lundi 30 mars 2020

MICHEL ONFRAY: LA CONTAMINATION DANS LES BANLIEUES;

« Le chef de l’État autorise les banlieues à contaminer à tout va qui elle voudra ! »



Sur son blog, Michel Onfray évoque la contamination dans les banlieues…
Chacun l’aura compris, Emmanuel Macron n’est pas un bon président de la République. Il s’avère juste le président des mots, celui qui parle, parle sans discontinuer, celui qui verbigère, qui étourdit à force de paroles, qui s’enivre de mots et voudrait griser son auditoire, tous ses auditoires, avec cette logorrhée qui n’en finit pas, qui n’en finit plus. Il voulait une parole rare? Elle est pluriquotidienne et dupliquée en éléments de langage partout serinés par ses perroquets de ministres –je ne parle pas de sa porte-parole, un précipité, au sens chimique du terme, de cette logocratie… Il avait promis la rareté de son verbe sous prétexte qu’il ne serait ni Sarkozy ni Hollande. Or, il est le premier sans l’action et le second sans la bonhomie: c’est à la fois un Sarkozy qui ne fait rien d’autre que laisser voguer le bateau maastrichtien et un Hollande méchant qui ne peut s’empêcher de cacher sa nature dès qu’il parle avec un quidam critique dans un bain de foule. Il parle sans cesse et sa parole se montre accablante, démonétisée, dévalorisée. Il n’est pas orateur, mais il croit que son pouvoir hypnotique, celui du serpent qui convoite l’oiseau, fera tomber de la branche tous ceux qui auront entendu sa rhétorique, sa sophistique. Mais il prend sa volubilité pour de l’éloquence, il croit que son amphigouri est une ligne claire, il pense que son bavardage est l’atticisme postmoderne. Il se trompe lourdement; il trompe lourdement.
[…]
Au moins, sous la III°, les hommes politiques avaient été formés au latin et à ses périodes en traduisant Cicéron et Tacite. Ils savaient écrire et mémoriser parce qu’à l’école on apprenait et à écrire et à mémoriser: les dictées et l’analyse logique, l’orthographe et la grammaire, les récitations et le par cœur forgeaient des épées et de fines lames. A l’école d’après Mai 68, celle de Macron, nous n’avons plus que des couteaux à beurre sans lames et sans manches. C’est dire l’état de la coutellerie française…
[…]
On ne peut expliquer les entrechats présidentiels qu’avec cette hypothèse que le chef de l’Etat est resté sur scène avec Madame Trogneux comme quand il avait quinze ans et qu’elle en avait trente neuf: le virus n’est rien d’autre qu’une grippette mais il faut confiner tout le monde, il faut rester chez soi mais vous devez aller voter, il faut rester confiné mais vous pouvez aussi faire vos exercices physiques, il ne faut pas fermer les frontières mais il faut les clore, on se fermera pas les écoles mais on les ferme, le virus n’a pas de passeport mais il a celui de Schengen, la maladie ignore les frontières mais on peut l’y contenir tout de même.
Dernière volte-face en date: le masque ne sert à rien mais il faut le porter.
[…]

Cinq jours pour une toile de tente accueillant trente lits! Qu’en aurait pensé Napoléon?
[…]
Pendant ce temps, les problèmes du non respect du confinement dans les banlieues est abordé place Beauvau dans une visioconférence datée du 18 mars. Le Canard enchaîné nous apprend qu’elle a permis à Laurent Nunez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, de prendre une décision: interdit de « mettre le feu aux banlieues en essayant d’instaurer un strict confinement »!
C’est le monde à l’envers. C’est l’action de la police qui mettrait le feu aux banlieues qui refusent de respecter l’ordre public, autrement dit: qui méprisent la loi. Le confinement ne sert à rien s’il n’est pas respecté par tous, c’est le message que l’Etat français diffuse sur tous les supports médiatiques. Mais, en ce qui concerne les territoires perdus de la République, la République elle-même donne l’ordre de laisser faire à ceux qui sont censés la garantir. On ne peut mieux dire que le chef de l’Etat autorise les banlieues à contaminer à tout va qui elle voudra! Le message est on ne peut plus clair. Le jour venu, il faudra s’en souvenir.
Le préfet du Nord aurait quant à lui expliqué que les commerces illégaux (drogue, mais probablement aussi marché noir des masques de protection…) « exercent une forme de médiation sociale ». Encore un disciple d’Edwy Plenel qui va se voir épingler la breloque au veston lors du prochain 14 juillet, et ce des mains même du président de la République des mots!
[…]
En avril 2019, Sibeth Ndiaye avait dit: « J’assume de mentir pour protéger le président de la République ». C’est la dernière fois qu’elle a dit une chose vraie. On ne l’y a pas repris depuis.
****************************
Il n'y a pas besoin d'aller dans le 9.3 pour comprendre. On a la même chose à NICE
Agression de médecin aux Moulins : Philippe Vardon demande un couvre-feu à 20h et la présence de CRS pour ramener l'ordre 
[Communiqué du 30 mars 2020]  

