mercredi 2 février 2022

 mercredi 02 février


Aujourd'hui nous fêtons:  

C'est sa fête : La Chandeleur

Présentation au Temple (Ambrogio Lorenzetti, XIVe siècle, Offices, Florence)La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur.

La Chandeleur était autrefois appelée « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.

L'évangéliste Luc raconte qu'à cette occasion, un vieil homme, Syméon, et une prophétesse, Anne, reconnurent dans l'enfant l'« Oint du Seigneur » (le Christ) :
« Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple » (Luc, 2, 22-40). Le chant de grâces de Syméon est repris tous les soirs par les ecclésiastiques du monde entier.

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

Les crêpes de la ChandeleurD'aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes.

En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre parce que le ciel est lumineux et clair, elle retourne vite se mettre à l'abri pour six à sept semaines, autrement dit jusqu'au printemps. Si elle ne voit pas son ombre parce que le ciel est trop couvert, c'est le signe d'une arrivée précoce du printemps.

Dicton du jour: « Si la Chandeleur est goutteuse, les vaches seront laiteuses et les poules pondeuses ».

Citation du jour: La vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas.

Oscar Wilde

La photo du jour par Gilles de Laclos:


Le Styx, l'un des plus beaux endroits du Verdon sur le sentier de l'imbut ( qui n'a de sentier que le nom)
Les gorges rétrécissent pour former un défilé tortueux résultat de millions d'années d'érosion.
Le Styx a été nommé ainsi par le spéléologue Martel en référence a un fleuve mythologique qui mène aux enfers. 



Dessin ou histoire du jour:

Covid-19 : après l'exemple canadien, des antivax organisent des «convois de la liberté» vers Bruxelles


Direction Bruxelles le 14 février

Jean-Frédéric Poisson, président du parti Via et soutien d'Eric Zemmour, soutient ce mouvement. «Routiers canadiens : allez chercher Trudeau il se cache ! 'Qu'ils viennent me chercher !' dit-il comme son copain français. Alors allez-y !», ajoute le chef de file antivax, Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen.

Un programme est ébauché avec des dates de départs s'échelonnant du 9 au 11 février pour une arrivée à Paris le 11 ou le 12, puis un départ vers Bruxelles pour une jonction de tous les mouvements européens le 14 février. Un nommé Rémi Monde, porte-parole de «Convoi France», serait en rapport avec d'autres mouvements européens et donne ses instructions depuis une chaîne Télégram. Ce dernier précise que tout le monde peut rejoindre ce convoi, et pas seulement les camionneurs.


Air de campagne:

● Les premiers parrainages sont tombés. Le Conseil constitutionnel a publié hier soir une première liste des parrainages accordés par les élus afin de permettre à leurs candidats de concourir à l’élection présidentielle. La liste sera mise à jour deux fois par semaine.

A la une du Parisien:


● Le modèle des Ehpad vacille. Le livre «Les fossoyeurs», critiquant les méthodes du groupe Orpea, jette une lumière crue sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Et souligne les carences en financement d’un secteur que les politiques peinent à réformer et dont ils connaissent pourtant bien les problématiques. Un sujet replacé sur le devant de la scène à moins de 70 jours du premier tour.

● Ils ont échappé au Covid-19. Depuis le début de la pandémie, environ un Français sur deux aurait été épargné - du moins, pour le moment - par le virus, mais leur nombre réel est impossible à établir.

● Les premières images de molécules extraterrestres. Jamais jusqu’ici on avait immortalisé des assemblages d’atomes venus de l’espace. A l’origine de cet événement inédit, révélé hier, la rencontre entre des chercheurs français et une technologie de pointe.

● Ce que disent les experts psychiatres d'Abdeslam. Le rapport psychiatrique du principal accusé des attentats du 13 Novembre, réalisé en novembre 2021 alors que le procès avait déjà commencé, cerne une personnalité enfermée dans le «bréviaire radical». Les spécialistes suggèrent qu’il pourra peut-être évoluer.

