lundi 13 septembre 2021

 Lundi 13 septembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Aimé, Chrysostome, Lidoire, Hélidie.

D'une bonne humeur et d'un bon sens à toute épreuve, les Aimé réussissent tout ce qu'ils entreprennent, sans se départir de leur modestie souriante et de leur bienveillance. Ils se montrent en effet en tout circonstance disponibles et généreux. Mais attention à ne pas leur être infidèles.

C'est sa fête : Aimé


Le saint du jour est un ermite originaire de Grenoble et contemporain du roi Dagobert (VIIe siècle).
Un dignitaire, Romaric, lui demande de diriger le monastère qu'il vient de fonder en Lorraine et qui prendra le nom de « Romarici mons » (aujourd'hui Remiremont).

Dicton du jour: À la Saint-Aimé, point de moutons affamés.

Citation du jour: L'homme supérieur c'est celui qui d'abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions.

Confucius.

L'histoire du jour:


Georges, 88 ans, rend visite à son médecin pour un examen de routine :
- Comment ça va, Georges ?
- Très bien Docteur : Dieu veille sur moi !
- Que voulez-vous dire ?
- Ben, par exemple, la nuit dernière je me suis réveillé pour aller uriner
En ouvrant la porte des toilettes, hop, la lumière s'allume toute seule : Dieu veille sur moi !!
Quand j'ai eu fini, je referme la porte et hop, la lumière s'éteint encore toute seule : Dieu veille sur moi !!

Le docteur, intrigué par ces révélations, décide de téléphoner à l'épouse de Georges :

- Georges m'a rendu visite aujourd'hui et m'a dit que Dieu veille sur lui et qu'Il lui a allumé et éteint la lumière pour uriner cette nuit, est-ce exact ?

- Oh Putain !!! Il a encore pissé dans le frigo !!!!!!!!!!!!

Les vide-greniers:

Attention au nombre limite de vide-greniers auxquels vous pouvez participer et gare aux sanctions

La rédaction du Particulier éclaire ses lecteurs sur de nombreuses questions juridiques, fiscales ou financières. Un lecteur se demande s’il peut participer, comme vendeur, à plusieurs vide-greniers.

Les faits

J’envisage de participer à plusieurs vide-greniers à la rentrée. Ces événements ont été interdits pendant la crise sanitaire et j’ai beaucoup de choses à vendre car j’ai déménagé et fait le tri dans mes affaires. Mais un ami m’a dit que je ne pouvais pas en faire plus de deux par an. Est-ce exact ?

La marche à suivre

Un particulier ne peut vendre que deux fois par an (1) dans des « ventes au déballage ». Une attestation sur l’honneur de non-participation à deux autres manifestations de même nature (brocante, braderie…) au cours de l’année civile peut être demandée (2) . Elle est jointe au registre des vendeurs, tenu par l’organisateur du vide-greniers. Ce registre, qui sert à identifier les participants, est à la disposition des services de contrôle (gendarmerie…), puis déposé en préfecture.

Au-delà, vous risquez des sanctions

Toute fausse déclaration est pénalement répréhensible pour violation de la réglementation pour commerce illicite. Si vous participez à plus de deux vide-greniers, vous encourez jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 € d’amende (3) . La sanction peut être assortie de peines complémentaires (4) . Sachez que les revenus tirés de la vente d’objets d’occasion lors d’un vide-greniers n’ont pas à être déclarés car ils ne sont pas imposables. Sauf s’il s’agit de métaux précieux ou de biens valant plus de 5 000 € (en dehors des meubles meublants ou de l’électroménager).

Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC







Activités:  Chateaudouble


Les ateliers ZEN

Les cours particuliers en séances d'automne.
(Extérieur et intérieur) reprennent dans le plus respectueux des silences, la Méditation, 
Cours adultes uniquement en privé ou en petit groupe de 4 personnes maximum.
De l'initiation à la performance, vous êtes les bienvenus pour apprendre, développer ou juste partager un moment de zenitude. Au coin d'un feu, une tasse de thé, la nature...
Nettoyage des chakras, respiration, étirements, pause mentale... Tout ce qu'il faut pour conserver et maintenir au fil du temps son équilibre.
Uniquement sur rendez-vous.
Les tarifs des cours et des stages sont envoyés par email sur demande.
Pas sérieux, ni motivés s'abstenir.

Un peu de lecture:

Au Sein de Paris relate l’histoire des nourrices du XVIIIe siècle qui faisaient les allers-retours entre la province et la capitale pour aller chercher des bébés parisiens, les allaiter, puis les ramener à leur famille une fois sevrés. Le récit de Christian De la Hubaudière s’appuie sur des recherches minutieuses.



Nous suivons l’histoire de Marguerite qui est l’une de ces nourrices. Elle gagne sa vie en « vendant » son lait. Elle habite dans l’Orne, et fait le voyage jusqu’à la capitale. À travers l’histoire de Marguerite, c’est la vie de toutes ces nourrices de province qui est mise au grand jour. Leur histoire est méconnue, et pourtant, c’est ce métier de nourrice qui a joué un rôle important dans l’émancipation des femmes au XVIIIe siècle.
Les revenus alors créés par ces nourrices ont incontestablement augmenté le niveau de vie de leurs familles.

