jeudi 28 mai 2020

JEUDI 28 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Germain

Les Germain sont des êtres sensibles, farouches et insatisfaits. Rêveurs et enjoués, volontiers aventureux, mais souvent instables, ils n'aiment pas se fixer en un lieu donné et multiplient les voyages. Pourtant, ils ont perpétuellement l'impression de passer à côté de beaucoup de choses..

DICTON DU JOUR: A Saint-Germain de blé nouveau on fait son pain.


CITATION DU JOUR: La magie du premier amour, c'est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.B. Disraeli.

Saint-Patron et intercesseur du jour

Saint Germain, patron des danseurs.

 
DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:

 Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus.


 Coluche



 Un ministère est un lieu où les fonctionnaires qui arrivent en retard  croisent ceux qui partent en avance
 Clémenceau

CA S'EST PASSE UN 28 MAI;

Il y a 65 ans, La "Caravelle" effectue son premier vol. 

Le 27 mai 1955, la Caravelle effectue son premier vol, décollant à 19 h 15, pilotée par Pierre Nadot secondé par André Moynet et accompagné de Jean Avril et Roger Béteille, pour un vol de 22 minutes. Pour ce premier essai, l'avion restant à basse vitesse, les volets de bord de fuite ne sont pas sollicités.
Les compagnies Air France et Scandinavian Airlines System sont les premières à prendre livraison de la Caravelle. Le début des vols réguliers, annoncé en octobre 1958, doit avoir lieu le 15 mai 1959, mais la compagnie française décide de commencer ses vols commerciaux le 5 mai. Le 19 mars 1959, la compagnie française reçoit sa première Caravelle, baptisée Lorraine, qui est baptisée par Yvonne de Gaulle, le 24 mars . Le premier avion de la SAS est livré le 13 avril à Stockholm.

28 mai 585 av. J.-C. : Une éclipse conduit Lydie et Médie à la paix


Le 28 mai de l'an 585 av. J.-C., si l'on en croit l'historien Hérodote, une éclipse de soleil interrompt une bataille entre les Mèdes et les Lydiens.

Les deux peuples se combattaient depuis cinq ans déjà pour la domination du Moyen-Orient. Voyant dans l'éclipse un signe du ciel, le roi de Lydie Alyattès et le roi de Médie Cyaxare décident de conclure la paix sous l'arbitrage du roi de Babylone Nabuchodonosor II, allié des Mèdes.

Alyattès donne sa fille en mariage à Astyage, le fils de Cyaxare, son ex-ennemi. C'est ainsi qu'un demi-siècle plus tard, le Perse Cyrus, petit-fils d'Astyage, mettra tout le monde d'accord en unifiant le Moyen-Orient sous son autorité.

28 mai 1606 : Le Caravage, peintre et truand

Le 28 mai 1606, Le Caravage, peintre renommé et mauvais garçon, tue un homme en duel à Rome sur le Champ de Mars. Commence pour lui une cavale jusqu'à Malte, durant laquelle il exécutera ses plus troublants chefs d'oeuvre.

28 mai 1871 : Fin sanglante de la Commune

Le 28 mai 1871, au terme d'une Semaine sanglante, la Commune de Paris n'existe plus.
Au prix de plusieurs dizaines de milliers d'exécutions et d'arrestations, Adolphe Thiers peut se flatter d'avoir débarrassé le pays de la «question sociale». Celle-ci sera en effet absente de la scène politique française jusqu'en 1936.
1987 :Un Cessna sur la Place Rouge !
Le 28 mai 1987, un Allemand de 19 ans, Mathias Rust, trouve moyen d'échapper aux garde-frontières soviétiques et de se poser sur la Place Rouge aux commandes d'un modeste Cessna.
Ce fait divers ridiculise l'Armée Rouge, déjà affectée par son échec en Afghanistan, et porte un coup fatal au clan brejnevien.
Il permet au réformateur Mikhaïl Gorbatchev de se débarrasser des durs de l'appareil militaro-policier et d'engager la démocratisation du régime.