● Grand Paris : un sursis pour les vieux diesels. L'interdiction des véhicules Crit’Air 3, qui devait entrer en vigueur en juillet 2022 dans le périmètre de l'A86, «n'interviendra pas avant début 2023», a annoncé hier soir la Métropole du Grand Paris.

Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




CE QUI CHANGE A PARTIR DE CE MERCREDI

Masque

Première évolution: le port du masque ne sera plus obligatoire à l'extérieur. Il restera nécessaire en intérieur, dans tous les établissements recevant du public ainsi que dans les transports en commun. 

Travail

Le recours au télétravail ne sera plus obligatoire mais restera recommandé. Depuis le 3 janvier, la règle était de 3 jours minimum de travail à la maison par semaine. 

Jauges

Enfin, dès ce mercredi, les jauges seront levées pour les établissements accueillant du public assis. Elles étaient de 2.000 personnes en intérieur et 5.000 à l'extérieur. Le masque restera obligatoire



Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.



SUR NOS ECRANS CETTE SEMAINE:


SEMAINE DU 02 février au 08 février 

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:

https://www.cgrcinemas.fr/draguignan-chabran/films-a-l-affiche/


Des évènements lors d'un 02 février:

2 février 1625 : Naissance de la future New York

Le 2 février 1625, les Hollandais établissent un fort sur l'île de Manhattan. En 1664, le gouverneur hollandais Peter Stuyvesant cède l'île aux Anglais. Elle prend alors le nom de New York....

2 février 1926: Naissance de Valéry Giscard d'Estaing

2 février 1926 à Coblence (Allemagne) - 2 décembre 2020 à Authon

Le dimanche 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing (48 ans) devient le troisième président de la Ve République en réunissant sur son nom les électeurs de droite et du centre. Mal-aimé des Français, il n'occupera le palais de l'Élysée que le temps d'un septennat mais celui-ci restera comme l'un des plus féconds de la Ve République avec des réformes majeures qui vont bouleverser la société française.

Valéry Giscard d'Estaing a pris la mesure des bouleversements induits par les événements de Mai-68. Mais il a aussi eu la malchance d'arriver au pouvoir à la fin des « Trente glorieuses » quand la France n'avait encore que 440 000 chômeurs, avec une inflation très faible et une croissance de 5% par an...


LES VALEURS DE LA COMMISSION EUROPEENNE

 Extrait de la lettre de causeur

Les valeurs de la Commission européenne contre l’Europe ou contre les Européens

Une tribune libre de Nicolas Bay (RN), député français au Parlement européen, vice-président du groupe Identité et Démocratie



Europe des valeurs et du commerce ou Europe de la puissance et du politique ? Identité européenne enracinée dans les nations ou État-monde de consommateurs sans patrie ? À cette question, le logiciel de Bruxelles ne connaît qu’une réponse. Toujours la même. Celle de la négation des identités, charnelles comme civilisationnelles, et leur remplacement, petit pas après petit pas, par une gouvernance européenne, elle-même étape avant une gouvernance mondiale. Quand Christophe Castaner parle de l’élection présidentielle française comme d’une “élection locale”, il ne fait rien d’autre que résumer la pensée européiste.

C’est dans ce contexte que la Commission européenne a adopté à la toute fin 2021 un énième programme censé participer du soft power européen et visant les organisations “de la société civile dans le monde”. 1,5 milliard d’euros sera distribué jusqu’en 2027 à des ONG travaillant en dehors de l’Union à “des processus démocratiques inclusifs et participatifs”. La curiosité de ce programme est que, de quelque manière qu’on le considère, il ne peut satisfaire personne. 

