dimanche 28 février 2021

TOUT EST POLITIQUE

 


Tout est politique

D'une rive à l'autre de la Méditerranée, le coronavirus met en pause les revendications de toute une jeunesse maghrébine

par Driss Ghali- 27 février 2021

Nationalité : Maroc
Biographie :

Driss Ghali est titulaire d'un master de la EDHEC Business School (1999-2002) et d'un master de la CentraleSupélec (2002-2003).

Il est lauréat du Concours Général en 1997. Spécialiste des relations internationales et intervenant dans de nombreux médias, il a fait carrière dans le domaine de la haute technologie.


Son parcours initial l’a mené à lancer et diriger plusieurs activités commerciales dans le domaine de la téléphonie cellulaire. C’est au tournant de l’année 2010 qu’il a décidé d’approfondir son intérêt pour les sciences sociales.


Il a profité de sa présence au Brésil, où il est installé depuis 2011, pour suivre les cours de sciences politiques de la prestigieuse Pontifica Universidade Catolica à São Paulo.

Depuis 2017, il est fondateur et manager de "Ataliya Solutions" et "La Petite Galilée" et correspondant spécial de Causeur.fr à São Paulo.

Ayant découvert David Galula (1919-1967) par le plus grand des hasards, il a immédiatement trouvé en sa pensée des clés pour comprendre la nature politique de l’homme et de son comportement en situation de danger.

Écrivain, il a publié "Mon père, le Maroc et moi" (2019) aux Éditions de l’Artilleur ainsi que "David Galula et la théorie de la contre-insurrection" (2019) aux Éditions Complicités.

Tout est politique


ARTICLE EN ACCÈS LIBRE.


Le weekend dernier, des vandales ont jeté des pierres sur les bus flambant neufs de la régie de transport urbain de Casablanca. Une dizaine de bus ont eu leurs vitres brisées.

Dans les 24h, la police marocaine a procédé à des interpellations, les prévenus sont en prison préventive et vont être jugés incessamment sous peu. Ils risquent gros : la dernière fois qu’un jeune a cassé la vitre d’un bus, il a été condamné à trois ans de prison ferme (Rabat, 2019).

En France, les mêmes faits auraient nécessité des mois d’investigation avec des expertises et des contre-expertises, des querelles entre les psychiatres et le parquet autour des « motifs du passage à l’acte » , des polémiques entre la RATP et le Conseil Régional sur le remboursement des dégâts, des manifestations de soutien aux jeunes par les « grands frères », des tweets rageurs des syndicats de la police, des menaces sur les familles des chauffeurs des bus pour qu’ils se rétractent le jour du procès… et au bout, après des dizaines de milliers d’euros dépensés : un simple rappel à la loi voire (au mieux) un sursis. Et bien sûr, j’allais oublier la polémique sur l’âge des accusés: mineurs aux yeux des ONG, grands gaillards de trente ans aux yeux de toute personne lucide.

Pourtant, que ce soit à Casablanca, Grenoble ou Lille-sud, il s’agit souvent de la même jeunesse: maghrébine et profondément attachée aux mentalités en vigueur en Afrique du Nord. Je dis bien « souvent » pour ne pas stigmatiser ceux qui se comportent correctement et ils sont nombreux.

La justice française inopérante ?

Le Maroc sait gérer cette jeunesse lorsqu’elle déborde. La France ne le sait pas ou ne le veut pas. Il faut intervenir vite et fort car la culture maghrébine apprécie la justice quand elle est rapide et décisive. Les sentences doivent tomber vite et avoir un impact. Pas de sursis ni de mise à l’épreuve: soit on est innocent, soit on part en prison. Les mentalités maghrébines n’admettent pas l’amnistie systématique offerte aux noms des « inégalités sociales ». Entre nous, l’Etat marocain a raison, il agit en fonction de l’état d’esprit de la société dont il a la tutelle. C’est la France qui campe autour d’idées périmées et réputées inopérantes.