28 mai 1996 : Fin de la conscription en France

Le 28 mai 1996, le président de la République française Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. Sa décision est spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. Elle est officialisée par la loi du 28 octobre 1997 qui « suspend » la conscription mais réserve la possibilité de la rétablir en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.

Les derniers conscrits ont fêté la « quille » en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. En se cantonnant à une armée de métier, la France s'aligne sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas,...).

APRES LE VIRUS BIOLOGIQUE


Après le virus biologique, les virus intellectuels : connivence, vacuité, ignorance, défaitisme

Les Français se croient libres, intelligents et instruits. Si tel était le cas, notre système politique, économique, juridique, de santé auraient été bien conçus, et nos résultats seraient bons en tous domaines.
L’admirable et héroïque Marc Bloch (L’étrange défaite) constatait déjà en 1940 que c’est la chaîne du commandement qui avait failli, et causé la débâcle. Il préconisait de supprimer les Grandes Écoles (dont il était lui-même sorti).
Pourtant, peu de médias et de politiques le suivent et font la relation des conséquences (la calamiteuse préparation et gestion de la crise épidémique et économique), avec leur cause (les failles béantes de notre système d’instruction). Or, toute erreur de décision est le résultat d’un défaut de méthode (ou d’une compromission). Le défaut de méthode provient d’un système d’instruction détruit : école abaissée par les ”pédagogistes”, enseignement supérieur effondré sous le poids d’effectifs artificiellement massifs, dont 80 % ne terminent pas leur cursus, mise à sac des programmes d’histoire et de littérature, abandon du latin et du grec, le tout maths et techniques, et surtout l’abandon des disciplines essentielles à la pensée et à son expression (dialectique, sémantique, rhétorique). 
L’état des capacités intellectuelles nationales est désormais désastreux.
Des médecins ont étalé : ignorance pontifiante, contradictions, jalousies et animosités. Les politiciens aux affaires ont donné un spectacle d’indécision, d’incompétence et même d’absence de simple bon sens. Le masque, à lui seul, est le symbole de cette faillite.
Effarés, les Français découvrent que leur industrie, délocalisée, éparpillée, vendue au plus offrant, a perdu en 20 ans la moitié de sa part du PIB, et des millions d’emplois. Le journalisme est bâclé, pipolisé, la bien-pensance unique est toujours prête à lyncher les dissidents, et la finance exerce des pressions souterraines (sur les médias, les économistes, les juristes, le corps médical) : la crise sanitaire, comme auparavant les guerres perdues, met à nu notre indigence intellectuelle. Cependant l’opinion sent bien que désormais l’enjeu vital, est de remettre l’économie sur ses rails.
Mais déjà les virus intellectuels sont à l’œuvre.
Certes, les médias, les politiques, Bruxelles, s’affairent au sujet du ”tsunami économique” qui vient. Toutefois, on est catastrophé de la teneur de certaines réponses à l’effondrement économique et social qui va frapper notre pays. Les complexés du showbiz, s’imaginent en graves penseurs : Hulot en appelle à un ”lobby des consciences” (?), faisant écho à son ancien patron (”sachons nous réinventer” sic). La culmination vient d’un tutti frutti de 200 artistes et quelques scientifiques (?) qui en appellent à la ”fin du consumérisme” (dont ils n’ont qu’une compréhension vague) ; comme si le consumérisme avait fabriqué et répandu le virus. Consternant que Le Monde édite un tel texte alors qu’il censure des économistes dissidents de très haut niveau.
La griffe de la Finance ? Les lobbys appointés, d’Euronews au Cercle des économistes, en passant par la Fondation Schuman, ressassent leurs antiennes, comme les duettistes Cohn-Bendit et Ferry, en sinécure sur LCI. Pour que rien ne change, et surtout pas la mondialisation, Bruxelles et la finance. Certes, certains accusent le libéralisme mondialiste. Certes, Onfray fait œuvre salutaire avec son cercle de réflexion souverainiste, droite et gauche. S’agissant de la thérapeutique, et non plus du diagnostic, l’impensable Trichet ressasse ses mantras de directeur de la BCE : le multilatéralisme, la gestion budgétaire ”sage” (restreindre la dépense publique et sociale, augmenter la fiscalité, rembourser la dette). Soit continuer à chaud la politique qui a déjà tellement échoué à froid…
C’est bien à sa racine qu’il faudra tuer le mal : le système d’instruction devra développer la technique de raisonnement et diffuser les principes de l’intérêt supérieur de la nation et de la liberté de choisir démocratiquement son destin. 
Alors que les Français découvrent que leur pays est incapable de produire des masques, des tests, des médicaments, des respirateurs, il est odieux de lire ici ou là que les relocalisations seraient un ”mirage”, une ”illusion”. 
Dans la France d’avant-guerre, un virus incapacitant avait déjà attaqué le cerveau national. Lire, sur ces sujets essentiels, les opinions scientifiques de Lafay, Gréau, J.Sapir, Werrebrouck, P-Y Gomez et du regretté Allais (Nobel d’économie).

