mercredi 18 décembre 2019

MERCREDI 18 DÉCEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Gatien, Gratien, Gratiane, Winnibald.

Les porteurs de ce prénom tourangeau se caractérisent généralement par leur sagesse et leur mesure. Généreux et affectueux, les Gatien sont par ailleurs des compagnons gais et charmants et des amants heureux..

DICTON DU JOUR: À la Saint-Gatien, le temps ne vaut rien.

CITATION DU JOUR: Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiame.
Colette.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:




La médecine d’antan n’a pas pris une ride

 
Ceci est un Kit Médical utilisé pour les lavements de fumée de tabac (années 1750 - 1810).
Le lavement au tabac était utilisé pour souffler de la fumée de tabac dans le rectum d'un patient à diverses fins médicales, mais principalement pour la réanimation de victimes de noyade.
Un tube rectal inséré dans l'anus était relié à un fumigateur et à un soufflet qui forçait la fumée à pénétrer dans le rectum.
On pensait que la chaleur de la fumée favorisait la reprise de la respiration.
La pratique n'a pas été couronnée de succès et des doutes sur la crédibilité des lavements au tabac ont conduit à la phrase populaire  :

 "Se faire enfumer et l'avoir dans le cul".

Comme vous le savez sans doute, cette procédure étrange est encore largement utilisée par tous les gouvernements et de nombreux politiciens.



MARCHES DU JOUR:





LA PHOTO DE DORIANE:


Un peu de rêve avec cette belle photo lever de soleil
Col du Bel Homme
Altitude : 915m.



CA S'EST PASSE UN 18 DECEMBRE:


18 décembre 1737 : Mort de Stradivarius

Le 18 décembre 1737, le célèbre luthier Antonio Stradivarius meurt à Crémone, dans la vallée du Pô, à 93 ans.
Le secret du « Stradivarius »
Héritier d'une lignée de « facteurs » de violons, Antonio Stradivari, dont le nom a été latinisé en Stradivarius, a laissé derrière lui environ 1100 instruments de musique à la sonorité incomparable et encore jamais égalée. Il en reste environ 500 qui font le bonheur des virtuoses.
Le luthier a été formé dans l'atelier de la famille Amati. L'ancêtre Andrea aurait inventé le violon vers 1560 en développant une variante de la viole médiévale.
Le mystère demeure sur la perfection des violons de Crémone. On l'a attribuée au vernis ou à la forme de l'instrument. On l'a aussi attribuée à la qualité particulière du bois à l'époque du célèbre facteur. La dernière hypothèse en date vient d'un biochimiste texan : il incrimine un champignon local qui poussait sur le bois lors de son flottage sur les rivières de Lombardie et lui conférait après séchage d'exceptionnelles qualités vibratoires.




















18 décembre 1994 : Découverte des peintures paléolithiques de Chauvet-Pont d'Arc

Le dimanche 18 décembre 1994, le spéléologue Jean-Marie Chauvet, accompagné de deux amis, explore une falaise, près du village de Vallon-Pont-d'Arc et des magnifiques gorges de l'Ardèche.
Les trois amis découvrent une grotte aux parois décorées de dessins aux teintes ocres, parmi lesquels de nombreuses représentations animales. Immédiatement alerté, le préhistorien Jean Clottes authentifie les peintures. Elles font de la grotte de la Combe d'Arc, ou grotte Chauvet, du nom de son inventeur, l'un des trois plus beaux témoignages de l'art pariétal du Paléolithique européen, avec Altamira et Lascaux. Les unes et les autres sont l'oeuvre de l'homme de Cro-Magnon...


LES PLUS BELLES DECORATIONS DE NOËL DU MONDE AUJOURD'HUI: VARSOVIE.


Les visiteurs de Varsovie seront à coup sûr conquis par le marché de Noël animé de la capitale et ses magnifiques installations de lumières. Le principal marché de Noël de Varsovie se trouve sur la place Zamkowy, une place située en face du palais royal, dans le quartier historique de la vieille ville.


