mercredi 11 décembre 2019

LES EOLIENNES


Éoliennes

La face noire de la transition écologique

Après des études en histoire de l'art, Fabien Bouglé a fondé une société de conseil en gestion de patrimoine artistique. Il donne également des cours et écrit des livres sur ce thème. Il est aussi conseiller municipal de Versailles.
Par ailleurs, depuis 2008, Fabien Bouglé s'est impliqué dans le combat contre les exploitants d'éoliennes. Porte parole du Réseau Ulysse, réseau national anti-éolien, ancien vice-président de la Fédération Environnement durable, il intervient aussi devant les parlementaires, les élus locaux et les citoyens à travers débats, tribunes et études...
Il est l'auteur d'un essai corrosif sur le sujet : Éoliennes, la face noire de la transition écologique (Éditions du Rocher, 2019, 15,90€)

En quelques années, les éoliennes sont devenues le porte-étendard international de la transition écologique. Symboles de la prétendue électricité « verte », elles se sont immiscées partout : sur les sites internet institutionnels, dans les livres scolaires, dans les publicités, dans les films, dans les médias.

Éoliennes. La face noire de la transition écologique, Fabien Bouglé, Éditions du Rocher, oct.2019. À l’échelle mondiale, elles ont envahi les paysages, ont investi avec brutalité les campagnes ou la mer, et sont devenues, par une propagande systématique et sans nuance, le symbole de l’écologie et de la lutte pour le climat.

Illusion ! soutient Fabien Bouglé dans Éoliennes, la face noire de la transition écologique (Éditions du Rocher, 2019), un essai lumineux et très solidement documenté. Professionnel du patrimoine et conseiller municipal de Versailles, il suit le développement des éoliennes depuis dix ans et en est devenu un expert reconnu.

Il montre qu’elles sont plus nocives qu’autre chose, tant pour le climat que pour l’économie nationale, les finances publiques et la moralité politique. Il montre aussi que, de leur fabrication à leur démantèlement, elles émettent une quantité appréciable de carbone, pour un rendement électrique très médiocre.

Son ouvrage est de nature à bouleverser les idées reçues comme l’indiquent les extraits ci-après. Il rappelle aussi que les éoliennnes n'ont pas l'efficacité énergétique qu'on leur prête hâtivement...

Éoliennes implantées sur une ligne de crête dans le parc d'éoliennes de Merdelou-Fontanelles dans le sud Aveyron, 2016, AFP, DR.  L'agrandissement est une photographie du cinquième parc éolien belge en mer du Nord, 2018, DR.

Les éoliennes : un scandale mondial programmé


Le développement des éoliennes – sur terre ou en mer – est en réalité au cœur de la politique mondiale de la transition écologique, et de la transition énergétique, qui constitue aujourd’hui la boussole de nos dirigeants. Elle est largement inspirée, sinon dictée, par l’Energiewende (« Révolution énergétique » en français) concept importé d’Allemagne, l’un des principaux pays fournisseurs d’éoliennes dans le monde.
En outre, c’est sous le prétexte de la transition écologique que les États occidentaux se sont mis à dépenser des centaines de milliards d’euros, accentuant d’autant les déficits publics des pays concernés au détriment de citoyens rackettés via leurs factures d’électricité ou d’essence, factures dont l’augmentation a engendré en France la crise des gilets jaunes.
Dans les faits, cette transition écologique imposée accentue encore le fossé entre une population rurale et littorale d’une part – population à laquelle on impose un changement de cadre de vie et des nuisances dus aux changements énergétiques par l’implantation des aérogénérateurs –, et une population urbaine d’autre part – laquelle profite des nouvelles technologies, voyage en avion, circule en transports en commun, roule en voiture électrique à faible autonomie et ne connaît pas les nuisances liées aux éoliennes.
Cette rupture sociologique rejoint l’analyse menée par Christophe Guilluy dans son ouvrage La France périphérique, livre qui met en lumière cette fracture. Elle se calque parfaitement sur la rupture écologique à l’échelle internationale.
Au nom de l’« écologiquement correct », on détruit la nature. Certains ardents promoteurs de ces installations industrielles estiment que les éoliennes pourraient, par leur gigantisme, se substituer dans nos paysages aux clochers , devenant ainsi le symbole d’une nouvelle religion structurant les campagnes .

