vendredi 25 octobre 2019

VENDREDI 25 OCTOBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Crépin, Enguerran, Chrysante, Chrysantème,  Crépine,  Crépinien, Crisant, Daria, Darie, Darry, Front, Gaudence,Leu, Loup, Louve, Lua, Rufinien.

Les Crépin sont actifs et intelligents

Saint-Patron et intercesseur du jourSaint Crépin, Patron des Cordonniers et des métiers du cuir.
Expressions :
C'est tout son St Crépin : C'est tout ce qu'il possède. XIXème
Etre dans la prison de St Crépin : Etre à l'étroit dans ses souliers. XVIIème
La lance de St Crépin : Une alêne. XVIIème
Le St Crépin : Désignait les outils d'un compagnon cordonnier. XVIIème
Offre de St Crépin : Une offre sans suite. XIXème

Extrait:http


DICTON DU JOUR: À la Saint Crépin, la pie monte au sapin.

CITATION DU JOUR:  Si l'on puise souvent de l'eau dans un puits, il ne manque pas de se troubler ; plus le coeur agit, plus il se trouble.
Sie-Hoei.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:



MARCHES DU JOUR:




CA S'EST PASSE UN 25 OCTOBRE:

Naissance de Picasso le 25 octobre 1881 à MALAGA, mort le 8 avril 1973 à MOUGINS

Article ci dessous.

LES PHOTOS DE DORIANE:


Les fleurs qui rendent la vie plus douce, j'aime surtout les voir éclore dans leurs milieux naturels.







PABLO PICASSO

Pablo Picasso (1881 - 1973)

Le grand maître du XXe siècle


L'auteur : Isabelle Grégor

Isabelle Grégor
Isabelle Grégor a obtenu un doctorat de Lettres modernes avec une thèse consacrée au récit de voyage de Bougainville. Cette thèse a donné lieu à des publications, par exemple dans la Revue d'Histoire maritime, et à des conférences dans des colloques scientifiques.

Notre collaboratrice a également passé avec succès le concours de CAPES en 2008 et enseigne les lettres dans un lycée de Poitou-Charentes.


Pablo Picasso, Autoportrait face à la mort, 1972, collection privée (DR)
Des pattes de pigeon, c’est le premier dessin connu de Pablo Ruiz Picasso.
L'enfant, né le 25 octobre 1881 à Malaga, en Andalousie, au sud-est de l'Espagne, a voulu imiter son père, décorateur de salles à manger, qui arrêta de peindre lorsqu'il prit conscience du talent de son fils.
Mais il faut se former : celui qui n'hésite pas à signer ses dessins par « Yo, el rey » (« Moi, le roi ») part à 14 ans à la découverte de la peinture espagnole à travers tout le pays, avant d'entrer  à l'école des beaux-arts de Barcelone.
C'est le temps des premiers ateliers et de la première exposition avec des œuvres au style encore académique. Le souvenir du jeune peintre perdure dans le musée qui lui est consacré, au cœur du quartier gothique, dans la calle Moncada. Mais Paris, passage obligé de tout artiste à la Belle Époque, l'attend...



La Belle Époque parisienne

En 1900, Montmartre est un vivier d'artistes aux têtes pleines d'idées mais aux poches vides. À 20 ans, Picasso y voit la vie en « bleu », de la couleur dont il peint les tableaux de cette première période. Avec des amis peintres, il installe son atelier dans un vieux bâtiment délabré, le Bateau-Lavoir.
Un jour, une jeune fille vient s'y abriter de l'orage : il s'agit de Fernande Olivier. Elle sera son premier amour et son premier modèle. Les toiles deviennent roses ! Les amateurs commencent à apprécier son style, comme Ambroise Vollard ou Léo et Gertrude Stein qui lui achètent un lot d’œuvres.
La fin de la vie de bohème n'est pas loin !