Loin de moi l’idée que l’Etat marocain soit un parangon de la bonne gouvernance. Je dis simplement qu’en matière de sécurité et de maintien de l’ordre, il y a deux stratégies seulement: celles qui marchent et celles qui échouent. Il n’est pas question de torturer, de condamner des innocents ou de commettre l’arbitraire, il s’agit d’offrir aux gens une autorité qui corresponde à leurs mentalités. Chez nous au Maroc (et chez vous dans les cités), l’autorité se doit d’être omniprésente, visible (au point d’être palpable) et célère.  Les Français devraient sérieusement y songer s’ils ne veulent pas continuer à déverser des milliards sur des territoires qui se détachent progressivement de leur pays tels des morceaux de banquise qui prennent le large.

Une fois que l’on a résolu le problème sécuritaire, l’on peut avoir l’esprit libre pour s’occuper de ce qui importe vraiment: le problème politique. Et pour le coup, le Maroc et la France se retrouvent sur un pied d’égalité.

Confusions entre malaise social et revendications séparatistes

Au Maroc, voyous ou pas, les jeunes qui caillassent les bus ont besoin d’un avenir. Ils veulent se marier, avoir des enfants, habiter un logement décent et se soigner dans des hôpitaux où la dignité humaine est respectée. Ils aspirent à l’élévation sociale comme tout le monde, quoi de plus légitime. Or, tout ce que je viens de décrire est hors d’atteinte pour la majorité des jeunes marocains.

Un moment donné, il faudra leur dire la vérité: qu’ils n’ont aucune chance de vivre dans un monde meilleur. Ou bien, il faudra leur faire une place quitte à bousculer ceux qui bloquent la création de richesses et entravent l’ascenseur social.

En France, la même jeunesse maghrébine pose un défi politique d’une autre nature. Sa lutte est nationaliste. Les jeunes qui assiègent des commissariats et les bombardent au mortier revendiquent une souveraineté, ils n’expriment pas un malaise social. Ils sont l’avant-garde d’un peuple nouveau qui s’estime aussi légitime que le peuple français de souche. Ce peuple en émergence est fort déjà de plusieurs millions d’habitants et combine (pour le moment) les éléments arabes, berbères et noirs. Je dis bien « pour le moment » car rien ne nous assure que la Diversité des immigrés ne se retourne contre eux et que nous voyions dans le futur des tensions entre Maghrébins et Sahéliens, sur la question de la traite négrière musulmane par exemple (je tends ici une perche aux esprits brillants qui réfléchissent en ce moment à la lutte contre le séparatisme).

Pour l’instant, le problème politique que je viens d’esquisser est étouffé par la myopie des observateurs officiels. Il gagnera une acuité aveuglante le jour où une élite immigrée prendra les devants pour exiger « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Le coronavirus ne refoulera pas longtemps les problèmes

En attendant, les élites françaises parlent au nom de la jeunesse immigrée, elles l’ont convaincue du « privilège blanc » et de la « culpabilité coloniale ». Or, ce ne sont que des broutilles comparées au réveil d’un peuple qui aspire à l’émancipation politique. Demain, c’est un parti de l’Istiqlal qui va se former en France (Istiqlal : indépendance en Arabe).

Vous voyez comme moi l’iceberg qui se profile à l’horizon? Si oui, écrivez un courriel à votre député pour qu’il s’achète des jumelles lui aussi. Et profitez-en pour transférer le même message à votre eurodéputé car le même problème se posera en Hollande, en Belgique et en Allemagne.

Pour conclure, je citerai Driss Basri qui fut Ministre de l’Intérieur sous Hassan II. Interviewé par Al Jazeera en 2005 alors qu’il était en disgrâce à Paris, il déclara : « Les services secrets n’ont jamais créé d’emplois » (en Arabe dialectal : « al mukhabarate ma kate wakalsh al khoubze »).  Autrement dit, maintenir l’ordre est certes nécessaire mais ne suffit pas pour répondre aux attentes de la population. C’est une loi universelle, me semble-t-il, elle s’applique en France, au Maroc comme en Chine ou au Venezuela.

