jeudi 12 novembre 2020

 Jeudi 12 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Christian, Josaphat, Kristen, Chrétien Emilien.

Les Christian sont tout à la fois intelligents, sociables, énergiques et généreux. Ces qualités font d'eux des êtres de charmante compagnie. La contrepartie de leur allant: leur confiance, qu'ils ont tendance à accorder trop hâtivement et qui les mènent parfois à l'imprudence. Sur un plan sentimental, leur optimisme naturel est souvent contrarié..

C'est sa fête : Christian

Le saint du jour est un moine polonais qui fut massacré avec ses compagnons par des païens de son pays en 1003. Il figure parmi les saints patrons de la Pologne.

Dicton du jour:  Chat se chauffant est signe de mauvais temps

Citation du jour: Témoignez du respect au fat, et bientôt il se croira tout permis.

Dessin ou histoire du jour:

La messe de dimanche prochain aura lieu devant le rayon poissonnerie de chez Carrefour
Pour la vidéo cliquez sur Christian Combaz ci dessous.


Christian Combaz
Comme les seuls lieux de rassemblement autorisés le dimanche matin sont les supermarchés, les fidèles s’adaptent.

Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

Pour les autres jours consulter le tableau de la page d’accueil

 «  LES MARCHES »


A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

************************

Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus
Pendant le confinement: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN.

Des évènements lors d'un 12 novembre:

Naissance de Auguste Rodin

12 novembre 1840 à Paris - 17 novembre 1917 à Meudon

Biographie Auguste Rodin

Depuis plus d’un siècle, le nom d’Auguste Rodin fait rugir les critiques et accourir les foules… Qui aurait pu imaginer qu'un tel destin attendait ce jeune homme, élève médiocre que son père traitait de « poire molle » ? Tous les efforts de sa famille n'y feront rien : Auguste Rodin refuse obstinément de briller dans les matières classiques. De guerre lasse, il sera envoyé dans une école de dessin.



C'est le grand moment qui décidera de la vie d'Auguste Rodin. L'étincelle de l'art embrase son âme et il se jette à corps perdu dans... la scuplture. Sa passion ne s'éteindra jamais. Il laisse derrière lui 
7 000 œuvres aujourd'hui dispersées à travers le monde...

1851 : Mariette découvre Saqqara

Le 12 novembre 1851, Auguste Mariette découvre à Saqqara le Serapeum de Memphis et la nécropole des taureaux sacrés. L'archéologue va faire de l'égyptologie la discipline prestigieuse qu'elle est devenue.


INTERDICTION DES MESSES



Interdiction des messes: « Nous le vivons comme une injustice »

Cinq évêques et plusieurs intellectuels catholiques ont publié une tribune dans le Figaro demandant au gouvernement de lever l’interdiction générale de célébrer la messe avec la participation des fidèles pendant le confinement. Un de ces signataires, Mgr Dominique Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon, nous livre le fond de sa pensée sur deux de nos libertés fondamentales: la liberté de culte et la liberté d’expression.




Entretien avec Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Causeur. Pensez-vous que le gouvernement, en imposant ces restrictions, se montre trop intransigeant ?

Mgr Rey. Il y a une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution, qui est la liberté de culte. Ce n’est pas simplement se rendre dans une église, mais aussi pouvoir se rendre à des offices. Aller à la messe est structurant et essentiel dans la vie d’un chrétien. La démarche qui a été portée par plusieurs évêques, et notamment par le président de la conférence des évêques, souligne cet attachement fondamental pour les chrétiens dans l’essence de leur foi à ce rassemblement. Je crois qu’on peut prendre, dans le contexte actuel du re confinement, des dispositions sanitaires et des précautions fondamentales sans que cela ne contrevienne à cette liberté de culte.

Vous avez déposé des recours devant le Conseil d’État au mois de juin, mais sans succès. Pourquoi le gouvernement fait-il la sourde oreille ? 

Je mets cela sur le compte d’une volonté d’éviter que ce re confinement se traduise par une crise encore plus grande que celle qu’on a connue. Il y a une espèce d’angoisse collective, et le gouvernement multiplie les dispositions pour empêcher la propagation du virus. Ce qui est contradictoire, c’est qu’en même temps les grandes surfaces sont ouvertes pour les besoins vitaux, les écoles aussi, mais les fidèles ne peuvent pas se retrouver, même dans des conditions sanitaires strictes. Il y a une incohérence, et nous le vivons comme une injustice.

Parmi les signataires de la lettre, je remarque qu’il y a surtout des catholiques et pas de protestants. Y a-t-il une raison particulière ?

Non, il n’y a pas eu d’exclusion puisqu’il y a même des associations en dehors de l’Église institutionnelle, dans lesquelles il peut y avoir des personnes d’autres confessions chrétiennes.

Le gouvernement veut-il éviter de donner l’impression de favoriser les chrétiens par rapport à d’autres croyants, notamment les musulmans ?

Effectivement, tous les croyants se retrouvent pour célébrer les offices, que ce soit dans les synagogues, les mosquées ou les salles de prière. Mais la manière de penser le rassemblement est de nature très différente. Dans les églises catholiques jusqu’à présent, il n’y a pas eu de clusters particuliers. La situation spécifique de l’islam entraîne des risques dans certains groupes de radicalisation, cela a peut-être pu jouer pour faire en sorte que le gouvernement veuille traiter de la même manière l’ensemble des communautés croyantes, pour ne pas donner des gages qui seraient, dans le contexte actuel, particulièrement délicats par rapport à un certain nombre de regroupements de fidèles, notamment dans des mosquées de type salafiste. Les églises catholiques sont toujours ouvertes et toujours contrôlées. Dans les églises catholiques nous avons pris beaucoup de précautions qui n’ont peut-être pas été prises dans d’autres lieux de culte.