Il y a cependant un « mais » à cette histoire. En effet, les trajets entre la province et la capitale étaient parfois très longs. Les nourrices étaient de plus en plus recherchées car le taux de natalité était en pleine explosion à Paris. Alors les familles parisiennes cherchaient des nourrices dans des campagnes de plus en plus retirées. Mais le trajet était très éprouvant, et certains nouveau-nés mouraient en chemin. C’est aussi toute cette dimension humaine qui est relatée dans ce récit. L’auteur ne s’est pas juste contenté de raconter l’histoire de Marguerite. C’est celle de toute une génération de femmes et d’enfants.

Au Sein de Paris, c’est une histoire dans l’Histoire. Cela se ressent dès les premières pages que l’auteur s’est minutieusement documenté avant d’écrire ce récit. Les détails sont nombreux, si bien qu’on est littéralement immergés dans la France du XVIIIe siècle. L’organisation de cette « usine à lait » est minutieusement expliquée, jusqu’à sa réglementation au fur et à mesure que le métier a pris son essor. Et le tout nous emmène tranquillement, avec les nombreux changements qui s’imposent, jusqu’en

1791. Il y a donc de nombreux passages dans le livre qui ne traitent pas directement des nourrices, mais des mouvements dans tout Paris. On notera également qu’en plus du métier de nourrice, l’auteur s’attarde sur ceux de faïenciers et de dentellières.

Ce roman historique est une mine d’informations à lui seul. Il se lit pourtant comme un roman classique car l’auteur est parvenu à nous faire nous attacher à Marguerite et sa famille. Le métier de nourrice aura eu un impact important sur les mentalités, l’émancipation des femmes, et leur niveau de vie.

Un livre qui mérite d’être lu car il est aussi passionnant qu’instructif !

Des évènements lors d'un 13 septembre:

13 septembre 1515 : François 1er bat les Suisses à Marignan

Le 13 septembre 1515, le jeune roi François 1er écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan... comme ne l'ignore aucun écolier ou ancien écolier de France...


13 septembre 1592: Mort de Michel Eyquem de Montaigne

28 février 1533 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne) - 13 septembre 1592 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne)

Biographie Michel Eyquem de Montaigne


Premier grand philosophe français, Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, est conseiller à la cour des aides de Périgueux et au parlement de Bordeaux.

À 37 ans, il s'estime suffisamment avancé en âge pour préparer sa mort en philosophant comme savaient le faire les grands penseurs de l'Antiquité ; la matière de sa réflexion étant sa propre vie («Que sais-je ?»). Son œuvre maîtresse, Les Essais, naît de manière éclatante de ce projet...



 13 septembre 1959, dans la course à la Lune, l’URSS bat les États-Unis, en envoyant vers notre satellite, 2 ans après le lancement de Spoutnik, la sonde Luna II. Celle-ci a déposé sur la Lune un objet en forme de ballon affichant les armoiries de l’URSS. Elle a également réalisé quelques observations, telle que la confirmation des vents solaires. Mais, 10 ans plus tard, le 20 juillet 1969, ce sont les Américains qui envolent un homme sur la Lune, les Ruses n’ont jamais réussi.

13 septembre 1997:"Candle in the wind" d'Elton John numéro 1 au Top 50 .

La chanson "Candle In The Wind", qui atteint la première place du Top 50 le 13 septembre 1997, a une histoire assez originale. En effet il s'agit d'un remake d'une chanson enregistrée presque 25 ans auparavant par… le même artiste, à savoir Sir Elton John .

"Candle In The Wind" contait à l'origine l'histoire de la regrettée Marylin Monroe et de sa célébrité soudaine. Cette célébrité qui aurait été le début de la fin pour elle selon Elton John et son parolier Bernie Taupin. Les paroles parlent de la solitude de cette "bougie dans le vent" qui finit par s'éteindre, et cette image s'applique parfaitement à une autre grande dame du siècle dernier : Lady Diana, princesse de Galles.

C'est bien la version chantée en l'honneur de la princesse disparue qui deviendra numéro 1 en septembre 1997, après une émouvante cérémonie suivie par des millions de téléspectateurs à travers le monde. On se souvient d'Elton John chantant cette chanson si touchante, pour la frêle et tendre Diana disparue quelques jours auparavant. Un grand moment de chanson et d'émotion.


Pour écouter: cliquez sur le lien suivant:

Candle in the wind



dimanche 12 septembre 2021

 Dimanche 12 septembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Apolinaire

C'est sa fête: Apolinaire

Né à la fin du XVIe siècle, ce théologien de l'université de Salamanque entre chez les Franciscains et part en mission au Japon. Pendant les grandes persécutions des shoguns Tokugawa, il est arrêté et brûlé vif avec ses compagnons. Rien à voir avec l'auteur des11000 verges ;-)

L'OUVERTURE DE LA CHASSE DANS LE VAR

La chasse est une activité très encadrée. Les dates d’ouverture et de fermeture sont fixées chaque année par des arrêtés préfectoraux pour chaque département. Le calendrier peut également varier en fonction des espèces chassées.


Dates de chasse dans ce département
Ouverture :12 septembre 2021 à 7h
Fermeture :28 février 2022 au soir





Dicton du jour: À la Saint-Appolinaire, dernière semaille de laitue en pleine terre.

Citation du jour: Le seul moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder.