Le corona offre une trêve providentielle, quelques mois pour gagner du temps et mettre au congélateur le problème politique. Des deux côtés de la Méditerranée, les jeunes se sont laissés convaincre que le virus est l’unique préoccupation légitime. C’est habile mais insuffisant car rien ne peut faire oublier à un jeune son propre agenda. On ne peut pas refouler le réel. Comme l’inconscient, le réel a toujours le dernier mot.  Enfermez-le à double-tour, il s’arrangera pour se travestir derrière des poussées de fièvre et des accès de violence. Alors, on lui envoie la police ou les blouses blanches, on fait baisser la tension mais la racine du mal demeure intacte.

samedi 27 février 2021

  Samedi 27 février

Aujourd'hui nous fêtons:  Honorine

Les Honorine aspirent à la tranquillité, préférant rester dans leur petit coin plutôt que fréquenter la foule qui les intimide. Ce sont des femmes solitaires. Si elles ne sont pas terriblement douées pour les études, elles travaillent énormément pour compenser. D'autant que la chance n'est pas toujours à leurs côtés. En amour, elles ne se laissent jamais déborder par la passion et gardent toujours une certaine réserve.

C'est sa fête : Honorine

Honorine vivait à l'époque romaine dans le pays de Caux. Cette vierge fut martyrisée en raison de sa foi chrétienne et son corps fut jeté à la Seine puis recueilli et inhumé à Graville. En 876, ses reliques furent transférées à Conflans, un port en aval de Paris (aujourd'hui, Conflans-Sainte-Honorine, Yvelines). Elle devint alors la patronne des bateliers.

Dicton du jour: 
À la Sainte-Honorine bourgeonne l'aubépine.

Citation du jour: C'est u ne erreur fondamentale que de confondre le désarmement et la paix. Quand vous aurez la paix, le désarmement suivra.

Winston Churchill.

La photo de Gilles de Laclos:

Photo Gilles de LACLOS

Site d’un château et d’une seigneurie du nom de Gladinas qui par déformation donnera plus tard Eglazines, ce hameau troglodytique abritait 20 habitants à la fin du 19ème. Il se situe à la lisière de couches de calcaire plus étanches qui libèrent des
sources. Comme Saint Marcellin, le hameau balisait un passage obligé entre le plateau et la vallée. Avant l’ouverture de la route des Gorges au début du 20ème siècle ces sentiers de muletiers constituaient les liaisons essentielles entre ces terroirs aux ressources complémentaires.
 ©Didier AUSSIBAL-PNRGC


Dessin ou histoire du jour:

Après avoir longuement discuté et réfléchi, nous avons pris la décision importante de réfléchir encore un peu plus. A compter d'aujourd'hui et pour 7 jours, nous reviendrons vers vous dans 7 jours pour réfléchir à ce qu'on va vous dire 7 jours après.
Le vrai texte:

C'est quand même beaucoup plus clair.


INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC 

 Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

 Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

 

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi non communiqué et le dimanche à 11h

MONTFERRAT: Samedi à non communiqué

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30

TOURTOUR: Dimanche à 16h30

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

 

Marchés du jour:

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS

BARJOLS

CALLAS

CLAVIERS

DRAGUIGNAN

TARADEAU

TOURTOUR


A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

************************

Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN


**************************

RESTAURANT-PIZZERIA
LE BISTRONOMIQUE
56 Rue Neuve 83111 AMPUS
Tel: 06 95 07 64 00
Plats à emporter

***************************

Des évènements lors d'un 27 février:

1848 : Ouverture des Ateliers nationaux

Le 27 février 1848, à l'initiative de Louis Blanc, le gouvernement provisoire de la IIe République prend la décision d'ouvrir des Ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs, à Paris et en province...

1933 : Incendie du Reichstag

Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag, siège du Parlement allemand, prend feu, sans doute à l'initiative des SA nazis, commandités par Hermann Göring. Un demi-fou communiste Marinus van der Lubbe est cependant accusé du forfait.

Adolf Hitler, chancelier depuis moins d'un mois, en prend prétexte pour interdire aussitôt le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands, parti communiste allemand. 10.000 personnes proches du parti ou opposants avérés aux nazis sont internées dans les nouveaux camps de concentration.

Dès le lendemain est promulgué un «décret pour la protection du peuple et de l'État» qui suspend les libertés fondamentales, donne des pouvoirs de police exceptionnels aux Régions (Länder) et met fin à la démocratie !...