BREXIT ET LA VICTOIRE AMERE DE LA DEMOCRATIE




Joseph Savès



23 juin 2016

Brexit et la victoire amère de la démocratie


En votant le Brexit contre l'avis des « gens éduqués » (note), les Anglais ont donné le 23 juin 2016 un coup d'arrêt au projet issu du traité de Maastricht d'une Europe supranationale et post-démocratique, autour de la zone euro.
Dernière heure : les Anglais ont spectaculairement confirmé leur choix le 12 décembre 2019 en offrant une large majorité au Premier ministre Boris Johnson, maître d'oeuvre du Brexit.
Voici ci-après ce que nous écrivions à l'issue du référendum du 23 juin 2016. Nous n'avons pas à en rougir...

Décidément,  les Anglais ne font rien comme tout le monde : dès l'annonce des résultats du référendum du 23 juin sur le Brexit, le Premier ministre David Cameron a pris acte de son échec personnel et annoncé sa démission en se gardant de critiquer le choix majoritaire de ses concitoyens. C'est la preuve que la démocratie et l'État de droit se portent encore bien sur l'île où ils ont vu le jour il y a quelques siècles. 

On ne peut en dire autant du Continent. En France, il faut remonter à la démission du président de Gaulle au soir du référendum de 1969 pour observer semblable panache.

Confrontés à des échecs répétés et/ou à une impopularité abyssale, nos gouvernants se défendent en se posant en rempart contre le « populisme », ce terme désignant depuis une décennie tout mouvement d'opposition ou tout leader qui a le front de recueillir un soutien massif des citoyens. Dans les cercles dirigeants et les médias afférents, chacun y va de son couplet sur la méconnaissance des grands enjeux par les citoyens de base, trop jeunes, trop vieux, trop ignares, trop provinciaux, trop franchouillards ou trop pauvres. On en viendrait à regretter le bon vieux temps du suffrage censitaire, quand, à l'époque de Louis-Philippe, le droit de vote était réservé aux notables.

Depuis le début du millénaire, le fossé ne cesse de s'agrandir entre les citoyens européens et leurs gouvernants. Nous en voyons la raison dans le retournement brutal du projet européen, ainsi que nous l'avons exposé dans notre précédente analyse.

De l'Europe des petits pas au grand saut dans l'inconnu


Tournant le dos à l'Europe des petits pas de Jean Monnet (Politique agricole commune, Airbus, Arianespace, Erasmus, espace Schengen...), les Français Jacques Delors et François Mitterrand ont choisi il y a un quart de siècle, en 1992, le grand saut dans l'inconnu (supranationalité et monnaie unique) au nom de préjugés idéologiques très contestables : la « concurrence libre et non faussée » devait être un facteur d'équilibre et de prospérité ; la « monnaie unique » devait rapprocher les économies nationales et déboucher sur une fédération.

Confrontés à l'échec dramatique de leurs prévisions, les dirigeants européens n'ont eu de cesse depuis lors de tenter de faire plier la réalité à leurs désirs. Voilà vingt-cinq ans que le projet européen se résume à essayer de sauver envers et contre tout la monnaie unique. C'est au prix de la ruine des États les plus fragiles et de l'émigration de la jeunesse éduquée de Grèce, d'Espagne, du Portugal, de France... Que périssent les peuples pourvu que survive l'euro !

Nous avons détaillé il y a plusieurs années déjà les ressorts de ce désastre : la monnaie unique met dans le même sac des sociétés qui ont des comportements opposés, les unes - l'Allemagne - étant exportatrices et économes par nature, les autres - arc méditerranéen - importatrices et dépensières ; il s'ensuit des déséquilibres commerciaux croissants qu'aucun ajustement monétaire ne vient plus corriger (voir : Comment la monnaie unique tue l'Europe). La monnaie unique ne protège pas pour autant nos économies contre les fluctuations monétaires : l'euro fluctue davantage par rapport au dollar américain et au renmibi chinois que ne fluctuaient le mark et le franc il y a vingt ans...