Des cubes pour une révolution

Pablo Picasso, Femme à l''éventail, 1907, musée de l''Ermitage, Saint-Pétersbourg (DR)Une promenade au musée de l'Homme change le cours de l'histoire de l'art : en 1907, Picasso y découvre l'art « nègre », originaire d’Afrique subsaharienne, avec ses formes géométriques simples qu'il met aussitôt en application dans ce qu'il veut être son magnus opus : Les Demoiselles d'Avignon.
C'est le tableau du scandale : en quelques coups de pinceau, il désarticule les visages, devenus des masques, brise les corps nus et met à bas les règles de la peinture héritées de la Renaissance. Le « cubisme » est né.
Ce nouveau mouvement, présenté comme le point de départ de l'art moderne, ne s'embarrasse plus de l'idée de vraisemblance qui a fait les beaux jours de la peinture classique.
Le public, même s'il comprend mal cette nouvelle tendance, achète : Picasso devient riche et quitte le Bateau-Lavoir, puis bientôt se sépare de Fernande qu'il remplace par Eva (Marcelle, en réalité) Humbert.
Dans le Midi, il développe la technique des papiers collés.
Pablo Picasso, Olga, 1923, collection privée (DR)L'arrivée de la Grande Guerre sonne le début des malheurs : les amis de Picasso (Braque, Apollinaire, Derain...) partent au front tandis qu'Eva meurt de tuberculose.
Il rencontre le monde des danseurs de la célèbre compagnie Diaghilev pour lequel il fait les décors et costumes du ballet Parade, au théâtre du Châtelet (Paris), le 18 mai 1917.
Scandale ! Mais Picasso se moque des quolibets : il est tombé sous le charme russe de la belle Olga qu'il épouse en 1918 selon le rite orthodoxe.
Quelques semaines plus tard, le jour de l'Armistice, son vieil ami Guillaume Apollinaire succombe à la grippe espagnole. C'est toute la jeunesse de Picasso qui disparaît avec lui.
À quarante ans, Picasso connaît la tranquillité de la vie familiale bourgeoise auprès de son fils Paulo, né en 1921.
Olga, qui ne s'intéresse que de loin à son travail, doit s'effacer face à la jeune Marie-Thérèse, rencontrée dans la rue. « Nous allons faire de grandes choses ensemble ! » lui dit-il. La suite lui donna raison...
Sportive, pleine de vie et de bonne humeur, Marie-Thérèse devient omniprésente dans les toiles du maître qui, pour célébrer ses formes, revient à un style plus figuratif.
Pablo Picasso, Chat à l''oiseau, 1939, collection Ganz, New York (DR)

Les larmes du minotaure

En juillet 1936, la guerre civile déchire l'Espagne. Picasso, qui n'a pas été détourné de ses priorités politiques par la rencontre avec Dora Maar en 1935, prend position contre Franco. 
David Seymour, Picasso in front of his picture, Guernica at its unveiling at the Spanish Pavilion of the World’s Fair, Paris, 1937 (DR)
Après avoir multiplié les dons aux Républicains espagnols, Picasso s'engage dans la réalisation d'une toile pour le pavillon espagnol de la future exposition universelle.
Le sujet de cette peinture s'impose de lui-même : le 26 avril 1937, l'aviation allemande a rasé la ville basque de Guernica, faisant 2 000 victimes civiles.
Un peu plus d'un mois après, l'oeuvre est achevée et prête à devenir le symbole universel de la dénonciation de la barbarie : « La peinture n'est pas faite pour décorer les appartements, c'est un instrument de guerre, offensif et défensif, contre l'ennemi » (Pablo Picasso, « Conversation avec Christian Zervos », 1935).
Pendant la débâcle, Picasso part à Royan puis, de retour à Paris, s'enferme chez lui pour travailler à cette peinture qualifiée de « dégénérée » par le régime nazi qui lui interdit d'exposer mais le ménage en raison de sa célébrité.
À la Libération, il est fêté par ses amis comme par les anonymes qui voient en lui un symbole de ténacité contre l'adversité.
Pablo Picasso, La Joie de vivre, 1946, musée Picasso, Antibes (DR)

