lundi 2 mai 2022

 lundi 2 mai 2022

Boris, Anathase.

C'est sa fête : Boris

Fils du seigneur moscovite Wladimir, Boris est assassiné le 24 juillet 1015 par son frère aîné qui refuse de partager l'héritage paternel. Avant de mourir, il demande à Dieu le pardon de son meurtrier. Boris est le saint patron de Moscou.

C'est aussi sa fête : Athanase

Le patriarche d'Alexandrie fut le plus déterminé des opposants à l'hérésie arienne. En 325, au concile de Nicée, il réaffirma le dogme de la divinité du Christ. Tout le reste de sa vie, en dépit des persécutions et des violences physiques, il lutta tant contre l'hérésie que contre l'empereur qui la soutenait. Il figure parmi les Docteurs de l'Église catholique.

La photo de Doriane.

Ampus et sa nature authentique
â très bientôt Doriane



Disparition:  Mort de Régine : reine de la nuit, chanteuse culte.

Comme son ami Johnny Hallyday, elle avait réussi à se faire plus qu’un nom, un prénom. Régina Zylberberg, alias Régine, est décédée ce dimanche à 92 ans à Paris. Femme d’affaires, chanteuse, danseuse, «la Grande Zoa» était plus que la reine de la nuit : la reine de la vie.

Régina Zylberberg dite Régine est une chanteuse, actrice et femme d'affaires française,
née le 26 décembre 1929 à Anderlecht (Belgique) et morte le 1er mai 2022 
Surnommée la « Reine de la nuit » pour les nombreuses discothèques qu'elle a animées, elle ouvre sa première boîte de nuit dénommée Chez Régine à Paris, à Saint-Germain-des-Prés puis elle s'installe à Montparnasse au New Jimmy's. Elle ouvrira des discothèques qui porteront son nom dans le monde entier. Elle a connu de nombreux succès dans la chanson avec Les P'tits Papiers, La Grande Zoa, Patchouli-chinchilla ou Azzurro.


A la une du parisien:

● La fin du PS ? Après leur piteux score lors du scrutin présidentiel du 10 avril, les socialistes sont contraints de négocier avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, malgré les éléphants et des élus locaux qui hurlent à la mort du parti. Que va-t-il rester du PS de Léon Blum, Jean Jaurès et François Mitterrand ?.

● Un 1er Mai plus violent que prévu.
 Hier, 116 000 manifestants ont défilé partout en France, selon le ministère de l'Intérieur, plus de 210 000 d'après la CGT. Dans la seule ville de Paris, ce sont 21 000 personnes qui ont suivi le cortège, selon un décompte d'Occurrence. Alors que les forces de l'ordre s'étaient montrées rassurantes, de violents incidents ont toutefois éclaté. Les pompiers de Paris dénoncent notamment l’agression «sauvage» de l'un d'eux.

● Législatives : un accord entre LFI et les Verts. Les partis de gauche s’étaient fixé dimanche soir comme date limite pour s’unir en vue des législatives. Pour le PS, le PCF et le NPA, cela attendra, mais les Insoumis et EELV sont parvenus à tomber d’accord tard dans la soirée. 100 circonscriptions sont notamment accordées aux écologistes. Les discussions se poursuivront ce matin avec les socialistes.

● Marioupol en cours d'évacuation
. C’est un espoir pour des civils qui ne voyaient plus le ciel depuis des semaines. L’évacuation de l’usine Azovstal du port assiégé dans le sud-est de l’Ukraine «a commencé», a annoncé hier le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Une centaine de civils se dirigeaient hier vers «le territoire contrôlé par l’Ukraine».

● Coralie Dubost va quitter l'Assemblée. 
Dans un tweet publié hier soir, la députée LREM a annoncé sa décision de «se mettre en retrait de la vie politique» et donc de ne pas se représenter aux législatives dans l’Hérault, où elle a été élue en 2017. Elle avait été épinglée dans la semaine par un article de Mediapart pointant du doigt des dépenses astronomiques financées par des fonds publics.