Éoliennes ceinturant le clocher du village d'Avignonet de Lauragais (Haute-Garonne), AFP, DR. L'agrandissement montre un parc de 25 éoliennes de 75 m de haut en Camargue, AFP, DR.
Implacables, les éléments de langage communs aux industriels du vent et aux ONG qui défendent l’éolien sont parfaitement huilés : le vent est gratuit, le vent est inépuisable, le vent est une ressource naturelle, le vent est bon pour la planète. Ce discours est notamment relayé par des campagnes publicitaires d’envergure.
La perspective du réchauffement climatique est savamment exploitée par l’instrumentalisation d’enfants militants écologistes comme Greta Thunberg. La population est conditionnée à l’idée que la solution urgente face au risque écologique, c’est la transition par l’installation de milliers d’éoliennes.
Dans ces conditions, il est devenu très difficile de porter un discours alternatif ou même rationnel sur le sujet, tant le risque est grand d’être caricaturé. Avec son clergé, ses enfants de chœur, ses censeurs et ses croyances dogmatiques, l’éolien oblige à une conversion sans réserve et le récuser relève de l’hérésie.
Depuis l’installation des premières éoliennes au début des années 2000 (note), les promoteurs et leurs alliés se sont fortement radicalisés. Par un lobbying intensif auprès des politiques et jusque dans les Assemblées, ils ont progressivement poussé à la modification des lois et contribué à éliminer tous les freins empêchant le développement anarchique des implantations d’éoliennes. Certains n’hésitent devant rien, allant jusqu’à éliminer physiquement les opposants pour parvenir à leurs fins.
Des centaines d’éoliennes sur les terres mexicaines, Mexico, 12 janvier 2009, AFP, DR. L'agrandissement montre le parc éolien à Union Hidalgo (Mexique) en 2019, Radio-Canada, DR.
Face à cette stratégie systématique de colonisation de nos pays, une résistance s’est progressivement organisée, structurée et développée à l’échelle mondiale. Artisanale, elle repose sur des personnalités de milieux et d’origines très contrastés.
En France, le quotidien Le Figaro remarquait d’ailleurs en août 2018 que « du bourgeois au militant mélenchoniste en passant par l’anarchiste, le pêcheur et le châtelain, l’opposition à l’éolien était de plus en plus composite 15 ».
Avec ses mille cinq cents associations, ses deux fédérations, la FED (Fédération environnement durable) et Vent de colère, ses réseaux comme le réseau Ulysse, la lutte anti-éolienne regroupe en France des citoyens de toutes classes sociales, de tous niveaux culturels, et de toutes tendances politiques confondues.
Ces écologistes ont en commun d’avoir découvert la face obscure de l’éolien par des voies d’entrée diverses, mais qui mènent aux mêmes conclusions. Concernés souvent par un projet de centrale éolienne à proximité de leur maison, ils ont pour la plupart largement dépassé la mentalité du « not in my backyard » (note) pour appréhender l’escroquerie intellectuelle et le véritable non-sens écologique que constitue cette politique.
La vérité est que l’industrie éolienne n’est pas du tout écologiste mais répond à une logique de profit exclusif en faveur des promoteurs éoliens par des montages financiers couverts par la politique écologique des États. En aucun cas l’éolien n’est au service d’une écologie durable et pérenne. Cette industrie constitue même une arme de destruction massive de l’environnement.
C’est, comme nous l’observerons, une industrie polluante, qui détruit la nature et l’environnement de nos concitoyens. À terme, les éoliennes pourraient être considérées comme le scandale mondial du siècle, lorsque la vérité sera connue du grand public.
En y regardant de plus près, et en décryptant les études mondiales sérieuses et institutionnelles sur le sujet, on découvre que l’utopie de l’électricité d’origine éolienne dissimule une véritable machine de guerre contre la ruralité et l’environnement.
Pollution, matières premières non recyclables, déchets radioactifs, développement des lignes à haute tension, émissions de CO2, atteintes graves à la santé et à la biodiversité, détournement de fonds publics, augmentation du prix de l’électricité, déni de démocratie, destruction d’emplois, fiscalité à tous crins, ONG en conflit d’intérêts, corruption, mafia…
Lac toxique a Baotou, source David Gray / Reuters. L'agrandissement montre  le rejet des déchets de terres rares dans le lac toxique, DR.