Vous avez mis en parallèle la liberté d’expression et la liberté de culte, toutes les deux garanties par la laïcité. Est-ce que vous pensez que la republication de caricatures de Mahomet sont allées trop loin en termes de sensibilité, indépendamment du fait que ce soit garanti par la loi ?

Cela rentre dans un contexte très sensible. La liberté d’expression est elle aussi garantie par la Constitution et il est normal que l’on puisse critiquer et même se gausser de telle ou telle pensée, mais on voit bien qu’il y a des limites. S’il y a des propos ou des publications antisémites, s’il y a des choses qui touchent par exemple au sujet de l’homosexualité ou aux féminicides, on voit bien que la loi est obligée de poser des restrictions à l’expression d’une liberté qui pourrait être aveugle et qui pourrait virer à l’injure et à la calomnie. Qu’on puisse exprimer sa pensée avec de l’ironie, oui, mais attention au fait que, dans la conscience d’un certain nombre de personnes, il y a des images ou des représentations qui relèvent du sacré et les offenser touche à quelque chose de très intime, de très profond, et ainsi être un facteur de violence. Je dirais oui à la liberté d’expression, mais attention à ce que cela n’aille pas jusqu’à de la violence et ne produise de la violence. Voilà la limite que l’on peut tracer. Cette limite est difficile à cerner par la loi, mais je vois bien que dans certaines formes d’expression, il y a une incompréhension de la part de ceux qui émettent ces images, une incompréhension de l’impact extrêmement négatif qu’elles peuvent avoir et qui entraînent une vraie violence. Je ne crois pas que blesser gratuitement, volontairement, des personnes donne une bonne image de notre société. N’avons-nous que l’outrage comme modèle à proposer aux populations musulmanes issues de l’immigration ?

Suite à l’assassinat de Samuel Paty, un musulman britannique a dit sur les réseaux sociaux que, selon lui, la seule raison pour laquelle les chrétiens acceptent aujourd’hui le blasphème, c’est que le christianisme est une religion défaite, vaincue, au moins en Europe.

Je dirais plutôt que c’est dans l’essence notre foi chrétienne : le Christ a été blasphémé, sali, outragé ; il a traversé cette épreuve du blasphème par sa Passion, par la mort. Cela ne s’est pas produit dans l’islam, qui a un Dieu transcendant qui ne peut pas supporter le blasphème. Tandis que notre Christ a été violenté. Nous assumons ce passage par le blasphème, ce qui n’est pas le cas dans l’islam.



mercredi 11 novembre 2020

 Mercredi 11 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Martin, Véran, Vérane, Alicia.

Les Martin sont doux et secrets, sensibles et intuitifs. Rêveurs. Enfants, s'ils savent se montrer dociles, ils font déjà preuve d'un grand esprit d'indépendance, qu'ils cacheront une fois adultes sous des dehors de bon père de famille. Leur intelligence, leur subtilité peuvent les attirer vers le mysticisme; ils rêvent du monde qui existe derrière les réalités apparentes..

C'est sa fête : Martin

Saint Martin

Ancien centurion romain originaire des bords du Danube, Martin évangélise la France. Populaire évêque de Tours, il est inhumé dans sa bonne ville le 11 novembre 397... 

La fête de la Saint Martin est demeurée très populaire jusqu'à la Révolution, en France mais aussi dans le reste de la chrétienté occidentale. C'est ainsi que le 11 novembre, l'on dansait et chantait nuit et jour !

La Saint Martin était aussi l'occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, c'est-à-dire de la période précédant Noël (ledit jeûne est tombé en désuétude, l'Église n'ayant conservé que le jeûne du Carême, avant Pâques). On savourait alors une oie grasse de sorte que l'expression : « faire la Saint-Martin » est devenue synonyme de bonne chère. On buvait aussi, sans trop de retenue, le « vin de la Saint-Martin », un vin de vendange tardive.

Une pieuse légende raconte que, lorsqu'on transféra la dépouille du saint de Candes à Tours, les buissons se mirent à refleurir à son passage le long de la Loire ! Ce miracle serait à l'origine de l'été de la Saint-Martin, un redoux en fait occasionné par des vents du sud-ouest qui touchent la France autour du 11 novembre, fête de la Saint Martin.

De l'autre côté de l'Atlantique, des phénomènes météorologiques différents occasionnent aussi un bref redoux à l'automne. C'est l'été indien. Au Québec, ce phénomène survient aux alentours de la fête de l'Action de grâces (second lundi d'octobre).

Notons encore que c'est en référence à Saint Martin qu'en novembre 1918, à l'instigation du général Foch, les négociateurs français auraient choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice (de préférence au 9 ou 10 novembre).

Dicton du jour:   Si le vent du Sud souffle pour la Saint-Martin, L'hiver ne sera pas coquin.

Citation du jour:  L'amitié est plus tragique que l'amour. En effet, elle dure beaucoup plus longtemps.

Oscar Wilde.

La dernière  photo de Doriane:

Voilà c’est fait l'intervention s’est bien passée douloureux tout de même j’ai hâte de rentrer .

Bon rétablissement Doriane.

