mercredi 17 avril 2019

HISTOIRES ET ANECDOTES SUR NOTRE DAME DE PARIS

extrait du journal " LE MONDE"

De la tunique de saint Louis aux abeilles situées sur le toit de l’édifice religieux, retour sur huit éléments que vous ignoriez peut-être sur la cathédrale.



La cathédrale ravagée en partie par un incendie lundi soir est au cœur du patrimoine historique français. Voici huit histoires et anecdotes sur Notre-Dame de Paris.


Le monument le plus visité de France en quelques chiffres
Avec 13 millions de visiteurs chaque année, environ 30 000 par jour, Notre-Dame de Paris est le monument français le plus visité, devant la basilique du Sacré-Cœur. Des prêtres aux agents d’accueil, soixante-sept salariés y travaillent au total. Cinq offices sont célébrés par jour, avec les fêtes et célébrations, soit plus de deux mille célébrations par an. D’une superficie de 4 800 mètres carrés, l’édifice a été construit à partir de 1163, en présence du pape Alexandre III. Il ne sera achevé que plus de cent ans plus tard, en 1272, selon le site de la cathédrale.
Dans les siècles qui ont suivi, la cathédrale a connu plusieurs campagnes de travaux, dont une grande restauration au XIXe siècle. Le célèbre mariage entre le futur Henri IV et Marguerite de Valois y a été célébré en 1572. C’est aussi à Notre-Dame que Napoléon 1er a été sacré empereur des Français en 1804. La cathédrale a accueilli les cérémonies religieuses des funérailles des présidents Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand. 
Des reliques du Christ conservées à Notre-Dame
Plusieurs reliques sont conservées dans la cathédrale, dont la plus précieuse est la sainte couronne. Selon la croyance catholique, cette couronne composée d’un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or était posée sur la tête de Jésus avant sa crucifixion. Notre-Dame de Paris conserve aussi un fragment du bois de la croix et un clou. Ces reliques ont été sauvées des flammes, ainsi que la tunique de saint Louis. En revanche, trois reliques nichées dans le coq surmontant la flèche (une parcelle de la sainte couronne d’épines, une relique de saint Denis et une de sainte Geneviève) ont disparu dans l’incendie.
La cathédrale possède trois orgues, dont le plus grand, qui a été construit à partir du XVe siècle, possède cinq claviers et huit mille tuyaux. Dans le sanctuaire, plus de trente statues de la Vierge décorent les lieux, notamment une Vierge à l’enfant sculptée au XIVe siècle. Seize statues d’apôtres décrochées de la flèche et transportées, le 13 avril, à Périgueux pour être rénovées ont échappé au sinistre. Trois rosaces, construites au XIIIe siècle et rénovées plusieurs fois, décorent l’édifice. Les vitraux des rosaces semblent avoir été épargnés.
Notre-Dame compte aussi plusieurs cloches. La plus grosse, le bourdon et ses 13 tonnes, se situe dans la tour sud. Elle est sonnée lors des fêtes catholiques et autres grands événements. On trouve aussi dans la cathédrale de grandes toiles surnommées les « grands Mays », commandées presque chaque année entre 1630 et 1707 par la corporation des orfèvres parisiens pour les offrir en l’honneur de la Vierge Marie. Elles ont été évacuées en lieu sûr. 
La « forêt » de la cathédrale et ses 1 300 chênes
C’est l’un des drames de l’incendie de Notre-Dame de Paris. La charpente de bois, l’une des plus anciennes de la capitale, mise en place entre 1220 et 1240, est partie en fumée. Cette structure était baptisée la « forêt » en raison du grand nombre de pièces de bois, chacune venant d’un arbre différent. Au total, 1 300 chênes ont été utilisés pour réaliser cette structure, qui mesurait plus de 100 mètres de long et 10 mètres de haut. Sur cette charpente reposait une toiture de plomb qui pesait 210 tonnes. « Aux XIe et XIIe siècles, on couvrait les toits des églises de tuiles plates en raison des abondants gisements d’argile. Paris étant loin de tels gisements, on lui préféra le plomb »,indique la cathédrale sur son site. 
Le point zéro des routes de France
