lundi 28 mars 2022

VERS L'AUTONOMIE DE LA CORSE?

 





Yvan Colonna, condamné à la réclusion à perpétuité pour le meurtre du préfet
Érignac en 1998, est décédé le 21 mars sous les coups d'un autre détenu de la prison d'Arles et inhumé le 25 mars à Cargese. Cet assassinat a donné lieu à de nouvelles revendications en faveur de l'autonomie soutenues par les dirigeants nationalistes du conseil exécutif. La Corse vit-elle un moment historique, prélude à un éloignement croissant de la collectivité nationale ? Herodote.net retrace la longue histoire des relations parfois houleuses du continent et de l'île de Beauté.

Corse

Une île aussi tourmentée que belle

Pauvre et lointaine, la Corse a longtemps été tenue en marge de la France, à laquelle elle n'a pas moins donné le plus connu de ses dirigeants en la personne de Napoléon. Au XIXe siècle, elle était surtout connue pour abriter de farouches bandits d'honneur.

En 1975, une fusillade meurtrière dans la plaine d'Aléria inaugure une longue période de crise. L'île aujourd'hui apaisée redécouvre avec sérénité sa longue Histoire, aussi belle que ses paysages.

André Larané

Une île en grave crise démographique

Comparable en superficie (8 600 km2) à Chypre et à la Crète, la Corse est de loin la moins peuplée des îles méditerranéennes (340 000 habitants en 2020). Mais l'on estime à 5 millions les descendants des émigrés sur le continent et dans le monde.
Avec moins de naissances que de décès depuis 2013, la population de l'île ne progresse que grâce à l'immigration de métropole et d'Afrique (Maroc principalement). Son indicateur conjoncturel de fécondité est le plus bas de France (1,3 à 1,5 enfants par femme, source : INSEE). Il signifie que le nombre de naissances (2700 en 2020, dont une forte proportion dans les ménages étrangers à l'île) pourrait chuter à 800 à la fin du siècle.
Il s'ensuit chez les jeunes Corses un sentiment de dépossession qui alimente leurs révoltes depuis l'affaire d'Aléria de 1975, consécutive à l'installation de rapatriés d'Algérie dans la plaine orientale. Les révoltes ont été relancées en 2022 par des jeunes gens qui craignent pour leur identité et leur langue. Mais rien ne dit qu'un nouveau changement de statut préservera la population originelle de sa disparition dans le courant de ce siècle.  


Des débuts agités

Menhir sculpté à Palaghju (Corse du sud)La présence humaine remonte à dix millénaires environ. Au néolithique tardif (3000 à 1800 av. J.-C.), une intéressante civilisation s'épanouit au sud de l'île, autour du site de Filitosa. Elle nous a légué de nombreux vestiges, plus de 600 menhirs, dont beaucoup sont sculptés, et plusieurs dizaines de dolmens.

Connue des Grecs sous le nom de Kyrnos, la Corse fait d'abord l'objet d'une colonisation par les Phocéens. Selon le récit d'Hérodote, cette cité grecque a été assiégée par Harpage, général de Cyrus le Grand. Une partie de ses habitants s'est alors enfuie en Corse où elle a fondé la cité d'Alalia (aujourd'hui Aléria)  dans la plaine orientale. Ils auraient ensuite gagné le continent et fondé Massilia (aujourd'hui Marseille). 

Lieu d'échanges entre Phocéens, Carthaginois et Étrusques, l'île passe semble-t-il sous la domination exclusive de ceux-ci à l'issue de la bataille d'Alalia, vers 540 av. J.-C. ainsi que l'attestent les découvertes récentes de riches sépultures étrusques.

Sépulture étrusque du IVe siècle av. J.-C. découverte sur le site d'Aléria en 2019 (INRA)

Carthage reprend la main sur l'île avant que les Romains ne s'en emparent à l'issue de la première guerre punique. En 231 av. J.-C., réunie à la Sardaigne, elle constitue la deuxième province romaine après la Sicile. 

Défrichée et assainie, la plaine orientale d'Aléria devient alors l'un des greniers à blé de Rome.

En 105 av. J.-C. est fondée une nouvelle capitale au nord de la plaine d'Aléria : Mariana, ainsi dénommée en l'honneur du général Marius.

Le site s'honore aujourd'hui d'une très belle cathédrale antique, témoignage des premières communautés chrétiennes de l'île. Les archéologues ont aussi découvert à proximité les vestiges d'un temple dédié à Mithra, dieu originaire de Phrygie, dont le culte était très populaire parmi les légionnaires.

Vestiges romains en cours d'exploration près de l'ancienne cathédrale de Mariana (Haute-Corse), DR
Ascendances italiennes

De leur lointain passé, tissé de plusieurs vagues d'immigration, les Corses ont hérité une langue et des dialectes proches des parlers italiens.
Les habitants de la partie nord de l'île se signalent par des dialectes apparentés au toscan tandis que ceux du sud emploient des dialectes proches du sarde (la langue de la Sardaigne voisine).
Dans les villes côtières, les colons génois arrivés sur le tard sont longtemps restés fidèles à leur langue d'origine. De même que la petite communauté grecque qui a fui l'oppression turque en 1676 et s'est réfugiée à Cargèse, au nord d'Ajaccio.

