samedi 31 juillet 2021

LES METHODES DE LA CHINE COMMUNISTE

 



Nos élus rêvent de reproduire les méthodes de la Chine communiste

Constance Prazel a décrypté pour Liberté politique le rapport sénatorial sur la crise sanitaire et les outils numériques pour y répondre. Ce rapport donne l’état d’esprit de nos élus et ce n’est pas rassurant pour nos libertés :

[…] Le rapport se fonde sur un constat de départ : la gestion de la pandémie n’a pas permis de réduire de manière significative les morts, et elle a mis le pays sous cloche avec des conséquences économiques dramatiques. Pour éviter la reproduction d’un tel scénario, il préconise d’envisager un recours massif aux outils numériques, et d’envisager des méthodes toujours plus intrusives, estimées plus efficaces, mais limitées dans le temps. Une fois posé ce cadre de réflexion, tout devient permis – ou presque.

Un paradoxe initial n’a pas échappé aux rédacteurs du rapport : « les outils numériques peuvent théoriquement permettre un ciblage précis, individuel et en temps réel des mesures ou des contrôles, même si la plupart n’ont eu ni cette finalité, ni cet effet. » Mais par une sorte de scientisme béat, les rapporteurs demandent qu’un chèque en blanc soit signé pour l’avenir. Aucune conclusion n’est tirée de ce constat de départ. La conclusion est même strictement inverse : il faut toujours plus d’outils numériques.

Analyse des pays asiatiques

Dans un premier temps, le rapport propose une analyse détaillée, sous forme d’étude de cas, d’un panel de pays asiatiques ayant eu massivement recours aux outils numériques pour gérer la crise sanitaire. Dans ce panel, le « modèle » chinois occupe une place toute particulière.

Il est assez consternant de constater que la mise en avant de la Chine ne pose pas de problèmes majeurs aux rédacteurs. Il y a une précaution oratoire rhétorique visant à contextualiser, voire à mettre en garde vis-à-vis de la spécificité du régime chinois, mais elle reste très discrète et est vite balayée en termes pudiques. A la lecture du texte sénatorial, on pourrait presque oublier que la Chine est une dictature communiste à parti unique : une fois passée la discrète mise en garde initiale, la Chine est présentée quasiment sur le même plan que les démocraties coréenne et taïwanaise, par exemple.

Le discours vis-à-vis de la Chine s’avère globalement extrêmement positif. La Chine s’est distinguée par « le recours intensif aux outils numériques sous toutes leurs formes et avec tous les types de finalités, y compris les plus intrusives, avec une ampleur inégalée non seulement dans le monde, mais aussi dans l’histoire. » Ceux qui s’en offusqueraient sont comptés pour peu de choses. On lit plus loin : « « Si le modèle chinois n’est évidemment pas transposable aux pays occidentaux, on ne peut pas, pour autant, se satisfaire d’une simple posture d’indignation : la stratégie chinoise est, globalement, une grande réussite. » La Chine a ouvertement privilégié la lutte contre la menace sanitaire par rapport à la protection des libertés individuelles, en particulier la liberté d’aller et venir et celle d’avoir une vie privée, mais cela ne doit pas poser de cas de conscience. « À Chongqin, on compte une caméra pour six habitants, contre une pour 130 à Nice, la ville la plus équipée de France. », s’émerveille le rapport.

Avec aveuglement et complaisance, les rapporteurs accordent une confiance sans discernement à la propagande gouvernementale chinoise : « les chiffres officiels sont douteux, bien sûr, mais la maîtrise de la situation ne l’est pas – et, avec elle, la levée des restrictions et le retour à une vie économique et sociale normale. » Mais comment juger de la maîtrise de la situation en l’absence de chiffres officiels fiables ? Nous ne le saurons pas.

Les sénateurs évoquent également la mise en place d’un contrôle social par les pairs : le rapport note que ces pratiques ont pu, ponctuellement, en Occident, susciter la désapprobation, mais se garde bien de les juger… puisqu’elles sont efficaces. Le système de « crédit social » n’a que peu été utilisé dans le cadre du covid ; il ne faut pas « caricaturer », ou faire d’amalgame, nous dit le rapport. Nous voilà rassurés : les intentions des autorités chinoises étaient pures. Pratiqué de manière très artisanale, il reste difficile à estimer, il serait donc malhonnête de lui accorder trop d’importance : 1% de la population aurait figuré sur les listes noires. Ce qui représente tout de même, à l’échelle de la Chine, plus de 10 millions de personnes…

[…]

Les rapporteurs arrivent à ce constat après leur première partie descriptive : les potentialités du numérique restent très largement sous-exploitées. Un parallèle est établi entre l’action des Etats et la collecte de données réalisée par les GAFA. A travers l’utilisation de Google ou des réseaux sociaux, les citoyens acceptent sans broncher de divulguer un nombre très important de leurs données personnelles. Pourquoi sont-ils aussi réticents à faire de même avec un organisme public ?