HASHTABLE
Petites chroniques désabusées d'un pays en décomposition rapide…

Souhaitez le meilleur, certes, mais préparez-vous au pire.


Ainsi donc et sans la moindre surprise tant tout a été fait, construit et propagandisé pour ça, Emmanuel Macron est réélu : bien manipulé, le peuple qui aura dû subir vexation, enfermement, viol d’intégrité et mépris sans discontinuer depuis cinq ans, a docilement voté pour son bourreau.

Que peut-on attendre des prochaines semaines, des prochains mois d’un second quinquennat de dédain et de mise en coupe réglé du pays par une petite caste de nantis ?

Bien sûr, on s’amusera du fait que Le Pen élue n’aurait pas changé fondamentalement la donne économique, mais au moins aurait-elle eu une opposition farouche de tous les corps constitués, de la presse, des politiciens et des administrations, ce qui aurait garanti une période de répit pour les Français. Macron rempilant dans un pays sans la moindre opposition, nous allons donc accélérer vers de nouveaux problèmes d’ampleur croissante.

La dette du pays, dont tout le monde semble se moquer, est passée d’énorme à colossale et elle imposera un fardeau de plus en plus lourd sur les finances publiques. En effet, même sans viser son remboursement (maintenant extrêmement improbable), son simple « service » (le paiement des annuités dues à chaque période échue) va coûter de plus en plus cher. Pour boucler des fins de mois délicates, la clique macronienne n’aura pas trente six solutions, mais seulement trois possibles.

La première consiste à diminuer des dépenses. Entre la volonté farouche des Français de ne surtout toucher à aucun acquis, la mélenchonite aigüe du nouvel élu, et l’état par ailleurs plus que préoccupant de ses services publics, on ne peut pas trop compter sur cette solution. Si les dépenses diminuent, ce sera de façon marginale et très insuffisante pour couvrir les échéances financières de l’État français.

La seconde pourrait être d’augmenter les impôts. Ceux-ci étant déjà trop élevés en France, et le niveau de taxation étant déjà au bord de provoquer des explosions sociales, la marge de manœuvre réelle est nulle. Le salut ne pourra là encore pas provenir de cette idée.

La dernière consiste à faire rouler la dette, via de nouveaux emprunts (ce qui sera de plus en plus difficile à mesure que les taux directeurs vont devoir remonter si on ne veut pas arrêter complètement l’activité productive) et à noyer les anciens dans… l’inflation, bien sûr.

On peut obtenir de l’inflation en distribuant du pognon magique fraîchement imprimé, ce qui a déjà été fait et continuera d’être tenté les prochains mois, avec la multiplication des chèques-machin et des tickets-bidule pour bénéficier de réductions ou d’aides sur les produits et services les plus inflationnistes (énergie, nourriture, mobilité, logement, communication). L’autre méthode consiste à diminuer les productions ce qui, à demande constante, renchérit mécaniquement les biens et services offerts. Entre les ruptures logistiques et les sanctions, les tempêtes normatives et l’idéologie écolo-collectivo-boboïde, il ne faudra pas longtemps avant que les rayons de supermarché soient beaucoup plus aérés.

Inévitablement, ces pénuries (de biens, de produits, de services puis de main d’œuvre) vont immanquablement provoquer des crises multiples dont la guerre (civile ou extérieure) n’est qu’un symptôme. On peut s’attendre à des tensions de plus en plus fortes dans la société française, en Europe et partout ailleurs dans le monde. Les années 2022 et 2023 ne seront pas calmes.

Pour beaucoup d’entre nous, la denrée la plus rare sera le temps, cet impôt invisible que les pauvres paient si cher : les gens vont consacrer de plus en plus de temps à faire des queues et à démarcher les administrations, à tenter de contourner les problèmes qui vont être créés par la caste dirigeante qui tentera de conserver son pouvoir. Rappelez-vous : c’est la caractéristique des économies planifiées socialistes de créer de longues files devant les magasins.