Il y aurait bien une issue élégante et audacieuse à la crise avec le remplacement de la monnaie unique par des monnaies strictement nationales et une monnaie commune dédiée aux échanges extra-européens, ainsi que nous l'avons exposé dans notre précédent essai. Mais elle reviendrait à reconnaître l'erreur initiale, ce à quoi ne se résignent pas nos dirigeants, qui craignent d'être sanctionnés par leurs concitoyens. D'où leur obstination à écarter tout débat démocratique.

Démocratie en péril


Plus que quiconque attachés à la démocratie, les Anglais ont choisi le grand large en raison du caractère de plus en plus cassant et antidémocratique des instances européennes, que l'on a vues à l'oeuvre dans la crise des migrants et la crise grecque. 

La rupture du lien entre les citoyens européens et leurs gouvernants s'observe depuis les référendums de 2005 sur le traité constitutionnel, quand, au terme d'un débat public très intense, Français et Néerlandais ont rejeté le traité car ils y voyaient un bric-à-brac qui éloignait les élus des électeurs et les plaçait sous la coupe des groupes de pression. C'est ce qu'a démontré avec prémonition la juriste Anne-Marie Le Pourhiet (Qui veut de la post-démocratie ?, Le Monde, 12 mars 2005).

Les électeurs de 2005 ont rejeté également le présupposé idéologique selon lequel les États européens sont trop petits et doivent disparaître au sein d'une fédération pour espérer peser sur les affaires du monde :
• C'est ignorer que la taille ne fait rien à l'affaire : au XIXe siècle, l'Angleterre, avec dix à trente millions d'habitants, a dominé le monde comme aucun empire avant ou après elle !
• C'est faire à tort de la puissance un objectif en soi : Singapour, la Suisse et l'Islande ne prétendent pas dominer le monde mais n'en affichent pas moins une prospérité enviable.
• C'est enfin croire que les États européens seront plus forts en gommant leur diversité : cette diversité est précisément ce qui a permis aux Européens de bâtir en un millénaire une civilisation plus féconde qu'aucune autre. Le respect de cette diversité est compatible avec l'union ainsi qu'il est dit dans la belle devise de l'Union européenne : « Unie dans la diversité ».

De fait, les dirigeants européens ayant contourné le vote démocratique et imposé le traité constitutionnel sous le nom de traité de Lisbonne, on en a vu les résultats : une Europe plus faible, plus divisée et plus absente que jamais de la scène géopolitique (Moyen-Orient, Israël-Palestine, Afrique, Ukraine...). 

Gagnants et perdants


Que pouvons-nous attendre maintenant du Brexit ? Les Britanniques disposent d'un délai de deux ans pour négocier leur sortie à partir du moment où ils auront invoqué l'article 50 du traité de Lisbonne qui en fixe les modalités. Autant dire qu'ils ne vont pas se presser et laisser traîner les choses. David Cameron a d'ores et déjà annoncé qu'il ne démissionnerait pas avant octobre 2016 et l'on peut penser que son successeur prendra également son temps et ne présentera pas sa demande avant décembre ou même janvier 2017.

Il y va bien sûr de leur intérêt car pendant ce temps et pendant toute la durée des négociations ultérieures (jusqu'en 2019 !), les Européens devront gérer le Brexit toutes affaires cessantes. Ils seront prêts à toutes les concessions pour en finir au plus vite et s'occuper des autres foyers d'incendie : crise grecque et crise de l'euro, crise des migrants, montée de l'euroscepticisme, appel des Néerlandais, des Suédois et même des Français à sortir à leur tour de l'Union.

Maîtres du temps, les Britanniques manifestent par ailleurs une habileté manoeuvrière attestée par quelques siècles d'Histoire. Faisons-leur confiance pour préserver leurs intérêts économiques, commerciaux et financiers tout en recouvrant leur souveraineté nationale. Ils n'ont rien à craindre du côté commercial et douanier : on imagine mal que Bruxelles, prêt à toutes les concessions avec Pékin et Washington, impose par contre de nouveaux droits de douane à Londres. L'enjeu le plus périlleux concerne les banques de la City qui risquent de perdre leur accès automatique à l'ensemble des marchés européens.