mercredi 27 mai 2020

MERCREDI 27 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Augustin, Augusta, Edmond, Gonzague

Les Augustin sont des êtres naturellement bons, qui ne connaissent pas l'ambition et prêchent l'entente entre les hommes. Toutefois, entiers, ils n'hésitent pas à provoquer des ruptures au nom de la cause qu'ils défendent, fussent-elles douloureuses. Ce sont des amoureux passionnés..

DICTON DU JOUR: A saint-Ildevert, est mort tout arbre qui n'est point vert.

CITATION DU JOUR: Le temps, qui fortifie les amitiés, affaiblit l'amour.
La Bruyère.



Célébrations & évènements du jour
27 mai 2014 : Journée nationale de la résistance 


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:





MARCHES DU JOUR:


MARCHÉ DE AUPS

Reprise de la totalité du marché les  mercredis 27 et samedi 30 mai en fonction de la loi du 11 mai prorogeant l'état d'urgence sanitaire .

Seul les commerçants titulaires seront acceptés, les emplacements pourront être différents et modifiés voir réduits dans le but de faire respecter les gestes barrières

Installation à partir de 6h.

Confirmez votre présence le plus tôt possible par soucis d organisation uniquement par texto au 06 19 83 45 90

Le placier Didier

CA S'EST PASSE UN 27 MAI :


27 mai 1944 - Naissance de Alain Souchon, auteur-compositeur-interprète 

Alain Édouard Kienast naît le 27 mai 1944 à Casablanca, dans une famille aisée d'origine suisse du côté maternel. Il porte d'abord le nom de son père officiel, Kienast, avant de prendre celui de son père biologique, Pierre Souchon2, qui est l'amant, puis le second mari de sa mère Madeleine Lemaître. Il a quatre frères, deux demi-frères et une demi-sœur.

Son père biologique est professeur d'anglais au lycée Claude-Bernard dans le 16e arrondissement de Paris (qu'il évoque dans la chanson J'étais pas là sur l'album Toto 30 ans, rien que du malheur...) et sa mère romancière pour la collection Harlequin, écrivant sous le pseudonyme de Nell Pierlain.

Il vit six mois à Casablanca au Maroc, puis passe son enfance à Paris et sept ans dans une pension en Suisse.

En 1959, sur la route du retour de vacances au ski, leur voiture est percutée par un camion ; son père biologique, Pierre Souchon, meurt sur le coup, alors qu'Alain n'a que quatorze ans. Cette disparition le marquera profondément et inspirera deux chansons, Dix-huit ans que je t'ai à l'œil parue en 1977 sur l'album Jamais content et La Ballade de Jim parue en 1985 sur l'album C'est comme vous voulez en 1985.

