vendredi 16 avril 2021

 Vendredi 16 avril

Aujourd'hui nous fêtons: Benoît- Joseph, Cécilien, Carissa, Joachim.

Ce qui caractérise avant tout les Benoît est certainement leur amour de la perfection. Ce sont des hommes d'une extrême réserve, d'une grande pudeur, mais d'une force de caractère exemplaire, même si leur manque d'assurance leur joue parfois des tours. Lorsqu'ils parviennent à s'extérioriser, la réussite est généralement au rendez-vous.

C'est sa fête : Benoît-Joseph

Étrange saint que Benoît-Joseph Labre. Né dans l'Artois au milieu du XVIIIe siècle, il se fait chasser des couvents les plus stricts comme La Trappe ou La Chartreuse.

Il cherche Dieu en Italie, dans le vagabondage et la clochardise, sans jamais perdre sa joie de vivre. Il meurt à 35 ans dans les ruines du Colisée où il a élu domicile... Curieux que l'Église n'en ait pas encore fait le saint patron des Sans domicile.

Dicton du jour: Petite pluie d'avril fait bonne saison.

Citation du jour: Il est souvent peu raisonnable d'avoir trop tôt ou trop complètement raison.

Marie d'Agoult.

La photo du jour: 

TOURTOUR


Dessin ou histoire du jour:

Les investissement écolos / verts idéologiquesLe cimetière d'Autolib à Romorantin.


    - des dizaines de milliers de voitures électriques qui pourrissent,
    - des dizaines de milliers de batteries qui fuient et répandent leurs produits toxiques dans les sols
    - Personne n'en veut.
    - Personne ne sait qu'en faire.
    - Fabricants et casses ne veulent pas les racheter.
    - Même les recycleurs professionnels les ignorent.
    - L'Inde refuse de les importer.
    - L'usine de batteries a du fermer, car aucun constructeur au monde n'a voulu de cette technologie des "batteries chaudes"

    Hidalgo et ces amis verts, pourtant toujours prompt à "la ramener" sur à peu près tout, restent cois sur ce sujet.
    Trop gênant peut-être ?






    Marchés du jour:

    LE VENDREDI LE MARCHE EST A

    TRANS EN PROVENCE







    A table:

    Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
    Plats à emporter
    Nous proposons tous les jours :
    pizza, kanibal, Kanibalon, tagliatelles et Risotto sur commande :
    Ravioles, gnocchis soufflés, plats spéciaux
    Notre rayon de livraison est de 15kms
    Ampus, Châteaudouble,Tourtour, Montferrat,Villecroze, Figanières, Flayosc, Draguignan


    ************************

    Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
    Tel: 06 16 12 83 42

    La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

    Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN


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    Des évènements lors d'un 16 avril:

    1917 : Offensive du Chemin des Dames

    Le 16 avril 1917, le général Nivelle tente de briser la résistance allemande sur le front de l'Aisne en lançant la désastreuse et dramatique offensive du Chemin des Dames.

    Mal préparée, mal engagée, elle va entraîner un profond ressentiment chez les soldats et une reprise en main des questions militaires par le gouvernement...

    Dans l’Aisne (France) débute la bataille du Chemin des Dames à 6 heures du matin, qui se soldera par une victoire allemande le 24 octobre. La bataille fera 187 000 victimes du côté français et 163 000 du côté allemand.


    tranchées allemandes dans l'Aisne

    1943 : Découverte du LSD

    Le 16 avril 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (37 ans), employé dans les laboratoires Sandoz (aujourd'hui Novartis), à Bâle, s'injecte par mégarde un dérivé de l'acide lysergique dont il était en train d'étudier les propriétés stimulantes. Il éprouve alors des sensations euphorisantes et des hallucinations...

    On découvrira plus tard leurs similitudes avec celles qui sont provoquées par l'ergot de seigle, un champignon qui contient aussi de l'acide lysergique et peut se retrouver dans la farine du pain, provoquant le « mal des Ardents » ou « feu de Saint-Antoine », une maladie autrefois relativement fréquente !

    Cette découverte inopinée va ouvrir la voie à la drogue hallucinogène mythique des années 60 (les années « hippies ») : le LSD (Lyserg Säure Diäthylamid ou diéthylamide de l'acide lysergique). Elle sera promue aux États-Unis par un psychologue fantasque, conférencier à Harvard, Timothy Leary (1920-1996).

