes, celui d'explorateurs et de commerçants. Magellan était convaincu que les Moluques (« les îles aux épices ») se trouvaient dans la moitié du globe qui revenait à la couronne d'Espagne à la suite du traité de Tordesillas, lequel partageait le monde entre Castillans et Portugais depuis 1494. Il pensait qu'il pourrait rejoindre par l'ouest les « îles aux épices » qu'il avait déjà approchées lors de son séjour à Malacca en 1511-1512. Avant même qu'il n'entreprît son voyage aux îles Moluques d'où provenait en exclusivité le girofle, Magellan avait reçu des lettres d’un de ses amis personnels, le Portugais Francisco Serrão, qui s’y trouvait depuis 1512. C'est ce projet de rejoindre par l'ouest les îles des Épices, soutenu finalement par la couronne espagnole, qui conduisit la flotte qu'il commandait à effectuer le tour du monde, ce qui n'était en rien le projet initial. L'événement eut un retentissement considérable en Europe. Après un peu plus d'un quart de siècle, le projet de Christophe Colomb était enfin réalisé et comme le souligne Pierre Chaunu « jamais le monde n'a été aussi grand qu'au lendemain du périple de Magellan ».

21 octobre 1652 : Le jeune Louis XIV rentre à Paris

Le 21 octobre 1652, le roi Louis XIV (14 ans) rentre à Paris après l'échec de la Fronde des princes. Le seul résultat durable de la Fronde est le souvenir qu'elle laisse dans le cœur du jeune roi. Les craintes et les vexations lui inspireront à jamais une méfiance irréductible envers les oligarchies de nobles et de parlementaires.

21 octobre 1680 : Fondation de la Comédie-Française

Le 21 octobre 1680, par lettre de cachet ou décret, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française...

21 octobre 1848 : Mémoires d'Outre-tombe

Le 21 octobre 1848 commencent à paraître les Mémoires d'Outre-tombe. Conformément à la volonté de l'auteur, le vicomte François-René de Chateaubriand, l'oeuvre est publiée dès l'année de sa mort. Rédigée dans une prose magnifique, elle constitue le testament de l'époque romantique.

21 octobre 1833: Naissance de Alfred Nobel

21 octobre 1833 à Stockholm (Suède) - 10 décembre 1896 à San Remo (Italie)
L'industriel suédois Alfred Nobel gagna une fortune avec son invention de la dynamite. Pétri de remords (?) et dépourvu d'héritier, il créa une fondation et une série de Prix dont on parle encore...


SE RECONSTRUIRE DANS UN MONDE MEILLEUR

 

Xavier Emmanuelli et Boris Cyrulnik: «La pandémie est un minuscule problème biologique, mais un immense problème de civilisation»

ÉPOQUE

Il faut lutter contre la «déréalisation du monde» et remettre l’autre et le lien au centre de notre quotidien. Tels sont, pour les deux scientifiques français, les enseignements à tirer du covid



La peste médiévale a fait 25 millions de victimes, mais elle a aussi entraîné la protection du monde paysan, devenu indispensable pour nourrir les survivants, et le renouveau artistique: confinés chez eux, les peintres ont développé la représentation domestique en appoint à l’art religieux. La Seconde Guerre mondiale a coûté la vie à près de 80 millions de personnes, mais elle a également débouché, en France, sur la Protection maternelle infantile et la Sécurité sociale.

Autrement dit, «la catastrophe, ce n’est pas le désastre», clament Boris Cyrulnik et Xavier Emmanuelli dans Se reconstruire dans un monde meilleur, paru aux Editions HumenSciences, le 6 octobre dernier. «Moyennant les trois résiliences dont nous disposons – individuelle, sociale et naturelle –, nous pouvons profiter de la crise pour créer une dynamique nouvelle», assurent le célèbre neuropsychiatre et le fondateur de Médecins sans frontières.

L’avènement de l’homme sensible

L’axe de ce changement? Préférer l’homme sensible de Blaise Pascal à l’homme-machine de René Descartes. C’est-à-dire sortir de la politique du sprint et de la compétition pour faire de l’amour et du lien les piliers de notre quotidien. Boris Cyrulnik est catégorique: «Sans altérité, un cerveau ne fonctionne pas. Un bébé qu’on nourrit sans lui prêter aucune attention se laisse mourir. Notre tranquillisant naturel, c’est la relation.

Quant à l’ex-urgentiste Xavier Emmanuelli, il fait son mea culpa: «Dans notre système de santé, nous avons tout misé sur le soin immédiat, en affirmant que l’hôpital était une entreprise, ce qui est une grosse bêtise. Nous devons non seulement envisager le temps long de l’accompagnement, mais surtout privilégier la prévention sur la guérison. Mettre par exemple beaucoup plus de moyens pour lutter contre la délinquance alimentaire, sachant à quel point le diabète et l’hypertension sont criminels.»

Après la violence, l’alliance

En fait, c’est simple, synthétisent les intellectuels qui dialoguent de manière très claire dans cet essai. «Le monde tel qu’on le connaît est le résultat de la violence. C’est elle qui a dessiné les frontières par les affrontements, imposé les croyances par les guerres de religion et même la langue que l’on parle. C’est encore elle, la violence administrative baptisée «violence du bureau» par Hannah Arendt, qui a permis la mise en place de régimes totalitaires. Pendant toute la construction de l’humanité, on s’est calqué sur la brutalité virile, en érotisant la violence et en la rendant héroïque», expose Xavier Emmanuelli.

«Or, sanctionne Boris Cyrulnik, l’héroïsme est un signe de pathologie sociale. Quand un peuple a besoin de héros, c’est qu’il a besoin d’être réparé d’une humiliation et qu’il est incapable de se transcender sur le plan symbolique.»