Dessin ou histoire du jour:


Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

SALERNES

TOURTOUR

Le marché de Draguignan est supprimé aujourd'hui.

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 «  LES MARCHES »


A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

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Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus
Pendant le confinement: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN.

Des évènements lors d'un 11 novembre:

 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre


Le 11 novembre 1918, un armistice met fin à la Grande Guerre, première guerre totale, qui a meurtri l'Europe comme aucune autre. On veut croire qu'elle restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La commémoration de l'Armistice demeure depuis 1919 un moment fort de la vie civique en France et chez ses alliés tout en étant pratiquement ignorée de l'autre côté du Rhin, pour des raisons compréhensibles. Cette commémoration prend la forme d'un jour chômé et de manifestations collectives : soit que l'on se recueille devant les monuments aux morts et la tombe du Soldat inconnu, soit que l'on arbore un coquelicot comme au Canada ou en Angleterre.

La délégation allemande est conduite par Matthias Erzberger, le général von Winterfeldt et le capitaine de vaisseau Vanselow. Les plénipotentiaires sont reçus le soir du 10 novembre dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne. On les fait patienter autour de quelques mets raffinés qui sont consommés en silence.

1940 : Les lycéens de Paris défient Pétain et l'occupant


À l'automne 1940, la France s'installe dans la Collaboration avec l'occupant allemand. Le 24 octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire. Mais la fronde gronde à l'Université. L'illustre professeur Paul Langevin, coupable de manifester son aversion pour le nazisme, est arrêté le 30 octobre (il sera relâché 40 jours plus tard). À l'approche de la commémoration de l'Armistice, qui célèbre la défaite de l'Allemagne le 11 novembre 1918, des étudiants et des lycéens parisiens (le lycée débute à cette époque avec la classe de 6e), envisagent de manifester devant la flamme du Soldat Inconnu, sur les Champs-Élysées. Ils y sont encouragés par la radio de la France Libre, à Londres.

À titre préventif, le gouvernement interdit les manifestations. Mais le jour venu, des jeunes gens venus du Quartier latin et des grands lycées parisiens, en particulier Janson de Sailly, commencent à converger vers les Champs-Élysées. Certains déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine sous l'Arc de triomphe. On compte un total de trois mille à cinq mille manifestants, essentiellement des jeunes garçons et des jeunes filles issus de la bourgeoisie parisienne. Ils huent Pétain, Laval et Hitler devant les soldats allemands médusés installés aux terrasses des cafés.

La police intervient mollement pour les disperser et procède à quelques arrestations, une centaine au total. Enfin, à dix-huit heures, des troupes de la Wehrmacht déboulent sur l'avenue et tirent à l'aveugle. La foule se disperse sans que l'on compte heureusement aucun mort. Il s'agit de la première expression publique de la Résistance.

1942 : Occupation de la zone « libre »

Le 11 novembre 1942, Hitler déclenche l'opération « Attila ». En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940. À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se saborde pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais ! À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval est placé sous le contrôle direct de l'occupant. Il perd la fiction de son indépendance.

DISCOURS DE ROBERT MENARD

Discours de Robert Ménard, maire de Béziers.

Mesdames, Messieurs,
Mes chers compatriotes,

Avant toute chose, je vous propose d’observer une minute de silence en mémoire de Samuel Paty et en soutien, en respect et en amitié pour sa famille et pour ses proches.