    1921: Naissance de La Vache qui rit, tout premier fromage fondu en portions, dont le brevet est déposé par Léon Bel.
    Les 100 ans de la vache qui rit et on ne sait toujours pas elle rit!


    1955: Invention par un professeur de philologie français (Jacques Perret) du mot ordinateur, suite à la demande d’IBM afin de lancer son “computer” en France.

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    1972: A Cap Kennedy, lancement de la mission Apollo 16, dont le module se poser sur la lune quelques jours plus tard, le 21 avril à 2h23 minutes.

    • 1927: Naissance de Joseph Ratzinger (pape allemand)
    •  ( Wikipédia)
    • Joseph Aloisius Ratzinger , né le  à Marktl, dans l'État libre de Bavière, en Allemagne, est un prélat et théologien catholique allemand, élu pape le  sous le nom de Benoît XVI . En qualité d'évêque de Rome, il est le 265e pape de l'Église catholique jusqu’à sa renonciation en 2013.

      Fils de parents opposés au nazisme, il est enrôlé de force, à l'âge de quatorze ans, dans les jeunesses hitlériennes. En 1944, il refuse d'intégrer la Waffen-SS en faisant valoir son intention d'entrer au séminaire. Libéré en 1945 du camp de prisonniers de guerre de Bad Aibling où il a été interné après avoir déserté la Wehrmacht lors de son service militaire, il commence sa


      formation de prêtre puis est ordonné en 1951 par le cardinal Michael von Faulhaber. Théologien reconnu, docteur et professeur à l'université, il participe comme peritus au concile Vatican II, où il est considéré comme réformateur et œuvre à la réforme du Saint-Office. En 1977, il est nommé par le pape Paul VI successivement archevêque de Munich et Freising et cardinal-prêtre de Santa Maria Consolatrice al Tiburtino. Le pape Jean-Paul II en fait en 1981 son préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à la tête de laquelle il reste 23 ans.

      Réputé conservateur, le cardinal Ratzinger est élu en 2005 pour succéder à Jean-Paul II et devient le premier pape allemand depuis Victor II au XIe siècle. La priorité à laquelle il consacre son pontificat est la mise en œuvre du concile Vatican II dans la continuité de la tradition de l'Église, voyant dans le concile un renouveau dans la continuité et non une rupture. Benoît XVI œuvre à une réconciliation interne de l'Église dans le domaine de la liturgie, à laquelle il accorde une importance essentielle, avec son motu proprio Summorum Pontificum, qui déclare que la messe selon le missel de 1962 et celle selon le missel de 1970 (pré et post-concile) sont un seul et même rite ayant deux expressions, la forme ordinaire et la forme extraordinaire.

      Pape théologien, Benoît XVI souhaite recentrer l'Église sur les vertus théologales, et consacre ses trois encycliques à deux d'entre elles : l'espérance et la charité. Sa troisième encyclique est sociale : il y affirme le lien étroit entre l’intelligence et la charité pour le développement humain intégral, en réponse aux défis de l'époque, en particulier économiques et écologiques. Il maintient la position ferme de l'Église sur la famille, fondée sur le mariage hétérosexuel et ouverte à la vie, prônant la fidélité et l'abstinence (notamment comme méthode de prévention du sida plus efficace que le préservatif), ce qui engendre de vifs débats et critiques. Pendant son pontificat, l'Église est agitée par la révélation d'abus sexuels perpétrés surtout dans les décennies précédentes et contre lesquels il prend des mesures intransigeantes. Il poursuit aussi le dialogue interreligieux engagé par Paul VI et Jean-Paul II, ainsi que le dialogue œcuménique avec l'Église orthodoxe.

      En 2013, après un pontificat de près de huit ans, il annonce qu'il renonce à ses fonctions, ce qui constitue la première renonciation d'un pape depuis celle de Grégoire XII en 1415. Depuis lors, devenu pape émérite, il mène une vie de silence et de prière, retiré dans le monastère Mater Ecclesiae, dont il ne sort que pour assister à quelques événements importants, notamment à l'invitation de son successeur, le pape François.

