lundi 20 décembre 2021

AVIS DE DECES

C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de 

Mme RIBET

maman de notre amie Nadia SPAETH.

Nous adressons à Nadia et à sa famille, toutes nos condoléances et l'assurons de notre amicale affection.


 lundi 20 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  Théophile,  Isaac, Jacob, Ursan, Zéphyrin

Dicton du jour: Au vingt de Noël, les jours rallongent d’un pas d’hirondelle.

Citation du jour: Il y a deux espèces de pauvres, ceux qui sont pauvres ensemble et ceux qui le sont tout seuls. Les premiers sont les vrais, les autres sont des riches qui n'ont pas eu de chance.

Jean-Paul Sartre.

La photo du jour: @Magali1207

 Photographe


Bonjour mes Amis,
Il est des lumières que seule Dame nature sait nous offrir, même en période de Noël, rien ne pourra égaler la beauté d’un lever ou d’un coucher de soleil …
Ici le soleil se couche et l’horizon va s’enflammer … de nombreux spectateurs viennent attendre ce moment magique digne d’un grand prestidigitateur et le ciel rougira de plaisir ….
Quel plaisir, pour moi, de vous inviter à me suivre sur les hauteurs de Saint Saturnin les Apts, pour aller visiter tous les moulins de mon cœur …
Et en Provence ils sont nombreux …
Aujourd’hui, Saint Saturnin les Apt, s’enorgueillit de posséder encore une de ces magnifiques constructions en parfait état de conservation, sur la crête ventée du village.
La première chose que l'on découvre en arrivant à Saint-Saturnin-lès-Apt, ce sont les moulins puisque, le plus simple, est de se garer sur le parking gratuit, qui se trouve juste à côté.
Quatre moulins à vent se trouvaient sur la colline au XVIIe siècle.
Un seul moulin a été rénové.
Bien que la porte du moulin soit ouverte, elle était condamnée par une barrière en bois et ce qui fait que je n’ai jamais pu grimper à l'étage, pour le visiter et voir le mécanisme.
En tous les cas, la pente de la toiture est parfaite et bien adapté au souffle du Mistral, et s'il a conservé ses ailes c'est bien qu'elles doivent, à l'occasion, être utilisées pour capter le moindre souffle de vent.
Juste à côté se trouve l'ancienne aire de battage et de séchage du blé.
Le second moulin qui se trouve sur la colline, est transformé avec la petite maison attenante, en gîte, loué par la commune. Il a perdu ses ailes ….
Un troisième moulin en ruine est bien visible mais je n'ai pas trouvé trace du quatrième qui doit se trouver quelque part dans la garrigue environnante.
Vous connaissez sûrement le roman Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet… Il semblerait que ce célèbre écrivain s’est inspiré d’un des moulins de Saint-Saturnin-les-Apt pour écrire son oeuvre.
Ce village a beaucoup de charme justement grâce à ses deux moulins à vent datant du 16e siècle et, de façon plus générale, grâce à son précieux patrimoine. Les ruines du château médiéval, avec ses enceintes fortifiées et son donjon semblent veiller sur cet important village provençal.
A partir des moulins, un chemin monte dans la colline et va nous permettre d'atteindre un barrage.
Ce barrage que nous voyons aujourd'hui, a été construit à la fin du XIXe siècle et mis en service vers 1900. Il a permis une réserve d'eau pour le village avant que l'approvisionnement en eau potable arrive en 1954, grâce au canal de Provence qui traverse aujourd'hui le Luberon par un tunnel.
Voilà mes amis, encore un moulin qui fait la fierté de la Provence dans un décor de rêve…et très authentique.
Je vous souhaite une très belle journée ensoleillée, ponctuée d’éclats de rire et de cris de joie, du bonheur dans vos escarcelles, des projets plein la tête , de belles découvertes, de tendres moments de tendresse et de partage, soyez heureux, soyez prudents, prenez bien soin de vous et des personnes qui vous sont chères.
Bisous à tous et à toutes, merci infiniment pour votre fidélité, pour votre gentillesse, pour votre belle amitié, pour vos chaleureux messages et merci aussi pour tous vos nombreux partages qui me font tellement plaisir.


Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC








INFORMATION PAROISSE:

Noël préparé par les enfants du catéchisme


Ce samedi 18 décembre, les enfants du catéchisme ont préparé Noël en mettant en place la crèche et les décorations 
dans l'église.

Ils ont ensuite joué la scène de l'Annonciation et de la Visitation, sous la houlette de Gisèle et de Pomme qui ont contribué aux décors et aux costumes.

Nos deux jeunes violoncellistes  Alma et Gabriel  ont ensuite interprété " petite étoile "

L'après midi s'est poursuivi par la messe célébrée par le Père Christian en présence des familles.

Nous remercions les enfants, leurs familles et les bénévoles. Leur participation active nous conduit vers Noël. La messe de la Nativité sera célébrée 

samedi 25 décembre à 11h à l'Eglise St Michel


Message de Monseigneur Dominique REY, Evêque du diocèse FRJUS-TOULON

L'arrivée du Sauveur est proche

Chers amis,

À l’approche de Noël, il importe de désirer, de guetter, de se préparer à la venue de Dieu sur terre, qui envoie son Fils, Jésus-Christ parmi les hommes.

Notre Sauveur est né il y a plus de 2000 ans et sa flamme est toujours bien présente en chacun de nous, même chez ceux qui sont éloignés de la Foi. Noël est au cœur de cette Vérité.

Seigneur nous te louons pour le cadeau de Ta Présence au milieu de nous. Que Ta Gloire nous enveloppe de sa lumière et de sa paix, pour que nous soyons habités de la même Foi qui a guidé les bergers et que, comme eux, nous marchions en hâte vers notre salut.

La joie de la Nativité, tandis qu'elle nous comble d'Espérance, nous incite à annoncer à tous le mystère de ton incarnation salvifique.

Chers amis, ma prière et ma paternelle bénédiction vous accompagnent.

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

+ Dominique REY

Évêque de Fréjus-Toulon

Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 20 décembre:

20 décembre 1812: La première édition des Contes de l’enfance et du foyer des frères Grimm est publiée. Ce recueil de contes populaires seront ensuite révisés en fonction des goûts de leur lectorat, en faisant un trésor intemporel.

grimm photo

20 décembre 1848 : Abolition officielle de l'esclavage à La Réunion

Six mois après la publication du décret d'abolition de l'esclavage, le commissaire général de la République Sarda Garriga arrive à la Réunion avec ledit décret. Il promulgue le décret d'abolition le 19 octobre avec effet le 20 décembre 1848.

En souvenir de cette décision, le 20 décembre est aujourd'hui férié et chômé sur l'île de La Réunion. C'est la « fête des Cafres » ou fête de la Liberté... 


20 décembre 2001: Mort de Léopold Sedar Senghor

9 octobre 1906 à Joal (Sénégal) - 20 décembre 2001 à Verson

Biographie Léopold Sedar Senghor

Élève des missionnaires catholiques, Léopold Sedar Senghor entre en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris), où il devient l'ami de Georges Pompidou, futur président de la République française. Tandis que ce dernier entre à l'École normale supérieure, lui-même échoue au concours et rejoint la faculté de lettres où il obtient une agrégation de grammaire.

Poète et président du Sénégal, Senghor est le Premier chef d'État d'Afrique francophone à quitter volontairement le pouvoir (1980), mais aussi le premier Noir élu à l'Académie française (1983). À sa mort, il est inhumé dans son pays d'origine en l'absence remarquée des hauts dirigeants français.


UNE RESPONSABILITE A GEOMETRIE VARIABLE

 



Une responsabilité à géométrie variable

par H16

Dans un exercice de cuisine assez convenu où notre Présipoudré nous aura servi une interview surgelée à la palpitance nulle, on apprend que l’obligation vaccinale est quasi-chose faite. Dans un pays où 30% des habitants ne sont pas encore vaccinés, voilà qui démontre un bel optimisme, ou une volonté assez malsaine de déclencher des tensions supplémentaires…

Il faut en effet se résoudre à l’évidence : après six mois de pression sociale ininterrompue, de remarques acides sur tous les plateaux télé, d’amalgames honteux et de parallèles bidons tous aussi insultants que possibles, s’il se trouve encore des Français qui refusent ce qu’on leur propose, c’est manifestement qu’ils ont fait un choix déterminé et qu’aucune autre pression ne parviendra à les faire changer d’avis.