Des matières polluantes et non recyclables

Invariablement, la communication grand public des promoteurs éoliens insiste sur la dimension propre et immaculée des éoliennes (leur couleur est le blanc…), dont le design épuré conforte. Certains vont jusqu’à les présenter en les associant aux éléments naturels, vent ou vert, dans des publicités ou à les comparer à des végétaux – des fleurs le plus souvent –, pour mieux souligner leur aspect parfaitement naturel, pur et écologique .
Ils se gardent bien de s’appesantir sur les matières premières nécessaires à leur implantation et masquent sciemment les processus de fabrication des turbines, très éloignés de l’image idyllique répandue par leur communication. Or, la question de la fabrication, de l’acheminement et de l’installation des éoliennes constitue dès le départ un sujet de réflexion à part entière, soulevant un véritable paradoxe écologique.
L’étude détaillée des éléments de composition nécessaires à leur fabrication montre à quel point leur construction et leur installation sont lourdes de conséquences sur l’environnement. À ce stade, il convient pour éclairer les esprits de revenir en détail sur les constituants nécessaires à la fabrication d’une éolienne.
Une éolienne est toujours composée de quatre éléments principaux :
– la nacelle qui constitue la véritable salle des machines des aérogénérateurs. Pour les aimants et les rouages qui la constituent, elle nécessite l’utilisation d’importantes quantités de terres rares,
– les immenses pales de cinquante à cent mètres de longueur sont réalisées en fibre de carbone,
– le mât de cent à cent cinquante mètres de hauteur est en acier ou en béton,
– le socle en béton armé nécessaire pour soutenir le mât d’éolienne.
Hormis le mât qui peut être facilement recyclé, les trois autres éléments les plus importants ont tous un impact écologique très lourd.
Usine de terres rares Baotou (Mongolie-Intérieure, Chine), photographie Véronique de Viguerie, DR. L'agrandissement montre l'intérieur d’une usine de terres rares, photographie  Véronique de Viguerie, DR.
Les mines de terres rares sont des mines à ciel ouvert situées principalement en Chine, en particulier en Mongolie Intérieure. Bien qu’on trouve à un niveau marginal des terres rares en Afrique et en Amérique, les conditions de rentabilité de l’extraction de ces métaux font que c’est la Chine qui détient aujourd’hui le quasi-monopole de l’exploitation des métaux rares avec une production de cent cinq mille tonnes de terres rares pour une production mondiale de cent trente mille tonnes en 2017 .
Éoliennes abndonnées, USA, Casper Wyoming, 1er août 2019, DR.Les pales constituent un élément très important des éoliennes. Elles doivent combiner solidité et légèreté. C’est la raison pour laquelle elles sont fabriquées à partir de matériaux composites, mélanges de fibre de verre, de fibre de carbone, de résines polyester ou de résines d’époxy .
La grande difficulté des matériaux composites tient au fait qu’ils sont très difficilement recyclables. C’est ainsi que l’Allemagne, ayant supprimé les subventions à destination des promoteurs éoliens, se retrouve avec un immense stock d’éoliennes à recycler, avec une quantité de déchets évaluée à seize mille tonnes par an .
De même, un certain nombre d’éoliennes ayant atteint leur limite d’âge d’environ vingt à vingt-cinq ans sont soit supprimées définitivement, soit remplacées par d’autres éoliennes aux performances et aux tailles plus importantes, conduisant de facto à une nouvelle aggravation de la quantité de déchets à recycler.
Armature du socle d’éolienne 50 tonnes, DR. L'agrandissement montre un socle en béton, environ 1300 tonnes de béton, DR.
Élément essentiel pour maintenir le mât éolien, le socle en béton armé coulé dans les sols constitue lui aussi une atteinte grave à l’environnement des lieux d’implantation.
Pour réaliser un seul socle d’éolienne, il faut une imposante quantité de ferraille et de béton : pour une éolienne moyenne de deux mégawatts, le diamètre du socle sera d’environ quinze à vingt mètres, pour une hauteur de trois à quatre mètres de haut. Il sera nécessaire de couler entre quatre cents et six cents mètres cubes de béton sur une ossature en fer d’environ cinquante tonnes.
Dans certains pays, les éoliennes sont tout simplement laissées sur place. Aux États-Unis, ce sont déjà plus de quatorze mille éoliennes rouillées qui parsèment le sol californien, dans des paysages de désolation et d’abandon .

