Au XIIe siècle, en pleine époque de ferveur chrétienne, tandis que s'épanouit l'art roman, Clémence, une jeune fille de la noblesse rhénane, annonce à son fiancé qu'elle a fait voeu de se consacrer à Dieu. Son fiancé lui permet de se retirer à l'abbaye de Trèves... et lui-même se fait moine !
Dicton du jour:A la saint Robert tout arbre est vert.
Citation du jour:“Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.”
La façade principale extérieure de l’église est précédée d’un porche à arcades surmonté d’une terrasse à balustrade. Les gypseries de style rocaille et fresque représentant la Vierge en Gloire dominent la terrasse.
Dessin ou histoire du jour:
Air de campagne:
Lundi : Fabien Roussel tient un meeting de campagne à Nantes.
● La démonstration de force de Mélenchon.Hier à Paris, le candidat LFI a tenté de donner une nouvelle dimension à sa campagne pour l’ancrer dans le second tour, dans un discours de près d’une heure. Avec un seul adversaire désigné : Emmanuel Macron.
A la une du Parisien:
● Le budget automobile explose.Les prix record du carburant polarisent l’attention, mais les hausses des frais d’entretien et celui des pièces détachées entraînent aussi une surchauffe du budget des automobilistes. ● Drame en Belgique.Une voiture a foncé hier sur la foule d’un carnaval à Strépy-Bracquegnies, en Wallonie. Le bilan est très lourd, au moins 6 morts et une quarantaine de blessés. Le conducteur et son passager ont été interpellés.
● Attentats de Toulouse.Dix ans après, la France a honoré les victimes des tueries de Toulouse et Montauban. Emmanuel Macron, le président israélien Isaac Herzog, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont déposé une gerbe dans la cour de l'école Ohr Torah, où trois enfants et un professeur avaient été abattus par le terroriste Mohamed Merah.
● Macabre découverte dans le Val-de-Marne.Une femme a été placée en garde à vue après la découverte de deux bébés dans un congélateur, hier matin, à Marolles-en-Brie. C'est le compagnon de la trentenaire arrêtée, policier, qui a prévenu ses collègues.
Marchés du jour:
LE LUNDI LE MARCHE EST A
FLAYOSC
Activités:
Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.
Des évènements lors d'un 21 mars:
21 mars 630 : La Vraie Croix revient à Jérusalem
Le 21 mars 630, suite à une campagne victorieuse contre les Perses de la dynastie sassanide, marquée par la victoire de Ninive, l'empereur byzantin Héraclius rapporte la Vraie Croix à Jérusalem. Cette relique aurait été découverte en 325 dans la Ville sainte, à l'occasion de travaux organisés par l'évêque Macaire et en présence de Hélène, mère de l'empereur Constantin le Grand. Elle était devenue l'objet d'une dévotion très forte chez les orthodoxes. Elle sera plus tard enlevée par le sultan Saladin aux Croisés, avant de s'évanouir à jamais.
21 mars 1098 : Robert de Molesme fonde Cîteaux
Le 21 mars 1098, Robert de Molesme fonde l'abbaye de Cîteaux, dans une lande désolée de Bourgogne. En rupture avec l'opulence des abbayes clunisiennes, le religieux renoue avec l'idéal monastique de Saint Benoît de Nursie, fondé sur la prière, le dépouillement et le travail.
Il est rejoint en 1112 par une trentaine de jeunes gens enthousiastes, guidés par un jeune noble bourguignon du nom de Bernard. Celui-ci va fonder une abbaye-fille à Clairvaux, toujours en Bourgogne...
21 mars 1685: Naissance deJean-Sébastien Bach
Jean-Sébastien Bach Bach né à Eisenach (Duché de Saxe-Eisenach) le 21 mars 1685 ( dans le calendrier grégorien) et mort à Leipzig le , est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand.
Membre le plus éminent de la famille Bach — la famille de musiciens la plus prolifique de l'histoire —, sa carrière se déroule entièrement en Allemagne centrale, dans le cadre de sa région natale, au service de petites municipalités, de cours princières sans importance politique, puis du conseil municipal de Leipzig, qui lui manifeste peu de considération : ainsi, jamais il n'obtient un poste à la mesure de son génie et de son importance dans l'histoire de la musique occidentale, malgré la considération de certains souverains allemands, tel Frédéric le Grand, pour le « Cantor de Leipzig ».
Orphelin de bonne heure, sa première formation est assurée par son père, Johann Ambrosius Bach, puis par son frère aîné, Johann Christoph Bach. Mais il est aussi un autodidacte, passionné de son art, copiant et étudiant sans relâche les œuvres de ses prédécesseurs et de ses contemporains, développant sa science de la composition et particulièrement du contrepoint jusqu'à un niveau inconnu avant lui et, depuis lors, jamais surpassé. Jean-Sébastien Bach est un virtuose de plusieurs instruments, le violon et l'alto, mais surtout le clavecin et l'orgue. Sur ces deux derniers instruments, ses dons exceptionnels font l'admiration et l'étonnement de tous ses auditeurs ; il prétend tout jouer à première vue et peut improviser sur-le-champ une fugue à trois voix. Il a aussi une compétence reconnue et très sollicitée en expertise de facture instrumentale.