La joie de vivre

Pablo Picasso, Portrait de Staline, 1953 (DR)Après la guerre, Picasso s'inscrit au Parti communiste français qui jouit du prestige né de ses actions de résistance.
S'associant à son idéal de « progrès et de bonheur de l'homme », il y rejoint nombre d'intellectuels, dont ses amis Éluard et Aragon, mais n'hésite jamais à montrer sa différence.
En 1953, il fait de Staline un dessin aussitôt condamné par le Parti, qui eut préféré un portrait dans le goût du réalisme socialiste.
Picasso choisit malgré tout de ne pas rompre avec ses amis, pour garder un lien avec le « peuple ».
En 1949, pour le Congrès mondial de la paix, il offre à l'organisation un dessin de colombe qui devient vite célèbre.

Pablo Picasso, Colombe de la paix, affiche pour le Parti communiste français, 1949 (DR)Paloma (« colombe »), c'est aussi le prénom de la fille qu'il vient d'avoir avec sa nouvelle compagne, Françoise Gilot, déjà mère de son petit Claude. Ensemble, ils se sont installés au soleil de Vallauris dont il fait sien l'amour de la céramique.
Laissé seul dans le sud, le peintre entame vite une nouvelle liaison avec Jacqueline Roque, qui a 46 ans de moins que lui. Il l’épouse en 1961 après avoir déménagé au château de Vauvenargues. Mais c'est à Notre-Dame-de-Vie, à côté de Mougins, que « l'artiste du siècle » meurt le 8 avril 1973, à 92 ans. Il laisse derrière lui pas moins de 30 000 œuvres !

jeudi 24 octobre 2019

JEUDI 24 OCTOBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Florentin, Évergile, Florentien, Florestan, Florestane, Senoch, Stan.

Les Florentin possèdent une curiosité insatiable. Ils ne peuvent jamais rester en place car ils veulent tout explorer. Doués d'un sens inné du beau, ils charment leur entourage par leurs qualités artistiques. Cette soif de tout connaître ne les incline pas à la fidélité sentimentale. Mais on leur pardonne car ils apportent beaucoup de bonheur aux gens qu'ils aiment.

Saint-Patron et intercesseur du jourSaint Florentin, était invoqué surtout contre les maladies nerveuses

DICTONS DU JOUR:

-Souvent à la Saint-Florentin, l'hiver lisse le chemin.
 -Pluie de la Saint-Florentin dure jusqu'au lendemain.

CITATION DU JOUR: Les bons mûrissent, les mauvais pourrissent.
Victor HUGO.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:


MARCHES DU JOUR:




CA S'EST PASSE UN 24 OCTOBRE:

- 24 Octobre 1929; Jeudi noir à Wall street.
Article ci dessous.


Le logo des JO de Paris 2024 dévoilé


Les organisateurs de Paris 2024 ont dévoilé, ce lundi , le logo des Jeux olympiques et paralympiques .
Le nouvel emblème, marque visuelle de la prochaine olympiade, représente une médaille d’or dans laquelle ondule une flamme blanche.
Deux symboles universels du sport et de l’olympisme qui, en se confondant, révèlent un visage humain, celui d’une femme, que les organisateurs veulent être celui de Marianne, allégorie de la République française.