Élève distrait et rêveur, il a des résultats scolaires calamiteux, si bien qu'il est envoyé à quinze ans en pension dans l'École d'horlogerie de Cluses en Haute-Savoie (actuellement lycée Charles-Poncet) où son frère aîné, professeur d'anglais, est aussi guide de montagne. La famille connaît des difficultés financières et sa mère doit gagner sa vie en écrivant pour la collection Harlequin. Ne pouvant s'adapter au milieu des autres élèves, il se réfugie dans la poésie et finit par se faire renvoyer pour indiscipline. Il est envoyé par sa mère en 1961 dans un lycée français en Angleterre. Son inscription n'étant pas valable, il reste néanmoins sur place et y vit de petits boulots pendant dix-huit mois. C'est notamment en travaillant dans un pub qu'il développe son goût pour la chanson populaire. Il est surnommé le Frenchman. Certaines de ses rencontres lui donnent l'occasion de faire découvrir la chanson française (Georges Brassens, Guy Béart...) et lui permettent d'écouter le répertoire anglo-saxon. Il évoque ce passage de sa vie dans Londres sur Tamise sur l'album J'ai dix ans et dans la chanson Jamais content. Il passe, par trois fois, son baccalauréat par correspondance sans l'obtenir.

Rentré en France, il vit toujours de petits boulots et tente sa chance dans la chanson en se produisant dans des salles parisiennes. En mai 1968, il décide de quitter Paris. À son retour, il rencontre Françoise Villechevrolle qu'il épouse le 20 novembre 1971, qu'il surnomme Belote (prononcé « Bélote », dérivé de belle). En 1972, il a un fils, Pierre Souchon, qui formera plus tard le groupe Les Cherche Midi avec Julien Voulzy, fils de Laurent Voulzy. La même année, trois 45 tours sont publiés chez Pathé Marconi, mais sont des échecs.



Naissance de Louis-Ferdinand Céline

27 mai 1894 à Courbevoie - 1er juillet 1961 à Meudon


Biographie Louis-Ferdinand Céline



Louis-Ferdinand Céline, de son vrai nom Destouches, est l'un des plus grands auteurs français du XXe siècle (Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit). Mais son expérience traumatique de la Grande Guerre et des tranchées l'a conduit à des outrances idéologiques qui ont altéré son génie.


Voir : Un grand écrivain en dépit de la folie antisémite



Mort de Jean Calvin

10 juillet 1509 à Noyon - 27 mai 1564 à Genève (Suisse)

Biographie Jean Calvin


Calvin est la deuxième grande figure de la Réforme protestante, après Martin Luther, son aîné et devancier. Fermement installé à Genève, il développe une activité insatiable de sorte qu'à sa mort, à 54 ans, on compte déjà dans le monde davantage de calvinistes que de luthériens...


VENT DE PANIQUE EN MACRONIE



Après l’Italie, l’Ukraine, les Etats-Unis, une candidature “populiste” en France fait peur à la macronie

Emmanuel Macron multiplie les prises de contact avec des personnalités éloignées de son cercle politique. Pour une simple raison : il a peur.
Une candidature populiste « fout la trouille » à la Macronie, selon les propos « d’un puissant conseiller de l’exécutif » rapporté dans une chronique du Monde publiée ce dimanche. Une inquiétude perceptible, aussi, dans les échanges et rencontres du chef d’État avec plusieurs personnalités de la scène « anti-système », ces derniers mois.
Déjà en février, l’éventualité d’une candidature proche des gilets jaunes, comme celle de l’animateur de C8 Cyril Hanouna avait fait souffler un vent de panique dans l’entourage d’Emmanuel Macron. “Le risque pour nous serait l’émergence d’un phénomène à la Coluche. Alors là, on serait très mal” , avait reconnu un macroniste historique sur BFMTV.
Ce week-end également, les commentaires se sont multipliés autour d’un coup de téléphone passé par le président à l’humoriste Jean-Marie Bigard. “Je représente la France en colère. (…) Les heures de colère du peuple sont à venir” , avance-t-il au micro de Sud Radio. Ce dernier avait réclamé la réouverture des bars dans une vidéo visionnée… 3,7 millions de fois !
Emmanuel Macron n’hésite pas non plus à faire la cour à des personnalités populaires de la droite souverainiste comme Philippe De Villiers ou Eric Zemmour.
Bref, la panique.

mardi 26 mai 2020

MARDI 26 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Philippe (Néri), Bérenger, Bérengère.