Ceux qui pensent, et au premier plan la Commission européenne, que l’intérêt européen passe nécessairement par l’exportation de “valeurs” dont le temps et l’expérience ont pourtant montré qu’elles dépérissent rapidement sous d’autres tropiques, ne peuvent qu’être déçus. En effet, 1,5 milliard sur six ans donne une moyenne de 250 millions annuels. Quelle peut être l’efficacité d’un programme aussi faiblement doté ? A titre de comparaison, l’Open Society de Georges Soros a dépensé en moyenne par an depuis sa création 740 millions d’euros. La seule Amnesty international dispose d’un budget de 26 millions, soit tout de même 10% du budget de ce programme européen. On pourrait ainsi aligner les chiffres, les comparer et aboutir à chaque fois au même constat : si l’on croit dans les valeurs démocratiques telles que définies par Bruxelles, si l’on considère que seule l’Europe peut les porter avec efficience, alors 1,5 milliard, c’est peu, c’est trop peu. C’est même ridicule et relève de la seule communication. Pour autant, c’est beaucoup plus que ce que l’UE accorde à d’autres de ses initiatives comme, par exemple, le Fonds Européen pour la Démocratie (FEDEM) dont le budget 2017-2023 est de sept millions d’euros.

Si, a contrario, on considère que l’avenir de l’Europe, sa capacité à peser sur le destin du monde et même à survivre à ce siècle en tant qu’unité civilisationnelle, ne passe pas par le financement de “processus inclusifs” au final destructeurs car mélange de wokisme et de cancel culture, la désapprobation de ce programme est encore plus forte. Quelles seront les ONG subventionnées ? On ne le sait pas encore. En revanche, on ne connaît que trop de récents bénéficiaires de ce type de programme. 67 millions d’euros distribués depuis quinze ans à des “ONG” islamistes dont la principale préoccupation est de faire taire toute opposition au développement sur le sol d’Europe des réseaux des Frères musulmans, ne prédispose pas à la confiance pour le futur. Parmi ces ONG, Islamic Relief, basée à Londres, a été la mieux nantie avec 40 millions en douze ans. Touchés par des révélations d’antisémitisme et d’apologie du terrorisme, son président et son conseil d’administration ont du démissionner en 2020, ce qui n’a pas empêché la Commission Européenne de lui octroyer jusqu’en 2027 le statut de “partenaire humanitaire”…

Les initiatives financées par le FEDEM sont de la même eau, un des derniers “festival de la jeunesse européenne” mettait en avant les thèmes de “l’intégration, de l’égalité des genres et de la montée du populisme”. On est très loin des droits de l’Homme tels qu’on pouvait encore les concevoir au début de ce siècle. 

L’UE dilapide le crédit historique européen

Une raison encore plus forte de s’inquiéter de ce programme est son caractère aventureux. Sous couvert des libertés civiles dont on a déjà vu les manipulations lors des prétendus “printemps arabes”, les institutions européennes entendent intervenir dans la vie des États étrangers n’importe où sur la planète. A ce titre, l’UE est bien la petite sœur des États-Unis. Agissant en satellite de cette dernière, Bruxelles n’incarne nullement l’Europe-puissance que les nations européennes pourraient constituer. Si l’objectif est économique, partout les Etats-Unis se servent les premiers. Si le but est géopolitique, nulle part le soft power européen, la panoplie de ses “valeurs”, ne permet à l’Europe de gagner du terrain. Au contraire, partout les puissances émergentes avancent à notre détriment comme la Chine en Afrique. Nain politique, l’Europe n’est forte que de son passé, que de ce que l’on pourrait appeler son “crédit historique” qu’elle ne cesse de dilapider depuis la création de l’Union.

Cette question des “valeurs” et de leurs interprétations est fondamentale. Celles de Bruxelles sont étrangères à l’Europe, à son identité séculaire comme à l’idéal européen des années cinquante. Ce sont même des anti-valeurs en ce qu’elles visent à déconstruire, à faire table rase du réel, passé comme présent. Orwelliennes, elles disent le contraire de ce qu’elles sont. Leur horizon est totalitaire. Leur terme mortifère. En finir avec elles n’est pas une option, mais une priorité.

mardi 1 février 2022

 mardi 01 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Ella, Veridiana, Brigitte, Connor.