mardi 10 décembre 2019

MARDI 10 DÉCEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Romaric, Eulalie, Lalie, Brian, Sydney, Lorette.

Les Romaric sont très imaginatifs et regorgent souvent d'idées plus folles les unes que les autres. Souvent en décalage avec leur entourage, ils ont un mal fou à être pris au sérieux. Mais qu'importe, la vie n'est-elle pas folle parfois?.


DICTON DU JOUR: Froid et neige en décembre, du blé à revendre.


CITATION DU JOUR: A vingt ans, l'enfant déforme la femme; à trente ans, il la conserve, à quarante ans, je crois bien qu'il la rajeunit !Léon Blum.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:




MARCHES DU JOUR:




CA S'EST PASSE UN 10 DECEMBRE

1896 : Mort de Alfred Nobel, industriel suédois et créateur des prix Nobel (21 octobre 1833)


 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte


Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans) est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes...

LES PLUS BELLES DECORATIONS DE NOËL: AUJOURD'HUI: BRUGES


Bruges accueille l'un des marchés de Noël les plus festifs d'Europe, qui s'installe dans le centre historique de la ville avec ses étals et ses activités variées.

MARGUERITE YOURCENAR

Ce texte datant de 1980 écrit par Marguerite Yourcenar n'a pas pris une ride. Hélas.
« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entre-tués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."

lundi 9 décembre 2019

LUNDI 09 DÉCEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Pierre Fourier, Guadalupe, Jean-Diego, Léocadie, Liborius, Nectaire.

DICTON DU JOUR: Si décembre et janvier ne font leur chemin, février fait le lutin.

CITATION DU JOUR: On se souvient de rien, et puisqu'on oublie tout, rien c'est bien mieux que tout.
Serge Gainsbourg.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:





CA S'EST PASSE UN 9 DÉCEMBRE:

 2004 : Jean-Pierre Raffarin annonce que la loi sur les 35 heures sera assouplie pour permettre aux "salariés qui le souhaitent de travailler plus pour gagner plus", sans remettre en cause la durée légale du travail. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon remporte facilement le vote crucial de son parti le Likoud, qui donne son feu vert à l'extension de sa coalition gouvernementale pour mener à bien le plan d'évacuation de la Bande de Gaza.

1905 : Séparation des Églises et de l'État


 1998 : Des chercheurs annoncent avoir découvert, en Afrique du Sud, le premier squelette humain entier vieux de plus de trois millions d'années.

 1977 : Inauguration du RER, réseau de transport en Île-de-France.

1935 : Première diffusion d'une émission télévisée française sur un écran de 21 x 18 cm.



AMPUS: L'ACTUALITE EN HUMOUR: SURPRISE,SURPRISE.......






       OU                               ?
Portail d'un chateau en Ile de France
 ou
 simple entrée provençale

Le mystère va s'éclaicir

Le conseil municipal dans sa séance du 23 juillet 2019 ressort des cartons un projet exposé en janvier 2018 concernant l'entrée sud du village.
Les travaux de l'entrée sud du village ont commencé.
Il semblerait que la première ébauche loufoque qui avait été présentée soit abandonnée, sans doute à la suite des critiques qui ont été formulées par une partie de la population et c'est tant mieux.
Un nouveau projet a été étudié et les travaux sont donc en phase d'exécution.
En l'état d'avancement des travaux et du mur en pierre d'ailleurs bien réalisé, il se dessine un projet assez proche de celui de l'entrée ouest. Le département aurait donc conçu une entrée plus sobre et plus simple davantage adaptée à un village provençal. 
La question que je me pose est de savoir si ce rond-point est destiné à mettre en valeur les superbes poubelles multicolores probablement placées  pour souligner et renforcer notre attachement au fleurissement du village ou si c'est l'inverse. Un panneau explicatif pourra donner la solution.

