Oscar Wilde.

La photo du jour: Par Philippe love mountain

Rouge-gorge familier..

Le Rougegorge familier se présente comme un petit oiseau rondelet, avec des ailes relativement courtes atteignant péniblement le milieu de la queue. L'adulte est aisément reconnaissable à la couleur orangée qui envahit tout le devant du corps, front, lores, côtés de la tête, cou et poitrine. Cette grande zone orange est bordée d'un bandeau gris clair peu visible sur le haut du front et sur les côtés du cou et de la poitrine. Le reste du dessous est blanc sale lavé de roussâtre sur les flancs. Les parties supérieures sont d'un brun nuancé d'olive, assez sombre. Le croupion et les sus-caudales sont d'un brun un peu plus chaud. Les rémiges sont ourlées de chamois, ce qui éclaircit un peu l'aile fermée sur laquelle se détachent les couvertures primaires plus sombres. L'œil est sombre. Le bec fin, court et droit est brun foncé, avec la base un peu plus claire. Les pattes sont rougeâtres ou brunâtres suivant la lumière, quelquefois rosées.
Le juvénile a une silhouette semblable à celle de l'adulte, mais un aspect très différent. La couleur orange est absente. L'ensemble du corps est brun, largement moucheté de chamois roussâtre comme c'est la règle chez les muscicapidés. Le futur plastron orange transparaît néanmoins déjà car à ce niveau les plumes sont plus rousses qu'ailleurs. Néanmoins, il faudra attendre la mue post-juvénile pour voir apparaître les premières plumes orangées. Sur l'aile fermée se distingue nettement une barre rousse formée par les pointes des grandes couvertures ainsi colorées. Ce caractère persistera après la première mue et permettra l'année suivante de savoir qu'on a affaire à un oiseau de deuxième année. Autrement, les premières semaines, la commissure buccale jaune est bien visible.

Dessin ou histoire du jour:


Un couple d’amoureux illégitimes dîne aux chandelles dans l’appartement de la dame.
L’homme demande :
- Ton mari ne risque pas de rentrer ? ça m’embête tu sais, surtout que c’est mon meilleur ami quand même…
- Oh, ne t’inquiète pas, on  en a encore pour une bonne heure.

A ce moment là, le téléphone sonne, la femme décroche et on l’entend dire : « Oui mon chéri… non… ah… d’accord… bien sûr, à tout à l’heure.»

Elle revient à table et son amant demande :
- C’était lui ?
- Oui. Ne t’inquiète pas, on en a encore pour une bonne heure, il fait une partie de billard avec toi….

Marchés du jour:

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

MOISSAC

SALERNES

VIDAUBAN

FIGANIERES

LA  BASTIDE: marché des producteurs de juin à septembre.

BAUDUEN : Marché provençal dimanche matin de 8h à 13h selon les saisons et périodes de l'année, la grandeur du marché est susceptible de varier

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUSTous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.


Des évènements lors d'un 12 septembre:

12 septembre 1494: Naissance de François Ier

12 septembre 1494 à Cognac - 31 mars 1547 à Rambouillet

Biographie  François IerFrançois, comte d'Angoulême, devient roi de France le 1er janvier 1515, sous le nom de François Ier.

Le lendemain de ses 21 ans, il remporte sur les Suisses la bataille de Marignan. La suite de ses aventures italiennes est moins glorieuse et lui vaut une humiliante capture à Pavie.

Peu affecté par ses déboires militaires, François Ier développe une vie de cour brillante, inspirée des fastes de l'Italie.
Sous son règne s'épanouit la première Renaissance française...


12 septembre 1764: Mort de Jean-Philippe Rameau (musicien français) 

Jean-Philippe Rameau est un compositeur français et théoricien de la musique, né le 25 septembre 1683 à Dijon et mort le 12 septembre 1764 à Paris.

L'œuvre lyrique de Rameau forme la plus grande partie de sa contribution musicale et marque l'apogée du classicisme français, dont les canons s'opposèrent avec force à ceux de la musique italienne jusque tard au cours du xviiie siècle. Dans ce domaine, la création la plus célèbre du compositeur est l'opéra-ballet Les Indes galantes (1735).

Cette partie de sa production est restée oubliée pendant près de deux siècles, mais bénéficie aujourd'hui d'un mouvement incontestable de redécouverte. Ses œuvres pour clavecin, en revanche, ont toujours été présentes au répertoire : Le Tambourin, L'Entretien des Muses, Le Rappel des Oiseaux, La Poule, entre autres pièces connues, furent jouées au xixe siècle (au piano) à l'égal de celles de Bach, Couperin ou Scarlatti.

Rameau est considéré comme l'un des plus grands musiciens français et comme le premier théoricien de l'harmonie 
Maurice Chevalier, né Maurice Auguste .


12 septembre 1888:  Naissance de  Maurice Chevalier (chanteur français


Maurice Chevalier, né Maurice Auguste Chevalier le 12 septembre 1888 à Paris 20e et mort le 1er janvier 1972 à Paris 15e, est un chanteur, acteur, écrivain, parolier, danseur, imitateur, comique et brièvement chroniqueur et homme d'affaires .