    VIGIE- LEBRUN: LE BONHEUR DANS LA PEINTURE











    Vigée-Lebrun
    Le bonheur dans la peinture

    par Camille Vignolle


    Élisabeth Vigée-Lebrun

    16 avril 1755 à Paris - 30 mars 1842 à Paris

    Élisabeth Louise Vigée-Lebrun (1755-1842) est la première Française qui se soit illustrée dans la peinture avec une renommée internationale.

    Élisabeth Vigée-Lebrun (on écrit aussi Vigée Le Brun) a réalisé l'Autoportrait au chapeau de paille ci-dessous en 1782, à 27 ans, en s'inspirant d'une peinture célèbre de Rubens : Le chapeau de paille. Cette toile reflète tout le talent de la jeune artiste qui a su se représenter avec naturel, soulignant la beauté de ses traits et mettant en scène la lumière du jour d'une remarquable façon. Séduites par le tableau, plusieurs dames de la cour, comme la princesse de Polignac, la comtesse du Barry et la reine Marie-Antoinette elle-même, ont tenu à se faire représenter avec le même chapeau. Et vêtues d'une robe-chemise en mousseline, dite « en gaulle », pour paraître encore plus naturelles !

    Autoportrait au chapeau de paille, par Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842), National Gallery (Londres)
     

    Portraitiste de l'âme


    Fille d'un pastelliste modeste, Louis Vigée, elle montre un don précoce et dès l'âge de 11 ans dessine des journées entières dans l'atelier de son père. « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n'en sera », lui aurait dit celui-ci peu avant de mourir.

    Après des cours auprès de Joseph Vernet, grand-père du peintre d'histoire Horace Vernet, elle s'établit dès quinze

    ans comme portraitiste de la société aristocratique.

    Elle est reçue et honorée en particulier par Mme Geoffrin dont le salon est fréquenté par tous les gens d'esprit.

    Elle noue aussi une amitié durable avec le peintre Hubert Robert, dont elle fait ci-dessus un admirable portrait plein de vitalité et de malice.
    Fille d'un pastelliste modeste, Louis Vigée, elle montre un don précoce et dès l'âge de 11 ans dessine des journées entières dans l'atelier de son père. « Tu seras peintre, mon enfant, ou jamais il n'en sera », lui aurait dit celui-ci peu avant de mourir.



    « Peindre à regard perdu »

    Élisabeth Louise Vigée Le Brun, Jeanne Julie Louise Le Brun se regardant dans un miroir, 1787, Collection particulièreJeune, belle et d'une agréable conversation, Élisabeth Vigée ne doit pas seulement son succès auprès des grands aristocrates à ses talents picturaux...

    Quand ses modèles masculins se font entreprenants, l'artiste s'en défend en leur disant qu'elle est en train de peindre les yeux et elle leur demande de regarder ailleurs, dans le lointain. C'est ce qu'elle raconte dans ses Souvenirs. De là, la multiplication de portraits « à regard perdu », dont l'école romantique fera sa marque de fabrique !
















    Pour consolider sa situation, l'artiste épouse le 11 janvier 1776 Jean-Baptiste Le Brun, un lointain neveu de Charles Le Brun, premier peintre de Louis XIV.

    Le couple s'établit dans un bel hôtel de la rue de Cléry (Paris) et une fille, Louise, leur naît le 12 février 1780.

    Elle offrira à sa mère l'opportunité de quelques portraits pleins de tendresse comme ci-contre.

    À défaut de se montrer bon mari, Le Brun encourage sa femme dans sa carrière et l'assiste par ses activités de marchand de tableaux.

    Par ses portraits pleins de finesse et de psychologie qui annoncent le romantisme, Élisabeth ne tarde pas à attirer l'attention de la reine Marie-Antoinette elle-même.

    La Reine Marie-Antoinette en grand costume de cour, une rose à la main (1778, Elisabeth Vigée Le Brun, château de Versailles)

    Amie de la reine

    La reine pose pour elle en 1778 et, pour la première fois, se montre ravie du résultat bien qu'Élisabeth Vigée Le Brun n'ait pas dissimulé sur ce portrait, à la différence des suivants, les petites imperfections du visage de son modèle. 