Les Ella sont fières et droites. Studieuses et énergiques, elles réussissent. Mais ces femmes franches et directes sont aussi douées d'un sens aigu de l'observation et d'une clairvoyance étonnante. Elles mettent généralement ces qualités au service des autres, qu'elles s'efforcent de comprendre.

C'est sa fête : Ella

l'abbaye de LaycockElla fut l'épouse de Guillaume Longue-Épée, demi-frère du roi Richard Cœur de Lion (la mère de ce Guillaume n'était autre que la célèbre Rosamonde de Woodstock, maîtresse du roi Henri II).

Ella entraîna son mari sur la voie de la vertu. Devenue veuve, elle fonda l'abbaye de Laycock avant de s'éteindre en 1261.

Dicton du jour: La veille de la Chandeleur, l'hiver se passe ou prend vigueur.

Citation du jour: Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses mœurs.

Nicolas Boileau-Despréaux

La photo du jour par Doriane:



Dessin ou histoire du jour:




A la une du Parisien:

 Le plein-emploi est-il possible ? La question a irrigué de nombreuses campagnes présidentielles. Pour la première fois, les candidats n’en font plus l’un de leurs slogans alors que la France n’a jamais été aussi près du but. Explications.

● Les «excuses» de Nordahl Lelandais. Le procès de celui qui est accusé du meurtre de la petite Maëlys, en 2017, s’est ouvert hier à Grenoble. Lelandais a de nouveau soutenu qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer la fillette de 8 ans, et a «présenté ses excuses» à la famille. L'audience se poursuit avec l’examen de sa personnalité. 

● Une école juive orthodoxe dans le viseur des autorités.
 Seize responsables d’une école juive ultra-rigoriste basée en Seine-et-Marne ont été placés en garde à vue hier matin. Ils sont suspectés de mauvais traitements sur les élèves, qui vivaient dans des conditions de très grande insalubrité.

● Des péages plus chers. À compter de ce mardi, les sociétés d’autoroutes augmentent leurs tarifs de 2% en moyenne, après une augmentation de 0,44% début 2021. Mais, comme chaque année, certains tronçons domicile-travail sont épargnés.

● Le PSG éliminé en Coupe de France. 
L'OM s'attendait sûrement à retrouver son grand rival parisien en quart de finale, mais c'est bien l'OGC Nice qui recevra les Marseillais au prochain tour ! Les joueurs de Christophe Galtier ont battu les Parisiens hier soir aux tirs au but (0-0, 6-5 aux t.a.b) au Parc des Princes. Le jeune Xavi Simons a raté le dernier tir de la séance.

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES




Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 01 février:

1er février 1879: La Marseillaise devient officiellement l’hymne national français.

Le 1er février 1879 la Marseillaise est choisie par l’Assemblée Nationale puis il devient hymne national français par décret le 14 février 1879.

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national, une première fois par la Convention pendant neuf ans du  jusqu'à l'Empire en 1804, puis à partir de 1879 sous la Troisième République.

Les six premiers couplets sont écrits par Rouget de Lisle sous le titre de Chant de guerre pour l'armée du Rhin en 1792 pour l'armée du Rhin à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre de la France à l'Autriche. Dans ce contexte originel, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire, un hymne à la liberté, un appel patriotique à la mobilisation générale et une exhortation au combat contre la tyrannie et l'invasion étrangère.

La Marseillaise est décrétée chant national le  (26 messidor an III) par la Convention, à l'initiative du Comité de salut public. Concurrencée sous l’Empire par le Chant du départ, puis abandonnée pendant la Restauration, elle est reprise en 1830 pendant la révolution des Trois Glorieuses qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle. Mais Louis-Philippe impose La Parisienne, chant plus modéré. La Marseillaise est de nouveau interdite dans les lieux publics sous le second Empire.