Seule une obligation effective, c’est-à-dire légale et associée de brimades de plus en plus fortes effectivement appliquées, pourra faire un peu bouger les lignes, et encore avec le risque de transformer des gens qui se contentent pour le moment de dire « non » en des individus qui, ayant progressivement tout perdu, n’hésiteront plus à joindre quelques actes à leur opposition.

Il serait presque cocasse de rappeler que l’injection, absolument pas immunisante, ne garantit en rien une fin d’épidémie : picousé ou non, on attrape, on transmet et on offre un terrain de mutation, rendant l’argument initial parfaitement caduque et ridicules les pressions sociales basées sur l’infamie ségrégationniste du pass sanitaire.

Or, la foule hypnotisée par ses propres mantras collectivistes refuse catégoriquement de voir l’évidence : le pass n’a plus aucun intérêt sanitaire, et ne représente plus qu’une gêne sociale et un prétexte à désigner facilement un bouc émissaire. Ce n’est plus que le carburant indispensable d’une folie de masse qui ne peut fonctionner sans ennemi facilement identifiable et rapidement responsables de tout ce qui ne va pas bien dans le monde : le confinement n’est plus la conséquence évidente, indiscutable, d’une gestion politique catastrophique de l’épidémie, mais c’est directement la faute aux non-vaccinés, aux gros lourds à moitié débiles qui, pour des raisons de principe idiotes, refusent de se faire piquer et numéroter sagement avec un petit QR-code.




Moyennant quoi et grâce à la perpétuation de l’hypnose collectiviste, on va continuer à user de brimades et de ségrégation sans risquer d’avoir de réaction de la part des syndicats, des associations prétendument humanistes et des belles âmes toujours prêtes à se montrer. Où sont par exemple ces syndicats, où sont ces associations pour dénoncer l’existence et l’usage du passeport intérieur pour empêcher l’accès d’étudiants nécessiteux à des distributions gratuites de paniers alimentaires ?

En fait, le non-vacciné et le non-passé-pucé deviennent immédiatement un gibier légitime sur lequel on peut tirer à loisir… Ce que ne se privent donc pas de faire les esprits les plus veules, ceux qui ont le plus sombré dans la transe hypnotique et dont les facultés intellectuelle ou le caractère docile ne leur permettront jamais de s’extraire.

À ce propos, le porte-parlote du gouvernement a récemment déclaré assumer ne pas vouloir prendre en charge les tests pour les personnes non vaccinées :

« Les personnes concernées par le fait de payer les tests ont fait le choix délibéré de ne pas se faire vacciner. Le gouvernement assume de dire que ce n’est pas à la collectivité de prendre en charge ces tests-là »

Que voilà finalement un concept intéressant ! Outre qu’il illustre fort bien les précédents paragraphes puisqu’il montre qu’au gouvernement, on n’hésitera jamais à stigmatiser certains Français pour assouvir des petites pulsions politiques inavouables en direct, ce concept permet d’ouvrir enfin une brèche dans le collectivisme forcené qui règne dans les soins en France.

Ainsi, on ne s’étonnera pas que les refuzpiks payent impôts, taxes et cotisations mais n’ont plus le droit à la plupart des services publics qui pourtant dépendent aussi de leurs oboles. Un prélèvement en absence de service, cela s’appelle une extorsion, ou du brigandage.

Ainsi, on s’émerveillera de voir posé un principe de responsabilité : vous ne voulez pas de la sécurité que vous « offre » l’État avec ce marché qu’il vous est de plus en plus coûteux de refuser ? Soit, mais alors, supportez-en les conséquences… Principe qui ne sera surtout pas, jamais, fouyaya n’y pensez pas, appliqué pour exactement d’autres concepts parfaitement transposables : vous n’avez jamais fait attention à votre alimentation, vous fumez comme un pompier, vous buvez comme un trou, vous conduisez n’importe comment, voire  vous faites des rodéos pour épater la galerie ? Soit mais alors vous paierez de votre poche lorsqu’on devra s’occuper de votre diabète, de votre cancer, de votre cirrhose ou de vos dix-sept fractures dont trois ouvertes lorsque le destin vous aura rattrapé.