La tête tranchée. Un professeur d’histoire a eu la tête tranchée, en France, en 2020, parce qu’il a fait son travail. Parce qu’il a expliqué à ses élèves ce qu’est la liberté d’expression. La tête tranchée par un islamiste tchétchène qui bénéficiait du statut de réfugié, c’est-à-dire de la protection de la France !
Stupéfaits, nous l’avons tous été, vous comme moi, devant cette nouvelle, devant ce mot terrible, une « décapitation », surgie à la une de l’actualité, vendredi dernier. Cela, à quelques kilomètres de Paris, l’horreur à la sortie des classes.
Vendredi dernier, nous avons franchi un nouveau cap, une plongée dans l’obscurantisme. Vendredi dernier, un enseignant est devenu un martyr de la France.
J’ai envie de vous dire que rien ne sera plus comme avant, que rien ne doit plus être comme avant. Que nous devons nous réveiller ! Qu’il est vital pour notre pays que nous nous réveillions. Mais, comme vous, j’ai un peu de mémoire. Comme vous, je me souviens qu’on a égorgé un prêtre dans son église et qu’alors, déjà, nous avions eu les mêmes mots, les mêmes indignations. Et puis, rien. Nous continuons à avancer, tels des somnambules, vers un précipice.
Aujourd’hui, en France, vivent sur notre sol des barbares, des monstres, les pires des ayatollahs. Des dizaines sont déjà passés à l’acte. D’autres poursuivront cette macabre entreprise, au nom d’Allah.
Depuis plus de 40 ans, nous sommes anesthésiés par l’aveuglement, les mensonges, les lâchetés. Sous nos yeux, des enfants sont massacrés à bout portant dans leur école parce que juifs. Des policiers sont attaqués à longueur d’année, deux d’entre eux suppliciés devant leur propre fils. Des journalistes sont exécutés pour avoir dessiné Mahomet. Des jeunes filles sont égorgées dans une gare. Des familles sont écrasées alors qu’elles assistaient au feu d’artifice du 14 juillet. Toute une jeunesse est fauchée pendant un concert de rock. Un gendarme décide de se sacrifier pour sauver ses prochains. Les meilleurs de nos militaires sont abattus aux confins des montagnes afghanes et au Sahel...
Des centaines de vies anéanties, des centaines de familles détruites. Des années d’horreur, de drames, de larmes.
Contre cet enfer, que fait notre pays ? Un carnaval de bougies, de peluches, de fleurs, de dessins, de belles et solennelles déclarations, de chartes de la laïcité et des « valeurs de la République » ânonnées jusqu’à l’étourdissement.
Face à cette pantomime hallucinée, ils sont des milliers à avoir d’ores et déjà déclaré la guerre à notre pays, à notre nation, à notre civilisation. Un État dans l’État ! Ils sont des centaines de milliers à dire qu’ils ne veulent pas de notre mode de vie. Arrêtons d’être étonnés. Il suffit de les écouter, de lire les enquêtes les concernant, de ne plus fermer les yeux sur leur menace grandissante : 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans – les trois quarts - affirment placer l’islam avant la République ! Petit à petit, jour après jour, le totalitarisme islamiste impose sa loi, ses règles et ses interdits, jalousement protégés par ceux qui imposent, qui nous imposent… le vivre-ensemble. Vivre-ensemble, la tête séparée du corps ? Vivre-ensemble quand, déjà, 40 % des enseignants reconnaissent qu’ils s’autocensurent sur certains sujets face à leurs élèves. On n’a pas de mal à imaginer lesquels…
Tout cela, je le refuse. Je dis non. Je ne veux pas me soumettre !
Aujourd’hui, ici, j’accuse, oui j’accuse ceux qui, au nom de la tolérance, cèdent et lâchent sur tout : le voile islamique, les activités non-mixtes, les repas de substitution, les mosquées radicales.
J’accuse ceux qui, prétextant le risque de « diviser les Français » - commode alibi pour tous les renoncements -, refusent de prendre les mesures qui s’imposent.
J’accuse ces élites qui se compromettent avec le séparatisme qui infeste les rues de nos villes, les terrasses de nos cafés, les commerces communautaires.
J’accuse ceux qui disent « Je suis Charlie mais… ». Mais quoi ?
J’accuse ceux qui, sur les plateaux télé ou dans les partis politiques, refusent tout débat, toute discussion sur l’islam, sur l’immigration, sur le mode de vie et sur notre identité au nom du « pas d’amalgame ».
J’accuse ceux des musulmans de France qui excusent les terroristes ou qui refusent de condamner leur barbarie.
J’accuse ceux qui hurlent au racisme systémique et à l’islamophobie chaque fois que l’on fait mine de résister aux fatwas des fous de Dieu.
J’accuse ces élus collabos qui consentent à sacrifier la France, prêts à toutes les compromissions pour gagner quelques voix lors d’une élection.
J’accuse les lâches qui ferment les yeux devant l’évidence, qui refusent de dire la réalité et d’utiliser les bons mots, les vrais mots.
J’accuse tous ces politiciens et ces éditorialistes qui, depuis plus de 40 ans, se mentent et nous mentent.
J’accuse tous ceux qui choisissent la lâcheté et la soumission au détriment du courage et de la résistance.
J’accuse ceux qui laissent la France devenir un enfer, une terre de décapitation.
J’appelle nos dirigeants à ne rien céder sur la liberté d’expression. Sur cette liberté de la presse que, durant plus de 20 ans à la tête de Reporters sans frontières, j’ai défendue avec mes confrères en France comme partout dans le monde. Aujourd’hui, ces caricatures sont devenues l’étendard de nos libertés.
J’appelle nos dirigeants à stopper l’immigration de masse, véritable terreau de l’islamisme politique, à déclarer la guerre – la vraie – au salafisme, à expulser la totalité des imams radicaux, à interdire le voile dans l’ensemble de l’espace public.
Cette barbarie ne s’arrêtera pas. Il faut lui déclarer la guerre. Et on ne fait pas la guerre à coups de marches blanches et de pancartes. L’heure n’est plus à l’indignation, l’heure est au combat.
Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté ! Vive la France combattante !

 

 

mardi 10 novembre 2020

 Mardi 10 novembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Léon, Léonie, Lionel, Léona, Oreste, Baudolin.

Les Léon se distinguent par leur courage et leur clairvoyance autant que par la rapidité de leur jugement. Ils sont faits pour réussir, socialement et même souvent politiquement, de par leurs qualités d'orateur. Ces hommes à la personnalité très forte se montrent parfois trop autoritaires avec leurs proches.

C'est sa fête : Léon

Le pape Léon 1er le Grand (440-461) a joué un grand rôle dans la chrétienté des premiers siècles.

Léon 1er réunit le concile de Chalcédoine qui affirme la double nature du Christ en une personne. Il veut de la sorte répliquer à l'empereur romain de Constantinople qui a officialisé l'hérésie monophysite en 449 au concile (ou « brigandage ») d'Éphèse. Déjà, l'Orient et l'Occident s'éloignent l'un de l'autre...

L'année suivante, en 452, le pape va au-devant d'Attila, le roi des Huns, et le convainc de rebrousser chemin sans entrer dans Rome. Il a moins de chances avec les Vandales qui pillent la Ville éternelle en 455. Le pape obtient néanmoins de Genséric, leur roi, qu'il épargne la vie des habitants.

Dicton du jour:  À la Saint-Léon, mets tes artichauts en monts.

Citation du jour:  Les bons conseils pénètrent jusqu'au coeur du sage ; ils ne font que traverser l'oreille des méchants.

Proverbe chinois.