La cathédrale sert de référence pour le calcul des distances entre Paris et les autres villes de France. Le « point zéro » utilisé par les cartographes est précisément matérialisé non pas dans le monument, mais sur le parvis, sous la forme d’une plaque en bronze représentant une rose des vents, installée en 1924. Il sert de départ aux routes nationales reliant les principales directions en France. Les points zéro sont généralement situés dans des monuments emblématiques des grandes villes : le sommet du Capitole à Rome, la statue équestre de Charing Cross à Londres, la Puerta del Sol à Madrid, la Maison Blanche à Washington…
Ce repère routier ne doit pas être confondu avec le « point géodésique » qui était situé sur la pointe de la flèche de Notre-Dame. Ces points, dont les coordonnées de localisation sur le globe sont connues avec précision, sont généralement situés en hauteur. Ils servaient, surtout avant la généralisation des GPS, de repères pour déterminer les distances et les coordonnées d’autres éléments. Après l’effondrement de la flèche, les points géodésiques les plus proches sont ceux situés à l’église Saint-Paul-Saint-Louis (4e arrondissement), au Panthéon (5e) et à Saint-Sulpice (6e).
Une ruche sur le toit
En 2013, une ruche a été installée sur le toit de la sacristie. Offerte par l’apiculteur Nicolas Géant, cette ruche est composée d’abeilles de l’espèce frère Adam, dont « l’une des principales caractéristiques est la douceur, vertu essentielle pour une apiculture urbaine », indique la cathédrale. En hébergeant cette ruche, Notre-Dame a souhaité participer à la préservation de la biodiversité.
Vandalisée pendant la Révolution, préservée pendant les guerres mondiales
Notre-Dame de Paris a pâti lors de la Révolution et de la période qui a suivi. Symbole du pouvoir monarchique et du catholicisme, la cathédrale a été pillée et ses biens vendus. Vingt-huit statues, dites « rois de Juda », ont été détruites, car on pensait, à l’époque, qu’il s’agissait de portraits des rois de France. Vingt et un fragments de ces statues portées disparues ont été retrouvés en 1977 lors de travaux dans la cour d’un hôtel du 9e arrondissement.
A l’instar des autres édifices religieux, la cathédrale est rebaptisée en 1793 Notre-Dame-de-la-Raison et sert, plus tard, d’entrepôt des vins de la République. Le concordat de 1801 rétablira le culte catholique dans les églises. Les deux conflits mondiaux, eux, ont épargné la cathédrale. Le 26 août 1944, le général de Gaulle s’y rend pour assister au magnificat.
Victor Hugo, sauveur de Notre-Dame
« Sans doute, c’est encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice que l’église de Notre-Dame de Paris. Mais si belle qu’elle se soit encore conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument. »
Publié en 1831, Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo, a été un immense succès populaire. Les lecteurs prennent alors conscience de la nécessité de préserver un patrimoine délaissé en mauvais état. Dix ans après, le roi Louis-Philippe décrète la restauration de la cathédrale, qui sera assurée par deux architectes, dont le célèbre Viollet-le-Duc. Sous sa supervision, plusieurs travaux sont lancés, dont la reconstruction de la flèche, l’élévation de la nouvelle sacristie, la réfection du grand orgue, etc. Par ailleurs, l’architecte a donné son visage à l’une des douze statues des apôtres situées au pied de la flèche.
Nous n’allons pas « attendre cent sept ans »
Il est toujours difficile de remonter aux origines d’une expression courante. Pour l’expression « attendre cent sept ans », plusieurs théories sont avancées. Selon la plus répandue, il s’agit de la durée de la construction de la cathédrale. Là-dessus, les avis divergent, car les historiens ne s’accordent même pas sur une date précise de fin des travaux. L’autre théorie fait référence aux guerres de Cent Ans (1337-1453) et de Sept Ans (1756-1763). A elles deux, cent sept ans, donc.

mardi 16 avril 2019

mardi 16 avril

Aujourd'hui:  Bonne fête! Benoît-Joseph, Cécilien, Carissa, Joachim .