L'ère pisane

La Corse (document : Alain Houot, pour Herodote.net)

Aux premiers siècles du Moyen Âge, l'insécurité s'installe et les côtes sont écumées par les pirates sarrasins tant et si bien que la population commence à se replier vers les montagnes de l'intérieur. Désertée, la plaine orientale retourne aux marécages et à la malaria.

L'île devient en théorie un territoire pontifical en vertu d'une donation faite en 754 au pape Étienne II par le roi des Francs, Pépin le Bref, et confirmée par son fils Charlemagne, en 794, au pape Adrien 1er.

En 1078, le pape Grégoire VII confie la gestion de l'île à l'archevêque de Pise.

Le pape Urbain II précise les modalités de cette gestion par une bulle en 1091. C'est ainsi que la Corse va vivre pendant deux siècles dans une certaine autonomie, sous la souveraineté théorique de Pise.

De cette période, les chroniques gardent le souvenir quelque peu idéalisé d'une société de pasteurs et de paysans relativement prospère.

Motif sculptural sur la façade de la chapelle de la Trinité à Aregu (Balagne corse), en style pisan, XIIe siècle  (photo : Fabienne Larané)Chaque vallée (« pièva ») est confiée à l’autorité du curé local, le « pièvan » et l’île se couvre d’un « blanc manteau » d’église romanes en style pisan, à l'image de l'ancienne cathédrale de Mariana (elle est délaissée en 1570 au profit de Bastia à cause de l'insécurité).

Ce style roman va perdurer jusqu’à l’irruption du baroque au XVIIe siècle, avec aujourd’hui pas moins de 360 églises baroques sur l’île.

Missionnés par le pape, les seigneurs pisans détruisent les repaires de pirates musulmans établis sur les côtes. Mais les incursions venues de la côte nord-africaine ne vont pour ainsi dire jamais cesser jusqu'au XVIIIe siècle.

Le drapeau de la Corse, emblème officiel de l'île depuis 1762, en perpétue le souvenir avec le profil d'un prisonnier maure ou barbaresque aux yeux bandés.

Chapelle de la Trinité à Aregu (Balagne corse), en style pisan, XIIe siècle  (photo : Fabienne Larané)

L'ère génoise

Suite à une bataille navale qui met aux prises Génois et Pisans le 6 août 1284, près de l'île de La Méloria, au large de Livourne, le destin de la Corse va basculer. Sans cesser d'appartenir à la papauté du point de vue du droit international, l'île est revendiquée par le roi d'Aragon, lequel a le soutien du pape.

En définitive, au terme d'une longue période de désordres, elle passe sous l'autorité effective de la République de Gênes. Elle est alors divisée en deux régions administratives séparées par la chaîne montagneuse centrale : l'En-Deçà-des-Monts (capitales : Bastia et Calvi) et l'Au-Delà-des-Monts (capitale : Ajaccio).

Ces régions recoupent les limites des départements institués par la Révolution en 1793, le Golo et le Liamone, ainsi que des départements institués par la Ve République en 1976 : la Haute-Corse et la Corse du Sud. Elles sont elles-mêmes subdivisées en 90 pièvi (ou piéves), l'équivalent des cantons actuels ; chaque pièva correspond à peu près à une vallée.

Rebutés par le caractère rebelle des habitants, les Génois s'abstiennent de pénétrer dans l'intérieur et se cantonnent dans les villes côtières, Bastia, Ajaccio, Porto-Vecchio... Ils tiennent au nord-ouest la citadelle de Calvi, qu'ils ont fondée en 1268.

La citadelle de Calvi vue de la mer  (photo : Fabienne Larané)

Premières dissidences

En 1405, Vincetellu d'Istria, un noble corse allié du roi d'Aragon, part de Barcelone avec trois galères et s'empare de l'île. Il fonde la citadelle de Corte, au centre de l'île, mais perd le soutien de la population et finit décapité par les Génois en 1434.

En 1453, de guerre lasse et à court d'argent, le Sénat de Gênes cède l'île à l'Office Saint-Georges (ou « Casa San Giorgio »). Cette très puissante banque génoise va dès lors administrer l'île pendant près d'un siècle et demi, avant de la restituer à la République.

Pas de chance, la même année, la prise de Constantinople par les Turcs entraîne une recrudescence de la piraterie barbaresque, venue des côtes nord-africaines. Les Génois y pallient en faisant ériger par les piéves, tout le long du littoral, pas moins de 600 tours de guet, toutes construites sur le même principe. C'est la « torregiana ».

La banque lance aussi un vaste programme de construction de ponts et d'églises baroques qui concourent encore au charme de l'île.

Tour génoise sur le littoral corse, à Erbalunga

Sous la Renaissance, les Corses entrent en résistance contre l'Office Saint-Georges. En 1553, un condottiere local, Sampiero Corso, arrache même l'île à Gênes... et la livre au roi de France Henri II. Ingrat, celui-ci la restituera à Gênes par le traité de Cateau-Cambrésis, six ans plus tard.  