Non ? Ca ne marche pas ainsi ?


dimanche 19 décembre 2021

 LE DARNAGA VOUS SOUHAITE DE BONNES FÊTES DE NOËL


La Nativité de Simon Mendez

Dimanche 19 décembre




Aujourd'hui nous fêtons:  Urbain, Darius, Juzel, Samantha 

C'est sa fête : Urbain

Natif de Mende, en Gévaudan (actuel département de la Lozère), le saint du jour fut élu pape sous le nom d'Urbain V en 1362. Ne supportant pas d'être retenu à Avignon, sous la surveillance du roi de France, le nouveau pape tenta de revenir à Rome mais  il en fut chassé par les luttes de factions locales et ne put y rester que trois ans. 

Dicton du jour: S’il pleut à la Saint-Urbain, C’est quarante jours de pluie en chemin.

Citation du jour: La démocratie, ça n'a jamais été mon truc. C'est moi qui a le dernier mot ou je me casse...

Noel Gallagher (Oasis)

La photo du jour: Texte et photo ©Laure Roux


Bonsoir à tous et toutes, je vous souhaite une douce journée. Banon.

La lumière est extraordinaire depuis dimanche. Malgré le froid, certains souffles de la brise venaient vous chatouiller le nez, un peu tiède et repartaient dans le vent glacial. C'était une drôle de sensation.
Lundi, il faisait un peu meilleur, mardi les températures montaient un peu. Et toujours ces souffles de brises qui venaient et allaient de plus en plus doux.
Aujourd'hui en ce 14 décembre, il faisait 15 degrés. Et une lumière vive, ardente, pétillante narguait l'atmosphère. Le soleil était éblouissant, à faire mal aux yeux et à la tête. Il faisait une lumière de fin février, début mars, presque de printemps.
Chère Provence, je te fredonne, je frissonne.

Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

MOISSAC

REGUSSE

SALERNES

VIDAUBAN

FIGANIERES

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

 

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

 

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.


Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.






Des évènements lors d'un 19 décembre:

19 décembre 1877 : Invention du phonographe

Le Français Charles Cros, poète et inventeur, et l'ingénieur américain Thomas Edison inventent simultanément le premier appareil permettant aux amateurs d'enregistrer et de reproduire du son. L'enregistrement est assuré par un stylet gravant mécaniquement les vibrations sur un cylindre d'étain. En repassant dans les sillons gravés, le stylet fait vibrer une membrane qui transforme les vibrations en sons. Le 19 décembre 1877, Edison dépose le brevet du phonographe après un essai public le 7 décembre 1877.

19 décembre 1974 : Le dernier voyage du paquebot France

Le 19 décembre 1974, le paquebot France accomplit son dernier voyage - quelques centaines de mètres seulement - jusqu'au quai du Havre où il va attendre une incertaine résurrection.

Le France, orgueil meurtri de la France gaullienne

Le France a quitté Le Havre douze ans plus tôt, le 19 janvier 1962, pour une croisière inaugurale qui l'avait mené aux Canaries et aux Antilles avec 1705 passagers (dont Mme de Gaulle) et 1100 hommes d'équipage. Mais les charges sociales et les conflits sociaux à répétition allaient très vite rendre son exploitation gravement déficitaire.
Repris par une compagnie norvégienne en 1979, le paquebot effectue depuis lors des croisières tranquilles sous le nom de Norway, avec un personnel moitié moins nombreux et aux salaires de niveau... asiatique.


19 décembre 1915 : Naissance de Édith Piaf

19 décembre 1915 à Paris - 11 octobre 1963 à Paris

Biographie Édith Piaf

De son vrai nom Édith Giovanna Gassion, Édith Piaf crée de son vivant sa propre légende populaire: celle d'être née dans la rue, à même le trottoir du 72 rue de Belleville à Paris, sur la pèlerine d'un des deux policiers qui passaient par là...