 Ce qui caractérise avant tout les Benoît est certainement leur amour de la perfection. Ce sont des hommes d'une extrême réserve, d'une grande pudeur, mais d'une force de caractère exemplaire, même si leur manque d'assurance leur joue parfois des tours. Lorsqu'ils parviennent à s'extérioriser, la réussite est généralement au rendez-vous.

St Benoît-Joseph Labre, patron des pèlerins, des réfugiés et des voyageurs. 

Dicton du jour: Si la pluie d'avril vaut son pesant d'or, quand le tonnerre va, c'est un trésor.

Ça s’est passé un 16 Avril.

 1955 : Le mot ordinateur est inventé par le professeur de philologie Jacques Perret à la demande de la société I.B.M. 
1943 : Le chimiste suisse Albert Hofmann découvre les propriétés pharmacologiques du LSD (acide lysergique diéthylamine) après une ingestion accidentelle. 
1921 : Naissance du premier fromage fondu en portions « La Vache qui rit », brevet déposé par Léon Bel 
1889 - Charlie Chaplin (Charles Chaplin), né Sir Charles Spencer Chaplin, Jr., acteur, réalisateur, producteur, scénariste, écrivain et compositeur britannique (25 décembre 1977) 
1860 : Référendum à Nice: 26.000 électeurs, contre 150, se prononcent en faveur du rattachement à la France. 
 1828 : Décès du peintre espagnol Goya (Francisco de Goya Y Lucientes), né en 1746. 

Dessin ou histoire du jour:




Semaine Sainte à AMPUS:

Paroisse d'Ampus

Offices de la semaine Sainte:

Jeudi 18 avril à 18h: Messe du jeudi Saint à l'église.
Vendredi 19 avril à 15h: Chemin de Croix.
Dimanche 21 avril: Messe de Pâques à 9h30.


Activités à Ampus et dans les environs:

Draguignan:

à 19h30

SOIREE EMPORIUM


UNE SOIREE LITTÉRAIRE DE GRANDE QUALITÉ



Florence Fabre Dureau, présidente d'Emporium, a été fascinée, comme le nombreux public présent, par la prestation exceptionnelle que Jacques
Photo BG
Dremeau et Yvette Gougeon ont donné ce vendredi soir sur la vie de Louis Aragon et Elsa Triolet. C'était aussi une première car les universitaires, venus de Laval (Mayenne), vont présenter ensuite ce thème dans le grand Ouest et la Normandie. L'idée de cette soirée vient d'une visite à Bargème l'année dernière et de la rencontre avec la sculptrice Elsa. Jacques Dremeau et Yvette Gougeon ont alors recherché des témoignages, de nombreux documents écrits et audiovisuels, et travaillé pendant un an sur le poète et sa muse pour rendre une copie parfaite lors de cette soirée. 

Photo BG
La rencontre de Louis avec Elsa en 1928 le fit se séparer quatre ans plus tard du mouvement surréaliste. Dans son oeuvre immense il fera le témoignage de son engagement dans la résistance, le communisme (jusqu'à ce qu'il découvre avec Elsa les horreurs du régime), et un hymne à la femme aimée dont il écrit le célèbre recueil en 1942 "Les yeux d'Elsa". En 1945 Elsa Triolet est la première femme à obtenir le prix Goncourt avec son roman "Le premier accroc coûte 200 francs". Leur amour mythique et fusionnel est légendaire, à tel point que Charles de Gaulle qui avait invité personnellement Aragon à une cérémonie pour fêter la libération, ce dernier a refusé car sa femme n'était pas invitée, malgré son engagement dans la résistance. Il fallait le faire ! Hanté jusqu’au bout par les yeux d’Elsa, Aragon s’est éteint en 1982 à 85 ans, Elsa l’avait quitté en 1970 à 74 ans.
B.G.