Pour les raisons exposées ci-dessus, nous croyons que le Brexit aura à moyen terme des conséquences plus dommageables pour l'Union européenne que pour le Royaume-Uni lui-même :

- Grexit :

Dès le mois de juillet, Bruxelles et Francfort vont une nouvelle fois se pencher sur le cas de la Grèce. Le jeune, beau, fougueux et charismatique Tsipras s'est couché l'an dernier devant les Allemands dans la crainte de voir son pays expulsé de l'Union. Pour quel résultat ? La Grèce est plus pauvre que jamais et qui plus est engluée dans le drame des migrants. Après le précédent britannique, sa sortie de l'Union européenne n'est plus un tabou.

- Isolement international :

En situation de divorce conflictuel avec le Royaume-Uni, cinquième puissance mondiale et principale puissance militaire et diplomatique du continent, l'Union européenne ne va plus être en état de discuter avec qui que ce soit sur la scène internationale pendant les deux ou trois années à venir. Traité de libre-échange avec les États-Unis, conflit ukrainien, échanges avec la Chine sont autant de domaines dans lesquels elle devra faire profil bas. Au Kremlin, il en est qui doivent avoir un sourire en coin.

- Rupture franco-allemande :

L'axe franco-allemand avait une signification réelle en 1963, quand la France était prospère et présidée par le général de Gaulle et l'Allemagne réduite à sa moitié occidentale et gouvernée par le sage Adenauer. Rien de tel aujourd'hui. Au président français pourrait s'appliquer le mot cruel de De Gaulle concernant le dernier président de la IIIe République : « Comme chef d'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fut un chef, qu'il y eut un État ». C'est bien, semble-t-il, l'avis de la chancelière allemande qui, déjà, prend ses distances avec François Hollande et évite de le rencontrer en tête-à-tête.

- Écosse :

La sécession de l'Écosse punira-t-elle les Anglais de leur insolence ? Rien n'est moins sûr aujourd'hui. Avec des redevances pétrolières en très forte baisse et surtout la perspective d'une crise majeure de l'Union européenne, les Écossais vont y réfléchir à deux fois avant de rompre leurs amarres avec l'Angleterre et de remonter sur le Titanic.

Qu'on nous pardonne ces insolences. L'Histoire, heureusement, n'est jamais écrite à l'avance et nous réserve toujours des surprises. Il n'empêche qu'aujourd'hui, nous voyons se poursuivre le processus de décomposition amorcé en 2015. Puissent nos dirigeants actuels et futurs en prendre toute la mesure afin d'y mettre un coup d'arrêt.

Joseph Savès

Publié ou mis à jour le : 2019-12-15 10:31:48


mardi 17 décembre 2019

MARDI 17 DÉCEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Judicaël, Gaël,

DICTON DU JOUR: Décembre de froid trop chiche, ne fait pas le paysan riche.

CITATION DU JOUR: La vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas.
Oscar Wilde.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:








MARCHES DU JOUR:





PAROISSE D'AMPUS


CA S'EST PASSE UN 17 DECEMBRE:

 1883 Naissance de Jules Auguste César Muraire dit Raimu, acteur (20 septembre 1946)

Jules Muraire, dit Raimu, est un acteur français, né le  à Toulon et mort le  (à 62 ans) à Neuilly-sur-Seine.
Vedette de music-hall à ses débuts, il devient, grâce à Sacha Guitry, un des « monstres sacrés » du cinéma français des années 1930 et de la première moitié des années 1940, devenant notamment l'interprète-fétiche de Marcel Pagnol. Raimu reste dans les mémoires pour son interprétation de César dans la « trilogie marseillaise » : MariusFanny et César, et du boulanger trompé dans La Femme du boulanger.
 1770 Naissance de Ludwig van Beethoven, compositeur allemand (26 mars 1827)


Ludwig van Beethoven est un compositeur et pianiste allemand né à Bonn le 15 ou  et mort à Vienne le .
Dernier grand représentant du classicisme viennois (après GluckHaydn et Mozart), Beethoven a préparé l’évolution vers le romantisme en musique et influencé la musique occidentale pendant une grande partie du xixe siècle. Inclassable (« Vous me faites l’impression d’un homme qui a plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes » lui dit Haydn vers 1793), son art s’est exprimé à travers différents genres musicaux, et bien que sa musique symphonique soit la principale source de sa popularité, il a eu un impact également considérable dans l’écriture pianistique et dans la musique de chambre.