À la croisée des principales traditions musicales européennes ), il en opère une synthèse très novatrice pour son temps. Bien qu'il ne crée pas de forme
Bien qu'il ne crée pas de forme musicale nouvelle, il pratique tous les genres existantà son époque, à l’exception de l’opéra : dans tous ces domaines, ses compositions, dont seules une dizaine sont imprimées de son vivant, montrent une qualité exceptionnelle en invention mélodique, en développement contrapuntique, en science harmonique, en lyrisme. La musique de Bach réalise l'équilibre parfait entre le contrepoint et l'harmonie, avant que cette dernière prenne le pas à partir du milieu du xviiie siècle. Il est, en particulier, le grand maître de la fugue, du prélude de choral, de la cantate religieuse et de la suite, qu’il a portés au plus haut degré d’achèvement. La principale destination de ses œuvres dépend beaucoup des fonctions exercées : pièces pour orgue à Arnstadt, Mühlhausen ou Weimar, de chambre et orchestrales à Cöthen, religieuses à Leipzig notamment.
Inspiré d’une profondefoichrétienne, ses contemporains le considèrent souvent comme un musicien austère, trop savant et moins tourné vers l’avenir que certains de ses collègues. Il forme de nombreux élèves et transmet son savoir à plusieurs fils musiciens pour lesquels il compose quantité de pièces à vocation didactique, ne laissant cependant aucun écrit ou traité. Mais la fin de sa vie est consacrée à la composition, au rassemblement et à la mise au propre d’œuvres magistrales ou de cycles synthétisant et concrétisant son apport théorique, constituant une sorte de « testament musical ».
Peu connue de son vivant au-dehors de l'Allemagne, passée de mode et plus ou moins oubliée après sa disparition, pleinement redécouverte au xixe siècle, son œuvre, comprenant plus de mille compositions, est généralement considérée comme l'aboutissement et le couronnement de la tradition musicale du baroque : elle fait l’admiration des plus grands musiciens, conscients de son extraordinaire valeur artistique. Objet, chez les musicologues et musiciens, d'un culte, qui a pu susciter l'ironie de Berlioz, Jean-Sébastien Bach est considéré, depuis sa redécouverte au xixe siècle, comme un des plus grands compositeurs de tous les temps, si ce n'est comme le plus grand.
Pour le député d’Eure-et-Loir, le vote pour Valérie Pécresse est le seul permettant aux Français d’échapper à une polarisation mortifère entre le camp des progressistes et le camp des populistes. Si Emmanuel Macron était réélu dans les conditions que nous connaissons, il ne voit pas comment le pays échapperait à une crise politique majeure. Selon lui, les ralliements autour du président sortant ne sont que des manœuvres de survie d’une classe politique en danger, et Les Républicains exploseront si Eric Zemmour accède au second tour.
Causeur. Dans quelle mesure la guerre en Ukraine a-t-elle rendu inévitable la réélection d’Emmanuel Macron ?
Olivier Marleix.Ce n’est pas Macron, évidemment, qui a provoqué la guerre en Ukraine, mais le résultat est le même. Il était très bas dans les sondages, à 23 ou 24% et soudain il a pris huit points… Comme il avait refusé d’entrer en campagne auparavant, le résultat c’est qu’il n’y aura quasiment pas eu de campagne. Les Français sont en train de se faire extorquer l’élection présidentielle. S’il est réélu, sa côte de bonnes opinions montera à 50/55% et au premier problème, elle chutera. Or les problèmes ne vont pas tarder : il y a une inflation dont on sait maintenant qu’elle n’est pas passagère, les taux d’intérêt vont remonter – la FED vient de relever son taux directeur – au-delà des conséquences pour le pouvoir d’achat des Français on va avoir un énorme risque sur notre dette souveraine. Macron risque donc d’être obligé de faire le contraire de ce qu’il a fait ces six derniers mois, c’est-à-dire qu’il devra fermer tous les robinets. Les Français se diront qu’il doit désormais faire face à une crise financière et que, décidément, il n’a pas de chance…
Est-ce que les Français diront encore cela ?
Vous en trouverez toujours ! Mais si Macron est réélu dans ces circonstances, je ne vois pas comment on échappera à une crise politique majeure. A force d’escamoter le débat démocratique sur une élection aussi importante, alors qu’il y a une telle tension, une telle attente, il y aura forcément un moment où la réalité le rattrapera. Cette organisation du débat politique, fondée sur le clivage entre le « camp du progrès » représentant le bien versus le camp populiste représentant le mal, est affreusement malsaine… On ne peut pas construire le gouvernement d’un pays là-dessus.
Quand on compare la liste des gens qui ont eu un intérêt à la vente d’Alstom, qui ont touché des success fees, à la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levées de fonds, dans les MacronLeaks, on se rend compte que ça matche dans un certain nombre de cas
Que se passera-t-il lors des législatives ? Emmanuel Macron sera-t-il affaibli au parlement ?
Cela dépendra beaucoup de qui est au second tour. Si on a Valérie Pécresse au second tour, ce qui n’est pas totalement exclu encore (l’histoire nous apprend à nous méfier des sondages), on peut vraiment avoir une élection législative qui sera l’occasion de rebattre les cartes. Si c’est Marine Le Pen, le scénario sera évidemment différent. Celui qui créerait le plus de désordre à droite et qui serait le plus favorable à Macron, c’est Zemmour, en réalité. Ce dernier amènerait une espèce d’explosion des Républicains.
Vous êtes dans une circonscription à la lisière de la région capitale, c’est un peu la France périphérique que Zemmour entend défendre. Est-ce que les gens vous parlent beaucoup de Zemmour dans votre coin ? Dans ses meetings, Causeur a observé plein de jeunes hommes.