    Les deux femmes, qui sont nées la même année, vont dès lors entretenir une amitié sans nuages qui va servir la notoriété de l'artiste.

    Les nombreux portraits de la reine par Élisabeth Vigée-Lebrun reflètent le souci de la famille royale de séduire l'opinion. Ainsi, Marie-Antoinette apparaît d'abord en femme du monde, en toilette affriolante ou au contraire très légère puis en mère de famille mélancolique et en bonne épouse simple...

    On la voit ci-dessous en 1786, entourée de ses enfants. La petite dernière, Sophie, étant morte avant l'achèvement de l'oeuvre, son frère le Dauphin montre le berceau vide.

    Marie-Antoinette et ses enfants (1786, Élisabeth Vigée-Lebrun, château de Versailles)

    Coqueluche de l'Europe aristocratique

    Le 7 juin 1783, Élisabeth entre à l’Académie Royale de peinture et de sculpture grâce au soutien de Marie-Antoinette et sur ordre du roi Louis XVI. 

    Elle devient ainsi l’une des quatre femmes membres de l’Académie et entre en concurrence avec Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803), aussi habile qu'elle dans l'art du portrait mais qui ne met pas le même soin à atténuer les imperfections de ses modèles.

    Tandis que cette dernière va demeurer en France pendant la Révolution et plus ou moins tomber dans l'oubli, Élisabeth Vigée-Lebrun quitte le pays dès le 8 août 1789 avec sa fille et gagne l'Italie, Florence, Rome, Naples puis Venise.

    Élisabeth Vigée-Lebrun, Autoportrait, 1800, Saint-Pétersbourg, musée de l'HermitageInscrite sur la liste des émigrés, elle est empêchée de rentrer en France et se résout à gagner Vienne puis Saint-Pétersbourg, où elle est reçue avec beaucoup d'égards, du fait de son talent et de son ancienne amitié avec Marie-Antoinette.

    Entre temps, son mari demande et obtient le divorce pour préserver ses biens et sa vie.

    Le 8 janvier 1802, sous le Consulat, elle retrouve Paris, son hôtel et son ex-mari mais c'est pour repartir presque aussitôt à Londres, puis en Suisse et dans diverses cours européennes.

    Elle s'établit enfin à Louveciennes, près de Paris, en 1809 et commence la rédaction de ses Souvenirs.

    Femme et fière de l'être  

    À sa mort, le 30 mars 1842, Élisabeth Vigée-Lebrun est inhumée au cimetière de Louveciennes, sous l'épitaphe : « Ici enfin, je repose ».

    L'artiste a illustré de la plus belle façon qui soit le raffinement aristocratique de la France du XVIIIe siècle et la part faite aux femmes. C'est un trait qu'elle souligne avec nostalgie dans ses Souvenirs : « Les Femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées »

    Derrière la finesse du trait et la luminosité des couleurs, ses portraits de femmes, y compris ses autoportraits, témoignent aussi d'une nouvelle perception de la condition féminine : différente de son vis-à-vis masculin mais toute aussi fière, confiante et droite. 

    Mais Élisabeth Vigée-Lebrun va longtemps faire figure d'exception dans le monde de l'art. Jusqu'au XXe siècle, peu de femmes ont pu comme elle s'épanouir à travers l'art et voir leur talent reconnu. 



    jeudi 15 avril 2021

     Jeudi 15 avril

    Aujourd'hui nous fêtons: Paterne, Pair, César.

    Les Paterne sont avant tout des êtres forts, de caractère, ne se laissant rarement marcher sur les pieds. Trop orgueilleux, ils ne supportent pas d'avoir tort et font parfois fausse route...

    C'est sa fête : Paterne

    Cet évêque de Vannes serait mort en 511 comme le roi Clovis. Ses reliques auraient sauvé la ville de beaucoup de calamités, ce qui lui vaut de figurer parmi les sept patrons fondateurs de la Bretagne.

    Dicton du jour: Quand la Saint Paterne vient la saison, la chaleur vient pour de bon.

    Citation du jour: Il n'est rien qui sèche aussi vite que les larmes.

    Proverbe anglais.

    La photo de Gilles de Laclos: Les Arcs sur Argens

    Eglise paroissiale du Martyre-de-Saint-Jean-Baptiste.