Conséquence de leur résistance à l'oppression génoise, les communautés rurales de l'En-Deçà-des-Monts forgent une démocratie locale assez ressemblante à celle des cantons suisses. Notons que, dans ces communautés, les femmes participent aux débats publics. Le droit de vote leur sera confirmé par la Constitution d'Orezza, en 1735.

La cathédrale ND à AjaccioRéduit à la faillite par l'incurie de ses représentants et l'agitation en Corse, l'Office Saint-Georges se voit retirer sa délégation.

En 1593, de retour aux affaires, le Sénat de Gênes dote la ville d'Ajaccio d'une belle cathédrale de style baroque consacrée à Notre-Dame de l'Assomption.

Un petit Napoleone Buonaparte y est baptisé le 21 juillet 1771...

À l'orée du « Siècle des Lumières », Gênes est au plus mal. Son port est même bombardé par la flotte française d'Abraham Duquesne. Fait sans précédent, le doge doit s'agenouiller humblement devant Louis XIV, le Roi-Soleil. Cette perte d'influence va encourager les Corses à la rébellion. L'île compte en ce début du XVIIIe siècle environ 120 000 habitants.

Panorama des quartiers anciens de Corte (photo : André Larané, 2014)

La « Guerre de quarante ans »

Colonie génoise, la Corse innove avec la première guerre d'indépendance des Temps modernes. Elle va durer quarante ans et finalement conduire à une autre forme de domination...

Tout commence par une émeute fiscale en 1729. L'année suivante, Bastia est mise à sac. Gênes appelle à l'aide les troupes de l'empereur Charles VI de Habsbourg. Mais les insurgés coordonnent leurs actions et, le 30 janvier 1735, proclament unilatéralement leur indépendance sous l'impulsion de Giacomo Paoli. C'est une première dans l'Histoire moderne.

La cathédrale et le vieux port de Bastia (photo : Fabienne Vignolle)Un personnage surgi de nulle part, le baron Théodore de Neuhoff, postule pour la couronne et offre sa fortune en contrepartie mais sa tentative fait long feu au bout de quelques mois.

Là-dessus, les Anglais, désireux de prendre pied sur l'île, apportent leur soutien aux insurgés. Les Français ne l'entendent pas de cette oreille et entreprennent de soumettre les insurgés pour le bénéfice de Gênes. L'ordre génois est de retour en 1753, ordre précaire s'il en est.

Pasquale Paoli (30 ans) prend la relève de son père. Il crée un « Royaume de Corse » indépendant... et sans roi. Lui-même est proclamé général en chef à la consulta de 1755.

Une nouvelle Constitution est votée la même année. Inspirée par L'Esprit des Lois de Montesquieu (1748), elle établit la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle accorde aussi le droit de vote aux citoyens et citoyennes de plus de 25 ans. Elle peut être considérée comme la première Constitution écrite de l'Histoire qui ait reçu un début d'application, la précédente, celle de 1735, n'ayant pas eu cette chance.

Popularisée par le compte-rendu d'un jeune aristocrate écossais, Boswell, la révolution corse fait l'admiration des « philosophes » dans les salons parisiens, et en particulier de Jean-Jacques Rousseau qui la donne en modèle dans son Contrat social. En retour, Pasquale Paoli lui demande en 1765 de rédiger une nouvelle Constitution pour son peuple. 

Mais déjà le temps se couvre. Lasse de la guerre, Gênes cède « provisoirement » ses droits sur la Corse à la France par le traité de Versailles du 15 mai 1768. Le duc de Choiseul, qui dirige le gouvernement de Louis XV, va dès lors tout mettre en oeuvre pour liquider la rébellion et annexer l'île.

Pas moins de 20 000 hommes débarquent en Corse sous le commandement du lieutenant-général Chauvelin puis du comte de Vaux. Les Français finissent par l'emporter à Ponte-Novo après quelques revers initiaux - dont le plus sévère à Borgu le 9 octobre 1768.

Le chef de l'insurrection, Pasquale Paoli, gagne la côte et s'embarque sur un navire à destination de Livourne, en Italie, avec 300 fidèles. Parmi les partisans qui l'accompagnent jusqu'à la côte figure son aide de camp, un avocat d'Ajaccio du nom de Carlo - Charles - Buonaparte. Sa jeune épouse, Laetitia (18 ans) est enceinte de sept mois. Après une fuite dans la montagne corse, elle donne le jour à un petit Napoléon...

Le monastère Saint-Dominique de Corbara, dans la Balagne corse (photo : Fabienne Larané)

Ultime rébellion

Sous la Révolution, le 15 janvier 1790, la Corse devient un département français parmi d'autres. De retour en France sous les acclamations des révolutionnaires qui voient en lui un précurseur, Pasquale Paoli devient président du Conseil général et commandant en chef des gardes nationales.

Mais le gouvernement de la Première République, en 1793, entre en opposition avec le vieux chef et tente même de l'arrêter. Pour réduire son influence, la Convention divise l'île en deux départements, le Golo - chef-lieu : Bastia - et le Liamone - chef-lieu : Ajaccio - (ils reprendront vie en 1976 sous le nom de Haute-Corse et Corse-du-Sud).