S’il faut toujours espérer le meilleur et se rappeler que, non, vous n’êtes pas seul, et oui, il y a tout autour de vous des individus de bonne volonté que vous pourrez aider et réciproquement, il ne faut pas non plus sombrer dans l’optimisme béat voire naïf qui provoque aussi son lot de problèmes. La période qui s’ouvre ne sera pas facile. Il faut donc prévoir et préparer le pire.

Concrètement, on pourra continuer de regarder avec attention ce qui se passe sur certains marchés financiers, qui agiront comme un canari dans la mine.

Si l’on a de l’argent liquide, il est grand temps de le sortir des PEL et autres Livret A qui ne rapportent plus rien et acheter ce qui constituera dans quelques semaines, quelques mois tout au plus, des rendements intéressants. Selon les montants disponibles, cela peut être du terrain, des biens immobiliers ou mobiliers pratiques et utiles, de la nourriture, des métaux précieux à commencer par l’or et l’argent et des cryptomonnaies pour ceux qui ont l’esprit d’aventure.

Si l’on n’a pas d’argent ou trop peu de ressources, c’est une excellente idée d’acquérir ou commencer à acquérir des connaissances et des compétences pratiques (bricolage, électricité ou chimie de base, maintenance de différents équipements, cuisine, plomberie, j’en passe).

Certains qui lisent ces lignes s’amuseront de son ton « survivaliste » ou catastrophiste.

Néanmoins, est-il si invraisemblable d’imaginer que ce qui va se passer dans les mois et les années à venir ne sera ni calme ni prévisible, et certainement pas placé sous le signe d’une amélioration notable de la situation ?

En pratique et aussi objectivement que possible, quel est le pari le plus risqué ? Celui qui consiste à imaginer qu’on va droit au devant de grosses déconfitures républicaines et festives, d’un krach boursier et/ou immobilier ou celui qui au contraire, estime qu’il est plus probable que les choses continueront « telles qu’elles étaient jusqu’à présent », dans une trajectoire contrôlée, un atterrissage en douceur où les cadors qui nous gouvernent, à la tête du pays, de l’Union, de la BCE et ailleurs, continuent d’enfiler succès et résultats positifs en ligne avec ce qui avait été prévu, comme en attestent les dernières décennies ?

Plus pragmatiquement, pariez-vous sur la bonne santé mentale, sur les capacité d’anticipation et de planification de la fine troupe aux commandes et, mieux encore, sur ses bonnes intentions, ou au contraire, pariez-vous en utilisant les performances des années passées pour établir le profil des années futures, en regardant non pas les intentions mais les résultats effectifs ?

Les choses, parfois, changent vite, très vite, bien plus qu’on ne l’imagine.

À toutes fins utiles, rappelons qu’en octobre 1989, la RDA achevait les célébrations des quarante ans de sa création, quelques jours avant la chute du Mur de Berlin. Et le 22 février 2022, bien peu en Ukraine pensaient devoir fuir deux jours plus tard devant un conflit ouvert dans leur propre pays.

dimanche 1 mai 2022

 



dimanche 1er mai

On fête : Jérémy

Fête du travail

Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200 000 travailleurs obtenaient la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais un affrontement avec la police allait causer la mort de plusieurs personnes.

En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens institueront quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui appelée « Fête du Travail », bien que l'expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l'on honore les travailleurs).

André Larané

Le 1er mai en France

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (depuis les années 1930, l'administration autorise les particuliers et les organisations de travailleurs à vendre le 1er mai les brins de muguet sans formalités ni taxes).
Les syndicats français unis pour le défilé du 1er mai 1936 (archives nationales)Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée, mais à titre exceptionnel.
Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.
C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la « Fête du Travail et de la Concorde sociale » et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement de Philippe Pétain.
À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !
Le 30 avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS
MOISSAC
REGUSSE
SALERNES
VIDAUBAN
FIGANIERES

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:


FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

 

samedi 30 avril 2022

 samedi 30 avril 2022

Bonne fête aux Robert

C'est sa fête : Robert de Molesme

Né en Bourgogne, au XIe siècle, en plein renouveau de l'Église catholique, Robert devient bénédictin puis se fixe comme ermite dans la forêt de Molesme (Yonne) avec quelques compagnons.