LETTRE D'UNE MEDECIN GENERALISTE INTERDITE D'EXERCER

 


Lettre d'une médecin généraliste indignée, interdite de soigner

Mesdames et Messieurs les Député⸱e⸱s, Sénatrices et Sénateurs. Je vous écris pour tirer la sonnette d’alarme et témoigner de la situation que je rencontre actuellement en tant que médecin, ne partageant pas la politique sanitaire du gouvernement contre le covid-19, afin que vous mesuriez les conséquences des décisions gouvernementales sur la santé de nos concitoyen⸱ne⸱s.

Courrier adressé à Mesdames et Messieurs les Député⸱e⸱s, Sénatrices et Sénateurs le 12 Décembre 2021

Mesdames, Messieurs,

Je vous écris pour tirer la sonnette d’alarme et témoigner de la situation que je rencontre actuellement en tant que médecin, ne partageant pas la politique sanitaire du gouvernement contre le covid-19, afin que vous mesuriez les conséquences des décisions gouvernementales sur la santé de nos concitoyen⸱ne⸱s.

Je suis médecin généraliste, âgée de 38 ans, installée depuis 8 ans dans la campagne drômoise. J’exerce dans un pôle santé où nous sommes deux médecins. J’assure le suivi régulier d’environ 800 patient⸱e⸱s. Je participe à la permanence des soins en assurant les gardes de soirs et week-ends à
tour de rôle avec mes confrères/soeurs du secteur. Comme dans la plupart de nos campagnes françaises, l’offre de soins est largement insuffisante et nous sommes régulièrement sollicité⸱e⸱s par des patient⸱e⸱s qui ne parviennent pas à trouver un⸱e médecin, et qui faute de pouvoir se faire soigner en cabinet, consultent aux urgences ou renoncent aux soins.

Depuis le début de la pandémie, tout comme les autres professionnel⸱le⸱s de santé, j’ai dû m’adapter pour continuer à soigner. J’ai assuré la continuité des soins avec ma consoeur, en maintenant les consultations au cabinet. D’abord sans masque en tout début d’épidémie. Puis avec les masques offerts gracieusement par des patient⸱e⸱s qui avaient la chance d’en avoir en stock. Et enfin, avec le stock d’état qui a tardé à arriver. Sans surblouse non plus, pour aller en visite à domicile, certain⸱e⸱s d’entre nous devant s’équiper de sacs poubelles afin de protéger et de se protéger, je vous laisse imaginer.

Pendant les premiers mois, j’ai demandé aux patient⸱e⸱s d’attendre dans leur voiture plutôt que dans la salle d’attente, les appelant un⸱e à un⸱e par téléphone pour les inviter à entrer.

Puis avec les beaux jours nous avons finalement décidé de rouvrir la salle d’attente, une salle d’attente encore plus froide qu’avant : sans jouets pour enfants, sans revues, toujours pour limiter le risque de contamination.

J’ai également mis en place la téléconsultation, qui s’est initialement révélée être un outil rassurant et sécurisant pour les patient⸱e⸱s et pour moi-même, limitant leurs déplacements et le risque de transmission. Mais un outil ô combien déshumanisant ! Consulter derrière mon écran, sans voir, ni examiner, ni ressentir, ce n’est pas ainsi que je conçois la pratique de la médecine. Et pourtant la téléconsultation nous est présentée comme l’outil de santé de demain, incitée par les ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique), soit de l’argent public indirectement versé aux prestataires « numériques » de téléconsultation par notre intermédiaire.

J’ai continué à assurer mon rôle de médecin, à consulter les patient⸱e⸱s infecté⸱e⸱s par le covid qui nécessitaient un suivi rapproché, et recevoir toutes celles et ceux qui préféraient une vraie consultation à la téléconsultation et qui heureusement sont encore nombreux/ses. J’ai écouté et entendu l’inquiétude, l’angoisse, la peur, la colère, bien légitimes des patient⸱e⸱s, qui souffrent bien plus psychologiquement des répercussions des mesures gouvernementales mises en oeuvre depuis le début de la crise, que du virus lui-même.