Il plaît assez, notamment aux mâles blancs de plus de cinquante ans (j’en parle avec respect puisque j’en suis !) qui trouvent cela très bien et qui considèrent que lui au moins dit les choses. Il n’y a pas tant de jeunes que ça, par contre on voit un affaiblissement de Marine Le Pen. C’est assez étonnant parce que je trouve que Zemmour a réussi à la rendre sympathique. Je pense vraiment que les électorats de droite sont très partagés, un électorat n’a jamais été aussi fluctuent entre la droite et « l’extrême-droite ». Finalement, le vote Marine Le Pen est un vote antisystème, plus qu’un vote extrême-droite.
Mais on a l’impression qu’il n’y a que Zemmour qui veut rassembler ces gens-là, qui veut faire l’union des droites. Comment votre candidate réplique-t-elle à cela ? Sa sortie sur le grand remplacement était un peu floue…
Elle refuse l’expression « grand remplacement », mais il y a des phénomènes migratoires dont il faut se rendre compte et qu’il faut combattre. La droite est constante là-dessus depuis 30 ans et à chaque fois qu’elle a été au pouvoir elle a eu des résultats : entre 2007 et 2012 par exemple, le nombre d’étrangers autorisés à séjourner en France est passé de trois millions à 2,6 millions (soit une baisse de 15%), rien à voir avec la hausse à plus de 3,3 millions du bilan de M. Macron.
On a eu l’impression pendant cette séquence du meeting du Zénith que votre candidate a voulu dire aux gens tentés par Zemmour qu’elle avait compris le problème, mais le message n’est pas très bien passé.
L’expression et l’explication qui a suivie n’ont peut-être pas été d’une grande clarté, mais l’essentiel est que sur la question des flux migratoires elle a le mérite d’être très claire depuis le début avec une projet de réforme de la Constitution pour avoir les moyens d’agir. Pécresse est une candidate qui est assez complète pour la droite : en tant que présidente de la plus grande région française, celle qui a le plus de croissance, elle comprend les aspirations de la France qui est dans la mondialisation, mais parce que, dans la région Île-de-France il y a des territoires en crise, avec une immigration hors contrôle, un radicalisme islamiste très installé et une insécurité forte, elle est en phase aussi avec cette France-là. C’est une bonne candidate pour essayer d’échapper à la polarisation entre le camp des progressistes et le camp des populistes, qui reste le vrai défi de la droite. La droite ne gagnera pas si elle n’est pas capable de sortir de cette opposition voulue par Macron.
Mais que se passera-t-il si Eric Zemmour est au second tour ?
Il perdra. La droite ne gagnera pas si elle ne fait qu’incarner les insatisfactions et les frustrations – légitimes – d’une partie de la population. Elle doit parler à tout le monde, c’est ce que faisait Sarkozy. Son discours trouvait un écho dans la France populaire et en même temps son leadership sur la scène internationale, la modernité de sa vision sur certains sujets (la réforme des universités, la réforme des marchés mondiaux de matières premières, le Grenelle de l’environnement…) parlait à d’autres. Je pense que la droite perdra si elle se réduit à une attitude populiste, comme elle se condamnerait en étant sur une ligne « mondialisation heureuse ». Si on ne cherche pas à dépasser l’affrontement populiste/progressiste voulu par Macron, on perdra.
Je fais partie de ceux qui ne supportent pas que la droite continue de se définir en disant « nous sommes un parti de gouvernement, donc nous devons être responsables ». Ça fait dix ans que nous ne sommes plus au gouvernement !
Cela ne veut pas dire que nous, les Républicains, n’ayons pas eu nos torts. Je regrette par exemple que depuis cinq ans, nous n’ayons pas su nous tourner davantage vers les mouvements exprimant cette colère populaire. Je n’ai jamais eu honte d’avoir manifesté avec les gilets jaunes dans les premiers week-ends. J’avais publié, quelques jours avant, les courbes de l’augmentation du prix de l’énergie. On allait prélever 15 milliards de plus sur le quinquennat – c’est la moitié du produit de l’impôt sur les sociétés ! – sur la France périphérique qui avait besoin de sa voiture au gasoil pour aller travailler. C’était scandaleux ! Je fais partie de ceux qui ne supportent pas que la droite continue de se définir en disant « nous sommes un parti de gouvernement, donc nous devons être responsables ». Ça fait dix ans que nous ne sommes plus au gouvernement ! Ce discours nous a conduits à un alignement derrière Macron sur certains sujets, notamment lors de la crise sanitaire. J’ai voté contre le passe sanitaire et contre le passe vaccinal. Nous avions reçu le professeur Delfraissy en commission des lois huit jours avant que Macron prenne la décision de la loi sur le passe vaccinal ; Delfraissy nous a dit en substance qu’Omicron est sans doute « plus contagieux mais beaucoup moins dangereux » et peut être la forme qu’on attendait pour être débarrassé du virus. Et huit jours après, Macron nous sort de son chapeau le passe vaccinal, qui ne sert à rien car il consiste à supprimer le test qui était le seul élément qui garantissait la non-contagiosité de quelqu’un.
Vous iriez jusqu’à penser que le gouvernement a mis en place le passe vaccinal pour pouvoir le retirer avant l’élection, comme un cadeau ?