À la recherche d'un idéal de pauvreté absolue, il crée un nouvel établissement au coeur d'une profonde forêt, à Cîteaux, avant de revenir mourir à Molesme en 1110.

Deux ans plus tard, un groupe de jeunes gens guidés par un certain Bernard se feront admettre à Cîteaux. Il donneront une extraordinaire impulsion à l'abbaye, berceau du prestigieux ordre cistercien.

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS
BARJOLS
CALLAS
CLAVIERS
DRAGUIGNAN
TARADEAU
TOURTOUR
MONTFERRAT

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.

 

À voir ce week-end : Vénus et Jupiter au plus serré dans le ciel !

Concomitant à l'alignement spectaculaire de quatre planètes, c'est au tour d'une conjonction d'embellir le ciel nocturne en cette fin d'avril 2022. En effet, les deux planètes l
es plus brillantes visibles depuis la Terre, Jupiter et Vénus, se rapprochent progressivement l'une de l'autre dans le ciel en cette fin avril, et seront en conjonction très serrées le 1er mai, séparées de seulement 0,2°. Parfaitement, visibles à l'œil nu, elles seront observables en fin de nuit, après leur lever à l'est, vers 5 h 30.
Avec une paire de jumelles, vous pourrez profiter de leur réunion céleste, avec la possibilité de voir en plus, les petits astres qui entourent Jupiter, ses satellites galiléens Ganymède, Europe et Calllisto. Mais pas Io qui se cachera alors derrière la planète géante.



jeudi 28 avril 2022

 jeudi 28 avril

C'est sa fête : Valérie

Valérie est l'épouse de Vital, un magistrat romain persécuté pour sa foi au IIe siècle. Jeté dans un puits, Vital meurt après 7 jours d'agonie. Une basilique lui sera dédiée à Ravenne par l'empereur Justinien, au VIe siècle. Valérie est martyrisée peu de temps après son mari.


28 avril 1912 : La mort de Bonnot

Les hommes de la Sûreté emmenés par le préfet Lépine encerclent une villa de Choisy-le-Roi où a trouvé refuge Jules Bonnot.

L’ennemi public numéro un terrorise les Parisiens depuis la fin de l’année précédente. Avec sa bande de malfrats issus des milieux anarchistes, il a multiplié en quelques mois les braquages de banques et les actions violentes contre les forces de l’ordre.

Les policiers dynamitent la maison et abattent Bonnot et son complice Dubois lors de l’assaut final. Il faudra cependant attendre le 14 mai suivant pour que le reste de la «bande à Bonnot» soit neutralisé dans l’attaque d’un pavillon à Nogent-sur-Marne.

28 avril 1945 : Exécution de Mussolini

Les cadavres de Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci livrés aux quolibets des  badaudsLe 28 avril 1945, trois jours après l'ordre d'insurrection générale lancé par les partisans antifascistes, Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont exécutés par des résistants italiens sur l'ordre du chef communiste Walter Audisio.

Leurs cadavres sont pendus par les pieds à une poutre et exposés aux quolibets de la foule, dans une station service de la piazzale Loreto, à Milan, jusqu'à l'intervention d'officiers alliés.

Deux jours plus tard, Hitler et sa maîtresse se suicideront dans leur bunker pour échapper à un sort comparable.