Après des menaces proférées contre l'un de ses médecins, empêché d'intervenir par une petite frappe proclamant que c'était "son" quartier, SOS Médecins vient d'annoncer une nouvelle interruption des ses interventions dans la cité des Moulins. Une interruption venant après celle ayant duré plusieurs semaines en novembre, après l'agression violente d'une jeune femme médecin.

Explosion du trafic de drogues, émeutes, policiers et pompiers caillassés, agression de médecins : cela fait de longs mois que j'alerte sur la terrible dégradation de la situation aux Moulins, quartier où j'ai grandi. Dans cette période de confinement, nous sommes forcés de constater que c'est un des quartiers de France où les choses se passent le plus mal !
Si les secours sont empêchés d'intervenir, ce sont donc des vies qui sont désormais mises en danger par les racailles qui pensent que ce quartier est leur territoire. Nous ne pouvons accepter plus longtemps de voir des habitants honnêtes subir ainsi la loi des voyous. Il y a 12 ans presque jour pour jour, le 27 mars 2008, Christian Estrosi venait déclarer aux Moulins : "Je vais terroriser les voyous dans la ville et c’est important de le dire ici". Voilà où nous en sommes, et ça ne peut plus durer !

Je demande au préfet des Alpes-Maritimes de prendre des mesures d'urgence pour ramener l'ordre aux Moulins :
- Un couvre-feu strict à 20h sur l'ensemble de la cité,
- L'appui de compagnies de CRS ou de gendarmes mobiles pour escorter médecins et secours,
- Une présence policière permanente dans le quartier pour rassurer les habitants et mettre au pas les voyous.
 



dimanche 29 mars 2020

DIMANCHE 29 MARS

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Gwladys

Les Gladys sont avant tout des être gais, dotés de beaucoup d'humour et d'un grand sens de la poésie. Ces femmes paisibles sont exceptionnellement sociables. Elles aiment les fêtes et les voyages, mais savent être des épouses fidèles et des mères tendres..

DICTON DU JOUR: Soit au début, soit à la fin, Mars nous montre son venin.

CITATION DU JOUR: Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent le bon grain, c'est la négligence du cultivateur.Proverbe chinois.


DISPARITION:



Patrick Devedjian avait été hospitalisé
 après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19.

Patrick Devedjian, président du Département des Hauts-de-Seine et ancien ministre de Nicolas Sarkozy est mort dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le Département des Hauts-de-Seine. Il était âgé de 75 ans.

Diagnostiqué positif au Covid-19, l'homme politique avait été placé en observation mercredi dans un hôpital du département.
"Je suis touché par l'épidémie, donc à même de témoigner directement du travail exceptionnel des médecins et de tous les personnels soignants", avait-il exprimé dans un dernier tweet, jeudi. "Fatigué mais stabilisé grâce à eux, je remonte la pente et leur adresse un très grand merci pour leur aide constante à tous les malades."
Avocat de profession, Patrick Devedjian avait été député de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine pendant plus de 30 ans. Il avait par
ailleurs occupé le poste de maire d'Antony de 1983 à 2002. Il avait ensuite été nommé conseiller départemental en 2004, puis Président du Conseil départemental en 2007.

Ancien ministre de Nicolas Sarkozy 



Porte-parole du RPR de 1999 à 2001, et Secrétaire général de l’UMP de 2007 à 2008, David Devedjian avait aussi occupé plusieurs fonctions gouvernementales. Il a été ministre délégué, chargé des libertés locales de 2002 à 2004 puis ministre délégué à l’industrie de 2004 à 2005. De 2008 à 2010, il était ministre chargé du Plan de relance qui visait à redresser l’économie française après la crise financière mondiale.
Passionné par la culture Patrick Devedjian s'était aussi illustré comme administrateur du Musée du Louvre et comme vice-président de la Société des Amis du Louvre. Il fut aussi à l’initiative de la construction de La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt et de Paris-La Défense Arena à Nanterre.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:

: nouvelle autorisation de sortie pour les ch'ti





Patrick Devedjian est décédé des suites du coronavirus à 75 ans
Le président des Hauts-de-Seine et ancien ministre Patrick Devedjian, est décédé des suites du coronavirus à 75 ans. Il avait annoncé le 26 mars souffrir du coronavirus.