La IIIe République en fait l'hymne national le  et, en 1887, une « version officielle » est adoptée en prévision de la célébration du centenaire de la Révolution.

Le , les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.

Pendant la période du régime de Vichy, elle est remplacée par le chant Maréchal, nous voilà !. En zone occupée, le commandement militaire allemand interdit de la jouer et de la chanter à partir du .

Son caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans l’article 2 de la Constitution du 27 octobre 1946 par la IVe République, et en 1958 — par l’article 2 de la Constitution de la Cinquième République française.

Valéry Giscard d'Estaing, sous son mandat de président de la République française, fait ralentir le tempo de La Marseillaise afin de retrouver le rythme originel. Selon Guillaume Mazeau, la motivation était aussi « qu'elle ressemble moins à une marche militaire ».


1er février 1898 : Invention des « intellectuels »

Maurice Barrès (19 août 1862, Charmes ; 4 décembre 1923, Neuilly-sur-Seine)Le mot « intellectuels », indissociable de la culture politique française depuis le XIXe siècle, apparaît pour la première fois - de façon péjorative - sous la plume de l'écrivain Maurice Barrès, trois semaines après la publication de « J'Accuse » d'Émile Zola dans L'Aurore.

Dans Le Journal du 1er février 1898, dans une chronique intitulée « Le manifeste des intellectuels », le polémiste de la droite nationaliste s'en prend aux « pétitionnaires » qui ont fait irruption dans la vie publique en considérant qu’il était de leur devoir de prendre parti contre l'injustice faite à Dreyfus : « Rien n’est pire que ces bandes de demi-intellectuels (…) Tous ces aristocrates de la pensée tiennent à affirmer qu’ils ne pensent pas comme la vile foule (…). Ces prétendus intellectuels sont un déchet fatal dans l’effort tenté par la société pour créer une élite (…). Au résumé, les juifs et les protestants mis à part, la liste dite des intellectuels est faite d’une majorité de nigauds et puis d’étrangers et enfin de quelques bons Français comme Anatole France et comme certains jeunes socialistes que le régime parlementaire irrite et qui cherchent la plus courte voie révolutionnaire. »




1er février 1899: Le brevet de l’aspirine, ainsi que la marque Aspirin, sont déposés par la société Bayer, il arrivera en France en 1908.

publicité pour l'aspirine Bayer en 1917


1er février 1923: Le gouvernement allemand dévalue le mark, il en faut désormais 45 500 pour un dollar, contre 192 un an auparavant.

mark

1er février 1944 : Création des FFI

Le 1er février 1944, le Comité français de libération nationale regroupe sous le nom de Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I. ou FFI) tous les mouvements de résistance qui combattent l'occupant allemand sur le sol national. L'objectif est de coordonner leurs actions en vue du débarquement allié sur les côtes françaises, que chacun sait imminent...

1er février 1954 : Appel de l'abbé Pierre

Le 1er février 1954, lors d'un hiver désastreux qui a occasionné de grandes souffrances parmi les sans-abri de France, l'abbé Pierre lance un appel pathétique sur les ondes et dans les journaux : « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée, cette nuit, à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée... » Les Français se mobilisent.

C'est le début d'un immense mouvement charitable, l'« insurrection de la bonté ». Il va conduire le gouvernement à intensifier ses efforts pour la construction de nouveaux logements.

1er février 1979 : Retour de Khomeyni à Téhéran

Le 1er février 1979, l'ayatollah Ruhollah Khomeyni (on écrit aussi Khomeiny ou Khomeini) rentre triomphalement à Téhéran (Iran) après un exil de plusieurs mois à Neauphle-le-Château et la fuite du chah.