TARTUFFE REELU

 Politique

Tartuffe réélu: «Cachez cette France que je ne saurais voir»

Isabelle Larmat



En Bourgeois gentilhomme, il serait aussi excellent


Quand nous eûmes connaissance des résultats sans surprise d’une élection présidentielle qui plaça bon nombre d’entre nous face à un choix cornélien, confrontés à deux candidats dans lesquels nous ne nous reconnaissions pas, c’est Rabelais qui me réconforta. Je songeais à son aphorisme, dans l’avis proposé aux lecteurs de Gargantua :

« Mieulx est de ris que de larmes escripre,
   Pour ce que rire est le propre de l’homme. »

Ensuite, toujours dans l’esprit d’en rire et pour faire passer une pilule, pour le moins amère, je me suis tournée vers Molière. Il eût été du reste follement inspiré par notre époque et c’est en faux dévot moliéresque que notre jeune acteur présidentiel brûle définitivement les planches. Je me suis donc plongée dans Le tartuffe ou l’imposteur  et vous livre dans la foulée ma réflexion à propos de ces derniers jours.

Ouvrons la pièce à la scène 2 de l’Acte I.

Nous sommes encore dans le précédent quinquennat de notre amateur de « carabistouilles » (le mot est lui) et de poudre de perlimpinpin. Restituons alors une conversation entre le porte-parole d’une France qui souffre sous le joug de notre royal imposteur (représentée par la Dorine de la comédie de Molière) et les sectateurs de notre Tartuffe de jeune Prince, incarnés en Orgon, le père de famille dupé par le princier charlatan. 

                  Orgon (partie de la France envoûtée par Emmanuel Macron)

Qu’est ce qu’on fait céans ? Comme est-ce qu’on s’y porte ?

                  Dorine (porte-drapeau d’une autre partie de la France martyrisée par Tartuffe)

Madame (La France) eut avant-hier la fièvre jusqu’au soir,
Avec un mal de tête étrange à concevoir.

Et pour cause, nombreux Jacques, à savoir une foule de sans-dents en colère, des gueux appelés Gilets-jaunes occupaient les ronds-points et les centres de nos villes, manifestant leur désespoir de ne pouvoir vivre de leurs maigres émoluments. Mais, poursuivons :

                   Orgon

Et Tartuffe ?

                  Dorine

Tartuffe ! Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille

                Orgon

Le pauvre homme !

Ben tiens ! On ne comptait plus les coups de matraque infligés aux gueux, ni les yeux arrachés : dommages collatéraux subis par les manants lors de la répression des jacqueries ordonnée par Emmanuel Macron. Et le dialogue de se poursuivre : il fut ensuite question des soignants renvoyés de leurs emplois parce qu’ils refusaient un vaccin imposé par Tartuffe flanqué de son inénarrable « Conseil médical ».

              Orgon

Et Tartuffe ?

             Dorine

Pressé d’un sommeil agréable,
Il passa dans sa chambre au sortir de la table ;
Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,
Où sans troubles, il dormit jusques au lendemain.

             Orgon

Le pauvre homme !

Nous eûmes ensuite, avant le couronnement du 24 avril, la première manche d’un tournoi opposant douze chevaliers qui tourna très vite à la pantalonnade. Emmanuel Macron refusa d’en découdre avec ceux qu’il considérait comme de pauvres hères. Seuls restèrent en lice notre monarque et son adversaire préférée, la présidente de la Fédération Féline Française (l’amour de Marine Le Pen pour les chats est bien connu.) Le président s’obstina judicieusement à nommer le parti de celle-ci : « Front national », soucieux de cantonner sa rivale et ledit parti dans un passé à jamais maudit. C’est alors que débuta le second tour. Durant une quinzaine de jours fut sonné, à grand son de trompe, l’appel à un front républicain, orchestré de main de maître par notre président-candidat à sa propre succession. Celui-ci, plutôt que d’évoquer son triste bilan et un programme pour le moins léger, battit le rappel de tout ce que la France comptait d’artistes, de sportifs et de médias tout à sa cause acquis. On se mobilisa pour éviter le retour du fascisme en France. Il s’agissait de neutraliser les remugles qui commençaient à chatouiller désagréablement la narine de Tartuffe et de sauver la Liberté gravement menacée par la dame aux chats.