Pasquale Paoli (Richard Cosway, 1798)De dépit, Pasquale Paoli soulève à nouveau l'île contre Paris et appelle les Anglais à l'aide. Le jeune lieutenant Napoléon Bonaparte, tiraillé entre ses sympathies jacobines et ses racines corses, est un moment tenté de le suivre.

Les Anglais, en guerre contre la France, sont trop heureux de venir au secours de Paoli. Le 19 janvier 1794, la flotte de l'amiral Hood débarque des soldats sur l'île. Ils ont vite fait d'occuper les principales villes et, le 10 juin 1794, une nouvelle Consulta proclame à Corte l'indépendance du Royaume anglo-corse sous tutelle anglaise.

Au grand dam du vieux « babbu di a Patria » (le « Père de la Patrie »), c'est un aristocrate écossais, Sir Gilbert Elliott, que Londres désigne comme vice-roi. Craignant que Paoli ne fomente des émeutes contre les nouveaux maîtres, le vice-roi obtient qu'il soit renvoyé à Londres. C'est là qu'il meurt à 81 ans, le 5 février 1807. À la fin du XIXe siècle, sa dépouille a été rapatriée dans sa maison natale, transformée en musée, à Morosaglia. 

En 1796, après le départ forcé des troupes anglaises, l'île est reconquise par le général Antoine Gentili, dépêché sur place par Napoléon Bonaparte, devenu entretemps commandant en chef de l'armée d'Italie. 

En 1799, le général Morand va réprimer avec brutalité une ultime rébellion.

En 1811 enfin, pour amadouer ses compatriotes, l'Empereur réunit l'île en un seul département et lui octroie de généreuses exemptions fiscales, pour la plupart encore en vigueur. L'une d'elles, sur les droits de succession, va avoir la fâcheuse conséquence de dissuader les Corses de solder les héritages ; il va s'ensuivre jusqu'à nos jours une grande confusion dans les propriétés foncières, rendant impossible le remembrement foncier avec des conséquences néfastes sur la modernisation de l'agriculture.

Faux espoirs

Au milieu du XIXe siècle, le romantisme et la nostalgie du terroir débouchent partout en Europe, de la Baltique à la Méditerranée, sur des tentatives de réhabilitation des langues et des identités anciennes. La Corse n'y échappe pas.

Deux nouvelles de Prosper Mérimée, Mateo Falcone (1829) et Colomba (1840) incrustent dans l'imaginaire national l'image d'une île sauvage et attachée à ses archaïsmes, aux antipodes de la Corse des Lumières, de Paoli et Bonaparte. L'irrédentisme corse émerge à la fin du XIXe siècle, avec le poète Santu Casanova qui publie un journal entièrement en langue corse, A Tramuntana...

Dans le même temps, les villages corses commencent à se vider, en dépit d'une natalité encore très forte. Les jeunes prennent le chemin des villes, du continent ou des colonies et une bonne partie de ceux qui sont malgré tout restés au village vont périr dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ! C'est un phénomène qui n'a rien de spécifique à la Corse. Il est commun à beaucoup de départements ruraux et pauvres, de la Bretagne aux Pyrénées en passant par le Massif Central.

Aujourd'hui, néanmoins, l'île connaît à nouveau une forte croissance démographique grâce au tourisme et à l'arrivée de nouveaux habitants attirés par le soleil et les plages. Les deux villes principales connaissent une urbanisation accéléré : Ajaccio (90 000 habitants en 2020), préfecture de la Corse-du-Sud, et Bastia (50 000 habitants), préfecture de la Haute-Corse.

Ce phénomène nourrit les velléités autonomistes. Après une léthargie de plus d'un siècle, celles-ci ont surgi brutalement en 1975, du fait de l'installation d'agriculteurs pieds-noirs dans la plaine orientale. Il s'en est suivi le drame d'Aléria (trois gendarmes tués). Là-dessus se multiplient les attentats ciblés et les plasticages de gendarmeries et de villas de riches continentaux par les militants clandestins du Front de Libération Nationale de la Corse (FNLC).

Au tournant du XXIe siècle, usés par l'action policière, les défections et l'âge, les nationalistes corses jouent leur va-tout... Le soir du 6 février 1998, à Ajaccio, des dissidents du FLNC assassinent à bout portant le préfet de Corse-du-Sud Claude Érignac qui allait rejoindre son épouse à un concert. Ce crime sans précédent en temps de paix soulève une immense émotion en France et en Corse même. Les six assassins sont arrêtés et condamnés à la perpétuité. Un autre indépendantiste, Yvan Colonna, est dénoncé par les accusés, arrêté peu après et à son tour condamné. Incarcéré sur le continent, à Arles, il sera de façon inique étranglé à mort le 2 mars 2022 par un autre détenu, islamiste d'origine camerounaise, ce qui entraînera une nouvelle flambée d'émeutes sur l'île.

En attendant, disqualifiés par l'attentat, les mouvements indépendantistes ont peu à peu renoncé à la violence, laissant le champ libre aux partis autonomistes. Les notables de l'île ont pu dès lors se livrer à des trafics plus classiques et notamment à la spéculation foncière. 




dimanche 27 mars 2022

 Dimanche 27 mars


Aujourd'hui nous fêtons:  Habib

C'est sa fête : Habib

D'un mot arabe qui signifie « aimé », ce chrétien naquit près d'Édesse, dans l'Irak actuel, sous le Bas-Empire romain. Il fut brûlé vif par le préfet de la province en 322.