La suite des opérations éclaircira l'énigmatique rond- point car apparemment, ni la population, ni des associations qui peuvent se sentir concernées par l'aspect du village, ont été consultées ou mises simplement au courant du projet. Est- ce que les 10 conseillers présents ( sur 15)  savent au moins exactement ce pour quoi ils ont votés? C'est pas sûr.

Selon un sondage OpinionWay pour Cap Collectif  réalisé en juin 2019 auprès de 1.001 personnes concernant leur commune:
 72% des habitants souhaitent un programme co-construit avec eux.
Ampus semble donc ne pas refléter ce sondage et ne connait pas la démocratie participative ou la participation citoyenne. Quel est votre avis?
Il est d'ailleurs assez curieux que la commune octroie une subvention de 20000€ au conseil départemental...c'est un peu le monde à l'envers, mais soit... c'est ainsi, mais du jamais vu. On pourrait le comprendre pour une action indispensable et prioritaire, mais ce n'est pas le cas. Cela démontre  de toute façon, que la commune a beaucoup d'argent et que les hausses d'impôt que les contribuables ont subies n'étaient en aucun cas justifiées en plus d'être en contradiction avec la promesse mensongère de campagne.  


Les esprits suspicieux qui s'imaginent que ce projet est accéléré en vue des élections départementales et communales se trompent sans aucun doute.











LES PLUS BELLES DECORATIONS DE NOËL: AUJOURD'HUI : LA LAPONIE




La Laponie est reconnue pour son dévouement aux fêtes de Noël et à leur célébration. Chaque année, la ville s'illumine entièrement et les visiteurs peuvent même remettre leur lettre en main propre au père Noël local, dans le village du père Noël de Rovaniemi. Si les installations artificielles de lumières ne suffisent pas à vous convaincre, vous pouvez aussi admirer les incroyables aurores boréales dans cette région finlandaise.

L'aurore boréale fait partie de la famille des aurores polaires. Il existe les aurores boréales qui ne sont visibles que dans l'hémisphère Nord dont en Islande et des aurores australes qui ne sont visibles que dans l'hémisphère sud. Une aurore polaire se caractérise par des traînées de couleur dansant dans le ciel.





SEPARATION DES 'EGLISES ET DE L'ETAT

L'Histoire éclaire le présent

Enquêtes et récits

9 décembre 1905

Séparation des Églises et de l'État

Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand (43 ans) fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État. C'est le début de la fin dans le conflit virulent qui oppose les gouvernements de la IIIe République à l'Église catholique.
La loi s'applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, la confession d'Augsbourg (les protestants luthériens), les réformés (les protestants calvinistes) et les israélites. Elle clôture 25 ans de violentes tensions entre le pouvoir républicain et l'Église catholique, l'un et l'autre se disputant le magistère moral sur la société.
Alsace-Lorraine et Concordat
L'Alsace-Moselle, au moment de la loi de séparation, faisait partie de l'Empire allemand. Après son retour à la France, en 1918, elle a obtenu de rester sous le régime du Concordat de 1801-1802.
De ce fait, les ministres des cultes des trois départements de l'Est (curés, pasteurs et rabbins) jouissent encore à ce jour d'un traitement et d'un statut de fonctionnaire. Les évêques sont eux-mêmes nommés par le ministre de l'Intérieur qui est aussi en France le ministre des cultes.