Issu des milieux ouvriers du quartier de Ménilmontant, qu'il contribue à populariser, Maurice Chevalier devient chanteur de « caf'conc' » à l'âge de douze ans. De fil en aiguille, il devient dans les années folles un des artistes les plus populaires du music-hall français avant d'entamer une fructueuse carrière d'acteur à Hollywood dans les années 1930. Deux fois nommé à l'Oscar du meilleur acteur, il tourne notamment sous la direction d'Ernst Lubitsch. De retour en France, il enchaîne les succès et, pendant

l'Occupation, continue à travailler jusqu'au début de l'année 1943 ; il est brièvement inquiété à la Libération puis lavé de tout soupçon en 1945. N'ayant rien perdu de son succès, il alterne tours de chant et cinéma en France (Le silence est d'or en 1947, Ma pomme en 1950) et entame une seconde carrière à Hollywood avec le film Ariane en 1957, consacrée par le succès mondial de Gigi en 1958. Après 66 ans de carrière, il annonce une tournée d'adieux en 1967, et donne son ultime récital à Paris sur la scène du théâtre des Champs-Élysées le 20 octobre 1968. Parce qu'il ne supporte pas l'ennui et le manque du public, il décède en 1972 des complications d'une tentative de suicide.

Arborant souvent un canotier et un nœud papillon, Maurice Chevalier et son accent français volontairement forcé représentèrent au long de sa carrière une certaine image de la France et du Français à l'étranger, et notamment aux États-Unis : celle du Parisien typique, gouailleur, souriant, désinvolte et charmeur. Star internationale de son vivant, il est aujourd'hui encore l'un des chanteurs français les plus connus dans le mond. Plusieurs de ses chansons furent de grands succès populaires, telles que Prosper (Yop la boum), Dans la vie faut pas s'en faire, La Chanson du maçon, Valentine, Ah ! si vous connaissiez ma poule, Ma pomme, Ça sent si bon la France, Ça fait d'excellents Français, sa version de Y'a d'la joie, Thank Heaven for Little Girls ou encore son dernier enregistrement, le générique du film Les Aristochats.

"LA FIN D'UN MONDE" DE PATRICK BUISSON

 


Inventaire après liquidation

Patrick Buisson publie "La Fin d’un monde", Albin Michel, 2021.

Françoise Bonardel

Patrick Buisson chronique la fin d’un monde dont la cohérence a assuré la stabilité de notre société pendant des siècles. Un déclin entamé vers 1960 avec l’agonie de la paysannerie, la déchristianisation massive, le bouleversement des mentalités face au nouveau dieu de la consommation… Un texte brillant sur cette débandade collective qui, de césures en fractures, fabrique un nouveau type d’humanité.

Il y a toujours eu un « monde d’hier » dont on peut déplorer la fin par nostalgie de ce qui fut, et qui n’est plus. C’est une fissure d’un autre ordre qu’observa déjà durant la dernière guerre Stephan Zweig, jetant un regard mélancolique sur la culture européenne qu’il voyait se fissurer (Le Monde d’hier, 1943). La lézarde est depuis lors devenue fracture, et ce sont désormais les types humains et les modes de vie façonnés par deux mille ans de civilisation chrétienne qui sont selon Patrick Buisson en voie de disparition. Il ne s’agirait plus seulement de déclin, pour partie imputable à l’usure du temps, mais d’un « véritable génocide ethnoculturel » détruisant en tout premier lieu le monde rural dans lequel s’enracinait le catholicisme français.

Rédigé de main de maître, ce « grand récit » qu’est La Fin d’un monde a été conçu par l’auteur comme un mémorial, et se veut la chronique fidèle d’une débandade collective et d’une « panne de sens » probablement irréparables. Si les faits rapportés semblent la plupart du temps parler d’eux-mêmes, c’est que le livre, édifié avec la rigueur et la ferveur d’un bâtisseur de cathédrale, leur permet de retentir dans toute leur gravité.

Ces faits sont en eux-mêmes connus : agonie de la paysannerie, sécularisation touchant le cœur de l’Église catholique depuis Vatican II, déchristianisation fragilisant le tissu social des pays de culture chrétienne et entraînant un bouleversement total des mentalités et des mœurs, orchestré et encouragé par la société marchande : jouir, consommer et s’extasier d’un vide existentiel considéré comme un gage de liberté ! La force de cette enquête, menée sur une courte période (1960-1975) et remarquablement documentée, tient donc moins à ce qu’elle révèle qu’à la rigueur des analyses, à la sûreté d’un style, dont le brio exclut l’excès, et à la nature des documents rassemblés pour cette mise en lumière, crue autant que cruelle jusque dans sa sobriété même. La parole est souvent donnée aux « petites gens » et aucun témoignage n’est négligé qui puisse faire retentir la vox populi, méprisée par les intellectuels petits-bourgeois qui s’emploient à la rendre inaudible. Alors que l’autorité des corps constitués partout s’effrite, la parole et la piété du peuple semblent encore en mesure de rebâtir une sorte de « corps » mystique et christique qui inscrit l’auteur dans le sillage de Charles Péguy, de Simone Weil et de Maurice Clavel. Une manière en somme de redonner ses lettres de noblesse au « populisme » tant décrié aujourd’hui, tout en reconstituant avec précision la scène du crime : « Cette culture de la mort de Dieu dont les métastases n’avaient cessé de s’étendre depuis l’époque des Lumières. »