1823: Naissance de Ernest Renan

27 février 1823 à Tréguier - 2 octobre 1892 à Paris


Biographie Ernest RenanErnest Renan, issu d'une famille traditionnelle de Bretagne, perd la foi en suivant les cours du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris.

Poursuivant des études de philosophie et de lettres, il élabore un système de pensée positiviste qu'il expose dans L'avenir de la science (1848) et dans son Histoire générale et système comparé des langues sémitiques (1855), un ouvrage aux relents antisémites. Renan fait aussi scandale en 1862 avec sa leçon inaugurale au Collège de France, au cours de laquelle il présente Jésus comme simplement un «homme incomparable». Il publie ensuite plusieurs ouvrages d'histoire religieuse qui lui valent une renommée sulfureuse, notamment une Vie de Jésus(1863).

Affecté par la défaite de 1870, Renan se rallie en 1877 à la IIIe République dont il devient avec Victor Hugo l'une des gloires tutélaires. Il se fait le chantre d'une France idéale et quelque peu irréelle, débarrassée de ses doutes et de ses conflits (834).

Sa personnalité originale combine une sensibilité de poète avec une rigueur de positiviste et un humour de philosophe. Il dénonce la vision qui a cours en Allemagne d'une nation fondée sur les liens du sang et de la langue. Lui-même présente la nation comme un «plébiscite de tous les jours» fondé sur le «culte des ancêtres», «la possession en commun d'un riche legs de souvenirs» et «la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis». Les Français de son époque pouvaient se reconnaître dans cette définition.

1943 : Cri d'amour dans la Rosenstraße

Le 27 février 1943, les nazis raflent à Berlin les derniers Juifs de la ville. Il s'agit pour la plupart d'hommes mariés à des femmes de souche « aryenne ». Ils attendent dans un bâtiment de la Rosenstraße d'être déportés dans un camp d'extermination. Mais leurs épouses vont obliger le pouvoir à faire marche arrière...

LA LOGIQUE D'AERATION DES POPULATIONS

 



Coronavirus : « Pour sortir de cette épidémie, il faut entrer dans une logique d’aération des populations »

INTERVIEW Médecin généraliste, et conseiller municipal à Biarritz, le Dr Guillaume Barucq estime dans un entretien à « 20 Minutes » que les confinements en zone littorale sont des « non-sens », et que le port du masque en plein air « ne sert à rien »

  • Alors que des mesures de reconfinement sur les communes littorales des Alpes-Maritimes viennent d’être décidées, le Dr Guillaume Barucq estime au contraire qu’il faut desserrer l’étau en bord de mer.
  • Les contaminations se font généralement « en milieu fermé », analyse-t-il, et les plages ne seraient pas des environnements « à risque. »
  • Il estime également que le couvre-feu « dans une zone comme la nôtre est une aberration. »

Il prône les bienfaits du grand air… Alors qu’un confinement le week-end a été décidé dans les villes littorales des Alpes-Maritimes, et que la reprise de l’épidémie est sous haute surveillance à Dunkerque, le médecin généraliste Guillaume Barucq à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) prône au contraire un relâchement des mesures dans les zones littorales. Après avoir été adjoint à l’environnement au maire de Biarritz Michel Veunac (MoDem), Guillaume Barucq était arrivé deuxième aux dernières municipales (26,3 %) sous une liste « écolo-centriste ». Il est aujourd’hui conseiller municipal de la ville. Il est également l’auteur de SurfTherapy et Detoxseafication. Il a répondu aux questions de 20 Minutes.

Le Dr Guillaume Barucq

Vous prenez beaucoup la parole sur les réseaux sociaux, notamment pour dénoncer les mesures de confinement sur les zones littorales, pourquoi ?