JEUDI NOIR 24 OCTOBRE 1929

24 octobre 1929

Jeudi noir à Wall Street

La Bourse de Wall Street, à New York, se souvient du jeudi 24 octobre 1929 comme d'un « Jeudi noir » (Black Thursday en anglais).
Une surprise générale
Deux jours plus tôt, un illustre économiste, Irving Fisher, affirmait que le prix des actions était encore trop bas. Mais après 18 mois de frénésie, les spéculateurs ont cessé de croire à une hausse infinie des cours. C'est désormais à qui vendra le plus vite ses actions.
La foule des curieux devant Wall Street; au fond, des ambulances attendent d'hypothétiques suicidésCelles-ci perdent en quelques jours 43% de leur valeur. Les experts se veulent confiants. Ils assurent qu'un effondrement de la Bourse ne peut pas affecter «l'économie réelle». Le président des États-Unis proclame quant à lui que «la prospérité est au coin de la rue».
Personne ne se doute que le monde occidental est entré dans la plus grande crise économique de son Histoire.
C'est que des centaines de milliers de ménages ont emprunté pour spéculer à la Bourse et comptaient rembourser leur dettes en revendant leurs actions. Avec la chute des cours, ils se retrouvent ruinés.
Les banques auxquelles ils ont emprunté se déclarent en faillite. Les commerces et les entreprises sont à leur tour affectés par la ruine des banques et des consommateurs
La production industrielle s'effondre de plus de moitié en trois ans, les prix baissent des deux tiers. Les petits fermiers sont jetés sur les routes. On compte bientôt treize millions de chômeurs aux États-Unis et en l'absence de cotisations sociales, une grande partie d'entre eux doivent s'en remettre à la charité publique.
Le reste du monde est affecté par ricochets. En Allemagne, le chômage qui frappe les classes moyennes favorise la remontée électorale du parti nazi. Son leader, Adolf Hitler, voyait son étoile pâlir en 1929. Trois ans plus tard, il accède au pouvoir...

SUR NOS ECRANS

LES SORTIES DU MERCREDI 23 AU MARDI 29 OCTOBRE 2019

ABOMINABLE

HORS NORMES

LES MUNICIPAUX:
TROP, C'EST TROP!

TERMINATOR: DARK FATE

ERZA MUGOLI
LE CONCERT PRIVE AU CINEMA


PEPPA PIG FÊTE HALLOWEEN
Genre : Animation
Date de sortie : 19/10/2019
Réalisé par MARK BAKER, Neville Astley
Durée : 0h50.
Pour Halloween, Peppa fait son cinéma !!
« Peppa Pig », l'héroïne préférée des tout petits, arrive pour fêter Halloween dans vos salles de cinéma. Masques, déguisements et citrouilles seront de la partie dans une sélection comprenant des épisodes 100% inédits en France. Venez rire, frissonner et faire découvrir les joies du cinéma aux enfants avec l'adorable chipie cochon, son frère George, Maman Pig et Papa Pig. Un évènement accessible partout en France, du 19 octobre au 4 novembre dans votre cinéma.

LES FILMS ENCORE À L'AFFICHE DU 23 AU 29 OCTOBRE 2019


- Gemini Man.
- Angry Birds: copains commoe cochons.
- Fahim.
- La vérité si je mens! les déébuts.
- Donnes-moi des ailes
- Maléfique: Le pouvoir du mal.
- Shun le mouton, le film: La ferme contre- attaque.
- Au nom de la terre.
-Joker.
- La vie scolaire.





mercredi 23 octobre 2019

MERCREDI 23 OCTOBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Jean, Yohanan, Hans, Servand, Ethel, Liévine.
Saint Jean de Capistran.

 Les Jean sont imprévisibles. Ils ont beaucoup de mal à mener une vie stable car ils sont sans cesse tiraillés entre deux tendances. Prudents, ils ont toutefois toujours besoin de réfléchir avant de passer à l'action. En amour, ils trouvent d'ailleurs rarement la femme qu'il leur faut car ils lui demandent énormément..

DICTON DU JOUR: A la Saint Jean d'Automne, repiquez avant soleil levé.

CITATION DU JOUR:  Donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s'enfuir.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:


MARCHES DU JOUR:


CA S'EST PASSE UN 23 OCTOBRE:
Naissance

Emmanuel de Grouchy

23 octobre 1766 à Villette - 29 mai 1847 à Paris
Voir article ci- dessous

ACTIVITES A AMPUS ET DANS LES ENVIRONS:



EMMANUEL DE GROUCHY



Emmanuel de Grouchy (1766 - 1847)

Le dernier Maréchal

L'auteur : Benjamin Fayet

Professeur d'histoire et animateur du site Vivre l'Histoire, Benjamin Fayet est aussi le fils de l'historienne Michèle Fayet et le frère d'Aurélien, lui aussi historien et auteur de divers livres d'Histoire...