Curiosité de la région:


Puits Aérien de TRANS EN PROVENCE:

Ce puits aérien, inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, est le 1er puits de récupération automatique par condensation de l'humidité atmosphérique construit dans le monde.

De nombreuses applications ont été faites dans les différents pays chauds à régions désertiques. Il a été édifié en 1931, par l'ingénieur belge Achille KNAPEN, pour démontrer qu'il est possible de récupérer l'humidité nocturne de l'air avec un condensateur artificiel pour résoudre le problème de la sécheresse. Le principe est simple : l'air chaud de la journée entre librement dans la coupole et s'y accumule, puis l'air froid de la nuit provoque la condensation de la vapeur d'eau contenue dans l'air chaud. La quantité recueillie dépend du volume du puits. Techniquement le puits comprend une masse centrale, en béton de grenaille de porphyre et mortier de ciment, contenant un puits de 1m de diamètre aménagé au-dessus du niveau du sol jusqu'à 9m de hauteur. Une enveloppe de 2,50m d'épaisseur recouvre le puits pour permettre la condensation de l'air. De nombreux orifices sont percés afin de laisser l'air circuler et se condenser par la forte différence de température. Le résultat de l'expérience Un an et demi d’effort qui ne porteront pas leurs fruits. Les meilleures nuits KNAPEN ne récoltera que la valeur d’un seau. Bien insuffisant pour étancher la soif des habitants de Trans en Provence. Pourquoi ce résultat fut si faible ? Monsieur KNAPEN avait songé à des températures variant la nuit de 4° au-dessous de zéro. Il était loin du compte à Trans en Provence où pendant les mois d’été les différences ne sont que de quelques degrés. En outre, le condenseur était trop grand, il ne pouvait se refroidir suffisamment la nuit. Le puits, aujourd’hui Bien que les expériences n’aient pas continué, Monsieur KNAPEN étant décédé en 1941, le puits aérien est toujours là. A l’adret par les villas de caractère il domine, de son élégante silhouette de colombier, la petite ville arrosée par la Nartuby. Il est devenu l’une des curiosités touristiques de Trans en Provence et fait partie du patrimoine local. Il reste unique en son genre. 
VISITES: - Visite libre






















Dessin ou histoire du jour:


Le conférencier essaie de convaincre la salle des méfaits de l’alcool et n’hésite pas à employer des exemples très terre-à-terre.

- Mettons deux seaux devant un âne : un rempli d’eau et un rempli d’alcool. D’après vous, vers quel seau se dirigera-t-il ?

Dans la salle, un homme éméché répond :

- Vers l’eau.

- Et pourquoi, d’après vous ?

- Parce que c’est un âne!

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Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES

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 «  LES MARCHES »


Ville de Draguignan
Marché avancé !
Cette semaine, le marché alimentaire qui se tient habituellement le mercredi sur la place du Marché est avancé exceptionnellement au mardi 10 novembre.
En effet, cette année le 11 novembre, jour férié, est un mercredi.

A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter

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Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus
Pendant le confinement: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN.



Des évènements lors d'un 10 novembre:

1982 : Mort de Leonid Brejnev et agonie de l'URSS


Leonid Brejnev, secrétaire général du PCUS (parti communiste de l'Union soviétique) meurt au Kremlin, à 75 ans, au terme d'une longue agonie, le 10 novembre 1982. Dans les années précédentes, le dernier « tsar communiste » a été contraint à des reculades humiliantes sur la question des missiles, en Afghanistan et en Pologne.

Après lui, l'URSS entre en agonie. Lui succède au Secrétariat général du parti communiste de l'Union soviétique (le poste-clé du régime) Iouri Andropov. Sous des dehors inquiétants (l'homme a présidé le KGB, la police politique, pendant 15 ans), Andropov est de fait conscient des impasses du régime et des méfaits de la corruption. Il tente de réformer le régime tout en luttant contre les dissidences de toutes sortes. Mais il n'a pas le temps d'aboutir.

Malade, il meurt à son tour le 9 février 1984. Du coup, le Comité Central fait machine arrière et nomme à sa place un vieux brejnévien, Constantin Tchernenko (73 ans). Il disparaît au bout d'un an. Les réformistes reviennent à l'assaut en imposant le 11 mars 1985 au Secrétariat général le dauphin d'Andropov : Mikhaïl Gorbatchev (54 ans). Deux jours plus tard, le 13 mars 1985, il est élu par le Soviet Suprême à la présidence du Praesidium, en fait à la direction du pays.

Mort de Moustafa Kémal

19 mai 1881 à Thessalonique (Empire ottoman) - 10 novembre 1938 à Istamboul (Turquie)

Biographie Moustafa KémalMenacée de dépeçage suite à sa défaite dans la Grande Guerre de 14-18, lorsqu'elle s'appelait encore empire ottoman, la Turquie est sauvée par Moustafa Kémal.

D'une énergie peu commune, noceur, grand buveur, indifférent à la religion et notoirement athée, ce stratège de talent veut bâtir une nation turque homogène.

Après avoir repoussé une armée d’invasion grecque, il chasse un million de Grecs dont les ancêtres étaient établis en Asie mineure depuis l’Antiquité, proclame la République turque, déplace la capitale à Ankara, abolit le califat, symbole de l'universalisme musulman, inscrit la laïcité dans la Constitution et supprime par voie d'autorité tous les symboles du passé ottoman, multiculturel et islamique...