Gagner moins, vivre mieux… et soutenir

Dès lors, si nos gouvernements désirent développer une société mûre et équilibrée, il faut qu’ils aient le courage de troquer les logiques de performance et de violence contre celles de soutien et d’alliance. Il en va de notre simple survie, insistent les scientifiques, alertés, eux aussi, par l’urgence climatique.

D’accord, mais comment? «En ralentissant la marche du monde. Gagner moins, mais vivre mieux et aider les foyers précarisés pour que, dès la conception du bébé, le stress ne soit pas le meilleur ami de la future mère», écrivent-ils. «Un enfant sécurisé sera un citoyen éclairé, conscient de ses responsabilités. Or la mère occidentale est souvent très seule. Famille éloignée, amis et conjoint occupés, beaucoup de mères sombrent dans la dépression. Le suicide devient d’ailleurs l’une des deux premières causes de mortalité maternelle», prévient Boris Cyrulnik.

Mortes de carences affectives

«De ce point de vue, le confinement a plutôt profité aux retrouvailles parents-enfants?», questionne Xavier Emmanuelli. «Oui, répond le psychiatre, mais selon le niveau social et l’exiguïté du logement, ce n’était pas forcément un temps de qualité.» En plus, chaque confinement risque de déboucher sur «le syndrome de la cabane», un syndrome qui consiste à ne plus avoir envie de sortir, par peur de s’exposer au danger.

Or, Boris Cyrulnik ne croit qu’aux contacts humains, élargis si possible. «Durant le premier confinement, les personnes âgées ont été privées de visites dans les homes. Beaucoup d’entre elles ont arrêté de s’alimenter et de boire. Les soignants ont diagnostiqué une mort par déshydratation. C’est faux, ces personnes sont mortes de carences affectives.»

Les enfants sans mots

Dans la même idée, le psychiatre s’en prend aux écrans. «Un enfant ne devrait pas regarder d’écran avant trois ans, car, dans cette phase pré-verbale, le petit se pétrifie devant l’image et n’apprend rien. On a établi que les enfants gardés par les écrans ont un stock de 100 à 200 mots lorsqu’ils entrent à l’école et peinent à socialiser. Alors que les enfants qui ont vu des visages, écouté des conversations, se sont disputés ou ont rigolé avec d’autres enfants, entrent à l’école avec un stock de mille mots et connaissent l’habileté relationnelle.»

L’autre problème des écrans, poursuivent les spécialistes, c’est qu’ils participent à la «déréalisation du monde» ou «anomie», terme définissant «l’absence de structure, naturelle ou culturelle, affective ou verbale». Quel que soit l’âge. «Les écrans ont apporté une nette amélioration en matière de communication, mais il ne faut pas confondre communication et relation. Si le travail via les écrans pendant les confinements a permis de limiter la casse économique, on a aussi réalisé combien il était engourdissant. Parce que, encore une fois, seule nous stimule la rencontre émotionnelle avec un·e autre. Le ou la toucher, lui parler, rire ensemble et aussi ne pas être d’accord. Cette rencontre stimule la mémoire des étudiants et maintient la vigilance des aînés», insiste Boris Cyrulnik.

Enseigner l’amour à l’école

De son côté, pour refonder la société, Xavier Emmanuelli prône l’enseignement de… l’amour dans les écoles. Explications. «La première exposition à un film pornographique arrive la plupart du temps avant 12 ans et 44% des jeunes ayant des rapports sexuels déclarent reproduire des comportements mis en scène dans ce type de films. Que leur dire ensuite sur le rapport homme-femme? Il faut que l’école prenne part à cet apprentissage et leur transmette que la vie, c’est du vrai, et que l’on peut aimer des gens.»

«C’est juste, rebondit Boris Cyrulnik, l’école doit se souvenir que les enfants, qui sont très résilients sur le plan neuronal – pendant les premières années, 200 000 à 300 000 synapses se forment à la minute –, peuvent très vite reconfigurer leur vision des choses et leur ressenti. De même qu’ils apprennent plus vite s’ils sont sécurisés, de même, les enfants sont très preneurs quand on leur explique le monde ou quand on recourt à des écrivains, cinéastes, philosophes, etc., pour le faire. Ils aiment les récits, même si ces récits sont durs, comme dans les contes. Il ne faut pas avoir peur des grands mouvements et des grands sentiments!»

A l’adolescence, le cerveau élague

Mais si les jeunes se régénèrent si vite, pourquoi de nombreux gymnasiens et étudiants n’arrivent pas à raccrocher après le confinement? «Parce que, contrairement aux enfants, l’adolescence est une période d’élagage synaptique. C’est-à-dire que les circuits cérébraux fonctionnent à l’économie et font de bonnes performances avec moins d’efforts. Encore faut-il pouvoir s’entraîner à ce changement de modèle… Comme le confinement a gelé ce reparamétrage, les adolescents et jeunes adultes se sentent plus facilement perdus que les enfants.»

Boris Cyrulnik et Xavier Emmanuelli sont confiants. Selon eux, «un être humain accompli est un être qui se sait mortel et qui produit quelque chose de particulier: du sens et de l’amour, de la sociabilité, de la compassion et de la transcendance.» Pour autant qu’il parvienne à éviter le gouffre du virtuel, l’individu de l’après-covid saura se réinventer dans une perspective plus douce, plus solidaire et plus en phase avec l’autre, assurent les scientifiques. Ils veulent le croire en tout cas.


«Se reconstruire dans un monde meilleur»
Xavier Emmanuelli et Boris Cyrulnik
Editions HumenSciences
200 p.