Grouchy, un nom associé pour toujours à la bataille de Waterloo où son inaction fut tragique pour l'armée française et le destin de Napoléon 1er. Pourtant, ce brillant officier de cavalerie, grand patriote, eut une carrière faite de courage et de gloire tout au long de la période révolutionnaire et impériale.
Benjamin Fayet
Un aristocrate dans les armées de la Révolution
L'année 1766 voit naître le futur maréchal Grouchy, issu d'une vieille famille normande grâce à laquelle il côtoie durant son enfance une partie de la haute société politique et intellectuelle de l'époque.
Le jeune marquis embrasse la carrière militaire et il est officier aux gardes du corps lorsqu'éclate la Révolution. Le jeune soldat adhère avec enthousiasme aux idées nouvelles, raison pour laquelle il démissionne de son poste dans l'armée royale.
Face à la menace des coalisés sur la France, Grouchy décide de reprendre du service en 1791. Il est fait colonel de hussards au sein de l'armée du centre, en 1792. Il intègre par la suite l'armée des Alpes puis participe à la répression en Vendée en tant que général de division sous les ordres du général Hoche.
En 1796, Grouchy participe à un épisode méconnu de l'histoire militaire de la Révolution : la tentative de débarquement en Irlande pour soutenir les Irlandais contre l'Empire britannique. Le débarquement est un échec. Après cette expédition peu glorieuse, le futur maréchal est envoyé en 1798 à l'armée d'Italie où Il participe courageusement à la bataille de Novi : il y est blessé quatorze fois avant d'être fait prisonnier ! Après un an de captivité, il est affecté dans l'armée de réserve et participe à la victoire de Moreau à Hohenlinden, le 3 décembre 1800.
Un cavalier impétueux
Le fait d'avoir servi Moreau, général impliqué dans un complot contre le Premier Consul , lui vaut d'être temporairement disgracié par Napoléon. Il revient en grâce au début de l'Empire et participe à la campagne de 1805 contre les troupes austro-russes sous les ordres de Marmont. Il reprend du service en 1806 et participe avec sa division de cavalerie à la poursuite des débris de l'armée prussienne après la bataille d'Iéna.
À la tête de ses cavaliers, il s'illustre tout particulièrement lors de la campagne de 1807, et se couvre de gloire à la bataille d'Eylau. Il fait partie de la fameuse charge « des 80 escadrons ». Sur les 4000 hommes de cette charge légendaire, il en revient seulement 1200 ! Grouchy et ses cavaliers s'illustreront également quelques mois plus tard à la bataille de Friedland.
En récompense de ses services, il reçoit le titre de comte d'Empire et se voit affecté en Espagne en 1808. Alors fait gouverneur de Madrid, il combat énergiquement l'insurrection madrilène du 2 mai. En 1809, il quitte l'Espagne et s'illustre à la tête de ses cavaliers à la bataille de Wagram (5-6 juillet 1809). Ses talents de commandant de cavalerie sont tels qu'il est nommé, pendant la campagne de Russie, à la tête d'un corps de cavalerie de plus de 10.000 hommes !
Grouchy s'illustre lors de la bataille de la Moskowa (7 septembre 1812) et combat avec ardeur durant toute la retraite de Russie où il est chargé de mener un combat d'arrière garde. Ses talents de cavalier sont tels qu'il est mis à la tête de l'«escadron sacré», rassemblement de tous les officiers encore valides chargés d'assurer la protection de l'Empereur.
Après cette campagne, souhaitant prendre la tête d'un corps d'infanterie, il s'offusque du refus de l'Empereur qui veut le garder à la tête de la cavalerie, rôle dans lequel il excelle. Par signe de désapprobation, il se retire sur ses terres, mais ce grand patriote demande à reprendre du service lorsqu'il voit les armées alliées menacer la France en 1813. Il est alors commandant en chef de la cavalerie de la Grande Armée et se bat avec sa fougue habituelle lors de la campagne de France où il est grièvement blessé.
Le déshonneur dans la plaine de Waterloo
Le 1er mars 1815, Napoléon est de retour de l'île d'Elbe. L'armée se rallie à lui ainsi que de nombreux grands officiers. Grouchy, fidèle parmi les fidèles, se rallie à l'Empereur et lui propose ses services. Il est alors fait «Maréchal d'Empire» (le dernier de l'épopée napoléonienne).
Le nouveau maréchal dirige un corps d'armée lors de la campagne qui s'ouvre face aux armées anglo-prussiennes en Belgique. Après la victoire de Ligny (16 juin 1815), où les forces françaises culbutent l'armée prussienne, Grouchy est chargé avec ses 30.000 hommes de poursuivre les 100.000 Prussiens et de lesempêcher de rallier l'armée anglaise, commandée par le duc de Wellington.
La mission est délicate et Grouchy, en militaire discipliné, s'attache trop aux ordres. Alors qu'à Waterloo, Napoléon a besoin de renforts, pour mener ses troupes à la victoire, Grouchy, malgré le bruit de la bataille, décide de ne pas enfreindre ses ordres. Pourtant, le bruit des canons à seulement quelques kilomètres de sa position devraient l'amener à prendre l'initiative de rejoindre l'Empereur. Ses généraux et officiers l'en supplient. La légende l'accuse : le maréchal aurait dégusté des fraises pendant que des milliers de Français tombent à quelques kilomètres de là.
Son inaction entraîne la chute de l'Empire et la nouvelle abdication de Napoléon. Proscrit par le roi à la seconde restauration, Grouchy s'exile aux États-Unis. Il ne reviendra en France qu'en 1821 et s'éteindra sous la monarchie de juillet, en 1847. Sa carrière militaire restera toujours entachée par sa responsabilité dans l'une des plus grandes défaites de l'histoire française.