Il est donc clair que la « fin » dont il est question au fil de cette épopée aussi tragique que pitoyable est celle de « la vieille civilisation chrétienne » et, plus largement, du monde « traditionnel » dont la cohérence assura durant des siècles la stabilité et la continuité. Conservateur, Buisson l’est incontestablement, au sens où saint Augustin voyait dans la pérennité de l’Église la « preuve » de son origine divine et de sa légitimité spirituelle. Au sens aussi où la « liquidation du monde ancien » a entraîné quantité de « dérégulations massives » auxquelles la postmodernité n’est pas capable d’apporter les corrections nécessaires qui redoreraient du même coup le blason de la modernité qui les a provoquées. Patrick Buisson excelle à parler de l’ancien monde de haut en bas « patriarcal » et dont le démantèlement, rendu possible par « l’anthropotechnie de la modernité », est en train de produire une mutation anthropologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité : révolution hédoniste et déni de la mort, meurtre du Père et recomposition de la famille, féminisme radical, « culture jeune » envahissante, recodage de la foi « dans un langage accessible au monde moderne », etc. De césures en fractures, c’est vers un autre type d’humanité que l’on s’achemine et l’enquête, censée éclairer la crise actuelle à la lumière d’un passé somme toute récent, ne laisse guère espérer un ressaisissement ni le dépassement du clivage entre conservatisme et modernité. Ne serait-ce donc là de la part de l’auteur qu’un dernier baroud d’honneur ?

On pourrait en tout cas lui reprocher d’idéaliser la « société de transmission-assignation » issue de la culture traditionnelle, dont il passe sous silence les pesanteurs et les noirceurs pour n’en retenir que la stabilité, et la fidélité à ce qui donna jadis du sens à la vie humaine. Lui objecter aussi que la tradition chrétienne n’aurait pu perdurer deux mille ans si elle n’avait fait que conserver le dépôt sacré et ne l’avait aussi périodiquement

rénové, sans pour autant concéder à l’idéologie moderniste glorifiant quant à elle l’innovation permanente. Tout n’est sans doute pas non plus à rejeter dans le besoin d’un rapport plus personnel qu’institutionnel au divin, et un « retour » ponctuel aux sources primitives de la tradition chrétienne n’a pas fait que « délégitimer l’ancien au nom du plus ancien » ni n’a nécessairement conduit à nourrir les hérésies qui eurent d’ailleurs parfois quelque chose à dire qu’on pourrait avec profit réentendre aujourd’hui. N’est-ce pas plutôt ce secret de longévité, de stabilité nourrie de confiance restauratrice, que les sociétés occidentales de culture chrétienne devraient tenter de retrouver au lieu de laisser la consommation avilir les cœurs et la télévision remodeler les mentalités ?

Saurait-on par ailleurs réduire la parole des femmes aux vociférations hystériques de quelques excitées et ignorer qu’un nouvel équilibre entre les sexes pourrait être trouvé qui ne viriliserait pas les unes ni n’émasculerait les autres ? De Dieu au père de famille, le patriarcat qui régna en maître durant des siècles pourrait bien n’avoir été que la face visible, à la fois protectrice et coercitive, d’un besoin de continuité et « d’inscription dans un temps extra-individuel » dont rien ne permet d’affirmer qu’il n’est pas en son essence tout aussi féminin que masculin. S’il devait être néanmoins avéré que les hommes et les femmes de bonne volonté ne parviendront pas à inverser le cours des choses ou même à replâtrer l’ancien monde, du moins pourraient-ils tenter d’en transplanter les Pénates comme le fit jadis Énée, qui n’aurait pas fondé Rome s’il en était venu à penser qu’« en histoire comme dans la vie des civilisations, la vérité est dite par les ruines ».

Patrick Buisson, La Fin d’un monde, Paris, Albin Michel, 2021, 523 p.

samedi 11 septembre 2021

Samedi 11 septembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Adelphe

C'est sa fête : Adelphe

Le saint du jour est un Lorrain du VIIe siècle. Il entre au couvent bénédictin de Luxeuil (aujourd'hui Luxeuil-les-Bains, en Hautes-Saône) avant d'être élu abbé de Remiremont, dans les Vosges

Dicton du jour: Tu peux semer sans crainte, quand arrive la saint Hyacinthe.

Citation du jour: Où serait le mérite, si les héros n'avaient jamais peur ?

Alphonse Daudet.

La photo du jour: Alibabuy est à Bormes Village.

Les ruelles fleuries de Bormes-les-Mimosas, de vraies beautés


Bormes-les-Mimosas est une commune du département du Var. La commune abrite le fort de Brégançon, résidence d'État utilisée comme lieu officiel de villégiature (principalement estivale) du président de la République française.
Patrimoine du 12ème siècle, référencé parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d’histoire !
Un des charmes de Bormes les Mimosas est sa bordure maritime et l’apparence sauvage qui s’en dégage- Criques et plages de sable fin alternent sur plus de 22km !

Dessin ou histoire du jour:

Deux blondes papotent à un arrêt de bus.

La première: - Quel numéro tu attends ?
La seconde: - Le N°3. Et toi ?
La première: - Moi, c'est le N° 5.
Quelques minutes plus tard, un bus portant le N°53 fait son apparition.
Les deux blondes en chœur :
- Oh, chouette, on va pouvoir faire la route ensemble !!