Confiner une bande littorale est un non-sens. Je suis un des rares médecins à s’intéresser encore à ce qu’était la médecine d’autrefois, notamment ce qui a fait l’origine de la thalassothérapie en France. Pendant des décennies, les médecins ont prescrit des environnements, des climats où on savait que les conditions de vent, d’ensoleillement, étaient les meilleures pour prévenir notamment les infections. Et il semble qu’en 2021, on ait rayé d’un trait de plume ces connaissances de base. On nous demande, lorsqu’on est chez nous, d’aérer nos pièces, et d’un autre côté on n’arrive pas à reconnaître que les lieux extérieurs ne sont pas des lieux de transmission, c’est illogique.


Toutefois, dans les Alpes-Maritimes, on voit bien que la progression de l’épidémie est repartie nettement à la hausse…

Oui, mais la question qu’il faut se poser, c’est de savoir où se sont contaminées ces personnes ? Pas sur la promenade des Anglais ou sur les plages, mais comme partout ailleurs dans des lieux fermés, des domiciles, des structures de soin. Les plages, même quand il y a du monde, ne sont pas une zone à risque, car l’air y est constamment renouvelé. Donc si les personnes se contaminent à l’intérieur, la logique voudrait qu’on les incite à être davantage à l’extérieur. Laissons les gens profiter, ils en ont besoin pour leur santé physique, respiratoire, et psychologique…

Vous allez plus loin, et vous dites même que porter le masque en plein air est inutile ?


Il n’y a aucune étude qui prouve qu’il y a un intérêt à porter un masque en plein air. Le masque en plein air – bord de plage, campagne et montagne – ne sert à rien. On peut être libre de le porter, pourquoi pas, mais je ne comprends pas que l’on continue à obliger quelque chose d’irrationnel scientifiquement. On pourrait, à la limite, se poser la question pour certaines rues ultra-fréquentées, même si je n’ai jamais entendu parler d’un cluster rue Sainte-Catherine à Bordeaux... On se contamine dans un espace fermé où il y a au moins une personne infectée, et quand on n’ouvre pas les fenêtres, alors la charge virale augmente dans la pièce. Il faut arrêter de croire que l’on se contamine en respirant une bouffée d’air où il y aurait un coronavirus dedans. Cela ne suffit pas pour s’infecter. Et il faut rappeler que l’air marin, riche en sels minéraux, est bénéfique car il favorise la santé respiratoire. Il faut conseiller le bord de mer !

Si l’on vous écoute, tout le monde va se précipiter demain vers les plages, et on va se retrouver alors avec des littoraux bondés, ce qui pourrait créer un risque, non ?


Nos stations balnéaires sont nées à l’époque de la tuberculose. On avait commencé par mettre les gens en quarantaine, en les enfermant, mais on ne se sortait pas des épidémies. Quand des médecins se sont rendu compte que l’air de la mer est bénéfique, on a envoyé les gens par centaines en bord de mer. Sur l’Atlantique on a quand même des plages qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres. On a eu un monde fou l’été dernier, et il n’y a pas eu un point de départ de contamination. Je reconnais que sur la Méditerranée certaines situations, avec parfois de grandes villes et de petites plages, sont plus problématiques.

Selon vous, il faudrait également lever le couvre-feu à 18 heures, qui serait contre-productif ?

Il y a une étude toulousaine qui montre que cela aggrave les choses. Le couvre-feu dans une zone comme la nôtre est une aberration. A Biarritz on n’est pas en situation épidémique, pourquoi est-ce qu’on incite les gens à aller se confiner en fin d’après-midi, alors qu’il fait beau ? Moi, cela me rassure davantage de voir des jeunes organiser un apéro sur la Côte des Basques, que de savoir qu’ils font des soirées en milieu confiné. Pourquoi est-ce que les épidémies s’effondrent dès que les beaux jours reviennent ? Il y a des conditions environnementales, mais c’est aussi lié à nos attitudes : dès qu’il fait beau nous sommes davantage dehors, et les chaînes de transmission se cassent d’elles-mêmes. Pour sortir durablement de cette épidémie, il faut entrer dans une logique d’aération des populations.

D’autant que tout cela a également des effets psychologiques sur la population, aussi ?