PIERRE LAROUSSE: EDITEUR


 Naissance de Pierre Larousse, éditeur
23 octobre 1817 

Pierre Larousse, né le  à Toucy et mort le  à Paris, est un pédagogue, encyclopédiste, lexicographe et éditeur français. Il est surtout connu pour les dictionnaires qui portent son nom, dont Le Petit Larousse.

Biographie:

Fils d’Edmé Athanase Larousse (1793-1877) charron-forgeron et de Louise Guillemot (1795-1871) cabaretière, il est un brillant élève déjà désireux de devenir encyclopédiste, comme Diderot, et obtient à 16 ans une bourse de l’université pour compléter sa formation à Versailles. De retour à Toucy, il devient, à 20 ans à peine, instituteur à l’école primaire supérieure. Pédagogue dans l'âme, il est déçu par l'absence de manuels de qualité. Pendant trois ans, il cherche à renouveler la pédagogie en faisant appel à la curiosité des enfants avant de rejoindre Paris en 1840. Républicain et démocrate bien avant la Révolution de février 1848, lecteur assidu des philosophes des Lumières, il entend placer la parole de l'instituteur sous la seule autorité de la Raison éclairée par la Science et non par la Religion, dans l'esprit des Hussards noirs de la IIIe République.
Pendant huit années, il suit les cours gratuits de la Sorbonne, étudie au Conservatoire national des arts et métiers, au Muséum national d'histoire naturelle et au Collège de France et fréquente de grandes bibliothèques. Il étudie le latin, le grec, la linguistique, le sanskrit, le chinois, les littératures française et étrangère, l'histoire, la philosophie, la mécanique et l'astronomie. Il constitue des milliers de fiches sur tous les sujets, dans la frénésie d'une formidable boulimie intellectuelle, ce qui lui vaut d'être surnommé le « bibliothécaire » par ses compagnons d'hôtel.
Alors qu'il songe se consacrer au commerce des vins de Bourgogne en s'associant avec sa sœur et son beau-frère, il renonce et entre en 1848 à l'institution Jauffret comme répétiteur ; il y restera trois ans.
Larousse acquiert une propriété à Toucy où son désir secret de Bourguignon attaché à la terre est de cultiver la vigne. La Lexicologie des écoles primaires publiée à compte d'auteur, paraît en 1849. Une nouvelle édition de cet ouvrage est publiée en 1852 sous le titre Grammaire élémentaire lexicologique. C'est la première pierre d'un édifice monumental en gestation.