Eut ensuite lieu le débat institutionnel d’entre les deux tours, sans grande saveur. Notre Tartuffe y surjoua son personnage, d’étonnement, Gilles Bouleau fut métamorphosé en ficus et Léa Salamé en statue de sel. Face à une Marine Le Pen tout aussi médusée et soucieuse d’arborer un calme que ses conseils en communication avaient dû la sommer d’afficher contre vents et marées, l’insolent assomma les téléspectateurs et son adversaire de carabistouilles technocratiques. Les chiffres voltigeaient, dans un nuage de poudre jetée aux yeux. Souvent, les mains de notre prestidigitateur, disciple de Gérard Majax, s’agitaient frénétiquement pour sortir sans vergogne quelques couleuvres de son chapeau. Son adversaire les avalait sans broncher, assommée par les gesticulations méprisantes et condescendantes de l’histrion. Celui-ci lui coupait grossièrement la parole, tel un chien hargneux face à une interlocutrice qui aurait oublié d’être chat.

Gardons bien en mémoires certaines des saillies de notre bateleur face auxquelles Marine Le Pen resta coite. Alors qu’elle affirmait vouloir supprimer le voile de l’espace public, Tartuffe osa répondre, insultant une partie des Français et sous-entendant par là même qu’ils seraient incapables de respecter la loi : « Vous allez créer la guerre civile, si vous faites ça, je vous le dis en toute sincérité. » Quand elle tenta de se référer à Charles de Gaulle, notre pédant et condescendant personnage, grand bradeur de l’Histoire de la France, éructa : « Oh Madame Le Pen, venant d’où vous venez, vous ne devriez pas parler du Général de Gaulle. » Il lui assena enfin un uppercut en mentionnant le prêt qu’elle avait contracté en Russie pour financer sa campagne. À peine osa-t-elle rappeler pour riposter les accointances du tout petit Prince avec McKinsey.

Si Marine Le Pen ne broncha pas plus que Raminagrobis assoupi près d’une cheminée et digérant un bon rôt, c’est que notre fourbe Kaa l’avait hypnotisé. Bien sûr, après coup, il fut facile pour nous tous de convenir qu’elle eût dû être plus offensive. Il lui aurait suffi d’attaquer le président sur son bilan, sur l’insécurité et sur l’immigration. Mais tout se déroula ainsi parce que c’était elle et surtout parce que c’était lui.

On eut droit enfin, avant ce dimanche soir, marqué (à jamais) par la réélection de Foutriquet, à deux jours de récit des pérégrinations hexagonales épiques de nos deux candidats. J’en retins la formidable hypocrisie de notre Tartuffe qui vacillait à droite puis à gauche tel le Bateau ivre. On se souviendra de Figeac comme Clovis se souvint, en son temps, de Soisson. Notre recalé du Conservatoire n’y alla pas de main morte : « Rien n’est encore joué ! Vous l’avez compris : rien n’est encore joué ! » vociféra-t-il avec une impudeur déconcertante alors que nous savions tous que l’affaire était pliée. Pour ceux qui ignoreraient encore qui est notre comédien-président réelu, je ne peux m’empêcher, pour conclure, de rappeler le portrait qu’en fait Orgon à son beau-frère Cléante, toujours dans Tartuffe ou l’imposteur. Comme celui-ci ne peut comprendre la ferveur suscitée par le faux dévot, Orgon s’adresse à lui ainsi (scène 5 de l’acte I) :

               Orgon à Cléante

Qui suit bien ses leçons goûte une paix profonde,
Et comme du fumier regarde tout le monde.
Oui, je deviens tout autre à son entretien ;
De toutes amitiés il détache mon âme ;
Et je verrais mourir frère, enfants, mère et femme,
Que je m’en soucierai autant que de cela.

Courage, mes amis, soyons avare de notre mépris et ne devenons pas misanthropes pour si peu.
Contentons-nous, en bons Gaulois réfractaires, de réserver quelques fourberies à notre bon Tartuffe.





mercredi 27 avril 2022

 mercred1 27 avril

On fête :Zita

Zita est née au XIIIe siècle, à Lucques, en Italie. Sixième enfant d'une famille pauvre, elle est ainsi nommée d'après la sixième lettre de l'alphabet grec (zêta).