Surmontant à force de volonté les épreuves d’une vie marquée par la surdité qui le frappe à vingt-sept ans, célébrant dans sa musique le triomphe de l’héroïsme et de la joie quand le destin lui prescrivait l’isolement et la misère, il sera récompensé post mortem par cette affirmation de Romain Rolland : « Il est bien davantage que le premier des musiciens. Il est la force la plus héroïque de l’art moderne ». Expression d’une inaltérable foi en l’homme et d’un optimisme volontaire, affirmant la création musicale comme action d’un artiste libre et indépendant, l’œuvre de Beethoven a fait de lui une des figures les plus marquantes de l’histoire de la musique.

Chœur de Radio France - Symphonie n°9: « Ode à la joie » (Beethoven/Karajan) @ Concert de Paris 2016





ACTIVITES A AMPUS ET DANS LES ENVIRONS:




LES PLUS BELLES DECORATIONS DE NOËL DU MONDE. AUJOURD'HUI: YOKOHAMA


Dans toute la ville de Yokohama, les visiteurs peuvent admirer de magnifiques illuminations festives. Deux des nombreuses expositions lumineuses de la ville sont situées au centre commercial Isezaki et au Dockyard Gaerden de la Landmark Tower, où les arbres sont éclairés par de magnifiques lumières scintillantes


A SEILLANS: UNE HISTOIRE DE MAIRE

Une histoire de maire



A Seillans, dans le Var, Loïs, exploitant agricole, a décidé de se présenter aux Municipales de 2020, avec un programme où la culture, le partage et l'horizontalité du pouvoir priment avant tout. Ce militant associatif et paysan, se confie autour de ce projet passionnant et prometteur au micro de Radio Chez Moi.
C’est l’histoire d’un mec, qui m’a appelé un beau matin. Nous nous connaissions de loin : j’ai fréquenté les concerts qu’il organisait dans le temps, et j’ai fait mon collège et mon lycée avec Fanny, qui est aujourd’hui sa femme, et avec qui il a eu deux enfants. Il s’appelle Loïs, il est éleveur de chèvres (mais pas que), et s’il m’a appelé ce jour-là, c’est pour me dire qu’il se présentait, tout à fait sérieusement, aux élections municipales de son village, en 2020. C’est donc l’histoire d’un mec que nous sommes allés voir chez lui, avec mon grand ami Esteban, de Radio Chez Moi, et qui souhaite marcher sur les pas de Coluche et d'autres, sur les chemins de la démocratie réelle, à échelle locale.
Ce village, c’est Seillans (à ne pas confondre avec Saillans, connu elle aussi pour son expérience de « liste citoyenne »). Une petite bourgade varoise, collée (hélas) à l’énorme camp militaire de Canjuers, et dans laquelle j’ai moi-même vécu, étant enfant. On y trouve tout ce qui fait les joies de la ruralité : ses petits exploitants, ses artisans, ses quelques prolétaires immigrés discrètement logés dans des logements HLM, son puissant lobby des chasseurs de sanglier, ses grandes entreprises présentes ici comme des seigneurs sur des terres féodales, son manque de transparence dans l’attribution des contrats publics, et son maire aux rênes de l’agglomération depuis 20 ans. Une vraie carte postale.
C’est l’histoire d’un mec, qui fait du fromage de chèvre, et garde à ses côtés, dans sa ferme, les bêtes (il les connait toutes par leurs noms) qui ne peuvent plus produire (« elles m’ont fait vivre, donc je considère qu’elles ont le droit de mourir en paix, de vieillesse » -le gouvernement ferait bien de s’inspirer de ces propos pour sa réforme des retraites) …. C’est l’histoire d’un mec, qui dit qu’il ne peut pas assumer de voir ce monde partir en grumeaux sans rien faire, et qui ne veut pas que ses deux enfants lui demandent, une fois grand, comment ça se fait qu’il ne se soit pas battu pour changer les choses.
C’est l’histoire d’un mec qui pense que la démocratie et l’écologie à échelle locale sont le début d’une solution au problème.




lundi 16 décembre 2019

LUNDI 16 DÉCEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Alice, Adonis, Adélaïde, Heidi, Evrard, Eberhard.