    1. Dans le village neuf, en contrebas. Rue Gabriel Péri.
    2. Grand édifice de 35 m de long et 18 m de hauteur et de largeur.
    3. Chapelles latérales peintes à fresque.
    4. L’église est réputée pour sa crèche animée.
    5. Polytriptyque attribué à Jean de Troyes.
    6. 1501. Retable attribué à Jean Bréa.

    Dessin ou histoire du jour:

     

    Marchés du jour:

    LE JEUDI LE MARCHE EST A

    BARGEMON

    LES ARCS

    LES SALLES

    VILLECROZE




    Information:

     

    A table:

    Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
    Plats à emporter

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    Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
    Tel: 06 16 12 83 42

    La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

    Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN

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    Des évènements lors d'un 15 avril:

    1874 : Première exposition de l'Impressionnisme

     La naissance des impressionnistes. Une trentaine d'artistes ne sont pas acceptés par le jury du Salon officiel de Paris. Parmi eux figurent des peintres aujourd'hui célèbres: Cézanne, Degas, Monet, Pissaro, Renoir, Sisley, etc. Ils décident d'exposer eux-mêmes leurs œuvres dans l'atelier de leur ami, le photographe Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme Nadar. Quelques jours plus tard, le critique Louis Leroy dans un compte-rendu sur cette exposition parlera d'"impressionnistes" en référence au titre d'un tableau de Claude Monet: "Impression soleil levant".

    .

     1900 : Exposition universelle à Paris

    Le 15 avril 1900, Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France. 50 millions de visiteurs jusqu'à sa clôture le 12 novembre suivant. La Ville-Lumière rayonne alors de tous ses feux et l'on parlera plus tard de ces années-là avec nostalgie en les qualifiant de « Belle Époque »...

    2019 : Notre-Dame de Paris en feu

    Notre-Dame de Paris, 15 avril 2019 (DR)Le lundi 15 avril 2019, à 18h54, une caméra de la Préfecture de police de l'île de la Cité, au cœur de Paris, a détecté de la fumée qui sortait de la flèche de la cathédrale. C'était l'amorce d'un brasier qui allait détruire la « forêt » ou charpente de Notre-Dame de Paris, en partie vieille de huit siècles. La flèche et la voûte allaient rapidement s'effondrer à leur tour mais au prix d'un effort surhumain, les pompiers allaient toutefois arriver à préserver l'essentiel de la structure ainsi que la façade et ses deux tours. La France et une large fraction de la planète sont demeurées en état de sidération devant ce drame, télévisé en direct dans le monde entier.

    Il semble que le drame ait été provoqué par une accumulation de détails (panne d'un détecteur, erreur d'un surveillant...) comme en d'autres circonstances plus ou moins comparables. Mais Notre-Dame a été aussi victime du désintérêt de la classe politique pour la sauvegarde du patrimoine et de sa trop facile propension à restreindre les crédits au nom des sacro-saints « critères de Maastricht ». Comment s'en priverait-elle ? A-t-on jamais vu un conservateur de monument historique bloquer un rond-point ou mettre le feu à une voiture de police en banlieue pour qu'on s'occupe enfin de ses problèmes ?..

    1452: Naissance de Léonard de Vinci

    15 avril 1452 à Vinci (Italie) - 2 mai 1519 à Amboise

    Biographie  Léonard de Vinci

    Aussi surprenant que cela nous paraisse aujourd'hui, ce n'est pas comme peintre que Léonard est en son temps célèbre, mais comme organisateur de fêtes. Là, il déploie tout son génie d'inventeur pour développer des machines et mettre en place des spectacles comme personne n'en avait jamais vu.

    Par son génie, il symbolise la Renaissance italienne. Pourtant, il n'a pas reçu de formation poussée et connaît mal les œuvres antiques. Le nombre de tableaux qui lui sont attribués avec certitude se compte sur les doigts des deux mains. Il a projeté de rédiger 120 traités sur les sujets les plus divers, sans jamais en écrire un seul.

    Sa personnalité est aussi troublante que son génie. Prodigue avec ses amants, il tient la comptabilité de ses dépenses avec la précision d'un usurier. En somme, il reste et restera toujours un mystère...