La question est intéressante et mérite d’être posée. Toutefois, il est malhonnête d’exercer un parallèle. Certes, en utilisant Facebook ou Google Maps, je consens à donner un certain nombre d’informations sur mon compte. Mais je reste libre de me déconnecter à tout moment, et il n’y a pas de caractère obligatoire à cette utilisation. Le parallèle s’arrête donc là.

Le plus grave est que les rapporteurs envisagent en toute bonne conscience de déléguer la surveillance à ces organismes privés. A titre d’exemple, ils expliquent que l’analyse de Google Maps et Google Trends, pouvait permettre de mesurer que le passage au télétravail, à l’aune des données communiquées par Google Maps, était insuffisant et inférieur aux recommandations gouvernementales. L’analyse des liens sociaux permise par les infos divulguées sur Facebook permet aussi beaucoup de développements : « la possibilité existe, les algorithmes se perfectionnent, et les capacités de calcul augmentent : à terme, cette perspective n’a rien d’irréaliste techniquement. » Les rapporteurs sont très tranquilles vis-à-vis de cela : oui, c’est attentatoire aux libertés, mais il serait « criminel » de ne pas envisager ces développements dès maintenant. Dès que l’homme songe à quelque chose, il le fait…

Dans le même ordre d’idées, nos auteurs envisagent des possibilités extrêmement inquiétantes : « – le contrôle des déplacements : bracelet électronique pour contrôler le respect de la quarantaine, désactivation du pass pour les transports en commun, détection automatique de la plaque d’immatriculation par les radars, portiques de contrôle dans les magasins, caméras thermiques dans les restaurants, etc.

– le contrôle de l’état de santé, via des objets connectés dont l’utilisation serait cette fois-ci obligatoire, et dont les données seraient exploitées à des fins de contrôle ;

– le contrôle des fréquentations, par exemple aller voir un membre vulnérable de sa famille alors que l’on est contagieux ;

– le contrôle des transactions, permettant par exemple d’imposer une amende automatique, de détecter un achat à caractère médical (pouvant suggérer soit une contamination, soit un acte de contrebande en période de pénurie), ou encore la poursuite illégale d’une activité professionnelle (commerce, etc.) en dépit des restrictions. »

Tout cela adossé aussi à un système assurantiel, permettant de mesurer le risque que l’on fait « prendre aux autres. »

[…]

Nos sociétés occidentales, et plus particulièrement la France, doivent assumer cet usage du numérique contre les libertés individuelles car « si nous ne le faisons pas, d’autres le feront pour nous. Et, face à une crise majeure, nous n’aurons pas d’autre choix que de leur demander leur aide, et il sera alors trop tard pour défendre nos principes démocratiques. » Le raisonnement frise l’absurde. « Si nous le faisons pas, d’autres le feront », sous-entendu, qui ne sont politiquement pas recommandables comme nous le sommes. Mais si nous faisons la même chose, où se trouve notre supériorité de valeurs ? Elle reste putative et désincarnée. Nous ne valons pas plus qu’une dictature si nous agissons comme elle, mais avec, à la différence, des intentions « pures » et démocratiques. Dans ces conditions, le « réfléchir avant pour ne pas subir ensuite » n’est qu’une posture. […]

vendredi 30 juillet 2021

 Vendredi 30 juillet 

Aujourd'hui nous fêtons:  Juliette, Pierre, Donatille, Godeleine, Godeline, Bogdan.

Les Juliette sont gâtées par la vie: belles, intelligentes, elles possèdent toutes les qualités pour réussir et être heureuses. Pourtant, elles sont rarement comblées car elles hésitent à s'engager complètement, notamment en amour, et conservent de leur propre manque de courage un sentiment de frustration. Ce sont des amies particulièrement dévouées et fidèles.