Le vaccin est ensuite arrivé, d’abord dédié aux personnes fragiles. J’ai alors pu conseiller à mes patient⸱e⸱s à risque, de se faire vacciner contre le covid-19. Puis le mois de juillet 2021 et la contrainte vaccinale, le gouvernement se substituant au corps médical concernant la prescription vaccinale. Etant sur le terrain, au contact direct de la population, nous avons été les premier/ères à recevoir l’anxiété générée et croissante des gens et à faire face à leurs questionnements vis à vis des décisions gouvernementales. J’ai alors reçu des mamans en pleurs, non obligées mais contraintes de faire vacciner leurs enfants pourtant sans risques de présenter une forme grave du covid.

Bref, comme tou⸱te⸱s les soignant⸱e⸱s, j’ai été en première ligne pour accueillir, écouter et soigner nos concitoyen⸱ne⸱s.

Ainsi, je ne partage pas la politique sanitaire du gouvernement, que ce soit la contrainte vaccinale pour toute la population (sauf les enfants de moins de 12 ans pour l’instant) ainsi que l’obligation vaccinale des soignant⸱e⸱s :

Parce que la médecine se doit d’individualiser la prise en charge, et donc d’adapter l’indication vaccinale selon l’état de santé de chacun⸱e, car nous ne sommes pas égaux/égales face à ce virus. Parce que la médecine doit prendre en compte la balance bénéfice/risque : « primum non nocere », le risque d’effets indésirables des vaccins n’étant pas nul et le recul encore trop faible pour pouvoir les évaluer précisément.

Parce que l’intérêt de cette vaccination dans un but altruiste reste limité étant donné qu’elle n’empêche ni d’être infecté par le virus, ni de le transmettre. Parce qu’une obligation vaccinale revient à forcer le consentement libre et éclairé. Parce que l’information fournie par les autorités sanitaires à nos concitoyen⸱ne⸱s ne respecte pas les principes de loyauté et de sincérité mais est basée sur la peur, le chantage et la culpabilisation.

Parce que les jeunes, peu touché⸱e⸱s par le covid, sont contraint⸱e⸱s à la vaccination pour avoir libre accès à l’éducation, à la culture et aux loisirs pour celles et ceux qui en ont la chance.

Parce que le Conseil Consultatif National d’Ethique ne se prononce pas favorablement à la vaccination pour les 12-18 ans en l’absence de comorbidité du fait d’un bénéfice individuel insuffisant.

Parce que l’OMS préconise de « convaincre » plutôt que de « contraindre ». Parce que nul⸱le ne devrait avoir le sentiment d’une atteinte à sa dignité, comme celles et ceux qui se sont fait⸱e⸱s vacciner sous la contrainte. Parce que pour nous, soignant⸱e⸱s, ces mesures vont à l’encontre de nos libertés individuelles et de notre droit au travail.

Parce que depuis le début de la crise sanitaire, nous prenons toutes les précautions nécessaires et efficaces afin de protéger nos patient⸱e⸱s et nous-mêmes, avec les moyens qui nous ont été donnés non sans difficulté.

Parce que nous, soignant⸱e⸱s, ironie du sort, avons été applaudi⸱e⸱s tous les soirs à 20H. Nous voilà maintenant méprisé⸱e⸱s, allant jusqu’à nous accuser de conduite anti déontologique, et essayer de nous faire culpabiliser en nous qualifiant d’irresponsables, de malfaisant⸱e⸱s.

Parce que paradoxalement, les soignant⸱e⸱s testé⸱e⸱s positif/ves ont été et sont toujours tout de même appelé⸱e⸱s à aller travailler en cas d’infection covid bien tolérée, en raison du sous-effectif déjà présent que cela aggraverait.

Parce que les nombreuses suspensions de soignant⸱e⸱s hospitalier/ères ainsi que les nombreux arrêts d’activités libérales mettent en péril l’accès aux soins de nos concitoyen⸱ne⸱s.

Parce que l’hôpital, à bout de souffle, tient, tant bien que mal, uniquement grâce à ses soignant⸱e⸱s en souffrance, qui ne cessent de manifester leur colère, avant même la pandémie.