Les enjeux de la laïcité

Au tournant du XXe siècle, en France, les partisans de la laïcité, autrement dit de la séparation des affaires religieuses et politiques, se partagent en deux camps :
– Les premiers, héritiers de la tradition jacobine, souvent adeptes de la franc-maçonnerie, rêvent d'éradiquer la religion chrétienne ou de la confiner dans le domaine strictement privé,
– Les seconds (Jean Jaurès, Aristide Briand...) veulent d'une part affirmer la neutralité de l'État à l'égard de toutes les croyances, d'autre part garantir la liberté de conscience de chacun en conformité avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (*).
Maurice Rouvier (1842-1911)Dans un premier temps, les anticléricaux l'emportent avec l'accession à la présidence du Conseil d'Émile Combes le 7 juin 1902, sous la présidence d'Émile Loubet.
Le nouveau chef du gouvernement rallume la guerre religieuse en fermant avec une brutalité sans nuances les écoles religieuses et en interdisant d'enseignement les prêtres des congrégations le 7 juillet 1904. Mais le scandale de l'« affaire des fiches » lui vaut d'être remplacé le 24 janvier 1905 à la présidence du Conseil par Maurice Rouvier (63 ans). Celui-ci a commencé sa carrière à l'ombre de Léon Gambetta.
Bon orateur et représentant éminent du groupe dit « opportuniste » (républicains modérés opposés aux « radicaux »), Rouvier cultive de bonnes relations avec les milieux d'affaires comme avec la gauche républicaine. C'est donc à lui que va incomber le vote et la mise en oeuvre de la loi de séparation des Églises et de l'État. Il va être soutenu par le rapporteur Aristide Briand, lequel va apaiser les esprits et obtenir le vote de la loi en déployant une éloquence charmeuse.

Une loi de conciliation
Aristide Briand à l'Assemblée en avril 1905La loi de séparation met fin unilatéralement au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l'Église catholique.
Elle proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes :
-Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes... ».
- Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... »
Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse mais ne s'exonère pas de ses responsabilités. Il veut « garantir » à chacun les moyens d'exercer librement sa religion dans le respect de celles d'autrui. C'est dans cet esprit que sont instituées des aumôneries dans les milieux fermés (casernes, lycées, prisons, hôpitaux)... et, plus tard, des émissions religieuses sur les chaînes publiques de télévision.
L'État n'entend en aucune façon limiter la liberté de conscience ni cantonner la religion à la sphère privée (il n'est pas question par exemple d'interdire le port d'insignes religieux !).
Sur le plan financier, la loi a deux conséquences majeures :
– Les ministres des cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins...) ne sont plus rémunérés par l'État et celui-ci se désintéresse totalement de leur nomination,