Les effets sont calamiteux. Il y a une chappe de plomb sur la population, qui est morose. Sur notre patientèle, nous avons observé une aggravation sur les patients qui avaient déjà des problèmes psy, et on a vu apparaître de nouveaux patients qui n’avaient aucun antécédent psychiatrique et qui ont perdu pied durant cette épidémie, pour des raisons économiques, sociales, ou à cause d’un manque d’espérance. Beaucoup de gens équilibrent leur vie grâce à des activités sportives ou culturelles, interdire tous ces exutoires, augmente les niveaux de stress dans les populations. C’est pourquoi il est temps de desserrer l’étau, d’autant que la vaccination arrive et qu’on connaît désormais bien ce virus et ses modes de transmission.

On peut toutefois estimer que le gouvernement entend ces arguments, puisque seules des mesures de confinement localisées sont prises à l’heure actuelle, alors que certains scientifiques réclament un confinement plus dur à l’échelle du pays ?


Enfin, ai-je envie de dire… Mais on a été un pays qui a plus confiné que les autres. Et les pays qui confinent aujourd’hui, alors qu’ils avaient moins confiné que nous jusqu’à présent, ont des ressources mentales supplémentaires dans la population, je pense à l’Allemagne notamment. Nous avons déjà subi deux confinements, et le deuxième a mis un véritable coup derrière la tête des gens, un troisième serait le confinement de trop. Le président de la République en est conscient, je le reconnais, face à quelques personnalités scientifiques médiatiques, qui sont rarement des médecins de terrain. Pour avoir une idée de la crise, il faut en parler à son médecin généraliste, qui a une très bonne idée de ce qui se passe en population générale.

vendredi 26 février 2021

 Vendredi 26 février

Aujourd'hui nous fêtons:  Nestor

C'est sa fête : Nestor

Évêque en Pamphilie, au sud de la Turquie actuelle, le saint du jour fut arrêté à l'occasion d'une persécution ordonnée par l'empereur Dèce, en 251. «Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix», décréta le gouverneur.

Dicton du jour: Vents forts à la saint Nestor, bon vin à la saint Marcellin.

Citation du jour: Le travail c'est bien une maladie, puisqu'il y a une médecine du travail. 

Citation de Coluche ; Les pensées et anecdotes (1995)

La photo de Gilles de Laclos:

Abîme de Bramabiau

Au cœur du massif de l'Aigoual, en plein cœur des Cévennes, la rivière du Bonheur nait à l'air libre. Au contact avec le calcaire, elle va s'engouffrer sous le Causse de Camprieu pour rejaillir 800 mètres plus loin.

Véritable berceau de la Spéléologie Française, la visite aménagée propose un circuit de 1Km très accessible depuis ses nouveaux aménagements effectués en 2006 permettant de ressortir à 5 minutes du bâtiments d'accueil.


L'HISTOIRE DE LA PREMIÈRE TRAVERSÉE : NAISSANCE DE LA SPÉLÉOLOGIE

Nous sommes le mercredi 27 juin 1888 au matin. Les calèches chargées du poids des hommes et du matériel entrent bruyamment dans Camprieu.

Les paysans, alors occupés à couper les foins cessent leurs travaux et se pressent autour de l'étrange caravane. Peu habitués à de telles visites, ils posent mille questions… Ils se gaussent de ces « messieurs de Paris » trouvant leur projet pour le moins bizarre : ce serait donc aujourd'hui ou jamais que le Bonheur des Ténèbres accepterait de livrer ses secrets.

Oui, Martel et son équipe avaient fait le dessein de traverser le plateau de Camprieu.

Les braves paysans ne croyaient guère au succès de cette traversée chimérique. C'était une évidence, personne ne pouvait réussir ! Cela se savait, par tradition, depuis la nuit des temps… Les prenant pour des esprits dérangés, ils rient niaisement au nez de Martel et de ses compagnons vexés ! Pour les décourager, certains racontèrent que le 7 février de la même année, un dénommé Vidal, dit « la trouche » disparut dans la perte du Bonheur… Suicide, accident, on ne l'a jamais su, son corps n'avait put être retrouvé, ni dans le grand tunnel, ni à l'autre bout du plateau au fond du grand précipice de Bramabiau, c'était la preuve formelle de l'inviolabilité du mystère souterrain.