Marchés du jour:

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS

BARJOLS

CALLAS

CLAVIERS

DRAGUIGNAN

TARADEAU

TOURTOUR

Les ARCS SUR ARGENS : Cellier des Archers.

Marché des PRODUCTEURS 8h 30 à 12h00


AVIS:



INFORMATION:




Chers amis,

Samedi 11 septembre, c'est la manifestation la plus importante, de très loin, depuis le début du mouvement contre le pass liberticide.

Faites tout votre possible pour y être, et faire venir vos proches, le moment est DÉCISIF !

Mercredi prochain, le 15 septembre, les soignants non vaccinés seront mis à pied, sans salaire.

Mercredi prochain, votre médecin généraliste non vacciné sera interdit d'exercer.

Et un mois plus tard, le 15 octobre, les tests PCR deviendront payants - ce qui revient à une obligation vaccinale déguisée !

C'est le moment ou jamais de créer une vague IMMENSE de résistance en descendant TOUS dans la rue.

Regardez la courbe des contaminations : le pic de l'épidémie Delta est derrière nous !

Descendons dans la rue pour le dire haut et fort : 

Nous, vaccinés et non-vaccinés, ne voulons pas du QR CODE PERMANENT ni de l'ABONNEMENT VACCINAL.

Nous voulons vivre normalement, dans une société libre, et pas dans un état policier.

Nous ne voulons pas de la 3ème dose bientôt obligatoire, puis de la 4ème, 5ème, etc..

Nous ne voulons pas injecter une substances expérimentales à nos enfants et petits-enfants, qui ne risquent rien du virus.

C'est LE MOMENT OÙ JAMAIS DE DESCENDRE DANS LA RUE TOUS ENSEMBLE, et dire STOP.

Ensemble, nous allons faire de ce samedi 11 septembre LA PLUS GRANDE MOBILISATION POPULAIRE DE LA DÉCENNIE ! 

Je compte sur vous, c'est LA manifestation qui peut tout changer !

Et d'ici là, transmettez ce message partout autour de vous, à vos contacts email, sur Facebook, Whats'app et tous les réseaux !

A demain dans la rue,

Guillaume Chopin

Où se retrouver

Draguignan: sous- préfecture ou hôpital à 14h
Fréjus: Base nature 14h
Fréjus: Minigolf de St Raphaël: 14h
Brignoles: Rue du 8 mai 1945 15 h
Cannes: Mairie à 10h30 et Kiosque à musique à 14h
Toulon: Place de la liberté à 14h
Nice: Place Garibaldi à 14h et Place Masséna ( politique) à 14h30
Marseille: Vieux port à 14h
Monaco: Place des moulins à 14h.

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

 Notre Dame de Spéluque AMPUSTous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

 

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

 


Des évènements lors d'un 11 septembre:

11 septembre 910 : Fondation de l'abbaye de Cluny



Le 11 septembre 910, le duc d'Aquitaine Guillaume 1er fonde l'abbaye de Cluny. L'ordre clunisien va très vite essaimer dans tout l'Occident. Ses abbés (Odon, Mayeul, Odilon, Hugues,...) vont remettre sur pied l'Église et préparer la réforme grégorienne...
L’abbaye bénédictine de Cluny a connu un exceptionnel rayonnement sur l’Europe.

Fondée en 910, l’Abbaye bénédictine de Cluny a connu un exceptionnel rayonnement sur l’Europe, aussi bien politique, artistique que religieux. A la fois cité et abbaye, Cluny, même privée de sa grande abbatiale, témoigne de la grandeur du mouvement de réforme monastique du Moyen- Âge.
Un empire monastique

Entre le 10ème et 12ème siècle, l’Abbaye de Cluny devient le centre d’un empire monastique européen dont l’autorité s’étendra sur plus de 1100 prieurés et plus de 10 000 moines. Un dicton rapporte que « Partout où le vent vente, l’Abbé de Cluny a rente ». Pendant trois siècles, de Bernon à Pierre le Vénérable, des abbés remarquables s’imposent comme médiateurs et conseils auprès des rois, du Pape, influençant la politique et l’histoire.La puissance temporelle et l’autorité spirituelle de Cluny à son apogée lui permettent de lancer de grands projets comme la reconquête de l’Espagne, l’organisation des grands pèlerinages et d’intervenir dans le domaine des Arts.
© Philippe Berthé CMN, Paris
L’abbaye étend son influence dans les domaines de la musique, de la peinture et surtout de l’architecture et ce, au service d’une liturgie inégalée. Des nefs hautes voutées en berceaux, une élévation sur trois étages, des chapiteaux historiés, Cluny crée et diffuse le style clunisien dans toute l’Europe. En 1130 est consacrée « Cluny III », la Major Ecclesia est un édifice gigantesque, étonnant dans l’harmonie de ses volumes. Avec 5 nefs, un chœur à déambulatoire entouré de 6 chapelles, l’église émerveille les visiteurs du Moyen- Âge qui la qualifient de « promenoir des anges ».


11 septembre 1789 : Naissance de la droite et de la gauche

Le 11 septembre 1789, les députés de l'Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d'autre du président : à droite, aux places d'honneur, s'installent les « monarchiens » guidés par Jean-Joseph Mounier. Ils sont partisans d'un veto absolu qui permettrait au roi de rejeter définitivement toute loi. À gauche s'installent les opposants qui préfèrent un simple veto suspensif (ils auront finalement gain de cause).