Journée internationale de l’amitié

C'est sa fête : Juliette

Cette veuve romaine était en procès avec un escroc qui l'avait dépouillée de ses biens.
Sur le point de gagner, elle fut reconnue comme chrétienne et de ce fait interdite de se pourvoir en justice. Malgré les instances du juge, elle refusa d'apostasier, c'est-à-dire de renier sa foi, et se rendit au bûcher le sourire aux lèvres.

Dicton du jour: Bon fermier, à Sainte-Juliette, doit vendre ses poulettes.

Citation du jour: Il ne faut pas croire tout ce qu'on voit.

Cicéron.

Les photos du jour:  Notre Provence

Serena Nasti ut

SAINT PAUL DE VENCE


Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

FLAYOSC : Marché nocturne.

BROCANTES ET VIDE-GRENIERS : SALERNES






POUR SE DETENDRE:


SORTIR: visites guidées des villages de la CCLGV du 12 Juillet AU 27 août 2021

Camille DULONE Guide conférencière de l'association d'AGIVAR organise des visites guidées

VILLECROZE: Le lundi à 17h. Tél: 04 94 67 50 00.
TOURTOUR: le mardi à 17h: Tél: 04 94 76 35 47.
AUPS Le mercredi à 10h30:  Tél:04 94 84 00 69
TRIGANCE: Le jeudi à 10h30: Tél: Mairie 04 94 76 91 01 
BAUDUEN: Le vendredi à 10h30 Tél: 09 67 73 43 25.

Contact AGIVar tourisme : secretariat@agivar.fr
Appelez AGIVar tourisme : + 33 (0)6 03 52 18 36

AUPS

APERO CONCERT: 19h bar chez Ju


EXPOSITIONS:

TOURTOUR: Atelier- Galerie LA TOURTOURAINE
 Christophe GUERARD  Peintures/Technique mixte sur papier: du 16 au 31 juillet


BARGEME: KALEIDOSCOPE/ ELSA 25 Sculpteur Tel: 07 62 62 19 23
du 5 juin au 5 septembre tous les jours sauf lundi & mardi.

DRAGUIGNAN: Exposition Mireille PORRO
Au club informatique MICAD Adresse : 120 Boulevard des Fleurs, 83300 Draguignan
Téléphone : 04 94 68 26 55
du lundi au vendredi 14h à 18h


DRAGUIGNAN: Exposition d'art singulier Danielle JACQUI
du mardi au samedi sur Rendez- vous: 04 94 84 54 31.
Chapelle St Sauveur ( près de la tour de l'horloge

SALERNES: Terres sauvages. Maison de la céramique
du 19 juin au 31 juillet

DRAGUIGNAN: ULYSSE: Voyage dans une Méditerranée de légendes
Du 4 juin au 22 août. da mardi à dimanche de 10h00 à 19h00.

Hotel des expositions Adresse : 1 Boulevard Maréchal Foch, 83300 Draguignan

Abbaye de La Celle: ( Près de BRIGNOLES) Expo à l’Abbaye de La Celle...

Pour la première fois, le Département dévoile au public l'Abbaye de La Celle dans sa forme la plus complète avec les quatre galeries du cloître des moniales et les salles restaurées de l’aile ouest. Outre l’exposition permanente, le Département propose, pour la réouverture, l’exposition VILLAE, Villas Romaines en Gaule du Sud jusqu’à la fin octobre 2021. Pas moins de 140 pièces et objets archéologiques exceptionnels seront exposés. Certains, très rares, invitent le public à plonger de manière privilégiée au cœur de l’histoire de la Gaule antique dans ce haut lieu historique médiéval.



DRAGUIGNAN: Valbelle un grand seigneur au 18ième siècle.
Du 3 juillet au 19 septembre
Chapelle de l'observance.

DRAGUIGNAN: Exposition artistique 
ANTON, Bertrand BIGO, J.L. GUEDJOU, MOUCHE.
Du 1 juillet au 31 juillet: Espace Caboch'arts  9 Rue de Trans, 83300 Draguignan
Téléphone : 06 84 76 27 70

DRAGUIGNAN: Ce jour était le meilleur 16 août 1944.
L'été à partir du 3 juillet au Musée de l'artillerie 1580 Avenue de la grande armée

BARGEMON: Ramon OTTING Peinture jusqu'au 25 septembre.