Naissance de Martin Luther

10 novembre 1483 à Eisleben (Thuringe, Allemagne) - 18 février 1546 à Eisleben (Thuringe, Allemagne)

Biographie Martin Luther

Le 31 octobre 1517, Martin Luther, un moine allemand placarde sur la porte d’une église 95 «thèses» où il dénonce les scandales de l'Église de son temps. Le premier de ces scandales est l'abus qui est fait des indulgences. Il s'agit des aumônes que le clergé récolte contre la promesse d'un allègement des peines qui attendent les pécheurs au Purgatoire, antichambre du Paradis.

Les 95 thèses ont un profond retentissement en Allemagne. Mais le Saint-Siège et les princes allemands tardent à les condamner. De son côté, Martin Luther entre résolument en dissidence contre Rome qu'il présente comme la «rouge prostituée de Babylone». Il dénie à l'Église le pouvoir d'effacer les peines dans l'au-delà et formule une doctrine de la grâce divine en rupture avec la pratique catholique.

Les idées de Luther se répandent comme une traînée de poudre en Allemagne. Les prêtres se marient, les moines et les religieuses abandonnent leur couvent... Le prédicateur lui-même épouse une ancienne moniale. Il prend les choses en main et organise la nouvelle religion, sous le nom de Réforme. Ses adeptes sont appelés réformés, luthériens ou encore protestants (parce que leurs représentants ont émis une «protestation» face aux représentants de l’empereur).

Tandis que l'Europe centrale se déchire entre catholiques et protestants et que de nouveaux prédicateurs comme le Français Jean Calvin (1509-1564) et le Suisse Ulrich Zwingli (1484-1531) approfondissent la Réforme protestante, l'homme qui est cause de tout cela finit sa vie paisiblement à Eisleben, sa ville natale.


RECONFINEMENT: PAS EN MON NOM PAR ANNE-LAURE BOCH



Par Anne-Laure BOCH

neurochirurgien praticien hospitalier à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Docteur en philosophie, auteur d'une thèse sur la médecine technoscientifique.

 En imposant un reconfinement rustique, le gouvernement français fait fi des progrès accomplis dans la connaissance de la maladie depuis mars dernier. L’ensemble du corps médical ne communie plus dans cette «idolâtrie de la vie» qui est l’idolâtrie de la simple vie biologique. Analyse.

Pour répondre à ce qu’il est convenu d’appeler « la deuxième vague » de l’épidémie de covid-19, le gouvernement a pris la décision de renouveler le blocage de tout le pays en décrétant un reconfinement national. Il agit, paraît-il, à la demande expresse des médecins et autres professionnels de santé, épuisés et débordés par l’explosion du nombre de malades dans les hôpitaux. C’est cette unanimité de façade que je veux dénoncer ici, après avoir pris quelques jours pour discuter avec mes collègues et amis dont beaucoup sont plus que réservés face à la mesure qui est sensée « empêcher l’effondrement de nos hôpitaux ». 

Manque de mesure et manque de vision stratégique

La première chose qui se discute entre collègues est l’absence de validité scientifique des mesures prises, et même leur fréquente aberration. Ainsi la politique des tests gratuits et non ciblés, qui a entraîné l’engorgement des laboratoires et retardé la délivrance des résultats (parfois jusqu’à dix jours !), annulant tout effet positif sur la prévention des contaminations. Ainsi la limitation des activités de plein air, alors qu’on sait maintenant qu’il n’y a quasiment pas de contamination à l’extérieur. Ainsi l’interdiction des petits commerces, concentrant les clients dans les grandes surfaces. Ainsi la fermeture des universités alors que les écoles, collèges et lycées (y compris les classes préparatoires) restent ouverts. Ainsi le cadenassage des gens chez eux alors que les frontières sont béantes. Les diverses mesures sont discutées pied à pied : fermer les discothèques et les bars paraît de bon sens, tandis que condamner les salles de spectacles pourtant soumises à un protocole sanitaire draconien en révolte plus d’un ; limiter les voyages à longue distance est généralement accepté, tandis que maintenir les gens dans un périmètre d’un km autour de leur domicile est vu comme une mesure liberticide et injuste, sans aucun effet sur la propagation de la maladie ; interdire les grands rassemblements est plébiscité, tandis que détruire la vie de famille choque tout le monde. On regarde les courbes et les projections, on passe au peigne fin l’épidémiologie, on réfléchit aux dernières avancées en matière de traitement et de vaccin, on compare les décisions des différents pays – la Suède qui mise sur l’immunité collective et ne s’en porte pas si mal, l’Allemagne et la Suisse qui encouragent les gens à pratiquer des activités de plein air pour éviter qu’ils s’étiolent, la Belgique qui a compris que les livres étaient aussi essentiels que les pâtes alimentaires. Manifestement, notre gouvernement à nous manque de sens de la mesure – hybris ; et il manque aussi du sens de l’occasion propice – kairos ; et qu’on n’aille pas évoquer la prudence – phronesis – pour masquer son manque de vision stratégique ! Quant au « conseil scientifique » que les médias citent à tout bout de champ, son autorité est ici plus que contestée. Chacun sait que les prétendus experts sont choisis et nommés sans aucune transparence, sur des critères de canaillerie politicienne et de basse connivence, critères qui n’ont rien à voir avec leurs qualités scientifiques. De toute façon, la science c’est la discussion, la confrontation d’hypothèses contraires, et non l’unité dogmatique aboutissant à de véritables oukases.