Alice est toute charme, vivacité, intuition, tendresse mais aussi caprice, exigence, désordre, infidélité. Elle cultive le paradoxe et le mensonge autant que l'insolence. Elle se montre parfois dure, égoïste, autoritaire, mais ses moments de douceur et d'affection la rendent attachante plus que ses défauts ne parviennent à la rendre détestable.

DICTON DU JOUR: Quand il pleut à la Saint-Alice, c'est souvent comme une vache qui pisse.


CITATION DU JOUR:
La musique est le seul plaisir sensuel sans vice.
Samuel Johnson.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:





CA S'EST PASSE UN 16 DECEMBRE:

1897 : Mort de Alphonse Daudet, romancier et conteur français (13 mai 1840)

1916 : Raspoutine, un moine qui passait pour exercer une influence néfaste sur le tsar Nicolas II, est assassiné à Petrograd et son corps jeté dans la Neva où il sera repêché trois jours plus tard. 


Raspoutine, surnommé « le débauché », de son vrai nom Grigori Efimovitch Raspoutine, est né le 10 janvier 1869 et mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916. Originaire des confins de la Sibérie, c'est un mystique errant, un « staretz », proche de la secte des « Khlysty ». « Staretz » était un titre donné à des mystiques, laïcs ou religieux, qu'on venait consulter. Il était d'une stature moyenne mais avec une carrure imposante. Il était de nature sale et grossière, mais dégageait un magnétisme envoûtant et étrange. Il portait des cheveux et une barbe longs et hirsutes mais possédait avec ses yeux bleus clairs, très perçants, un curieux regard hypnotique qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l'âme de ses interlocuteurs. Son père était fermier dans le village sibérien de Pokrovskoïé, du district de Tioumen, dans la province de Tobolsk, à 2 500 km à l'Est de la capitale russe Saint-Pétersbourg. Le 23 janvier 1871, un météore avait traversé le ciel au-dessus du village de Pokrovoskoïé, et ce phénomène annoncait, disait-on, la venue au monde d'un personnage exceptionnel.

La vie était rude, l'existence rustique, la vodka une boisson courante, l'instruction n'existait pas. Grigori n'apprendra les rudiments de la lecture et de l'écriture qu'au cours de ses voyages, à l'âge adulte, mais, très vite, les gens se rendent compte qu'il est « différent » car il montre un pouvoir d'apaisement, voire de guérison sur les animaux. Suite à une baignade dans une eau glacée, son frère aîné et lui sont victimes d'une pneumonie dont son frère meurt. Grigori guérit, mais traverse des périodes de dépression et de surexcitation incontrôlables. Il aide son père dans les travaux de la ferme, et conservera de cette enfance les manières frustes des paysans sibériens, les vêtements amples et peu soignés, et les mains calleuses.

Il a aussi des moments de mysticisme et va à la rencontre des moines sages, les « staretz » pour suivre leur enseignement religieux, mais il fait aussi preuve de débordement d'énergie et des pulsions diverses dont une sexualité débordante qu'il assouvit facilement. Dès l'âge de dix-huit ans, sujet à de grandes crises mystiques, il se fait appeler Raspoutine, un surnom polysémique dont l'origine demeure obscure. En 1887, à l'âge de 19 ans, il épouse une jeune paysanne du voisinage Praskovja Doubrovina, et aura avec elle cinq enfants : Mikhail et Georguij décèdent prématurément, Dimitri né en 1895, Matrona en 1898 et Varvara en 1900. Il aimait véritablement sa femme, et malgré de multiples incartades sexuelles, il reviendra toujours auprès d'elle.