Dicton du jour: Le soleil de mars, donne des rhumes tenaces.


La photo du jour: Olivier Revel

 
La pointe de l'aiguille à Theoule sur mer dans le département des Alpes-Maritimes.

Vendredi 25 mars

🌤️

Un site préservé à découvrir

A l’extrémité occidentale des Alpes-Maritimes, sur la commune de Théoule-sur-Mer, arrêtez-vous sur la corniche de l’Estérel et découvrez le spectacle offert par la rencontre des roches rouges plongeant dans la mer.

Dans l’Antiquité, l’anse naturelle de Théoule est un lieu d’aiguade pour les navires y faisant escale pour s’approvisionner en eau douce aux nombreuses sources nées dans l’Estérel.
En 69 après J.-C., Théoule abrite la flotte de l’empereur romain Othon. Au début du XIXe siècle, l’installation d’un couple de pêcheurs italiens dans la grotte de la plage nord donne naissance à la légende des pêcheurs troglodytes.

La pêche traditionnelle subsiste, mais une autre forme d’exploitation de la mer est apparue : l’aquaculture.

Aujourd’hui, Théoule-sur-Mer est devenue une station balnéaire appréciée pour la beauté de son site.

L’Estérel, massif de roches cristallines, a un passé volcanique dont témoignent les falaises rouges du parc. Il y a 300 millions d’années, d’épaisses laves vitreuses s’échappent de volcans (strato-volcan de Maure Vieille, voisin du parc). Coulées et projections de laves créent la roche de la Pointe de l’Aiguille : la pyroméride.
Au fil des années, érosion et effondrements, dépôts et plissements, ont façonné et déchiqueté le paysage pour lui donner ses formes actuelles.

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Une végétation caractéristique adaptée aux terrains siliceux se développe : arbousiers, genêts, lavandes s’épanouissent au milieu des pins maritimes, des chênes verts et des chênes-lièges.
La diffusion d’embruns enrichit la flore d’espèces remarquables, telles l’anthyllide barbe de Jupiter, espèce rare d’un mètre de haut aux branches argentées et à fleurs jaunes.

Dans le sous-bois, au nord, la présence d’une source favorise le développement de plantes inhabituelles sur la côte méditerranéenne : prêles, joncs, aulnes, houx, osmondesroyales, et fougères hautes de deux mètres.

Les fonds sous-marins sont très riches. Dans un herbier de posidonies, vous pourrez observer le ballet des sars, des dorades et des saupes et, plus en profondeur, des poissons de roches et des crustacés.

Source : guide des parcs - Conseil Général.


Air de campagne:

Meeting de reconquête au Trocadéro retransmis sur CNEWS à 16h

Éric Zemmour tient un meeting à Paris, place du Trocadéro dimanche 27 mars. Le candidat Reconquête cherche à remobiliser ses soutiens à deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle. Triple objectif : retrouver une dynamique, faire oublier les sondages et envoyer un signal à ses adversaires.

Pour ce rassemblement à ciel ouvert, l'équipe de campagne voit les choses en grand : 45.000 inscrits selon le dernier décompte, près de 200 cars alloués, gros dispositif de sécurité, 2 écrans de 15 mètres de chaque côté de la scène et 6 autres de 8 mètres installés autour de la place parisienne. À ça s'ajoute tout le volet animation avec des goodies et des food trucks.

A la une du Parisien:

● L'espoir ténu d'une opération humanitaire à Marioupol. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire évacuer les civils de cette ville martyre, sur place, la population oscille entre espoir et pessimisme, tant son sort dépend de Russes qui semblent sans merci. Une attitude une nouvelle fois fustigée par Joe Biden, qui depuis la Pologne a affirmé hier que «cette guerre est d'ores et déjà un échec pour Poutine».

● Plainte contre les Ehpad Orpea. Les familles concernées par le scandale des «dysfonctionnements graves» constatés chez Orpea louent l’action engagée hier par l’Etat contre le groupe de maisons de retraite.

● Covid-19. Entré hier au Journal officiel, un décret entérine le fait que les soignants morts pendant l’épidémie ont désormais le statut de « Mort pour le service de la République ». Leurs enfants, en tant que pupille de la République, pourront ainsi obtenir un soutien matériel de l’Etat.

● Nouvelle pluie de sable en France. Certains automobilistes n’ont même pas encore eu le temps de nettoyer leur voiture que, pour la seconde fois en moins de quinze jours, il va pleuvoir du sable du Sahara sur l’Hexagone jusqu’à mercredi. Un phénomène de plus en plus courant, aux conséquences multiples.

● Tir de policier mortel à Sevran. Un homme de 32 ans est mort hier après avoir été touché par une balle tirée par un policier à Sevran (Seine-Saint-Denis). Ce drame est survenu alors que les fonctionnaires procédaient au contrôle de ce conducteur, connu de leurs services, qui se trouvait au volant d’un véhicule volé un peu plus tôt.