Je pense, que c’est pire : c’était un piège pour amener Valérie Pécresse à donner le sentiment de s’aligner derrière Macron et à valider le fait que Macron prenait la bonne décision au bon moment. Or, il ne prenait pas la bonne décision au bon moment ! On s’est cru obligés de se définir « en parti de gouvernement », mais cela ne veut rien dire. Depuis 2017, les partis antisystèmes font près de 50% des voix. Il y a un énorme problème de confiance dans ce que proposent les partis de gouvernement justement. Essayons au moins de ne pas être aveugles ! Si par malheur, nous perdons l’élection présidentielle, c’est parce que nous n’aurons pas su nous adresser à ces deux morceaux de la France et à sortir de ce clivage artificiel entre progressistes et populistes. Et je pense que Zemmour ne peut pas être la solution. Chez lui, le décalage entre le verbe et la possibilité de faire est au summum. Il séduit parce qu’il parle bien, parce qu’il sait utiliser l’histoire ; cela fait du bien de temps en temps d’entendre quelqu’un qui essaie de remettre les choses en perspective dans un débat public qui est d’ordinaire trop instantané. Mais par moments il tord l’histoire, notamment quand il dit que de Gaulle et Pétain sont les deux faces d’une même pièce… Pour les gaullistes c’est insupportable !
Sur le plan économique, vous ne pouvez pas être convaincu par le candidat de « Reconquête » ?
Sur le plan économique, il s’est beaucoup inspiré de propositions que j’ai mises sur la tables, il a repris mot pour mot une formule (« plus de liberté à l’intérieur, plus de protection vis-à-vis de l’extérieur ») pour laquelle j’aurais des droits d’auteur à réclamer ! Mais quand il dit qu’il va augmenter le pouvoir d’achat en réduisant les impôts locaux, qu’il nous dise lesquels, et qu’il écrive à tous les maires de France pour leur expliquer… Marine Le Pen a fait preuve de plus d’honnêteté en renonçant à la sortie l’euro, de l’UE, à la suppression de la double nationalité. Le RN va bientôt fusionner avec Horizons, le parti politique d’Édouard Philippe ! Zemmour, lui, reprend le discours comme si la magie du verbe allait permettre de régler tous les maux. Là encore, si Zemmour était élu, quelle désillusion pour ceux qui auraient voté pour lui !
Le regard de Zemmour sur la Russie est un très bon exemple du décalage entre le fait d’être un commentateur, de s’enivrer parfois de sa propre parole, et la réalité des faits. Zemmour s’est piégé là-dedans, avec ce que cela a de désagréable. Je suis consterné par le parallèle entre cette fascination qu’il y avait, chez ceux qui sont le plus à droite de la droite, pour Poutine et la fascination des ligues dans l’entre-deux-guerres quand le chancelier Hitler a été élu démocratiquement. A l’époque, le discours des ligues consistait à dire : le chancelier Hitler est le seul qui peut sauver l’Occident. A l’époque, on ne stigmatisait pas les Arabes mais les Juifs. Poutine défenseur de l’Occident et de la chrétienté, c’est aussi quelque chose que l’on a beaucoup entendu. Dans ses commentaires depuis des années, on sentait que Zemmour participait à cette rhétorique : « défendre l’Occident », « il faut lutter contre le grand remplacement », « je rêve d’un Poutine pour la France ».
Est-ce que Le Pen et Zemmour se seraient compromis, en quelque sorte, en faisant ami-ami avec Poutine et est-ce que cela sera profitable à Valérie Pécresse ?
L’élection présidentielle n’est pas qu’un défouloir : on engage le pays. Il y a matière à se poser des questions. Une fois encore, ce qu’a fait Zemmour sur la Russie de Poutine, ce sont les mêmes excès sur bien d’autres sujets.
Avant de soutenir Valérie Pécresse, vous étiez le porte-parole de Michel Barnier lors du congrès des Républicains. Pourquoi ?
Oui, parce que Michel Barnier avait compris une chose essentielle, avec son parcours de commissaire européen notamment. L’enjeu essentiel qui nourrit les courants populistes, c’était un besoin de recouvrer notre souveraineté. La proposition phare qu’il avait mise sur la table, c’était de réformer notre Constitution pour faire adopter un « bouclier constitutionnel », qui interdirait aux juges (constitutionnel, administratif, judiciaire) d’appliquer les traités européens dans les secteurs de l’immigration – notamment la CEDH – tant qu’on ne les avait pas renégociés. C’était la proposition la plus puissante : recouvrer notre souveraineté en matière d’immigration et de procédure pénale. On ne peut pas faire le reproche à Barnier de ne pas être pro-européen, mais il est réaliste et veux réconcilier patriotes et européens. A l’inverse, on a le sentiment que Macron veut profiter de la crise en Ukraine pour nous emmener un peu plus dans le fédéralisme européen, c’est un réflexe pavlovien chez lui. Autant je crois aux coopérations, autant je suis hostile au fédéralisme.
A cet égard, après les annonces des Allemands qui vont complètement changer de cap, est-ce qu’ils n’ont pas doublé Macron et doublé la France, en prenant une fois encore le leadership ?
Bien sûr ! En France, on commence seulement à réaliser dans l’opinion publique à quel point les Allemands nous ont « plantés » en matière de dépendance énergétique. Avec l’abandon du nucléaire ils nous ont rendus dépendants du gaz russe. Leur spectaculaire décision de réarmement unilatérale est assez étonnante et n’est pas une anecdote au regard de l’Histoire. Cela faisait partie des discussions de l’après-guerre, on considérait que les relations de l’Allemagne avec son armée devaient être sujettes à précaution. Or, l’Allemagne a décidé unilatéralement qu’elle allait assumer le fait de devenir la première puissance militaire d’Europe, sans rien demander à la France. Macron s’est fait totalement doubler dans cette affaire. Macron sait pertinemment que notre dette nous met dans une situation de dépendance et de fragilité énormes. Il est suffisamment intelligent pour savoir ce qui nous pend au nez. Il est conscient que l’Allemagne acceptera peut-être désormais que les dépenses militaires sortent des critères de convergence des 3%. Une compensation peu glorieuse pour nous !