A midi tout le monde était fin prêt et Martel décidait de passer à l'action. Le matériel avait été descendu dans l'alcôve, car il avait été convenu par prudence de tenter la traversée depuis la sortie des eaux : en effet les grottologues ne risquaient pas, ainsi, d'être entraînés par les lames écumeuses du torrent si de grandes cascades se présentaient.

Tout le monde est à pied d'œuvre. Gabriel Gaupillat et Philippe Cheilley restent dehors. Une échelle démontable est dressée pour l'escalade de la première cascade souterraine. Trois hommes partent en reconnaissance, reviennent peu après et crient : « ca va loin ! ». Ils ont vu un vaste bief, dans la salle du Hâvre, et il est décidé de se servir du fameux « osgood ». Martel et Parcel Gaupillat partent en éclaireurs, sur le canot en s'aidant de cannes avec crochets pour progresser. Foulquier, plus agile, les rejoint par des corniches. Après avoir tenté l'escalade d'une cheminée par laquelle ils espéraient contourner la difficulté de la rivière, ils poursuivent l'exploration jusqu'à une cascade qui les contraint au retour : la bateau ne pouvait pas être hissé tout en haut.

Mais la partie n'et pas perdue pour autant ! Le lendemain, privés de Parguel mais renforcés par la venue de son beau-frère Emile Michel et de l'instituteur du village Pierre Mely, l'équipe au complet décida de tenter la traversée en suivant la rivière, car Martel était sûr maintenant de ne pas trouver de cascade abyssale… Mely, intimidé, rebroussa chemin.

A l'aide de cordes, d'échelles pliables, de lampes à magnésium, mais sans osgood (il fut laissé dans la salle du Carrefour) les hardis pionniers réussirent la jonction avec le point atteint le jour précédent au prix d'acrobaties et de meurtrissures.

Après 1300 mètres d'aventure, ils sont tous sortis de la grotte. Un exploit de taille venait de se réaliser, Martel avait triomphé de l'incrédulité des paysans ! Ils se rendirent tous à la mairie de Camprieu pour rédiger le procès verbal de la première traversée de Bramabiau. Elle fait aujourd'hui figure d'acte de naissance de la spéléologie.


s

Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE







A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

************************

Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus

Pendant la fermeture des restaurants: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN


**************************

RESTAURANT-PIZZERIA
LE BISTRONOMIQUE
56 Rue Neuve 83111 AMPUS
Tel: 06 95 07 64 00
Plats à emporter

***************************

Des évènements lors d'un 26 février:

1815 : Napoléon quitte l'île d'Elbe

Le 26 février 1815, Napoléon 1er quitte l'île d'Elbe en catimini avec quelques compagnons d'infortune. Dédaignant la souveraineté de l'île, à lui concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l'Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon 1er rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

1834 : Abd el-Kader s'allie avec l'envahisseur français

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l'autorité de l'émir Abd el-Kader sur la région d'Oran. Désireux qu'il pacifie la région, il l'aide à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs.
Les Français, embarrassés par la prise d'Alger, n'ont aucune envie de s'aventurer dans l'arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Ils y seront contraints par la révolte d'Abd el-Kader...

1725: Naissance de Nicolas Cugnot

26 février 1725 à Void (Meuse, France) - 2 octobre 1804 à Paris

On doit à Nicolas Cugnot, ingénieur du génie militaire, l'invention du « fardier », la première automobile à vapeur (1771).

1786: Naissance de François Arago

26 février 1786 à Estagel (Pyrénées-Orientales) - 2 octobre 1853 à Paris

Biographie François Arago



Astronome talentueux, après la Révolution de Février 1848, il entre au gouvernement provisoire de la Seconde République comme ministre de la Marine et de la Guerre. Avec Victor Schoelcher, il fait voter l'abolition de l'esclavage...


1802:Naissance de Victor Hugo

26 février 1802 à Besançon - 22 mai 1885 à Paris

Biographie Victor Hugo

Victor Hugo surpasse par sa puissance créatrice, son imagination et l'étendue de ses talents tous les écrivains de sa génération. Il s'est aussi impliqué dans la vie politique de son temps. Royaliste dans sa jeunesse, il s'engage contre la peine de mort. Son roman Notre-Dame de Paris éveille l'intérêt du public pour le Moyen Âge et la conservation du patrimoine. Au mitan de la vie, il s'oriente vers la gauche républicaine, se penche sur le sort des misérables et devient le chantre de l'expansion coloniale...