– Les biens détenus précédemment par les Églises deviennent la propriété de l'État mais celui-ci se réserve le droit de les confier gratuitement aux représentants des Églises en vue de l'exercice du culte.
Les partisans d'une laïcité intransigeante perçoivent la loi comme une avancée vers la destruction du fait religieux ! Ainsi, le 8 novembre 1906, elle est saluée par une mémorable envolée à la Chambre des députés : « Ensemble, d'un geste magnifique, nous  avons éteint dans le ciel des étoiles qu'on ne rallumera plus ». L'auteur est le député socialiste René Viviani qui, devenu plus tard président du Conseil, engagera la France dans la Grande Guerre.
En fait, l'opération va s'avérer plutôt profitable pour les Églises (mais on ne s'en apercevra que bien plus tard). En effet, d'une part, les ministres du culte et en particulier les évêques vont gagner en indépendance, n'étant plus tenus de rendre des comptes à l'administration. D'autre part, les Églises ne vont plus avoir à leur charge l'entretien très coûteux des édifices religieux (cathédrales, églises, temples...) préexistant à la loi de 1905. Elles ne devront plus assurer que l'entretien courant de ces édifices... Quant à ceux qu'elles seront amenées à construire après la loi de 1905, ils seront leur propriété pleine et entière.
Menace sur la paix religieuse
L'inventaire des biens ecclésiastiques, nécessaire pour l'exécution de la loi, est d'abord mené avec mesquinerie. Une circulaire du 2 janvier 1906 oblige en particulier les prêtres à ouvrir les tabernacles pour faire l'inventaire des vases sacrés. Beaucoup de catholiques y voient une forme de profanation et craignent que la mesure n'encourage les vols et les spoliations. En de nombreux endroits, surtout en Bretagne, les inventaires effectués sans ménagement réveillent les rancœurs et entraînent une nouvelle fois le pays au bord de la guerre civile.
Le pape Pie X ne fait rien pour arranger les choses. Ulcéré par le caractère unilatéral de la loi de séparation (le Saint-Siège n'a pas été consulté), il interdit aux catholiques de former les « associations cultuelles » prévues par le texte pour l'utilisation gratuite des édifices religieux devenus propriété de l'État. C'est ainsi que, faute de trouver preneur, de nombreux bâtiments sont récupérés par l'État pour y installer ses propres administrations !
L'expulsion des moines de la Grande Chartreuse (Isère) : les moines quittent le couvent et passent devant les troupes
Vers l'apaisement
Armand Fallières, élu président de la République le 17 janvier 1906, forme un nouveau gouvernement le 13 mars 1906 avec le transparent Ferdinand Sarrien à la présidence du Conseil, l'énergique Georges Clemenceau à l'Intérieur et le diplomate Aristide Briand à l'Instruction publique et aux Cultes.
Le 18 octobre 1906, Georges Clemenceau accède à son tour à la présidence du Conseil. Il apaise les tensions et ramène la concorde.
Par la loi du 2 janvier 1907 concernant l'exercice public du culte, il règle la question des édifices appartenant aux évêchés et aux « fabriques » (ainsi appelait-on les associations catholiques qui géraient les biens paroissiaux). Plus de 30 000 édifices sont finalement mis gratuitement à la disposition des Églises.
Le 28 mars 1907, une nouvelle loi autorise les croyants à se réunir sans déclaration préalable. Les sonneries de cloches sont autorisées. D'une manière générale, la jurisprudence administrative légitime les manifestations publiques qui satisfont à des traditions locales et à des habitudes (enterrements religieux...).
Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement veut prolonger dans la paix l'union de tous les Français. Il décide tout à la fois de transférer au Panthéon le coeur de Gambetta, illustre fondateur de la République, et d'honorer le souvenir de Jeanne d'Arc en proclamant fête nationale le deuxième dimanche de mai.
Les relations diplomatiques sont rétablies entre Paris et le Vatican. Le pape Benoît XV promet de consulter Paris avant la nomination des évêques.
L'État français, de son côté, concède aux associations diocésaines placées sous l'autorité des évêques le statut d'« associations cultuelles ». Autrement dit, il reconnaît les évêques comme des interlocuteurs légitimes.
La guerre religieuse menace de se rallumer après le succès électoral du Cartel des gauches, une coalition de socialistes et de radicaux, aux élections législatives du 11 mai 1924. Mais les évêques mobilisent les catholiques avec le concours du général de Castelnau, héros de la Grande Guerre, et le gouvernement renonce à remettre en cause les arrangements antérieurs. La paix religieuse est consolidée. L'anticléricalisme militant va finir par décliner cependant que les Églises retrouveront, avec leur liberté, une nouvelle vigueur.
André Larané
L'esprit de la loi bafoué un siècle plus tard
En ce début du XXIe siècle, si les Églises chrétiennes et le Consistoire juif ne contestent plus la loi de 1905, il n'en va pas de même des représentants de l'islam, une religion qui n'était pas encore présente en France métropolitaine lors du vote de la loi. Elle est aujourd'hui en très forte progression du fait de l'immigration extra-européenne.
Par frilosité politique, la classe dirigeante française rechigne à lui appliquer la loi de séparation et les textes qui l'accompagnent. Ainsi n'exige-t-on pas des imams et cadis qu'ils marient les couples musulmans seulement après qu'ils soient passés devant le maire. On reconnaît même aux Marocains établis en France le droit de répudier leur épouse selon le droit de leur pays d'origine. À ces infractions relatives au mariage s'ajoutent quelques arrangements troubles concernant le financement des lieux de culte.
Plus gravement, il est dit à l'article 2 de la loi que la République française s'interdit de salarier et financer aucun culte sur le territoire qui relève de son ressort. Cette obligation doit s'appliquer a fortiori aux États étrangers. Au lieu de cela, on observe que, très officiellement, les gouvernements du Maroc, de l'Algérie et de la Turquie salarient des représentants du culte (imams) en France, sans compter l'Arabie séoudite et le Quatar qui financent l'islam français par le biais d'organisations non gouvernementales.
Ces infractions délibérées à l'esprit de la loi de 1905 sont la pire chose que puissent admettre des partisans de la laïcité car elles portent atteinte à la souveraineté nationale et à la cohésion populaire.