Les Béranger sont des hommes aux goûts simples, à l'existence paisible et familiale, qui fuient généralement la vie urbaine pour se réfugier à la campagne. Ce sont surtout des manuels et des sportifs, que l'on surprend toutefois souvent à s'adonner à la réflexion, la méditation.

Célébrations & évènements du jour

. 26 mai 2014 : Journée de la fête du jeu



DICTON DU JOUR: Soleil à la saint Bérengère, présage d'un bel été et hiver.


CITATION DU JOUR:  L'adversité fait baisser l'esprit aux uns, et le réveille chez les autres.
Citation de Gabriel Girard

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR: 






 Chaque contribuable est quelqu’un qui travaille au profit du gouvernement sans être astreint à passer les concours de fonctionnaires



 Ronald Reagan

Réunion : L’administration française adore ça. Certains fonctionnaires  poussent même le raffinement jusqu’à organiser des réunions pour fixer  la date des prochaines

  Jacques Mailhot

LES PHOTOS DE DORIANE:
Topo randonnée  les pieds dans l 'eau ..avec le club de Figanières c 'est un vrai bonheur tout simple de se retrouver après ces deux mois de confinement  ..merci à la prochaine

































CA S'EST PASSE UN 26 MAI:


 Naissance de Edmond de Goncourt


26 mai 1822 à Nancy - 16 juillet 1896 à Champrosay
Biographie Edmond de Goncourt
Amis de tous les grands auteurs de leur époque (Zola, Maupassant, Flaubert, Daudet...), les frères Jules et Edmond Goncourt sont restés dans la postérité grâce au Prix littéraire fondé en 1902 conformément au testament d'Edmond.
Ils sont aussi les auteurs d'un Journal digne d'intérêt. Edmond en a poursuivi la rédaction après la mort prématurée de Jules en 1870.
On peut lire sous sa plume des propos d'une violence inouïe contre les juifs. Écrits dans les années 1890, à l'époque de l'affaire Dreyfus, ils font passer les sous-entendus de l'humoriste Dieudonné pour d'aimables gamineries...

LA FRANCE SE PREPARE



La France se prépare à une vague de licenciements et de faillites sans précédent


Les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc. Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont redoutés à la rentrée.
Par Manon Malhère et William Plummer

Même si le gouvernement injecte chaque mois des dizaines de milliards d’euros pour tenter de sauver l’économie tricolore, il ne pourra éviter l’inévitable: la multiplication des licenciements et plans sociaux dans les entreprises qui ne résisteront pas à la plus forte récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque la France s’est confinée en mars, Emmanuel Macron avait pourtant annoncé qu’«aucune entreprise» ne serait livrée «au risque de faillite». Mais voilà, en cette phase de déconfinement progressif, l’exécutif prépare désormais les esprits au contraire. «Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent» , a ainsi averti le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire au micro d’Europe 1, la semaine dernière.
Pour l’heure, la vague de licenciements n’a pas encore submergé l’économie française. Du 1er mars au 17 mai, seuls 53 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou plans sociaux - obligatoires dans les entreprises de 50 salariés minimum, à partir de 10 licenciements - ont été initiés, pour 2853 suppressions de postes. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi a certes, progressé de 7,1% en mars mais cela s’explique essentiellement par le non-renouvellement des contrats courts ou des reports d’embauches.

Les avocats sollicités

La France semble donc jusqu’à présent épargnée par les licenciements. Et pour cause, l’économie s’est retrouvée pendant deux mois dans une forme de léthargie largement entretenue par l’État. L’exécutif a mis sous perfusion plus d’un million d’entreprises, avec son plan d’urgence de 110 milliards d’euros qui inclut le très coûteux dispositif de chômage partiel. Ces actions, qui pèsent lourd pour les finances publiques, ont permis d’éviter «une vague massive de licenciements», avançait fin avril la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mais le plus dur reste à venir. Bon nombre de personnes mises à l’arrêt et dont la rémunération a été subventionnée par de l’argent public - un salarié sur trois dans le privé! - risquent maintenant de perdre leur emploi.