Marchés du jour:

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

MOISSAC

REGUSSE

SALERNES

VIDAUBAN

FIGANIERES


AMPUS:

Fabio, éleveur de brebis à AMPUS accompagné de Marion, éleveuse de chèvres et productrice de délicieux fromages, reprennent l’organisation des PETITS MARCHÉS D’AMPUS tous les dimanches matins.


INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30. 

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
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CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.


Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 27 mars:

27 mars 1703: Fondation en Russie de la ville de Saint Petersbourg par le tsar Pierre le Grand. La ville prendra les noms de Petrograd, puis Leningrad sous d’autres régimes avant de finalement reprendre ce nom en 1991.


Saint Petersbourg



27 mars 1803 : Naissance du franc Germinal

Par la loi du 7 germinal an XI (27 mars 1803), le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, fixe la valeur du franc et lui donne une base stable.

Fabienne Manière. pour Hérodote.net

La deuxième vie du franc

Le franc est une vieille unité monétaire qui a ressurgi à la faveur de la Révolution par une loi du 7 avril 1795, confirmée le 15 août 1795. Celle-ci en a fait le remplaçant exclusif de la livre tournois de l'Ancien Régime. La nouvelle monnaie, très simple d'emploi avec ses décimes, ses centimes et ses millimes, a été immédiatement adoptée par le public.

La loi du 7 germinal définit la pièce de 1 Franc par «5 grammes d'argent au titre de neuf dixièmes de fin»(autrement dit, elle contient 4,5 grammes d'argent pur).

L'or, plus rare, est réservé aux pièces de grande valeur. C'est ainsi qu'est créée une pièce en or de 20 francs, d'un poids de 6,45 grammes, dont 5,801 grammes d'or fin, joliment nommée... Napoléon. La parité entre l'or et l'argent est ainsi fixée par la loi de manière irréfutable à 1 unité d'or pour 15,5 unités d'argent.

Pièce de 20 francs en or, émise en 1808.

Le franc à la conquête de l'Europe

Sous le Consulat et le Premier Empire les Français vont introduire le bimétallisme (or et argent) dans tous les pays soumis à leur armes. Ce bimétallisme survivra dans la plupart d'entre eux, notamment en Italie, en Suisse et en Belgique.

Il sera à l'origine de la pacifique Union latine instaurée en 1865 par... Napoléon III, le neveu du précédent. Mais il sera mis à rude épreuve suite à l'enchérissement de l'argent par rapport à l'or, avec l'arrivée en Europe de grandes quantités d'or, suite aux découvertes de Californie, de Sibérie ou encore d'Australie et d'Afrique du Sud.

Les spéculateurs fondent les pièces d'argent et revendent le métal contre des pièces en or ! Mais les Français n'en arriveront pas moins à maintenir la stabilité du franc germinal jusqu'en 1914.

Après la Grande Guerre, affecté par les emprunts de la France à l'étranger et le refus des États-Unis d'éponger les dettes de guerre, le franc germinal perdra 80% de sa valeur en six ans, de 1918 à 1924.

Raymond Poincaré mettra fin au bimétallisme le 25 juin 1928 en se ralliant à l'étalon-or. Désormais, le franc sera simplement défini par « 65,5 milligrammes d'or fin au titre de 900/1000 de fin ».

Fabienne Manière.

27 mars 1956: Une loi est promulguée en France, rendant obligatoire l’octroi de trois semaines de congés payés.

samedi 26 mars 2022

samedi 26 mars


Dans la nuit de samedi 26 à dimanche 27 mars 2022, c'est enfin le passage à l'heure d'été.



Préparez-vous ce week-end à dormir une heure de moins. Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 mars, et comme chaque année à la même période, les horloges changeront d'heure (mais attention, seulement les numériques). Plus précisément, à deux heures du matin, nous avancerons d'une heure : il sera donc trois heures. C'est ce qu'on appelle le passage à l'heure d'été. Nous perdrons peut-être une heure de sommeil, mais nous gagnerons surtout une heure de lumière du jour.

Aujourd'hui nous fêtons:  Larissa, Lara.

C'est sa fête : Larissa

Cette jeune grecque de Crimée se convertit au christianisme au IVe siècle. Son pays est alors sous la souveraineté d'un roi goth, lui-même chrétien mais de l'hérésie arienne ! Refusant d'adopter cette hérésie, Larissa est brûlée vive dans une église avec 22 autres personnes.

Dicton du jour: Pour la Sainte Larissa, souvent, de bonnes nouvelles tu auras.


La photo du jour: Philippe love mountain

 
Tarin des aulnes
Le tarin qui est l'un des plus petits fringillidés mesure environ 12 cm. L'adulte et le juvénile sont assez trapus, avec les ailes à bandes noires, et une barre alaire jaune vif. Le croupion est jaune verdâtre, et la queue noire avec des taches jaunes à la base. Le ventre et la poitrine est jaune très clair, tirant sur le blanc et pouvant être strié de noir. Son dos est vert grisâtre légèrement rayé, et les sous-caudales et les flancs sont fortement rayés de noir. La couleur verdâtre du plumage du tarin à certains endroits vient du mélange de plumes noires au milieu d'une majorité de plumes jaunes.