Cette répartition s'enracine lorsqu'à partir d'octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Les uns, hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir, s'assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l'Assemblée (ce côté réputé honorable est dit le « côté de la reine »). Les autres plus ou moins favorables à la Révolution, s'assoient à la gauche du président (le « côté du Palais-Royal »). Ils se disent « patriotes » et qualifient leurs opposants d'« aristocrates ».
De cette répartition des députés français par affinités datent les clivages entre une droite et une gauche (l'une réputée conservatrice, l'autre révolutionnaire ou réformiste) qui rythment aujourd'hui encore la vie politique dans toutes les démocraties
.

11 septembre 1917 : La dernière mission de Georges Guynemer

Le 11 septembre 1917, l'As de l'aviation Georges Guynemer est abattu par un adversaire allemand après 53 victoires. Il a 22 ans...

11 septembre 1973 : Mort tragique de Salvador Allende

Le gouvernement d'Union populaire du Chili est renversé dans des conditions dramatiques le 11 septembre 1973 par une junte militaire aux ordres d'Augusto Pinochet, commandant de l'armée de terre...
Le président socialiste Salvador Allende, élu trois ans plus tôt, est conduit au suici
de.

11 septembre 2001 : Attentats à New York et Washington


Le 11 septembre 2001, pour la deuxième fois de leur Histoire après la guerre anglo-américaine de 1812, les États-Unis sont agressés sur leur propre sol.

Quatre avions de ligne sont détournés par des terroristes islamistes de la mouvance Al Qaida. Deux s'écrasent avec leurs occupants sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et un troisième sur le Pentagone (le ministère des armées), à Washington. Le quatrième s'écrase dans un bois de Pennsylvanie, les passagers ayant tenté au sacrifice de leur vie de maîtriser les terroristes. Au total, environ 3000 morts et disparus.

L'effondrement des tours ayant été filmé en direct, l'émotion est immense dans le monde...


DROITES: IL EST ENCORE TEMPS D'ARRÊTER LA MACHINE A PERDRE;




Politique

Droite: il est encore temps d’arrêter la machine à perdre

Par David Angevin

Sans candidat unique pour 2022, la droite offrira sa réélection à Emmanuel Macron et sa vision communautariste du monde.

Chaque élection est importante pour la démocratie, mais la présidentielle et les législatives qui approchent seront décisives pour l’avenir de la France, ses valeurs, sa culture, et ses pépites économiques. Nous sommes, en tant que peuple, à la croisée des chemins : il nous reviendra d’accepter ou de refuser le « changement de civilisation » woko-progressiste et infantilisant dans lequel nous entraîne Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir. Un mandat de plus de « déconstruction », comme aime à le dire le chef de l’État, et il n’y aura plus de retour en arrière possible. Sa politique techno-étatique et son modèle anglo-saxon à la Justin Trudeau — communautariste, woke, écolo punitif par intérêt électoral — auront eu la peau de ce que nous avons collectivement mis des siècles à construire. Il est crucial que chaque Français, quel que soit son bord politique, son milieu social, son origine, sa religion, mesure l’importance de ce qui va se jouer en 2022.


Face à l’effondrement économique, industriel, éducatif, culturel et civique qui délite notre pays depuis quarante ans, face à l’explosion anxiogène de la violence et des incivilités, face au complotisme, au terrorisme, à l’emprise grandissante de l’islamisme dans les territoires perdus de la République, Emmanuel Macron, comme son prédécesseur François Hollande, se sont concentrés sur l’anecdotique et le statu quo, de Léonarda à la calamiteuse Convention citoyenne, de Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale aux récentes gesticulations marseillaises. Comme si l’immobilisme, masqué par des déclarations théâtrales bien-pensantes, pouvait créer autre chose que des Gilets jaunes. Comme si les plus modestes, en première ligne face à l’insécurité générée par l’immigration massive, pouvaient résister à la tentation populiste face à un pouvoir aveugle pour qui l’ensauvagement de la société n’existe pas. Signe des temps : au pays des Lumières, les sociologues et climatologues d’extrême gauche ont désormais plus d’influence que les intellectuels et les scientifiques.