L'avènement, sous l'égide de ce chef religieux chiite, d'une république islamique fondée sur l'application stricte de la shari'a, la loi du Prophète, va provoquer un regain d'activisme religieux dans l'ensemble du monde musulman.

1 er février 1966: Mort de Buster Keaton

4 octobre 1896 à Pickway (Kansas, États-Unis) - 1er février 1966 à Hollywood (Californie, États-Unis)

Buster Keaton, l'acteur comique « qui ne rit jamais », rival de Charlie Chaplin et des Marx Brothers, s'est illustré au temps du cinéma muet dans Le caméraman et Le mécano de la General.

1er février 2000: Entrée en vigueur en France des 35 heures pour les entreprises de plus de 20 salariés.



LES CAMIONNEURS CANADIENS

 



Il faut suivre les camionneurs canadiens

par H16


Tiens, voilà que ça bouge pas mal au Canada ! Pourtant, si l’on se souvient des précédents épisodes de la Guerre Contre Le Virus dans cette partie de la planète, on avait surtout noté l’obéissance très polie de l’ensemble de la population nord-américaine devant l’empilement de restrictions, de contraintes et de lois de plus en plus débiles à mesure que la peste moderne tournait au rhume.

Ainsi, dans un précédent billet, je constatais que le Canada (comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande du reste), pays plutôt libéral auparavant, se rapprochait chaque jour un peu plus d’une dictature sanitaire fascisante, menée par Justin Trudeau, un Lider Wokismo décidé à faire appliquer l’agenda de Davos à sa population qui semblait, jusqu’à présent, suivre le mouvement entre quelques « oups, pardon » et « après vous, je vous en prie ».

On s’était ainsi arrêtés à la situation déjà préoccupante dans laquelle, comme dans toute bonne dictature communiste, les Canadiens non munis d’un sauf-conduit dûment produit par le pouvoir en place ne pouvaient plus librement quitter leur pays : depuis novembre, seuls les vaccinés sont autorisés à quitter le territoire, avec quelques exceptions très spécifiques qui ne tenaient que jusqu’à présent.

Depuis le 15 janvier dernier cependant, une profession supplémentaire s’est ajoutée à celles devant absolument être vaccinée pour pouvoir aller et venir au-delà des frontières du Canada : les routiers doivent maintenant être dûment picousés pour pouvoir acheminer des biens de et vers les États-Unis. Il devient impossible de faire leur travail pour ceux qui n’ont pas le précieux sésame obtenu, on le rappelle, après une pardon deux pardon trois oups je voulais dire quatre doses ou … ah je m’y perds mais baste, sans injection, impossible de convoyer librement.

Quelques petits rigolos, au courant du changement drastique qu’introduirait cette date, avaient déjà senti la difficulté logistique que cette contrainte vaccinale allait faire peser sur les camionneurs, et en profitaient donc pour échafauder des « solutions » de contournement, comme – par exemple parmi d’autres aussi idiots – cantonner les chauffeurs non vaccinés d’un côté de la frontière, et faire faire le seul déplacement des remorques de fret par un ou plusieurs agents, vaccinés, sur les quelques centaines de mètres d’un côté à l’autre de la frontière.

Bien évidemment, la quantité même de fret, de remorques et de tracteurs concernés, la place nécessaire pour faire les opérations de manutention au bord de la frontière, le temps nécessaire et les coûts induits rendent toutes les solutions proposées d’autant plus impraticables qu’on parle en réalité d’un pourcentage élevé de chauffeurs concernés. Et si les estimations varient beaucoup (entre 5 et 25%, c’est dire), il faut comprendre que même le retrait d’une modeste proportion (5%) de ceux-là dans le fret entraîne immédiatement de gros soucis logistiques sur l’ensemble des chaînes. En réalité, ce genre d’obligation vaccinale entraîne une contrainte extrêmement forte sur ces chaînes et sur, basiquement, le gagne-pain de ces conducteurs, de ces sociétés d’acheminement, puis, par ricochet, sur les prix des biens et produits distribués.