Toute sa vie, elle sert comme domestique sans oublier ses devoirs de chrétienne ce qui lui vaut d'être devenue la sainte patronne des gens de maison.

27 avril 1969 : Démission du président de Gaulle

Le 27 avril 1969, le peuple français est consulté par référendum sur une réforme du Sénat associée à la mise en œuvre d'un ambitieux projet de régionalisation. Cette réforme proposée par le président Charles de Gaulle est rejetée à la majorité de 52,41% des suffrages exprimés. Les électeurs manifestent de la sorte moins leur opposition à la réforme de la Constitution que leur lassitude après onze ans de présidence gaullienne.

Le soir même, le général de Gaulle assume avec panache son échec et fait porter au président du Conseil constitutionnel Gaston Palewski le message suivant : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi ». Dès le lendemain, lundi 28 avril, le président du Sénat Alain Poher exerce donc par intérim la présidence en attendant le scrutin qui verra l'élection de Georges Pompidou, le 15 juin suivant.

Tribune libre

«La bureaucratie asphyxie la France: simplifier doit devenir le premier engagement présidentiel» – la tribune d’Alain Lambert et David Lisnard pour l'opinion.

mardi 26 avril 2022

 mardi 26 avril

Nous fêtons : Alida

Alida, ou Alda, est une jeune veuve de Sienne (Toscane). Jusqu'à sa mort, en 1309, elle se consacre aux indigents et leur distribue ses biens.


26 avril 1986:Tchernobyl : catastrophe industrielle et mensonges d'État


par Jean-Pierre Bédéï

Le 26 avril 1986, à 1h23, deux énormes explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 120 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, et à 16 kilomètres de la Biélorussie (URSS). Elles provoquent le plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil. Le sacrifice de milliers de « liquidateurs » va en limiter les conséquences. Il n'empêche que toute l'Europe est affectée...

Toute sauf la France dont les dirigeants se veulent rassurants au-delà de toute décence. À la catastrophe industrielle et humaine s'ajoute un mensonge d'État propre à disqualifier la politique et ceux qui la conduisent.

Apocalypse sans visage

La catastrophe de Tchernobyl est la conséquence de plusieurs erreurs humaines lors d'une expérience d'amélioration de la sécurité.

Le réacteur de Tchernobyl après l'explosion du 26 avril 1986L’explosion du cœur du réacteur numéro 4 répand dans l'atmosphère l’équivalent d’une centaine de bombes atomiques d’Hiroshima.

Les techniciens de la centrale et les équipes de pompiers qui interviennent sur le site se voient condamnés à brève échéance.

Le lendemain, les 45 000 habitants de la ville de Pripiat, située à trois kilomètres, sont évacués à la hâte. Ils ne reviendront jamais chez eux. En 1986, 116 000 personnes au total seront contraintes de quitter la zone, puis 230 000 au cours des années suivantes.

Le Kremlin, lui, tait cette catastrophe. L’URSS de Mikhaïl Gorbatchev, qui se veut à l’heure de la glasnost (transparence), se mure dans les bonnes vieilles méthodes staliniennes de rétention de l’information et la culture du secret.

Le 28 avril, ce sont des experts suédois qui donnent l’alerte car le nuage radioactif, poussé par les vents, se déplace vers l’Europe jusqu’en France, des Pays-Bas à la Turquie.

Dès lors, les pays concernés réagissent immédiatement. Ceux qui sont dotés de centrales nucléaires renforcent le degré de sécurité de leurs installations. Différentes mesures, concernant notamment l'alimentation, sont prises le 2 mai dans de nombreux pays... Bref, c’est la mobilisation dans tous les pays. Sauf un : la France.

En France, un mensonge d’État

Sur le plan politique, la France entame sa première cohabitation depuis un mois. À la suite de la défaite de la gauche aux élections législatives de mars 1986, François Mitterrand a nommé Jacques Chirac à Matignon. De fait, les deux hommes vont se retrouver sur la même ligne pour minimiser les conséquences de l’explosion de Tchernobyl.