Le Tarin des aulnes peut être facilement confondu avec le Serin cini et le Venturon montagnard.


L'aire de nidification du Tarin des aulnes est scindée en deux. À l'ouest, une population de plaine occupe le nord de l'Europe et l'ouest de la Russie jusqu'au nord de la Mongolie environ et une population méridionale les forêts de conifères des montagnes d'Europe du Sud. La majorité des tarins de Fenno-Scandie et de Russie sont migrateurs et viennent hiverner en Europe tempérée d'Ouest et du Sud, en Asie mineure et un peu au Maghreb. Une population "caucasienne" est sédentaire.
A l'est, une population occupe le sud-est russe, l'extrême nord-est de la Chine et l'Île de Sakhaline. Les oiseaux sont tous migrateurs et vont hiverner au Japon, dans la péninsule coréenne et dans l'est de la Chine.

Dessin ou histoire du jour:



Air de campagne:

VALERIE PECRESSE FACE A " CONTRIBUABLES ASSOCIES"


« L'argent de nos impôts n'est pas bien dépensé. (...) Je vais mettre en place une règle d'or budgétaire pour réduire les impôts et la dette. »

Dans le cadre de l'élection présidentielle, Contribuables Associés a invité tous les candidats à répondre à nos questions.

Valérie Pécresse, candidate à l’élection présidentielle, répond aux Contribuables Associés.

 


Parmi les thèmes abordés : le redressement de la dette publique, mécanismes de contrôle, pouvoir d’achat et taxes sur les énergies, suppression des droits de succession, millefeuille territorial, gel des embauches de fonctionnaires et fonction publique, retraite, IFI, fraude sociale, éoliennes…


Pour visualiser l'entretien: cliquez sur le lien suivant

https://youtu.be/ioKONCJ7QcE

A la une du Parisien:




 

Marchés du jour:

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS

BARJOLS

CALLAS

CLAVIERS

DRAGUIGNAN

TARADEAU

TOURTOUR

MONTFERRAT


INFORMATION DE LA PAROISSE:



MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS



Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).


AUX ALENTOURS:
FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.



Activité du weed-end:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.




CALENDRIER 2022

27 Mars 3ème Rétrospective de la Côte d'Ampus
22 Mai 8ème Rétrospective Historique de Trigance
26 Juin 2ème Rétrospective de Villecroze
25 Septembre 1ère Rétrospective de Castellane

ARRETE TEMPORAIRE PORTANT RESTRICTION OU MODIFICATION DE LA CIRCULATION SUR LA ROUTE DEPARTEMENTALE D49 SITUE HORS AGGLOMERATION

En raison de la Côte Historique d'Ampus, nous vous informons que la circulation des véhicules (sauf véhicules de secours) sera interdite sur la Route départementale D49 le Dimanche 27 Mars 2022 de 7h00 à 19h00. (Arrêté Temporaire n°2022T0604 du 07.03.2022).

Une déviation sera mise en place par AMATEUR FIGANIEROIS D'AUTOMOBILES (AFA).
Sens DRAGUIGNAN vers AMPUS : Une déviation sera mise en place pour tous les véhicules. Cette déviation emprunte les voies suivantes : Route départementale D557, D77, D51 et D49. (DRAGUIGNAN - FLAYOSC - TOURTOUR - AMPUS)
Sens AMPUS vers DRAGUIGNAN : Une déviation sera mise en place pour tous les véhicules. Cette déviation emprunte les voies suivantes : Route départementale D49, D51, D77 et D577. (AMPUS - TOURTOUR - FLAYOSC - DRAGUIGNAN)

Des évènements lors d'un 25 mars:

26 mars 1827: Mort de Ludwig van Beethoven

16 décembre 1770 à Bonn (Allemagne) - 26 mars 1827 à Vienne (Autriche)

Biographie Ludwig van Beethoven

Le compositeur Ludwig van Beethoven fut séduit un temps par Napoléon Bonaparte et lui dédia la « Symphonie héroïque ». Son « Hymne à la joie » rythme aujourd'hui les élans et les langueurs de l'Union européenne.

Il meurt à Vienne à 56 ans. Un cortège de près de 30 000 personnes accompagne le compositeur à sa dernière demeure, au cimetière de Währing. Le 22 juin 1888, les dépouilles de Beethoven ainsi que de Schubert rejoindront leurs demeures définitives dans le « carré des musiciens » du Zentralfriedhof.


26 mars 1791: Définition du mètre.

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L’académie française des sciences définit le mètre comme unité de mesure, sur la base d’un dix-millionième de la distance d’un pôle à un point donné de l’équateur en utilisant le plus court chemin. Le système métrique en découlant sera adopté en France en 1837, avant de connaître un essor dans de nombreux pays

Le mètre, de symbole m, est l'unité de longueur du Système international (SI). C'est l'une de ses sept unités de base, à partir desquelles sont construites les unités dérivées (les unités SI de toutes les autres grandeurs physiques).

 Il est définit ensuite comme la longueur d'un mètre étalon international, puis comme un multiple d'une certaine longueur d'onde et enfin, depuis 1983, comme « la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant une durée d'un 299 792 458e de seconde ».