Photo BG
Photo BG


INCENDIE DE NOTRE DAME DE PARIS



Un incendie dévore Notre-Dame depuis le début de soirée, lundi 15 avril. Parti des toits, le feu s’est propagé à l’ensemble de l’édifice et la flèche s’est effondrée sur la nef. Les toitures sont tombées dans la nef, le transept et le chœur. Pour Mgr Éric Moulin-Beaufort, président de la CEF, « c’est une part de notre chair qui est abîmée ».


Les pompiers peinent à éteindre les flammes, situées à plusieurs dizaines de mètres de haut et favorisées par le vent. Sur place, les policiers élargissent sans cesse le cordon de sécurité en raison des risques d’effondrements..
Emmanuel Macron, qui devait présenter ses mesures à l’issue du grand débat, a exprimons notre proximité avec les catholiques français et avec la population parisienne. Nous prions pour les pompiers et pour tous ceux qui font leur possible pour faire face à cette situation dramatique. »

NOTRE DAME DE PARIS

Le , un violent incendie détruit une partie de la cathédrale.
Source Wikipédia

La cathédrale Notre-Dame de Paris — en forme courte Notre-Dame — est la cathédrale de l'archidiocèse de Paris, située dans l'est de l'île de la Cité. Longtemps la plus haute construction de la ville, elle occupe à Paris une place symbolique de premier rang et est la plus célèbre cathédrale du paysa.
Commencée sous l'impulsion de l'évêque Maurice de Sully, sa construction s'étend sur plus de deux siècles, de 1163 au milieu du xive siècle. Après la tourmente révolutionnaire, la cathédrale bénéficie de 1844 à 1864 d'une restauration importante et parfois controversée, sous la direction de l’architecte Viollet-le-Duc, qui y incorpore des éléments et des motifs inédits. Pour ces raisons, le style n’est pas d'une uniformité totale : la cathédrale possède ainsi des caractères du gothique primitif et du gothique rayonnant. Les deux rosaces, qui ornent chacun des bras du transept, sont parmi les plus grandes d’Europe.
Édifice à la fois religieux et patrimonial, elle est liée à de nombreux épisodes de l’histoire de France. Église paroissiale royale au Moyen Âge, elle accueille l’arrivée de la Sainte Couronne en 1239, puis le sacre de Napoléon Ier en 1804, le baptême du duc de Bordeaux en 1821 et les funérailles de plusieurs présidents de la IIIe République (Adolphe Thiers, Sadi Carnot, Paul Doumer). C'est sous ses voûtes qu'est chanté un Magnificat lors de la libération de Paris en 1944. Des cérémonies y ont lieu à la mort des présidents Charles de Gaulle (), Georges Pompidou () et François Mitterrand ().
Pendant de nombreux siècles, la cathédrale est l'une des plus grandes d'Occident et est l'un des monuments les plus emblématiques de Paris. Elle a inspiré plusieurs œuvres, notamment le film Le Bossu de Notre-Dame en 1996. Au début du XXIe siècle, la cathédrale est visitée chaque année par quelque 13 à 14 millions de personnes Aussi basilique mineure, l’édifice est ainsi le monument le plus visité de Paris et d’Europe. En 2013, le 850e anniversaire de sa construction est célébré.

lundi 15 avril 2019

AVIS DE DECES


C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de
M Gerhard ENDERESS

Les obsèques auront lieu le mardi 16 avril 2019 à 15h00
au crématorium de Vidauban.
Le darnaga présente ses sincères condoléances à la famille.
lundi 15 avril

Aujourd'hui:  Bonne fête! Paterne, Pair, César .

 Les Paterne sont avant tout des êtres forts, de caractère, ne se laissant rarement marcher sur les pieds. Trop orgueilleux, ils ne supportent pas d'avoir tort et font parfois fausse route.