Et puis, les scientifiques que nous sommes critiquent le confinement généralisé et indifférencié en tant que moyen primitif, voire moyenâgeux. Peut-on croire qu’en presque un an de covid on n’ait rien appris de cette maladie ? En réalité, on a progressé dans la connaissance et dans l’action. Ainsi les séjours en réanimation sont devenus à la fois plus rares et plus courts, avec des patients mieux sélectionnés et mieux soignés. L’arrivée des tests antigéniques rapides, qui donnent un résultat en quinze minutes, modifie la stratégie de dépistage en permettant de casser les chaines de contamination. Déjà la Slovaquie a lancé un ambitieux programme de dépistage de toute sa population, pour concentrer les efforts d’isolement sur les seuls patients contagieux. Se résoudre à nouveau au moyen rustique qui avait été imposé l’hiver dernier par la dramatique émergence d’une maladie nouvelle, complètement inconnue, c’est nier les progrès qui ont été effectués.

Le confinement génère d’autres pathologies

Deuxième motif de mécontentement chez les professionnels de santé : le choix de tout donner à la lutte contre la covid-19 en restreignant les autres besoins. Il y a là une grande menace pour les autres malades, et plus largement pour toute la population fragilisée dans son hygiène de vie, physique et mentale. Les cardiologues alertent sur les dangers de la sédentarité, les pédiatres voient les enfants rivés à des écrans qui dispensent une éducation au rabais (et plutôt une anti-éducation), les neurologues se désolent devant la perte d’autonomie des handicapés interdits de gymnastique, les gériatres s’horrifient devant les syndromes de glissement qui se multiplient dans les EHPAD, les psychiatres constatent l’explosion des addictions, de l’anxiété et de la dépression… Tous dénoncent le défaut de soins dont sont victimes les « autres » malades, ceux qui attendent des traitements non urgents, pour ne pas dire « non essentiels ». Non essentielle, la prothèse de hanche d’une personne souffrant d’arthrose au point qu’elle ne peut plus marcher ? Non essentielle, l’opération de la cataracte de celui qui ne peut plus lire ou conduire ? Non essentiel, le dépistage des cancers à un stade précoce par les coloscopies programmées ou les mammographies de routine ? Toutes ces activités sont mises en sommeil pour concentrer tous les moyens, matériels et humains, sur la covid. Au nom d’un refus grandiloquent du « tri » entre patients – tri qui est pourtant le fait même de la décision médicale : le bon soin au bon patient – on décrit les soignants comme avides d’une technique maximale déversée sur tous, sans réflexion sur le pronostic particulier ni le coût général. 
C’est le cas surtout pour la revendication de toujours plus de réanimation, que les médias présentent comme une évidence dans le corps médical. Cette demande est pourtant loin de faire l’unanimité entre médecins. Nous savons tous que les lits de réanimation sont massivement occupés par des patients trop âgés ou trop fragiles pour bénéficier vraiment de cette débauche de technologies invasives. Nous savons que la situation de ces patients est atroce. Et nous savons que leur pronostic est catastrophique : la mort à court ou moyen terme, après une dégradation irréversible de leur qualité de vie, est ce qui les attend. Croyez-vous que les médecins sont satisfaits de ce qui s’apparente plus à de l’obstination déraisonnable qu’à des moyens justement proportionnés ? Croyez-vous qu’ils sont aveugles à l’acharnement thérapeutique effectivement pratiqué, comme si cette notion était préemptée par les seuls militants de l’ADMD ? Les soignants sont-ils de simples techniciens se querellant entre spécialités pour attirer sur eux toujours plus de gadgets techniques sans considération des conséquences de leur application sur les patients ? Sont-ils si bêtes qu’ils confondent quantité (de soins, de technologie, de durée de vie, etc.) avec qualité ? Sont-ils si incultes qu’ils ignorent le concept de justice distributive ?
Troisième sujet de fureur chez les soignants : la déconnexion entre les grandes déclarations du gouvernement et ses médiocres réalisations. Lors de la crise du printemps, nous avons eu droit aux applaudissements de vingt heures, aux hymnes aux « héros du quotidien », à la promesse de réforme d’un système asphyxié par la bureaucratie, aux engagements de mettre un terme aux restrictions en moyens et en personnel, aux apitoiements sur les conditions de travail et les salaires, qui sont parmi les plus bas du monde développé ; puis a eu lieu la mascarade du Ségur de la santé. De tout cela, qu’est-il sorti ? Rien. Depuis dix mois que sévit l’épidémie, qu’a-t-on fait pour la médecine en général et l’hôpital en particulier ? A-t-on embauché du personnel soignant et acquis du matériel technique ? A-t-on arrêté la compression des services et les fermetures de lits ? A-t-on réduit la pression administrative pour redistribuer les moyens vers le soin ? A-t-on réformé le mode de rétribution de l’hôpital, la fameuse et décriée T2A ? A-t-on revalorisé les salaires et amélioré les conditions de travail ? A-t-on mieux associé hôpitaux publics et cliniques privées, pourtant lieux d’une médecine non moins excellente et non moins nécessaire ? A-t-on aidé et soutenu les praticiens de ville, immense réserve de talents et de bonne volonté ? Rien de tout cela n’a été fait. Pas étonnant que l’hôpital croule à nouveau sous des besoins qu’il ne peut satisfaire. Il est exactement dans la même situation qu’en mars dernier, l’enthousiasme du personnel en moins. Nous le savions depuis longtemps, nous en avons la confirmation éclatante au moment où on nous exhorte à nouveau au combat, faisant appel à notre magnifique sens du devoir et citant avec lyrisme le serment d’Hippocrate : on nous prend vraiment pour des cons.