26 mars 1995: En Europe, les frontières sont ouvertes à la libre circulation des personnes dans 7 des 15 pays de l’Union européenne avec l’entrée en vigueur des accords de Schengen.

drapeau CEE UE


LA MACRONIE ET L'ISLAMISTE.




La macronie et l’islamisme: fréquentations, collusions, lâchetés…

-24 mars 2022

Une tribune libre de Jean-Frédéric Poisson, président de VIA, la voie du peuple

Tout comme le totalitarisme soviétique a eu, en son temps, ses idiots utiles, le totalitarisme islamique possède aujourd’hui les siens. Ils passent leur temps à condamner toute forme d’extrémisme, et en même temps cautionnent l’émergence de l’islam conquérant en France et en Europe. Bien sûr, ces faux résistants ne promeuvent pas sincèrement la charia, mais ils collaborent avec l’islam sur de multiples fronts et se discréditent dans des circonstances d’autant plus inacceptables que ces « idiots utiles » sont nos propres gouvernants…

Par une multitude de compromis, de reculades, et de soumissions, ils affaiblissent la France et alimentent la longue et patiente conquête islamique. Leurs renoncements les rendent complices de la balkanisation du pays, de l’émergence de « territoires perdus de la République », de la multiplication des femmes et des fillettes voilées dans l’espace public, des prières de rues massives, des appels de muezzins dans le bus ou le métro quand ce n’est pas directement depuis une mosquée[1] parfois financée par une monarchie pétrolière du Golfe. Ces concessions présentées par nos dirigeants comme de bonnes manières destinées à apaiser les relations entre la République et l’Islam sont interprétées au contraire par les musulmans conquérants comme des marques de faiblesses et des présages de leur victoire imminente.

Naïvetés macroniennes

Collusions avec des individus radicalisés, inaugurations de mosquées fréristes, subventions suspectes : les compromissions de la macronie sont trop nombreuses à défaut d’être spectaculaires. D’Olivier Véran qui fréquente l’Association des Musulmans Unis (association en connivence avec des extrémistes comme Hassan Iquioussen), à Gérard Collomb inaugurant l’Institut Français de la Civilisation Musulmane aux côtés de Mohammed Al-Issa (auteur d’une thèse approuvant le djihad offensif et le meurtre des apostats), jusqu’à Gérald Darmanin qui rend visite à la mosquée de Bussy-Saint-Georges acquise aux Frères musulmans et vendant des ouvrages appelant au djihad armé ; il semble qu’une épidémie de naïveté et d’ignorance ait foudroyé nos responsables politiques qui ne prennent jamais la peine de s’informer du degré de radicalisation des individus qu’ils vont côtoyer, financer ou soutenir. Venant d’un citoyen quelconque, l’ignorance n’est pas un problème. Mais lorsqu’il s’agit de nos gouvernants, cela devient plus grave. Lorsque l’affaire est isolée, on peut penser à un mauvais concours de circonstances. Mais lorsque ces collusions se répètent et remplissent des livres entiers, il ne peut plus être question de malchance. Mon dernier ouvrage, La Macronie et l’Islamisme, 5 ans de lâchetés[2] donne un aperçu détaillé et sourcé de cette capitulation permanente.

Récemment à Cannes, c’est à nouveau notre cher ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin qui a renoncé à fermer la mosquée radicale Al Madina Al Mounawara visée pour des signalements de propos « antisémites » et « anti-français »[3]. Quand bien même il l’aurait fermée d’ailleurs, la mesure n’aurait pas dépassé les six mois, le Conseil constitutionnel censurant régulièrement les délais de fermetures supérieurs, comme l’a révélé, il y a un an, le ministre de l’Intérieur devant le Sénat[4]. Cela doit cesser.

Réapproprions-nous notre héritage

Nos contemporains ont été capables d’imaginer un principe de précaution pour l’écologie ou le Covid. Ne serait-il pas temps d’appliquer enfin un principe de précaution pour l’islam ? Ne devrions-nous pas, pour protéger la France et les Français arrêter les demi-mesures et couper nettement les flux migratoires qui alimentent en permanence le terreau islamique sur notre territoire ? Il est urgent de poser la question des textes sacrés de l’islam : quand sera mise en place une véritable critique de fond de ce système dont la lettre constitue un droit pour les musulmans, superposable sinon supérieure au droit français ? Si les musulmans de France ne sont pas prêts à le faire eux-mêmes, il faudra s’y atteler.

Enfin, nous devons façonner un modèle qui se réapproprie notre héritage de civilisation et proposer une alternative efficace au modèle islamique et au mondialisme déracinant. À ces conditions seulement, nous pourrons conserver la France et la transmettre aux futures générations.


[1] « Les mosquées « profitent »-elles du confinement pour faire retentir l’appel à la prière ? », La Croix, le 06/04/2020.

[2] « La Macronie et l’Islamisme, 5 ans de lâchetés », Editions de Paris, 02/2022.

[3] « Le ministère de l’Intérieur renonce à la fermeture de la mosquée de Cannes », Le Figaro, le 15/03/2022.

[4] « Séance du 8 avril 2021 (compte rendu intégral des débats) », Sénat, le 08/04/2021.