Concernant Alstom, pourriez-vous rappeler à nos lecteurs en quoi la vente orchestrée par Macron pourrait constituer un « pacte de corruption » ?
J’ai passé six mois comme président de la commission d’enquête à examiner les conditions dans lesquelles ont été autorisées et décidées les ventes de très grandes entreprises françaises à caractère véritablement stratégique. Alstom représentait notre totale autonomie dans le nucléaire, car la partie non-conventionnelle était faite par Areva et la partie conventionnelle (les turbines pour transformer l’énergie de la vapeur en électricité) était faite grâce à Alstom qui concevait aussi les turbines pour nos sous-marins et porte-avions. Alstom était donc une entreprise hautement stratégique. Formellement, c’est Macron qui a autorisé la vente fin 2014. L’État n’était plus actionnaire, mais il avait à donner son autorisation au titre des investissements étrangers en France.
Site Alstom à Belfort Photo : SEBASTIEN BOZON / AFP
La question est de savoir si on a vraiment été mis devant le fait accompli avec l’impossibilité d’éviter cette vente, ou si quelqu’un a donné un feu vert en amont dans le dos de Montebourg.
Or j’ai découvert qu’une commande avait été passée dans le dos du ministre de l’Économie dès octobre 2012 sur le thème « Que se passe-t-il si l’actionnaire de référence d’Alstom Power décide de vendre ses participations ? ». Commande passée par quelqu’un qui était visiblement dans le secret de l’entreprise et de sa banque d’affaires. Une commission d’enquête n’a pas le droit d’interroger le président de la République, mais tous les autres acteurs qui auraient pu commanditer cette étude et que j’ai interrogés m’ont dit que ce n’était pas eux. Pour moi, par élimination, c’est Macron, Secrétaire général adjoint de l’Elysée, qui a eu cette information en 2012 et qui a décidé de laisser faire.
M. Macron a aussi autorisé la vente d’Alcatel, qui était notre géant dans le domaine des équipements de télécommunications. 80% du trafic internet mondial passe par les câbles d’Alcatel Submarine Networks ! Il y a eu aussi le cimentier Lafarge ou Technip. Tout cela a été l’occasion d’un ruissellement sur le tout Paris. Rien qu’avec Alstom, c’est sans doute 500 millions d’honoraires versés à différents cabinets de conseil, donc vous imaginez le ruissellement sur ces quatre ventes. Alstom, c’est 12,3 milliards ; Alcatel, 15 milliards ; Technip, 8 ou 9 milliards ; et Lafarge, 19 milliards… cela a de quoi susciter l’enthousiasme à l’égard du Mozart de la finance.
Le hasard fait que quand on compare la liste des gens qui ont eu un intérêt à la vente d’Alstom, qui ont touché des success fees, à la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levées de fonds, dans les MacronLeaks, on se rend compte que ça matche dans un certain nombre de cas. La question que j’ai posée au procureur de la République, c’est de regarder si ces ventes n’avaient pas été l’occasion d’organiser un système pour rendre service à certaines personnes et obtenir d’eux, en échange, un renvoi d’ascenseur. Je rappelle que le financement de la campagne de Macron a reposé essentiellement sur les dons de quelques centaines de grands donateurs.
Êtes-vous optimiste quant au résultat de cette élection ?
J’espère encore que Valérie Pécresse gagnera. Sinon, cette élection ne sortira pas notre pays de la polarisation mortifère que j’ai évoquée entre le camp du Bien progressiste et le camp du Mal populiste. Si Macron gagne, son élection ne servira à rien. Quand j’ai entendu, au lendemain des régionales de 2015, alors que le FN était arrivé en tête avec 27% des voix, Jean-Pierre Raffarin dire : « Finalement, si on regarde bien, entre Valls, Macron et nous il n’y a pas tellement de différences, nous pourrions gouverner ensemble », cela m’a profondément blessé ! Quel spectacle pitoyable offre cette classe politique qui considère qu’elle a vocation à rester au pouvoir en toutes circonstances, qu’importe ce que pensent les électeurs, et qui organise en fait les conditions de sa survie… On est là pour écouter, pour comprendre, pour remettre de l’intelligence dans le débat politique, pas pour survivre par des « apparentements électoraux » comme à la fin de la IVème République !
Or, Macron et En Marche ont incarné cette manœuvre de survie d’une classe politique en danger. Les députés LaRem sont pour un tiers des PS recyclés ! Mais comme l’alliance de Raffarin et de Hollande n’aurait sans doute pas fait suffisamment rêver… il a donc fallu trouver un nouveau produit marketing : il s’appelle Macron, on a appelé cela le « nouveau monde », mais c’est le projet de Raffarin. Je continue de trouver cela dangereux. Il faut écouter ce que disent les gens même s’ils le disent grossièrement, et y répondre, c’est ça la démocratie !
Votre crainte, c’est qu’il y ait des troubles pendant le mandat Macron s’il est réélu ?