Mais dans un pays si policé et si calme, on pouvait s’attendre à ce que cette contrainte soit malgré tout mise en place, conservée et appliquée posément sans plus de remous. La nouvelle couleuvre aurait été avalée avec des grimaces et les choses auraient repris leur cours habituel. Il n’en fut rien et la couleuvre n’est pas passée.

Excédés de ces obligations, un nombre croissant de camionneurs a décidé d’aller protester à Ottawa pour faire valoir leur point de vue. Très rapidement, les premiers protestataires ont été entendus et rejoints par d’autres. Dans certains cas, ce sont même les agriculteurs qui ont accompagné les camionneurs :

Des milliers de camions se sont donc rassemblés et dirigés vers la capitale du pays, ce qui, compte tenu de sa taille, a pris plusieurs jours pour certains.

On compte à présent entre 70.000 et 100.000 camionneurs impliqués et plusieurs fois autant d’individus qui se sont déplacés pour revendiquer l’abandon de l’obligation vaccinale. Le convoi de camions à destination d’Ottawa, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, a battu plusieurs records  et commencé à faire parler de lui dans la presse locale puis régionale. La presse nationale et internationale n’a réellement abordé le sujet qu’à reculons, très progressivement et en minimisant assez copieusement les chiffres et la situation. Il aura d’ailleurs fallu qu’un tweet d’Elon Musk évoque la question pour qu’enfin, certains titres apparaissent dans la presse étrangère :

Sans surprise, on appréciera la façon dont les événements sont présentés : minimisation des chiffres et de l’ampleur (on parlera de centaines de camions au lieu de dizaines de milliers), réduction de la participation à une « mince minorité » et ce alors même que des camionneurs vaccinés participent  clairement à la démarche, tout y passe comme on pouvait s’y attendre, jusqu’aux formes subtiles de camouflage d’information : craignant de donner une image un peu trop exacte de l’ampleur du mouvement, les autorités canadiennes ont décidé de couper les flux internet des caméras de surveillance du trafic autoroutier. Après tout, si personne ne voit ni ne parle de ces convois, c’est qu’ils n’existent pas, n’est-ce pas ?

Quant à la présentation du mouvement comme essentiellement anti-vaccin, tactique maintenant éculée, elle n’a pas permis de modifier sa dynamique : la plupart des Canadiens savent que ces routiers sont bel et bien remontés contre l’obligation vaccinale, c’est-à-dire l’imposition faite à tous de s’injecter un produit expérimental, et non contre le vaccin lui-même qui reste un choix personnel… Et 28% les soutiennent directement.

Après avoir clairement fait savoir qu’il n’y aurait aucune tolérance ni marge de manœuvre pour les récalcitrants et sentant que la situation commençait à échapper quelque peu aux plans bien proprets qui avaient été établis dans lesquels la population se laisserait enfermer sans trop couiner dans un contrôle social de plus en plus ferme, le premier ministre canadien Justin Trudeau a donc rassemblé son courage et, prétextant être cas contact Covid , s’est rapidement isolé pour être ensuite vaillamment exfiltré dans un lieu tenu secret, probablement propice à entamer des négociations à distance et sous bonne garde.

Négociations qui promettent néanmoins d’être complexes et forcément intéressantes à suivre tant les précédents ont montré le pouvoir réel dont disposent les camionneurs. On se rappellera à bon escient que la menace d’une grève en France avait rapidement fait plier le gouvernement en rase campagne avant même toute ouverture de négociation concernant la présence d’un pass sanitaire dans les restaurants routiers qui n’y sont donc pas soumis depuis lors. Trudeau et son courage millimétrique aura donc fort à faire s’il veut continuer sur la trajectoire officielle actuelle et la possibilité d’un volte-face brutal n’est pas à écarter.

H16