II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur
François Asselin, président de la CPME

«Tous les indicateurs montrent une chute de la production très forte, des trésoreries très atteintes et des répercussions sur l’emploi. Je crains que les licenciements en nombre soient inévitables», juge Raymond Soubie, président du cabinet de conseil en ressources humaines Alixio et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. «II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur», confirme François Asselin, président de la CPME. Il n’empêche, les employeurs n’ont pas attendu longtemps pour se tourner vers les avocats. «Dès le début du confinement, des entreprises m’ont sollicitée pour préparer des plans sociaux dans les secteurs les plus touchés, comme la restauration et l’hôtellerie», confie Isabelle Mathieu, avocate associée chez Daem Partners.
Le véritable coup de massue pourrait arriver dans les prochaines semaines, après la diminution progressive de la voilure du chômage partiel dans les secteurs dont l’activité a pu redémarrer. «La phase la plus difficile est devant nous car il va falloir sortir du chômage partiel. L’État va continuer de faire fonctionner le dispositif mais sans maintenir le niveau d’aides actuel. Le choc va donc être très fort sur les entreprises et sur les salariés», juge Raymond Soubie. Petit à petit, les employeurs touchés par la crise vont devoir assurer financièrement les salaires et les charges de l’entreprise sans pour autant retrouver un niveau normal d’activité.

«Crises de liquidité»

«Dans cette phase de redémarrage, les entreprises pourraient être confrontées à de véritables crises de liquidité», prévient Hector Arroyo, partner en restructuration au sein du cabinet Baker McKenzie.
Lors de la crise de 2008, les plans de sauvegarde avaient bondi et s’étaient étendus sur près de dix-huit mois. On en comptait 1052 en 2008 puis 2241 en 2009. Cette fois, c’est à partir de la rentrée de septembre que l’hécatombe est attendue. Pour les entreprises déjà affaiblies, notamment par la crise des «gilets jaunes» puis par les grèves contre la réforme des retraites, les licenciements individuels et les plans sociaux s’annoncent difficilement contournables. Pour preuve, les enseignes comme André, Naf Naf et Alinéa ont déjà été placées en redressement judiciaire. De son côté, Renault devrait tenir, jeudi prochain, une réunion de crise avec les syndicats. «Quant aux entreprises qui ont réussi à maintenir la barre grâce aux aides de l’État, elles attendent au minimum la rentrée avant de prendre la décision de licencier ou pas. Elles souhaitent voir si leur activité va suffisamment reprendre et à quelle échéance», précise Deborah David, avocate associée au cabinet De Gaulle Fleurance et associés.
Il reste que le gouvernement, qui a apporté un soutien financier massif, ne validera certainement pas des plans sociaux les yeux fermés. Bien au contraire. «Depuis la loi El Khomri, les licenciements économiques sont plus souples. Toutefois, les entreprises qui ont perçu des aides de l’État risquent de devoir sérieusement justifier leurs plans sociaux», avertit l’avocate Isabelle Mathieu. Conscient du risque, le ministère du Travail assure travailler actuellement à de nouveaux dispositifs en amont des PSE pour limiter les licenciements.

Des APC par prévention

Pour l’heure, certaines entreprises essaient surtout préventivement de se réorganiser pour justement éviter des procédures de licenciement lourdes et coûteuses. Et, «l’accord de performance collective (APC) est le meilleur outil qui permet de s’adapter face à une crise conjoncturelle», estime Deborah David. Prévus dans les ordonnances Pénicaud, les APC signés à la majorité des syndicats offrent la possibilité aux entreprises de revoir temporairement les conditions de travail des salariés. «Avec les APC, on peut descendre jusqu’au smic mais ça ne se passe jamais comme ça. On vient plutôt raboter des RTT, augmenter la durée du travail, ou faire travailler quelques jours fériés», précise Olivier Angotti, avocat associé chez FTMS.
«Le dialogue économique sera clé sur les efforts à consentir pour le maintien de l’emploi et il sera fondamental de connaître les intentions des employeurs, avertit déjà Marylise Léon, la secrétaire générale adjointe de la CFDT. Et les PSE doivent être le dernier recours.» Voilà qui est dit.