Current Time 0:13
D






CA S'EST PASSE UN 29 MARS:


29 mars 1918 : L'église Saint-Gervais (Paris) bombardée


Lors de leur ultime offensive de la Grande Guerre, les Allemands bombardent Paris avec trois canons géants situés dans la forêt de Saint-Gobain, à 140 km au nord de la capitale. Ils sont surnommés Langer Friedrich (« Frédéric le Long »), en hommage à l'industriel Friedrich Krupp, et Gross Gustav en hommage à son gendre.

L'un de ces canons tire un obus à l'aveuglette le 29 mars 1918. Il atteint l'église Saint-Gervais, pendant les vêpres du Vendredi Saint, occasionnant 91 morts (dont 52 femmes) et 68 blessés parmi les fidèles. L'événement a un retentissement jusqu'en Amérique.

Au total, entre le 23 mars et le 9 août 1918, 183 projectiles font 256 tués et 620 blessés parmi les Parisiens. Ceux-ci vont longtemps confondre ces canons à très longue portée avec un autre canon de bien moindre portée, surnommé Gross Bertha, d'après le prénom de l'héritière Krupp, qui avait bombardé Liège, Maubeuge et Dunquerque à l'été 1914.


Naissance de Marcel Aymé

29 mars 1902 à Joigny - 14 octobre 1967 à Paris
Biographie Marcel Aymé
L'écrivain Marcel Aymé fut un observateur à la fois cruel et tendre de la France de l'entre-deux-guerres comme des années noires de l'Occupation et de l'après-guerre.

Il a reçu le prix Renaudot dès 1929 pour son roman La Table-aux-Crevés et le prix Chantecler en 1939 pour ses Contes du chat perché, avec Delphine et Marinette pour héroïnes.

Dans La jument verte (1933) ou encore La Vouivre (1943), il a réinventé la France rurale en cultivant le mariage du réalisme et du fantastique, avec une langue pleine de verve et de bons mots.

Les ambiguïtés de l'Occupation et de la Libération ressortent de son recueil de nouvelles Le vin de Paris (1947), dont la plus connue est Traversée de Paris, adaptée au cinéma par Claude Autant-Lara, ainsi que d'Uranus (1948), un roman également adapté au cinéma. Au théâtre, il a créé Clérambard (1950).

FABRIQUER DU GEL HYDROALCOOLIQUE

La recette pour fabriquer soi-même du gel hydroalcoolique 

Face à la pénurie de flacons de solution hydroalcoolique vendus dans le commerce, l’OMS vient de publier le guide de fabrication d’un produit de substitution à destination des pharmaciens. La recette est simple et permet à tous de préparer un litre de gel pour se laver les mains.

Afin d’éviter la propagation de l’épidémie de coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’adopter une série de «gestes barrières», comme éternuer ou tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs jetables, éviter tout contact étroit avec des personnes malades et se laver les mains très régulièrement avec du savon et de l’eau et, à défaut, avec une solution hydroalcoolique.
Pris de panique, les Français se sont rués dans les magasins pour acheter du gel hydroalcoolique, générant une pénurie du produit. Pour faire face, l’OMS a publié sur son site internet une recette pour permettre aux pharmaciens de préparer eux-une solution hydroalcoolique artisanale afin de la vendre. La recette ayant été divulguée, libre à chacun de fabriquer son propre gel.

Une recette simple

Pour obtenir 10 litres de solution hydroalcoolique, il faut mélanger dans un récipient gradué, 8,3 litres d’alcool (éthanol 96 % ou Isopropanol 99,8 %), 41,7 centilitres d’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène 3 %), 14,5 centilitres de glycérine (glycérol 98 %) et ajouter de l’eau distillée ou de l’eau bouillie.
Pour faire 1 litre de gel hydroalcoolique, il faut donc :
- 833 ml d’alcool (éthanol 96 % ou Isopropanol 99,8 %) ;
- 41,7 ml d’eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène 3 %) ;
- 14,5 ml de glycérine (glycérol 98 %)
- de l’eau distillée ou bouillie pour compléter.
Une fois la préparation obtenue, il faut la répartir immédiatement dans plusieurs flacons et attendre 72 heures avant de l’utiliser car il s’agit du délai permettant la destruction des spores bactériennes potentiellement présentes dans l’alcool ou dans les flacons qu’ils soient neufs ou réutilisés.