Beddington Fine Art est honoré de présenter les nouveaux tableaux et œuvres en verre du néerlandais Ramon Otting dans leur galerie à Bargemon



LORGUES:DOPPIO  Céramiques, Photos, Peinture. 
Divers artistes du 21 juillet au 06 septembre.
Anne France FRERE, Daphné CORREGAN, Gilles SUFFREN, Patrick LOUGHRAN, Christiane AINSLEY, Michel MURAOUR, Armelle DE SAINTE MARIE, Claire COLIN-COLLIN, André DEBONO, Marcel LUBAC, Thiérry AZAM, Angélica JULNER;

A table:

REGALEZ-VOUS

 DANS LES MEILLEURS  RESTAURANTS DE LA REGION
Avant le pass sanitaire ou un nouveau confinement........

 



ETOILE GUIDE MICHELIN  
TOQUE GULT ET MILLAU



BIB MICHELIN



CALLAS

 L’HOSTELLERIE LES GORGES DE PENNAFORT – 8660 Route Départ 25   Tel : 04 94 76 66 51

LES ARCS

LE RELAIS DES MOINES- 
www// relaisdesmoines.com. Tel : 04 94 97 40 93 

LE LOGIS DU GUETTEUR- Place du château Tel: 04 94 99 51 10


LORGUE

 BRUNO- 2350 Route des Arcs  Tel : 04 9485 93 93

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 LE JARDIN DE BERNES – Chemin des Imbert

 Tel 04 94 60 49 79

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   VIGNA- Château de la Martinelle- 4005 Route de la Martinelle Tel : 04 12 35 40 80

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LE CHRISSANDIER- 18 Cours de la République 
Tel 04 94 67 15

MONTFERRAT

 LE CLOS PIERREPONT – 56 Route de Draguignan

Tel : 04 94 50 21 30

FLAYOSC

 


LE NID – Tel : 04 94 68 09 96

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LA SALLE A MANGER- Place de la République-
 Tel 04 94 84 66 04

TOURTOUR

 


 LES CHÊNES VERTS – Route de Villecroze Tel : 04 94 70 55 06

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LA TABLE – Traverse du Jas les Ribas Tel : 04 94 70 55 95

 

   CARRE 2 VIGNE



FAYENCE:

LE CASTELLARAS: 
461 Chemin de Peymeyan Tel: 04 94 76 13 80

L'ESCOURTIN: Moulin de la Camandoule
 Tel: 04 94 76 00 84


LA FARIGOULETTE- 1 Place du château 
Tel 04 94 99 51 10

LA TABLE D'YVES - 


AUPS:
LES GOURMETS- Tel: 04 94 70 14 97

MONTAUROUX:

LE CARRE D'ANGE - Quartier de Narbonne 
Tel: 04 94 47 71 65



Des évènements lors d'un 30 juillet:

30 juillet 1908 : Inauguration du chemin de fer du Hedjaz

Le 30 juillet 1908 est inauguré le chemin de fer du Hedjaz, qui relie Damas à Médine en longeant de loin la mer Rouge. Les deux villes saintes musulmanes de La Mecque et Médine deviennent du coup plus facilement accessibles aux pèlerins du monde entier. Ce succès politique est porté au crédit de l'empire ottoman, puissance tutélaire de la région, et de son nouvel allié, l'empire allemand, dont les ingénieurs ont supervisé la construction du chemin de fer.

Dès 1889, l'Allemagne, soucieuse de se donner un rôle international à la mesure de sa puissance industrielle, s'est rapprochée de la Turquie. Elle a lancé la construction d'une première voie ferrée en Anatolie, entre Izmir et Ankara. En mars 1903, une compagnie germano-turque, la Bagdadbahn, avait aussi obtenu une concession pour une voie ferrée de la Méditerranée à Bagdad, via Alep.

Ces réalisations pacifiques se doublaient d'une assistance militaire qui permit aux Turcs de vaincre les Grecs à Domokos, en 1897, et allait trouver son aboutissement pendant la Grande Guerre...

30 juillet 1832: Mort de Jean-Antoine Chaptal

4 juin 1756 à Nogaret (Gévaudan) - 30 juillet 1832 à Paris

Biographie Jean-Antoine Chaptal

Jean-Antoine Chaptal est l'une des grandes figures de la Révolution et de l'Empire. Chimiste inventif et homme de progrès devenu ministre du Premier Consul, il va préparer la société française à la révolution industrielle. Il se forme à la médecine à Montpellier mais l’abandonne pour la chimie, alors illustrée par Lavoisier. Rallié à la Révolution, il invente en 1792 un procédé de fermentation du vin qui va prendre son nom, la « chaptalisation »...