    1679: Mort de Anne-Geneviève de Longueville

    28 août 1619 à Vincennes - 15 avril 1679 à Paris

    Biographie Anne-Geneviève de Longueville

    Anne-Geneviève de Bourbon rivalise en force de caractère avec son père Henri II de Bourbon-Condé comme avec ses frères, le grand Condé (appelé ainsi depuis sa victoire à Rocroi, à 22 ans !) et le prince de Conti.

    Ses qualités d'esprit et sa finesse emplie d'élégance n'ont d'égale que sa beauté. Elle se jette dans l'aventure de la Fronde avec ses frères et son amant, le duc de la Rochefoucauld (le futur auteur des Maximes). Elle séduit le roué Paul de Gondi, futur cardinal de Retz (et auteur de Mémoires fameuses) et même le brave Turenne qu'elle convainc de rejoindre la Fronde.


    1980: Mort de Jean-Paul Sartre

    21 juin 1905 à Paris - 15 avril 1980 à Paris

    Biographie Jean-Paul Sartre

    Jean-Paul Sartre a régné sur la pensée française après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'aux premières atteintes de la vieillesse. Sa personnalité à multiples facettes a suscité, en France mais aussi à l'étranger, de nombreuses cabales d'une violence dont on a peu idée aujourd'hui...

    Elle a la douleur de perdre son fils préféré, issu de sa relation avec le duc de la Rochefoucauld, «l'enfant de la Fronde»...


    SUPPRIMER L'ENA NE SUFFIRA PAS POUR TRANSFORMER L'ETAT

     


    Tribune libre d'accès

    «Supprimer l’ENA ne suffira pas pour transformer l’Etat» – la tribune de David Lisnard, Annie Lhéritier et Erwan Le Noan


    Le maire LR de Cannes, l’ex-chef de cabinet de Jacques Chirac à l’Elysée et le chroniqueur de l’Opinion craignent que l’Institut du service public, voulu par Emmanuel Macron, « ne soit au final qu’une fabrique d’uniformité technocratique »


    Il fallait donc bien que tout changeât pour que rien ne change vraiment. En annonçant la suppression de l’ENA après bien des tergiversations, Emmanuel Macron aurait pu amorcer une véritable réforme – indispensable – de la formation et du recrutement des hauts fonctionnaires.

    Las, en lieu et place de l’Ecole nationale d’administration, la France aura désormais un Institut du service public, toujours déconnecté de l’université, plus centralisé encore puisqu’il rassemblera 13 écoles de services publics et, dès lors, très probablement plus conformiste puisqu’il aura pour but d’être, selon les mots du Président, l’unique « creuset d’un esprit commun ». Nous craignons, pour notre part, qu’à l’instar de ce qu’est devenue l’ENA, ce nouvel institut ne soit au final qu’une fabrique d’uniformité technocratique.

    Or, le risque est grand car c’est ce conformisme qui crée non seulement le sentiment d’une forme de « tyrannie administrative » au sommet de l’Etat mais également d’un entre-soi très protecteur ne facilitant ni la prise de risque ni les intérêts supérieurs de la nation qui devraient pourtant guider l’action de ces élites, ainsi que l’avait souhaité le général de Gaulle quand fut créée l’ENA en 1945.

    Si cette volonté de réforme est à saluer, sa réalité reste celle d’une réponse technocratique au problème de la formation des élites administratives. Elle survient au demeurant fort opportunément à quelques mois de l’élection présidentielle sans répondre aux enjeux pourtant majeurs de la formation et de la sélection des élites dont notre pays a besoin. Et ce problème est grave. Faute d’avoir su allier massification et sélection, notre système d’enseignement supérieur a conduit à l’émergence de filières permettant aux étudiants de toujours plus se distinguer sur un marché du travail extraordinairement sélectif, à défaut d’être souple.

    Fragmentation. Le constat est douloureux : à l’exception de voies spécifiques pour lesquelles elle a conservé son prestige, les meilleurs élèves et ceux dont les familles accèdent aux meilleures informations d’orientation, fuient l’université française. Seuls s’y retrouveront bientôt les enfants issus des classes moyennes et modestes, qui se heurteront à un plafond de verre toujours plus oppressant, la sélection de l’élite se faisant ailleurs. Les conséquences démocratiques à long terme de cette fragmentation sont dangereuses : quelle société peut survivre en obstruant les perspectives d’avenir de sa jeunesse ?