Tout le corps médical ne communie pas dans cette idolâtrie

Autres conversations dont bruissent les couloirs de nos services : l’exaspération d’être présentés de manière unidimensionnelle, sans considération pour la richesse de nos expériences et de nos aspirations. Pour être soignant, on n’en est pas moins homme – et citoyen. Voir en nous des pasionarias de la dictature sanitaire, c’est nous faire l’insulte de nous croire étroitement corporatistes. Contrairement à ce que les médias sous-entendent, nous ne communions pas dans « l’idolâtrie de la vie »(1). Médecins, soignants, nous ne défendons pas la simple vie biologique, la vie nue, la vie nulle. Nous savons que la médecine est encastrée dans la société, et non la société au service de la médecine. La santé biologique est pour nous un but intermédiaire, surplombé d’un objectif plus grand et plus haut, un objectif non seulement physique mais aussi moral. Détruire l’objectif d’une vie humaine accomplie – une vie affective, sociale, intellectuelle, culturelle, spirituelle… – pour préserver l’objectif intermédiaire de la vie biologique est une aberration, que nous refusons de cautionner. 

Ainsi les gériatres ont été nombreux à s’opposer aux interdictions de visite aux personnes hospitalisées ou vivant en institution. Ils savent que l’amour des proches est ce qui maintient en vie les plus âgés, les plus fragiles. Et d’ailleurs, faut-il encore maintenir en vie, si cette vie perd les attributs de la « vie bonne », qui est avant tout une vie de relation ? À vrai dire, ils acceptent que leurs patients très âgés meurent, car c’est la condition humaine. Mais ils ne veulent pas qu’ils meurent comme ça. Comme ça, c’est-à-dire seuls et abandonnés en raison d’un diktat sanitaire dont le sens s’efface à mesure que se flétrissent les corps et les âmes.

De façon moins dramatique, la plupart des soignants refusent d’endosser la responsabilité du « quoiqu’il en coûte ». Ils ne veulent pas sacrifier et l’économie, et la jeunesse, et l’éducation, et la spiritualité, et la culture, et le sport, et la gastronomie, tout ce qui fait le plaisir et le sens de la vie humaine, au spectre désincarné d’une survie biologique nue. Ils ne disent pas « tout pour la santé et merde au reste ! ». Pour eux-mêmes comme pour leurs concitoyens, ils s’opposent au métro-boulot-dodo auquel on veut les réduire. Ils entendent dîner au restaurant, sortir au cinéma, au théâtre et au concert, faire du sport, voyager, visiter une exposition ou un musée, se promener en forêt ou en montagne, voguer sur la mer ou flâner au bord d’une rivière… Et surtout, ils entendent profiter de leur proches, familles et amis, dont l’hygiénisme mal compris entend les priver.

Le gouffre économique qui se creuse

De toute façon, ils ont bien saisi que détruire l’économie du pays en le mettant sous cloche n’aidera pas le système de santé, notamment les hôpitaux. Ils voient plus loin qu’une crise sanitaire qui n’en finit pas. Avec quoi financera-t-on les équipements et personnels indispensables si on s’appauvrit toujours plus inéluctablement ? Les soignants ne sont pas économistes, mais ils ne sont pas idiots. Ils savent que la santé a un coût, à défaut d’avoir un prix. Mettre à plat l’économie réelle à court terme, c’est tuer la possibilité de l’investissement dans le système de santé à moyen terme. Chaque commerçant qui ferme, chaque entreprise qui licencie, chaque artisan qui fait faillite c’est moins d’argent pour la société en général et pour la santé en particulier. Un rideau de fer tiré équivaut à un lit de réanimation en moins, un local commercial vide c’est un médecin ou un infirmier en moins dans l’hôpital d’à côté. Le trou de la Sécurité sociale ne se creuse pas d’un excès de dépenses, mais d’un défaut de recettes. Il faut être bien naïf pour se rassurer par les promesses de subventions faites par un État criblé de dettes et de plus en plus privé des ressources de l’impôt (impôt qui est assis sur l’activité, non ?), un État qui assure « soutenir » la société qu’il détruit méthodiquement par ailleurs. « C’est gratuit, c’est l’État qui paie » : qui d’entre nous croit encore à ce type de discours ? Quand la société civile est au bord du gouffre, c’est toute la médecine qui s’apprête à plonger avec elle.  

Sortons un peu de l’hôpital et regardons autour de nous. La crise est partout, et pas seulement dans les services d’urgence débordés par des malades qu’ils ne peuvent accueillir décemment. Les mesures décrétées par le gouvernement au nom de l’urgence sanitaire sont un non-sens qui masque mal son imprévoyance et sa lâcheté. Écran de fumée qui accompagne l’évolution spontanée de l’épidémie vers l’indispensable immunité collective sans l’infléchir réellement, elles détruisent les vies qu’elles prétendent sauver. 

À nouveau les policiers se déploient dans les rues pour exercer un contrôle qui insulte le sens propre de leur mission. Au lieu de protéger la population contre les égorgeurs et décapiteurs qui se répandent jusque dans nos écoles et nos églises, ils en sont réduits à viser pitoyablement les Ausweis que leur tendent des citoyens revêches. Le cœur se serre devant l’humiliation qu’ils doivent endurer, miroir de notre propre humiliation. En tant que médecin des hôpitaux, je veux leur dire bien haut : « Pas en mon nom » !