Dicton du jour: Quand à saint Paterne arrive la saison, la chaleur vient pour de bon.

Ça s’est passé un 15 Avril.

1452 : Naissance de Léonard de Vinci (mort le 2 mai 1519). 
1764 : Mort de Madame de Pompadour, maîtresse de Louis XV.
1912 : Le Titanic, réputé insubmersible, fait naufrage au large de Terre-Neuve après avoir heurté un iceberg: environ 1.500 morts.
1945 : Libération du camp de concentration de Bergen-Belsen.
1980 : Décès de l'écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre.
1985 : Abolition en Afrique du Sud des lois interdisant les mariages mixtes et les relations sexuelles entre Blancs et non-Blancs.
1986 : Raid américain sur Tripoli (Libye).
1989 : Mort de Hu YaoBang, ancien secrétaire général du PC chinois, réformateur, qui provoque d'imposants rassemblements sur la place Tiananmen, réprimés dans le sang en juin.
1990 : Mort de l'actrice Greta Garbo.
1998 : Mort du chef historique des Khmers Rouges, Pol Pot.
2013 : Un attentat à l'arrivée du marathon de Boston fait 3 morts et 264 blessés.


Dessin ou histoire du jour:






Activités à Ampus et dans les environs:



MUSIQUE DE CHAMBRE

Samedi 4 mai 2019, 19h30
 Temple Protestant, 15 rue Grignan, 13006 Marseille

Le Trio Goldberg



Très belle soirée en perspective avec le Trio Goldberg (solistes de l'Orchestre Philarmonique de Monte-Carlo).
Liza Kerob (supersoliste violon), Fédérico Hood (premier alto solo), Thierry Amadi (premier violoncelle solo).
Programme autour de Haydn, Schubert, Beethoven, Weinberg, Tanaiev.
Primé avec une médaille d'or lors de l'édition 2019 du [Vienna International Music Compétition], le Trio Goldberg est désormais reconnu par la critique internationale comme étant l'un des meilleurs trios à cordes de sa génération.
Ne manquez pas cet événement exceptionnel produit par Musica Intima.
Réservations sur www.musica-intima.fr ou par téléphone: 06 15 91 15 84 / 06 64 84 45 09

  • SCHUBERT. Trio à cordes [D.471]
  • HAYDN. Trio à cordes [opus 53 n°1]
  • BEETHOVEN. Trio à cordes [opus 9 n°3]
  • WEINBERG. Trio à cordes [opus 48]
  • TANEÏEV. Trio à cordes
Avec des origines aussi riches que variées, le Trio Goldberg est né au sein de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo où les trois musiciens (Liza Kerob, Supersoliste, Federico Hood,1er Alto Solo, et Thierry Amadi, 1er Violoncelle Solo) se sont unis pour former cet ensemble dynamique et éclectique.
Un des meilleurs Trios à Cordes de sa génération...
Primé avec une médaille d'or lors de l'édition 2019 du [Vienna International Music Competition] le Trio Goldberg est désormais reconnu par la critique internationale comme étant l’un des meilleurs Trios à cordes de sa génération, abordant un large répertoire allant de Mozart à Schnittke (en passant par Bach, Schubert, Enescu, Kodály, Piazzolla, Sibelius, Jean Françaix, Ysaÿe, et Tôn-Thât Tiêt...).
Après un premier enregistrement voué aux Variations Goldberg de J.S. Bach, le Trio Goldberg enregistre un deuxième disque en 2018, « De l’Ombre à la Lumière », consacré aux trios de Jean Cras, Mieczyslaw Weinberg, Gideon Klein, et Ernst von Dohnányi pour le label ARS Produktion. Un troisième enregistrement dédié aux quatuors pour flûte et trio à cordes de Mozart avec le flûtiste Jean Ferrandis pour le label Europ&Art paraîtra en 2019. L'ensemble partage régulièrement la scène avec des musiciens prestigieux, comme Patrice Fontanarosa, Régis Pasquier, Olivier Charlier, Gérard Caussé, Dominique de Williencourt, Jean Ferrandis, Shani Diluka, Matan Porat, Iddo Bar-Shaï, et Luis Fernando Pérez.
Le Trio Goldberg donne de très nombreux concerts en France, et à travers toute l’Europe, notamment à La Folle Journée de Nantes et d’Ekaterinbourg, au Festival de Chaillol, au Festival de Menton, au Festival des Grands Heures de Cluny, au Festival À Portée de Rue à Castres, aux Moments Musicaux de L'Hermitage à La Baule, au Musée d’Orsay, à Bordeaux, Tours, Vienne, Linz, Budapest, Bratislava, Londres et Monaco.