LA VISITE GUIDEE DE LA RIVIERE SOUTERRAINE DU BONHEUR

 

LA VISITE GUIDÉE DE LA RIVIÈRE SOUTERRAINE DU BONHEUR

Site  Causses et Cévennes




Elle commence dès les premier pas dans le sous-bois, où la fraîcheur est reposante en plein été. La descente est graduelle et l'on peut y découvrir ou redécouvrir plus de 70 espèces de plantes.
Au fur et à mesure que l'on descend, la rumeur de la rivière délivrée des ténèbres monte, encore invisible, mais soudain, l'Alcôve apparaît dans toute sa splendeur, un véritable monument de la nature.

On longe, puis on traverse la rivière en suivant un sentier horizontal. On arrive dans ce que les géologues appellent « une reculée karstique » et que les poètes dénomment un « Bout du Monde » c'est-à-dire un vaste demi-crique dans lequel naît, ou ici « renaît » une source. Les parois du demi-crique sont absolument verticales, soit très inclinées et hautes de 70 à 120 mètres.

A la fin du commentaire du guide, nous repartons pour rejoindre le tunnel de sortie, creusé et aménagé en 2005 - 2006 et nous ferons un dernier arrêt afin de contempler des empreintes de dinosaures découvertes lors du creusement du tunnel. Nous voilà au terme de la visite, le touriste a passé une heure sous terre et a parcouru un kilomètre au sein d'une longue caverne qui détient 11 kilomètres de réseaux souterrains répertoriés.




VIDEO: LA PEUR DES CHIFFRES

Cliquez sur l'image pour avoir la video

  L'impréparation et l'absurdité des mesures montrent l'incapacité des politiques à prendre des décisions claires et restent des opérations de communication dont tout le monde commence à se lasser des dégâts que cela occasionnent actuellement et plus inquiétant ceux à venir qui ne sont pas encore mesurables.
En quoi un confinement de 2 jours par semaine peut-il empêcher la propagation du virus? Bon nombre de médecins se posent la question

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce jeudi qu’une vingtaine de départements, dont le Var, vont être placés sous "surveillance renforcée", l'arrêté entourant les week-ends confinés n'était toujours pas publié sur le site de la préfecture des Alpes-Maritimes.

L’arrêté censé détailler les conditions de confinement pour ce week-end et celui d’après dans 63 communes de "l’aire urbaine littorale" azuréenne n’était, ce jeudi soir, toujours pas publié sur le site de la préfecture des Alpes-Maritimes...

C’est pourtant lundi en fin de matinée que le préfet, Bernard Gonzalez, a détaillé toute une série de nouvelles mesures pour tenter d’enrayer la flambée de l’épidémie dans le département. Le ministre de la Santé Olivier Véran, en visite à Nice samedi, avait préparé le terrain...

Dès le lendemain des annonces préfectorales, trois arrêtés étaient déjà disponibles: celui sur le port du masque, celui sur la musique et l’alcool dans la rue, et celui concernant la fermeture de certains commerces. Mais rien, et toujours rien ce jeudi soir, sur celui relatif à la circulation des personnes les 27 et 28 février et les 6 et 7 mars.

DÉJÀ UN RECOURS DÉPOSÉ

Des citoyens hostiles à cette "mise sous cloche" pour deux week-ends s’étaient rapprochés de maître Xavier Fruton qui attendait la parution de l’arrêté pour attaquer en justice.

L’un de ses confrères, maître Christophe Pelloux a préféré anticiper, sentant, avait-il expliqué, que le texte en question tarderait à être rendu public. Il a donc dégainé dès mercredi midi.

Agissant pour le compte d’un agent immobilier niçois, maître Pelloux a déposé une requête en référé-liberté devant le tribunal administratif évoquant comme principal argument 
"qu’un préfet n’est pas habilité par les textes à prendre une décision de confinement local"