Mitterrand ne tient pas à ce qu’une trop grande publicité donnée à cette affaire porte atteinte au programme nucléaire français et apporte de l'eau au moulin des écologistes ; enfin il n’entend pas mettre en difficulté Mikhaïl Gorbatchev dont il soutient la politique de perestroïka (la restructuration de l’Union soviétique). C’est pourquoi le Président français fait preuve de « discrétion ».

Quant à Jacques Chirac et son gouvernement, ils ne souhaitent pas affoler la population et se mettre à dos le lobby nucléaire. S’ensuit alors une politique de désinformation qui relève du mensonge d’État.

Le 28 avril 1986, alors que le nuage se déplace vers l’Europe, le professeur Pellerin, directeur du service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) dépendant du ministère de la Santé, qui est chargé de collecter l’information sur la radioactivité et d’en détecter le taux tient un discours rassurant à la télévision : « Ca ne menace personne actuellement sauf dans le voisinage immédiat de l’usine et encore c’est surtout dans l’usine que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées. »

Deux jours plus tard, le mensonge d’État s’enclenche véritablement à travers les informations fournies par la météo nationale et répercutées par la présentatrice d’Antenne 2 : « En France, l’anticyclone des Açores restera suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection ; il bloque en effet toutes les perturbations venant de l’Est. » C’est la fameuse théorie du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière française qui prend corps.

Dans une note manuscrite du 16 mai à entête du ministère de l’Intérieur dirigé par Charles Pasqua, saisie par la Justice en 2002, on peut lire : « Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés. Lait de brebis très élevé jusqu’à 10 000 becquerels. Accord entre SCPRI et IPSN pour ne pas sortir de chiffres. »

Le nuage contaminé de Tchernobyl (3 mai 1986), doc : IRSN

« Nous n’avions aucune protection »

Pendant ce temps à Tchernobyl, on s'active pour tenter de maîtriser une situation incontrôlable. Ceux qu’on appellera les « liquidateurs » (militaires, pompiers, policiers, employés de la centrale) sont réquisitionnés pour la décontamination, le nettoyage et la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté. Mal équipés, sans véritable protection, ils ne peuvent rester que 2 ou 3 minutes au risque d'être irradiés à mort. Nombreux sont ceux qui périront ou tomberont malades de leur exposition aux radiations : leucémie, cancers de la thyroïde, de la moelle osseuse.

Le 14 mai, Mikhaïl Gorbatchev parle enfin à la télévision. Pendant 45 minutes il évoque la catastrophe nucléaire. Il avoue que, dans les premiers jours, le pouvoir soviétique n’a pas pris l’exacte mesure de la catastrophe : « Ni les politiques ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. » Pendant ce temps, les évacuations de la zone contaminée continuent.

Tchernobyl devient un sujet majeur de la diplomatie européenne. Le 21 mai, François Mitterrand reçoit à l’Élysée le ministre des Affaires étrangères allemand, Hans-Dietrich Genscher. Le verbatim de la rencontre, est édifiant d’une diplomatie qui survole avec cynisme les drames humains. Le 8 juillet 1986, à Moscou, Gorbatchev reçoit Mitterrand. Le dialogue est là aussi édifiant (...).

Aujourd’hui, cinq millions d’Ukraniens, de Biélorusses et de Russes habitent dans des territoires irradiés à divers degrés. Malgré le danger, certains « déplacés » sont revenus vivre dans des conditions misérables dans la région de Tchernobyl où ils étaient installés auparavant. De manière étonnante celle-ci s’est muée en une réserve d’animaux sauvages (bisons, loups, sangliers, faucons). Tchernobyl et ses alentours, quasiment déserts, sont devenus aussi un endroit touristique sinistre où l’on vient se faire prendre en photo. Une sorte de tourisme nucléaire macabre pour un lieu de désolation entré dans l’Histoire des catastrophes industrielles mondiales.