Oui ! Emmanuel Macron est le produit de ce système et cette élection sans débat sera perçue comme une usurpation. Est-ce qu’on arrivera, nous, à sortir de cela ? Le pari de Valérie Pécresse, c’est de récréer de la confiance en agissant, par « le faire » et non par le verbe. J’ai été un collaborateur et un fervent supporter de Sarkozy, mais malheureusement, il faut reconnaître que le décalage entre les promesses de Sarkozy et les capacités d’action d’un président de la République française, dans l’UE, soumis à la CEDH…
On peut espérer, à terme, desserrer ces contraintes, d’où mon enthousiasme initial pour la lucidité et le courage de Michel Barnier. Mais imaginons un instant Zemmour président de la République, qui peut croire que Zemmour ferait mieux que Sarkozy qui avait été avant ministre de l’Intérieur et ministre de l’Économie et ne manquait pas de détermination ? Je ne crois pas un quart de seconde que Zemmour soit capable de faire ce que Sarkozy n’aurait pas fait. Je pense donc qu’il n’y a pas d’autre choix que celui de la raison, de la détermination et de la raison. En démocratie, il n’y en a pas d’autre.
Monsieur le député, vous êtes un candidat antisystème raisonnable !
Non, pas antisystème, mais conscient des défauts du système ; je pense qu’on ne peut durablement le réformer qu’en proposant aux Français des choses audacieuses mais crédibles. Ce que propose Pécresse, c’est de considérer qu’on ne recréerait durablement de la confiance dans le pays qu’en faisant réellement les choses. D’où un programme qui semble peut-être un peu sage aux yeux des Français, mais qui est crédible. En fait, je crois qu’il est audacieux, notamment quand elle propose de réduire la dépense publique ; elle est la seule à le proposer. Si elle n’est pas élue, rendez-vous dans un an ! Je pense que la démocratie ne peut pas être un affrontement entre des gourous. On a un peu le sentiment aujourd’hui d’avoir le champion de BFMTV contre le champion de CNews dans une arène. Des personnes qui ont les mêmes failles narcissiques, qui utilisent les mêmes procédés rhétoriques, qui n’ont rien à voir avec la rationalité. Platon se méfiait déjà de cette démocratie sans filtre, il faut remettre de la raison dans tout cela. On a besoin de corps intermédiaires, d’un système parlementaire qui fonctionne, pour écouter la société. Macron n’a écouté personne car il n’avait pas ces relais parlementaires et méprisait les corps intermédiaires. C’était sa conception d’une présidence jupitérienne, selon ses mots.
Sur le terrain, l’électorat s’intéresse-t-il encore à la politique ?
Non, pas assez, tout a été fait pour que les gens ne s’y intéressent pas.
Macron nous a sorti le passe vaccinal au bon moment, pour qu’entre Noël et le jour de l’An on ne parle que de cela et pas de la campagne présidentielle. Dès janvier Marianne titrait : « Comment Macron va pourrir la campagne ».
Depuis, il y a eu les évènements internationaux qui font que nous n’aurons pas de vraie campagne présidentielle. Attention au gigantesque retour de manivelle !
dimanche 20 mars 2022
Dimanche 20 mars
Aujourd'hui nous fêtons:Herbert, Alexandra, Claudia, Wulfran
C'est le printemps
Pourquoi le 20 mars n’est pas toujours le premier jour du printemps
La date du printemps (astronomique ou calendaire), c'est ce dimanche, le 20 mars, et non le 21 (comme on l'a appris à l'école !). A vrai dire, vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais nous passons de l’hiver au printemps le 20 mars depuis 2008 et il en sera plus ou moins de même jusqu’en... 2102.
Durant le XXe siècle, la date du 21 mars est tombée à 57 reprises, surtout après 1950, d'où le fait que la mémoire collective ait enregistré cette date-là.
L'explication de ce changement de date est scientifique. Cette année, le 20 mars correspond en effet à la date de l'équinoxe de printemps, le moment de l'année où la durée du jour et de la nuit sont identiques, grâce à un alignement complet du Soleil et de l'équateur. À partir de ce moment-là, et jusqu’au solstice d’été, dans l’hémisphère Nord, nous allons gagner des minutes d’ensoleillement chaque jour.
Sur la base du calendrier grégorien
Depuis la fin du XVIe siècle, nous utilisons le calendrier grégorien solaire, divisé en 12 mois. Et si ce dernier prévoit une date fixe pour chaque changement de saison, il ne rend pas compte d’une réalité : la Terre met 365,2422 jours (ou environ 365 jours, 5 heures et 48 minutes) à faire une rotation autour du Soleil. Il y a donc un écart.
Avec l'ajout des années bissextiles (366 jours au lieu de 365, avec le 29 février), on ajuste avec les 365 jours de notre calendrier, mais on ne compense pas exactement le décalage. Ce choix a une conséquence sur la date de l’équinoxe, qui se trouve décalée.
C'est sa fête: Wulfran
Évêque de Sens au VIIe siècle, à l'époque des rois mérovingiens, Wulfran renonça à son siège prestigieux pour évangéliser les sauvages tribus de la Frise, au nord des Pays-Bas actuels. Il lutta contre les sacrifices humains. Mission accomplie, il revint mourir à Saint-Wandrille, sur les bords de la Seine, dans un charmant monastère que l'on peut encore visiter.
Dicton du jour:Quand le printemps arrive, le merle chante ainsi que la grive.
Citation du jour: “La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.”