La chaptalisation consiste à ajouter du sucre au moût pour augmenter le degré d'alcool final du vin après la fermentation alcoolique. En théorie, l'ajout de 16,83 grammes de sucre par litre conduit à la production d'un degré d'alcool supplémentaire. Le sucre rajouté (de canne, de betterave…) est du saccharose, et il est normalement infermentescible. D'ailleurs, il sert de conservateur en empêchant le développement des levures et germes, comme dans les concentrés, les confitures, les sirops. Mais étant donné que sa molécule est constituée de l'association d'une molécule de glucose et d'une molécule de fructose, sous l'effet d'enzymes présentes dans le moût, il est d'abord décomposé en ces deux autres sucres directement fermentescibles.

En Europe, ce procédé est surtout utilisé dans les régions septentrionales, là où les conditions climatiques limitent la formation naturelle de sucre dans le raisin. Il fait l'objet d'une réglementation précise.

Dans le cas de la vinification, la chaptalisation est parfois remplacée par certaines techniques d'auto-enrichissement. La plus répandue est incontestablement l'osmose inverse. Ces techniques consistent à soustraire au moût une certaine quantité d'eau. Il en résulte une augmentation de la concentration des autres composés (dont le sucre).

Les techniques d'auto-enrichissement ont le désavantage de diminuer la quantité effective de moût (de l'eau est soustraite) alors que la chaptalisation l'augmente (environ 0,6 litre/kg de sucre ajouté).

La méthode de choix d'enrichissement des vins reste l'addition, en cours de fermentation, de « moûts concentrés rectifiés » (MCR), c'est-à-dire de jus de raisin concentré, dont les acides (tartrique et lactique) ont été neutralisés ou éliminés. Il en résulte une augmentation de degré d'alcool et de volume final. Toutefois, cette opération, toujours légale, est plus onéreuse que l'utilisation de sucre de canne, notamment depuis la suppression des primes à l'utilisation des MCR. Elle est soumise à des obligations déclaratives et administratives.


LA TARASQUE DE TARASCON A-T-ELLE EXISTE?

 LES BELLES HISTOIRES DE


La Tarasque 
vaincue par sainte Marthe à Tarascon a-t-elle existé ?

Par Anne Bernet - Publié le 28/07/21





De tous les miracles attribués à sainte Marthe en Provence, le dragon dompté qui donna son nom à Tarascon n’est pas le moins spectaculaire. L’événement est toujours fêté le 29 juillet. Légende ou réalité ? Tout est possible…

L’histoire est fameuse et appartient au fond légendaire de la Provence. Lorsque Marthe, sœur de Lazare et de Marie de Béthanie que la Tradition assimile à Marie Madeleine, débarque avec eux et d’autres disciples, en Camargue, elle se sépare de ses compagnons et remonte l’estuaire rhodanien, prêchant l’Évangile aux populations locales, exerçant ses pouvoirs thaumaturgiques, guérissant les malades et ressuscitant un mort par l’invocation du nom de Jésus. C’est donc déjà entourée d’une aura de sainteté qu’elle atteint une petite cité au bord du fleuve qui deviendra Tarascon.

Une bête monstrueuse

La ville est dans la désolation. Une bête monstrueuse a élu domicile sur la rive du Rhône et surgit à l’improviste, pour dévorer un pêcheur, emporter des femmes descendues laver leur linge, croquer des enfants imprudents venus nager malgré les avertissements de leurs parents. Selon les témoins, l’animal est « plus gros qu’un bœuf, plus long qu’un cheval, sa gueule est celle d’un lion, ses dents sont acérées, il a une sorte de crinière, des écailles hérissées sur le dos qui tranchent terriblement ; six pieds, des griffes d’ours, une queue de vipère, une carapace de tortue » et nage comme un poisson… Pas étonnant qu’il fasse peur ! Personne n’ose affronter cette créature abominable dont les méfaits se poursuivent impunément.

Et voilà que Marthe, pas plus impressionnée que cela, descend tranquillement vers la berge, y découvre la bête horrible somnolant, sa dernière victime à demi dévorée entre les crocs. Nullement émue, la sainte fait le signe de croix, jette de l’eau bénite sur le monstre qui, dompté, la suit, la ceinture de la femme passée autour du cou, jusqu’à la ville où la population qu’il a tant fait souffrir le massacre sans pitié. Telle est la légende de la Tarasque, qui donna son nom à la cité.

Un récit symbolique ?