En 1851, il rencontre un homme de sa région natale, Augustin Boyer, instituteur avec lequel il se lie d'amitié. Boyer apporte les fonds nécessaires pour que les deux hommes puissent s'associer et fonder une maison d'édition, la librairie Larousse, qui se développe rapidement. Le , Pierre Larousse demande officiellement un brevet de libraire-éditeur. Le , il reçoit l'autorisation d'exercer, ce qui permet aux deux hommes de s'installer dans un petit local loué au 2, rue Pierre-Sarrazin. Il a derrière lui plusieurs années de travail acharné. Son objectif est de tout savoir dans tous les domaines. Son autre souhait est aussi de préparer l'édition de manuels scolaires destinés aux écoles primaires, comme le Traité complet des analyses médicales.

En 1856, est publié (avec l’aide de François Pillon) le Nouveau Dictionnaire de la langue française, l’ancêtre du Petit Larousse. Il est condamné par l’Église et mis à l’Index des Livres Interdits par le Saint-Office de l’Inquisition romaine.
Son œuvre majeure est le Grand dictionnaire universel du xixe siècle. D’abord publié en fascicules entre 1863 et 1866, il les regroupe en 17 volumes de 1866 à 1876 et mit onze ans (jusqu’à sa mort) pour écrire ce dictionnaire de 22 700 pages.

Mariage, décès et succession.

Après vingt-cinq ans de vie en concubinage avec Pauline Suzanne Caubel, le libertaire Pierre Larousse qui avait subi une attaque vasculaire-cérébrale et se savait proche du terme de sa vie, l'épouse sous le régime de la communauté de biens devant le maire du 6e arrondissement le , avec notamment pour témoins Prudence Boissière et Pierre-Augustin Boyer mais en l'absence de sa famille. Agissant de la sorte, Larousse confie en priorité la gestion de ses biens à sa compagne, tout en marquant son amitié à son ex-associé, sans toutefois que son affection pour son neveu Julien Hollier soit à remettre en question. Celui-ci demeure d'ailleurs son héritier avec celle qui est désormais sa tante.
Pierre Larousse meurt de congestion cérébrale à Paris en 1875, l'année de la fondation de la société Larousse. Conformément à ses volontés, il est enterré civilement au cimetière Montparnasse (14e division).
La succession Larousse donnera lieu à d'âpres différends après le décès en 1890 de Pauline Larousse, qui avait bénéficié de l'usufruit de la moitié du ménage Larousse et qui s'était mise en ménage avec le peintre Constant Noleau. Mais l’œuvre du lexicographe sera poursuivie et achevée par son neveu Julien Hollier (1842-1909). JuIien Hollier deviendra administrateur du grand dictionnaire universel et directeur de la librairie Larousse. Par décret du 19 janvier 1885, il est autorisé à ajouter à son nom celui de sa mère (il est donc Julien Hollier-Larousse). De son mariage avec Louise Jozwick (1854-1920), il a quatre enfants : Pierre (1878-1959), Jules (1879-1970), Jeanne (1880-1954) et Louise Hollier-Larousse (1882-1951).
Aujourd’hui, le patronyme de Larousse est devenu un nom commun et l’activité de la Librairie Larousse a pris un essor considérable depuis les premiers pas lors de l’installation à Paris, rue Pierre-Sarrazin puis rue Saint-André-des-Arts.