Une présidence complaisante avec le wokisme



Confrontée à cet effondrement global qui menace ses fondations, la France ne peut s’offrir le luxe de poursuivre ces politiques pseudo progressistes qui semblent avoir pour unique ambition de se situer, au gré des sondages ou des cibles électorales, dans le « camp du bien » autoproclamé. Une poignée d’hurluberlus crient au racisme systémique de la France, pays de l’universalisme et des droits de l’homme ? Le président, comme le proposait son précédent ministre de l’Intérieur, pose quasiment un genou à terre et promet sur une chaîne américaine de « déconstruire notre propre Histoire ». Une erreur de la police, après avoir laissé les forces de l’ordre se faire caillasser chaque samedi de manifestation ? Le garant de l’autorité de l’État enchaîne les génuflexions, et déclare toute honte bue « je n’ai pas de problème à répéter le terme de violences policières » [Brut, décembre 2020 NDLR]. Une poignée d’écologistes décroissants exigent de mettre à mal notre indépendance énergétique ? Le pouvoir promet, en dépit de toute rationalité scientifique, de fermer des réacteurs nucléaires supplémentaires. Le business des éoliennes coûte des milliards et massacre nos paysages ? Greta Thunberg est à la mode ? Le pouvoir promet donc de transformer les paysages de France, 4ᵉ pays le plus vert au monde, en zone industrielle avec des milliers d’éoliennes. Les Français les plus modestes roulent dans des voitures anciennes ? On leur interdira bientôt l’accès aux centres-villes faute de pouvoir s’offrir un véhicule neuf – la version LREM du fameux et sinistre « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ». Une majorité de Français est rétive à ce « changement de civilisation » délirant pour lequel personne n’a voté ? Il suffira de rééduquer les masses à l’écologie punitive, y compris par le biais de l’Éducation nationale, comme l’a déclaré Madame Pompili. Nous pourrions poursuivre ce grotesque inventaire à l’infini, y compris sur le terrorisme, quand Emmanuel Macron, alors en précampagne, déclarait après les attentats du 13 novembre 2015 : « la France doit assumer une part de responsabilité quant au terreau sur lequel prospère le djihadisme ». Le terroriste qui tue au Bataclan est avant tout une victime des injustices sociales qui le frappent. L’autoflagellation woke poussée jusqu’à l’indécence…

Résultat de cette politique de la communication permanente, de la grandiloquence, de la bien-pensance et du déni du réel, une polarisation des positions, un manichéisme violent et vide de raison critique, une abstention galopante et la désillusion des Français. Bilan de cette politique de la dureté avec les faibles — ceux qui respectent la loi ou sont solvables — et de la lâcheté avec les forts — criminels, dealers, tenants des zones de non droit —, une démagogie d’extrême droite aux portes du pouvoir. Notre pays souffre de ces injustices criantes, de ce « en même temptisme » désastreux et cynique, qui n’a d’autre but que de se maintenir au pouvoir « quoi qu’il en coûte ». Y compris en centaines de milliers d’emplois quand il s’agit de sacrifier nos principaux atouts, les industries automobile (400 000 emplois en France), aérienne et nucléaire (200 000 emplois hautement qualifiés), sur l’autel d’une vision mystique de la lutte contre le réchauffement climatique. La France, pays exemplaire en matière d’émission de CO2, doit cesser dès 2022 de se tirer balle sur balle dans les pieds. Dans le seul domaine automobile, la mue accélérée vers le tout électrique en 2035, contre l’avis de nos constructeurs, produira plus de chômeurs que de bienfaits pour la planète, et renforcera encore la Chine au détriment de l’Europe. Pékin peut se gondoler devant tant de naïveté.

Constats accablants



La vérité, que l’exécutif s’échine à masquer en surjouant la crise du Covid depuis 18 mois, est que la France est au bord de l’effondrement dans beaucoup de domaines. Fermer le pays pendant un an et accumuler une covidette potentielle de 400 milliards d’euros aura permis au pouvoir de détourner l’attention, tout en hypothéquant l’avenir des générations futures. Mais le déni du réel à ses limites, et tous ceux qui vivent dans le monde réel ne sont pas dupes. Nous sommes au bord de l’effondrement économique, avec une dette publique à 120% du PIB, qui rend possible un scénario catastrophe à la grecque en cas de hausse des taux d’intérêt. Délitement social et moral, avec une société française rongée par les faillites d’entreprises, le chômage de masse, et une jeunesse désespérée par l’absence de perspective : plus de 25 % de chômage chez les jeunes adultes. Signe d’une société anémique et sans perspectives, nos jeunes diplômés et nos plus brillants chercheurs en sont réduits à quitter la France pour trouver un travail à la hauteur de leurs qualifications. Recul des libertés, et de la première d’entre elle, la sécurité de vivre tranquillement sur notre territoire national. Le niveau d’insécurité a atteint des niveaux inédits, les atteintes aux personnes et aux biens connaissant une hausse exponentielle partout dans l’hexagone.

Il existe une majorité dans le pays, se situant à droite comme à gauche, pour partager ce constat accablant et refuser la déconstruction de la France. Nous sommes une majorité à aimer la France, sa culture — qui existe, n’en déplaise au président de la République —, sa langue et son Histoire. Si Emmanuel Macron ne porte évidemment pas seul la responsabilité du déclassement de notre pays entamé il y a quarante ans, sa réélection verrait se poursuivre son projet, mélange de centralisme archaïque et de doctrine anglo-saxonne écolo-woke, dont la majorité silencieuse du pays ressent l’absurdité et la dangerosité.

Benoît Hamon a achevé la gauche républicaine en 2017, et Marine Le Pen « ne gagnera jamais » comme l’a compris Eric Zemmour. Tous les sondages indiquent que la France n’a jamais autant penché à droite. Si Xavier Bertrand comprend qu’il a enclenché la machine à perdre, et accepte de débattre dans une primaire avec les autres prétendants tout aussi légitimes que lui, il reviendra au vainqueur la lourde responsabilité de convaincre les Français de l’urgence vitale d’un changement de cap radical. La victoire de la droite est possible. Il faudra proposer une vraie vision de la société (forte), du charisme pour convaincre (beaucoup), et du courage pour mener les réformes indispensables (énormément). La poursuite du déclin de La France n’est pas (encore) une fatalité.