La photo du jour:Drone de Regard
Office de Tourisme Menton Riviera & Merveilles le Centre des monuments nationaux
Monastère de Saorge.
Saorge, aux allures de « village tibétain », est classé parmi Les Plus Beaux Villages de France
Ce village authentique se parcourt exclusivement à pied.
Le petit trésor : son monastère cistercien. Le lieu, les fresques, le havre du jardin... un lieu agréable à visiter, aujourd’hui résidence pour artistes et écrivains cherchant entre ses murs le calme de la montagne.
Accueil en visite libre (10h -12h30 / 14h30 - 17h) ou en visite commentée (à 11h et 15h).
Dessin ou histoire du jour:
Air de campagne:
Dimanche : Jean-Luc Mélenchon organise sa traditionnelle marche présidentielle à Paris, entre Bastille et République.
● La menace d’une abstention record.A trois semaines du premier tour, notre baromètre Ipsos-Sopra Steria montre que la part d’électeurs décidés à aller voter, 68 %, reste très faible pour une élection présidentielle. Confrontations et débats peuvent-ils inverser la tendance ? «Il n’y a pas de campagne», se désolent des Franciliens que nous avons rencontrés.
A la une du Parisien:
● Le Grand Chelem pour les Bleus. Tombeur de l’Angleterre hier soir, le XV de France a remporté le Tournoi des Six Nations et décroché le 10e Grand Chelem de son histoire. Le premier depuis douze ans. De bon augure en vue de la Coupe du monde à domicile dans un an et demi. ● En Ukraine, un lourd bilan à Mykolaïv. Un site militaire a été dévasté par des frappes russes à Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, faisant craindre un bilan humain terrible. Des dizaines de soldats auraient été tués, selon le gouverneur de la région et des journalistes sur place.
● Un «Pumas» tué par balles à Paris. L’ex-rugbyman argentin Federico Martin Aramburu a trouvé la mort hier dans la capitale, après une bagarre à la sortie d’un bar de Saint-Germain-des-Près. Une enquête a été ouverte pour assassinat. ● Guerre d’Algérie. Emmanuel Macron a commémoré hier, à l'Elysée, le 60e anniversaire des accords d’Evian et du cessez-le-feu en Algérie. Cependant, pour le chef de l'Etat, «cette date ne marque ni le début de la paix ni la fin de la guerre, (...) elle ne peut ni être la seule ni être reniée».
● Riner à la Jeunesse, Slimani à la Francophonie... Valérie Pécresse a dévoilé son casting gouvernemental rêvé, hier, sur France 2 : le général de Villiers à la Défense, l’autrice Leïla Slimani à la Francophonie et le judoka Teddy Riner à la Jeunesse. Un joli coup sur le papier, à ceci près que les principaux intéressés, que nous avons contactés, n’ont jamais été sondés... et rejettent la proposition de la candidate LR.
Marchés du jour:
LE DIMANCHE LE MARCHE EST A
BARJOLS
MOISSAC
REGUSSE
SALERNES
VIDAUBAN
FIGANIERES
INFORMATION DE LA PAROISSE:
MESSES DOMINICALES A
AMPUS ET LES ENVIRONS
Saint Michel AMPUS:( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09
18 77 39.
Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.
Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous
les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans
la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).
AUX ALENTOURS:
FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h.
CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.
TOURTOUR: Dimanche à 18h00.
VILLECROZE: Dimanche à 9h15.
AUPS: Dimanche à 11h.
SALERNES: Dimanche à 11h.
Activités:
Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.
Des évènements lors d'un 20 mars:
20 mars 1342:En France, instauration de la gabelle, l’impôt sur le sel, provoquant de nombreux remous parmi la population.
20 mars 1800 : Volta expose le fonctionnement d'une pile électrique
Dans une lettre adressée le 20 mars 1800 à la Société Royale des Sciences (Londres), Alexandre Volta expose le fonctionnement d'une pile électrique. Sa découverte, aussi appelée « pile voltaïque », inaugure la révolution de l'électricité, après celle de la vapeur. Professeur de physique à Côme, en Lombardie, le savant italien va très vite attirer l'attention de Napoléon Bonaparte. Le Premier Consul, qui a créé la République cisalpine dans le fil de sa campagne d'Italie, est en effet passionné par les sciences et les mathématiques. Saisi d'admiration pour le savant, il le décore et, plus tard, l'élève à la dignité de comte d'Empire puis de sénateur.
20 mars 1811 : Naissance de l'Aiglon
Le 20 mars 1811 naît François Charles Joseph Bonaparte. Son père n'est autre que l'empereur Napoléon 1er et sa mère Marie-Louise d'Autriche...
20 mars 1956 : La Tunisie retrouve son indépendance
Le 20 mars 1956, la France met fin à son protectorat sur la Tunisie.
C'est l'aboutissement des revendications menées par le Destour, un parti fondé en 1920, et plus encore le Néo-Destour, un parti indépendantiste plus radical que le précédent, fondé en 1934 par Habib Bourguiba. Celui-ci est arrêté par le résident général Jean de Hauteclocque en janvier 1953.
Là-dessus, coup de théâtre. Le 31 juillet 1954, le président du Conseil Pierre Mendès France se rend à Tunis et, par son « discours de Carthage », reconnaît l'autonomie interne de la Tunisie, premier pas vers l'indépendance. Dans le mois qui suit celle-ci, le Néo-Destour s'assure une majorité écrasante aux élections. Son chef Bourguiba, devenu le chef du gouvernement, abolit le beylicat et proclame la République le 25 juillet 1957.