Parce que la suppression des lits hospitaliers continue encore et toujours sans qu’aucune leçon ne soit tirée de cette pandémie, soi-disant faute de moyens.

Parce que des millions d’euros par mois ont été annoncés pour contrôler le passe sanitaire à l’entrée des hôpitaux, plutôt que d’être affectés à améliorer l’offre de soins.

Parce que la crise sanitaire profite à certains laboratoires qui s’enrichissent avec de l’argent public alors que, dans ce contexte d’épidémie mondiale, les brevets ne sont toujours pas levés pour permettre au monde entier d’en profiter.

Parce que l’inaction climatique gouvernementale et son mépris face aux conséquences en cours et à venir seront bien plus dramatiques sur la santé planétaire que l’épidémie de covid elle-même.

Pour toutes ces raisons je suis en désaccord avec la politique de contrainte vaccinale pour tou⸱te⸱s et je refuse de me soumettre à l’obligation vaccinale des soignant⸱e⸱s.

Pour revenir à mon activité, j’ai dû choisir entre fermer le cabinet ou bien continuer quoi qu’il en soit à assurer la continuité des soins, tout en ayant connaissance de la loi et des sanctions auxquelles je  m’exposais : contravention de 135 euros dans un premier temps, puis si verbalisation à plus de trois reprises, « 6 mois d’emprisonnement, 3750 euros d’amende et de la peine complémentaire de travail  d’intérêt général », rien que ça.

Sont venues les menaces de l’ARS, l’absence de soutien de l’Ordre des médecins, allant même jusqu’à interdire les médecins non vacciné⸱e⸱s de téléconsulter, de trouver un⸱e remplaçant⸱e pour leurs patient⸱e⸱s, et de prescrire pour eux/elles-mêmes et leurs proches tellement nous serions dangereux/ses, tellement nous ne serions pas assez obéissant⸱e⸱s !

Toute cette violence morale a eu raison de moi. Le virus ne m’avait jusqu’à présent pas empêchée de soigner. Ce sont vos lois qui l’ont fait. Surtout, vos lois ont détruit les liens existants entre mes patient⸱e⸱s et moi.

Pensez-vous vraiment que le légal soit ici moral ?

S’en est suivie une fermeture du cabinet, des centaines de patient⸱e⸱s se retrouvant donc sans médecin, peinant à trouver quelqu’un qui pourrait assurer leur suivi, à savoir des confrères/soeurs déjà surchargé⸱e⸱s.

S’en est suivi aussi beaucoup d’incompréhension de leur part, ne s’attendant pas à ce que l’obligation vaccinale des soignant⸱e⸱s les touche eux aussi. Beaucoup de soutien également, qui dans ces situations révoltantes font du bien. Du soutien de patient⸱e⸱s, mais aussi de soignant⸱e⸱s, de
citoyen⸱ne⸱s, vacciné⸱e⸱s, non vacciné⸱e⸱s, de gens qui se battent aussi pour que soient respectées nos libertés fondamentales. Jour après jour, une belle toile de bienveillance et de solidarité ne cesse de continuer à se tisser et à s’étoffer.

Une chose est sûre : nul ne me volera ni mes connaissances ni mes compétences que je mettrai à nouveau, en temps voulu, au service des autres, quels qu’en soient les moyens.

Puisse ce témoignage vous impulser un élan d’humanité en pensant à toutes celles et ceux qui comme moi ne peuvent plus soigner, aux patient⸱e⸱s qui ne peuvent être soigné⸱e⸱s, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui sont ou ont été contraint⸱e⸱s de prendre une décision contraire à leur volonté.

Je vous remercie d’avoir pris le soin de me lire et de me répondre si le coeur vous en dit. Surtout, je vous remercie par avance de reconsidérer votre position quant aux décisions sanitaires, en interpelant les autorités compétentes si cela vous semble nécessaire, afin que cette situation cesse.

Je ne manquerai bien sûr pas d’informer mes patient⸱e⸱s de la suite que vous pourriez donner à mon courrier.

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, l’assurance de mes respectueuses salutations.

Dr Elise Gérard, médecin généraliste