Bien entendu, personne n’est plus sensé y croire, même si l’on célèbre toujours, le 29 juillet, à la sainte Marthe, la victoire de la jeune femme sur le dragon dont l’image est promenée dans les rues. Des gens très savants expliquent qu’il s’agit d’un récit symbolique représentant l’affrontement entre le paganisme, figuré par le monstre, et le christianisme, tel qu’on le retrouve en bien d’autres régions et récits hagiographiques, dont le plus célèbre est la lutte entre saint Georges, officier romain martyrisé au Liban à la fin du IIIe siècle, et un animal dévoreur de jeunes femmes, emprunté au mythe de Persée et Andromède. Cette lecture pragmatique est respectable, et conforte dans leurs convictions tous ceux qui tiennent pour faux et apocryphe le récit du débarquement en Provence des Saintes Maries de la Mer, symbole, cette fois, du rôle joué par le couloir rhodanien dans l’évangélisation des Gaules. Soit ! Et pourtant… si une autre explication, non moins pragmatique d’ailleurs, était envisageable ?

Ces dernières années, des fouilles archéologiques dans le Rhône ont permis la découverte d’épaves de grandes barges romaines qui acheminaient de Marseille vers Lyon, et toutes les villes situées entre les deux, des marchandises en provenance d’Orient. Du vin, de l’huile, des poteries, certes, mais aussi des esclaves et des animaux destinés aux jeux du cirque.

L’hypothèse du crocodile

Il arrivait, c’était même assez fréquent car le Rhône était un fleuve puissant et indompté, que ces navires de transport ne parviennent jamais à bon port et coulent avec leurs cargaisons. Certains ont donc imaginé, et l’hypothèse est séduisante, que l’un de ces navires ait transporté dans ses soutes, outre les lions, tigres, éléphants, hippopotames, gazelles et autres pauvres bêtes destinés à être massacrées lors d’une chasse d’amphithéâtre, un grand crocodile blanc nilotique ? 

Aujourd’hui presque disparus, sinon dans la région du Haut Nil où l’on en repère encore parfois de rarissimes exemplaires, ces impressionnants sauriens, vrais monstres par la taille, la dangerosité, l’agressivité et l’appétit, étaient, voilà deux mille ans, répandus tout le long du fleuve dont ils terrifiaient les riverains. Ils étaient aussi très prisés pour les jeux du cirque où l’on aimait les affronter à d’autres grands prédateurs. Imaginons donc l’un de ces crocodiles encagé dans les soutes de la barge. Lorsque celle-ci coule, la cargaison est perdue, les animaux noyés, excepté lui qui parvient à s’échapper de sa cage et trouve, dans le Rhône, un habitat à sa convenance où il s’installe et reprend sa vie de chasseur. Jusque-là, rien d’invraisemblable.

La Tarasque de Tarascon.

Imaginons encore que Marthe soit bel et bien arrivée à Tarascon. Des gens non moins savants que les autres soutiennent l’historicité de sa présence. On lui parle du monstre et de ses habitudes. Née à Béthanie, peut-être a-t-elle eu l’occasion de se rendre en Égypte. « Le Nil, fleuve d’Égypte, a des rives fertiles mais on y voit beaucoup, beaucoup de crocodiles… » Marthe identifie tout de suite l’animal et elle possède quelques notions de ses mœurs. Le saurien, repu, digère dans un épais sommeil pendant lequel il est quasi inoffensif

Marthe triomphe

Or, la légende de la sainte le dit expressément, le monstre vient de dévorer sa dernière victime dont la dépouille pend encore dans sa gueule ; il est hors d’état d’attaquer. Alors, avec détermination, beaucoup de courage, et plus encore de foi, la jeune femme descend vers le Rhône et triomphe de l’animal, en même temps que des anciens dieux. Cette version-là ne vaut-elle pas l’autre, celle des esprits forts ?  

Petit détail, qui a son importance : d’autres régions françaises possèdent, à l’instar de Tarascon, leurs histoires de dragons dévorants tapis dans un cours d’eau ou une fontaine naturelle profonde mais, qu’on les appelle vouivres, dracs, ou de tout autre nom, ces créatures sont toutes repérées à proximité d’anciennes villes romaines qui possédaient un amphithéâtre et y organisaient des chasses. De là à croire qu’un crocodile, ou autre, se faisait de temps en temps la belle… Après tout, il arrive bien aux pompiers de Paris de trouver des alligators dans les égouts !

fête de la tarasque