    Les conséquences économiques sont également sous-optimales. D’abord parce que le renouvellement des élites se rétrécit progressivement, se privant de talents. Ensuite parce que la recherche n’est généralement pas centrale dans les écoles d’enseignement supérieur : le risque est grand qu’elle devienne encore plus étrangère aux élites, qui tendent déjà souvent à l’ignorer, alors même qu’elle fonde l’innovation dans un environnement compétitif.

    Il aurait donc été bien plus utile d’ouvrir enfin un vrai débat sur notre enseignement supérieur et le recrutement de nos élites plutôt que de se contenter d’une annonce de suppression de l’ENA comme on offre un scalp. Un principe doit guider la réflexion : celui du mérite, dont découle l’égalité des chances, fondée sur le talent et l’effort, qui inspire l’ambition d’offrir à chaque individu des perspectives d’ascension sociale, d’où qu’il vienne, où qu’il ait grandi et quelles que soient ses origines. Cette promesse républicaine est le fondement du « plébiscite » qui fonde notre Nation, indifférente aux différences sociales et ouverte à tous les talents. Elle n’est aujourd’hui pas effective. Ce doit être notre ambition de la décennie.

    « Il n’est plus possible aujourd’hui que toute une carrière soit définie et tracée à la sortie de l’ENA, demain du futur ISP, à 25 ans »

    Pour réussir, ce projet doit être réaliste. Il ne faut pas bouleverser ce qui fonctionne : les écoles forment d’excellents étudiants, conservons-les en encourageant leur rapprochement – mais non leur fusion – avec les universités et en ouvrant les carrières administratives aux diplômés du supérieur. Donnons davantage de place au recrutement issu du privé en redonnant à la haute fonction publique l’attrait qu’elle mérite alors que devenir haut fonctionnaire n’est plus aujourd’hui le rêve des meilleurs. Ouvrons la formation des futures élites de la nation à la concurrence entre écoles, appuyons-nous notamment sur les instituts régionaux d’administration pour diversifier les profils et rapprocher les centres de pouvoir de nos territoires.

    A l’université, il faut prolonger la loi de 2007 qui avait engagé la voie de l’autonomie. Il n’est plus concevable que les établissements soient pilotés de façon uniforme et pointilleuse par une administration centrale qui autojustifie son existence par le contrôle et la production réglementaire. Il faut leur redonner la main sur leur quotidien mais également sur leurs stratégies : à l’inverse d’une uniformité sclérosante, c’est en leur permettant de se différencier qu’elles pourront retrouver de l’attractivité. Un travail profond est aussi à conduire dans l’Education nationale pour que chaque enfant puisse s’ouvrir les voies de l’excellence, car tout commence à l’école. La transmission est un projet républicain.

    Passerelles. Voilà la pierre angulaire d’un projet de transformation de la formation et du recrutement de nos élites. Mais il ne pourra aboutir sans prendre en considération également la question du statut des hauts fonctionnaires. Il n’est plus possible aujourd’hui que toute une carrière soit définie et tracée à la sortie de l’ENA, demain du futur ISP, à 25 ans. La formation continue au sein des administrations centrales comme des collectivités territoriales doit faire partie du cursus imposé, ainsi que les passerelles entre le privé et le public qui doivent être encouragées pour que tous les talents puissent être mis au service de la République.

    L’instruction qualitative, depuis l’école jusqu’à l’université, est le socle de l’offre républicaine car, en accordant une valeur identique à tous, elle est ce qui permet à chaque individu de disposer de son avenir. Elle est la voie de l’autonomie, de l’enrichissement intellectuel et du progrès social. Elle est la pierre angulaire de l’adhésion démocratique. Elle doit être notre priorité.

    David Lisnard est maire LR de Cannes. Annie Lhéritier est préfet honoraire, ancien conseiller d’Etat, ancien chef de cabinet de Jacques Chirac à l’Elysée. Erwan Le Noan est consultant en stratégie, membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique et maître de conférences à Sciences Po.