Bonheur d’une planification efficace : la France va très bientôt pouvoir goûter aux joies des pénuries que tout socialisme introduit inévitablement.
Avec ce qui se passe actuellement en Ukraine et avec la mise en place de sanctions carabinées contre la Russie, la situation française, déjà assez peu brillante, va brutalement s’aggraver.
Pour rappel, la situation actuelle est en effet particulièrement peu reluisante. On constate déjà une belle pénurie d’enseignants à l’école : salaires trop bas, concours au rabais, postes peu attractifs notamment dans ces zones d’éducation prioritaire où la seule priorité pour ces enseignants est d’y survivre sans passer par la case dépression ou overdose de tranquillisants.
À la suite de la pandémie, est-il utile de revenir sur les pénuries, nombreuses et profondes, du système de soins français ? Bureaucratisé jusqu’au trognon, tout y est décidé par une myriade d’agences et d’administrations opaques. Les décisions sont prises, unilatéralement, du sommet vers la base, sans concertation, sans autonomie et avec les résultats calamiteux qu’on voit depuis vingt ou trente ans.
Dans la Justice, c’est la même chose : pénurie de moyens informatiques, de professionnels, depuis les huissiers jusqu’aux juges en passant par les places de prison. Dans l’armée, les pénuries y sont aussi monnaie courante. Nos soldats, nos marins et nos pilotes sont mal équipés, épuisés par de trop nombreuses missions éparpillées partout dans le monde. Les pompiers, les gendarmes constatent là aussi des soucis de logistique de base et de déclassement de leurs professions, le tout sur fond de paperasserie dévorante et de manque de matériel criant.
Le régalien est la dernière roue du carrosse, et encore.
Bien qu’on le renomme de nos jours « ultra-néo-libéralisme » pour cacher la vérité aux électeurs, ce qui n’est que du socialisme appliqué fonctionne en France à plein régime et on obtient donc ce qu’il a, en tous temps et en tous lieux, toujours obtenu : des pénuries, des individus sous-payés et mal équipés, un service de plus en plus pourri et un coût de plus en plus élevé.
Dans ce tableau, la mise en place des sanctions anti-russes va accroître les problèmes… en France : on va passer très vite, dans les prochains mois, d’une économie lourdement endettée mais qui parvenait encore à répondre, en retard, à la demande, à une économie de rationnement, où toute la demande ne sera pas remplie.
Et ces pénuries, on a déjà une idée de ce qu’elles seront : si la France dispose encore d’une certaine autonomie en blé, il en va différemment pour les différents intrants agricoles qui, suite aux sanctions, vont devenir subitement beaucoup plus cher (un doublement ou un triplement de leur prix n’est pas à exclure). Les prix de l’énergie sont déjà fort élevés ? Ne vous inquiétez pas, si le conflit et les sanctions s’éternisent, ils vous paraîtront bientôt désirables.
Et si cela va franchement picoter pour l’Europe, cela risque d’être vraiment douloureux dans de nombreux pays en Afrique qui ne pourront pas supporter de telles hausses, ou en Chine qui importe des quantités croissantes de céréales. Ceci va, mécaniquement, renchérir les biens et services que la Chine nous fournit ce qui ne peut pas se traduire par autre chose qu’une hausse des prix, partout…
Cependant, l’avenir de cette France des pénuries est déjà tracé, et, chance inouïe pour ce pays, il disposera le moment venu de cet homme providentiel qui va tout corriger : grâce à d’habiles éléments de langage et une rhétorique finement polie par les habiles consultants de McKinsey, tout ce qui va se produire dans les prochaines semaines sera, indubitablement, de la faute à Poutine.
Alors même que l’état lamentable de l’économie est directement imputable à 50 ans de gabegies, alors que les dettes ont explosé de 600 milliards supplémentaires grâce à Monsieur Kwakilenkouth, dont les cinq dernières années ne sont qu’une succession d’erreurs, d’incompétence et de consternation, tout sera oublié : on a trouvé un coupable pratique, une marotte simple pour détourner l’attention.
Et alors que le vilain virus justifiait à lui seul à la fois les restrictions de liberté et les ruptures de chaînes logistiques, et ce alors même qu’elles ne sont le fait que des obligations et interdictions des gouvernants, Macron en tête, on peut d’ores et déjà parier que la guerre ukrainienne sera le lit de toutes les excuses à venir pour l’inflation galopante et les queues devant les principaux services de l’État (et peut-être devant certains commerces).
Le pouvoir d’achat réduit à sa plus simple expression pour la moitié des Français ? Ce sera la Fotapoutine.
La zone Euro qui s’emballe, la monnaie qui s’effondre ? Ce sera la Fotapoutine.
Même s’il n’y a pas eu d’étude en double aveugle randomisée, on sait que la guerre peut provoquer des effets secondaires graves, dont on est heureusement sûr que Macron va nous prémunir à condition d’une double-dose de votes en avril prochain (avec son indispensable petit booster parlementaire dans la foulée). Eh oui : il va « nous protéger » comme il l’a lui-même écrit dans sa pénible prose de lycéen envoyé à nos frais à tous les Français. Compte-tenu de l’historique de l’actuel locataire élyséen qui a enfilé mensonges sur mensonges, les mélangeant de mépris et d’arrogance, on peut déjà se faire une idée précise de ce qui va se passer : nous sommes véritablement tous en danger.
Et on sait déjà qu’il y aura peut-être des pénuries mais pas de la bonne parole présidentielle…