COMMENT MACRON PEUT-IL FAIRE

Journal l'opinion 


Macron à la recherche de l’effet «waouh»

Le Président, qui prendra la parole lundi soir, doit à la fois tenter de mettre fin à la crise des Gilets jaunes, rassurer le socle de ses partisans, viser les européennes et relancer son quinquennat. Pari complexe



Impôts, démocratie, services publics, écologie... Comment Macron peut-il faire pour que «plus rien ne soit comme avant»?


«Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies», assurait Emmanuel Macron en lançant l’idée du grand débat, lors de son allocution du 10 décembre en réponse aux Gilets jaunes. « Après ce débat, rien ne sera comme avant », renchérissait la nouvelle porte-parole de gouvernement, Sibeth Ndiaye, il y a une semaine. Mais que changer pour concrétiser ces grandes envolées ?

Fiscalité : le coup de poker de l’IR

C’est à la fois le sujet sur lequel le chef de l’Etat est le plus attendu et le sujet le plus casse-gueule. Comment créer la surprise, alors que les 10 milliards d’euros de mesures de pouvoir d’achat lâchés en décembre on fait pschitt ? Et qu’un feu d’artifice d’idées fiscales illumine le ciel gouvernemental depuis trois mois. Tout y est passé : révision du barème de l’impôt sur le revenu avec création d’une tranche supérieure pour taxer les plus riches, création de tranches inférieures pour adoucir l’entrée dans l’impôt, réforme des droits de succession (balayée par Macron), des niches fiscales (balayée par Macron), rétablissement de l’ISF (balayé par Macron), TVA de 0% pour les produits de première nécessité (balayée par Macron), et plus récemment suppression de la redevance télé (balayée par Macron)...
Politiquement, le plus visible serait de cibler l’impôt sur le revenu. Une enveloppe de cinq milliards d’euros permettrait de sortir 3 millions de foyers de l’IR et de le baisser pour 9 autres millions. Problème : cela a déjà été fait par François Hollande entre 2014 et 2016, avec le succès électoral que l’on sait. Ce qui fait dire à l’Elysée que si, les hausses d’impôt provoquent la colère du peuple, les baisses n’apportent aucune reconnaissance.

Citoyenneté  : moins (d’élus), c’est plus (de démocratie) ?

« Pour répondre à la défiance envers les élus, nous devons construire une démocratie plus délibérative », affirmait le Premier ministre Edouard Philippe mardi à l’Assemblée. L’Elysée cogitait notamment, ces derniers jours, sur le moyen de faciliter le déclenchement du référendum d’initiative partagé, introduit dans la Constitution en 2008 mais encore jamais utilisé : inversion du processus pour que les citoyens puissent en être à l’initiative, et pas seulement les parlementaires ; abaissement du seuil de signatures nécessaires...
Dans cet esprit, le Conseil économique, social et environnemental pourrait être transformé Emmanuel Macron avait promis d’en faire « une chambre du futur », il pourrait accélérer le calendrier : baisse du nombre de représentants, avec en contrepartie un renforcement des pouvoirs de cette troisième assemblée. Dans une tribune au Parisien, Patrick Bernasconi, le président du CESE appelle d’ailleurs à « créer une chambre de la société civile ».
Mais les mesures les plus fortes auront trait plus probablement à la démocratie représentative. Elles ne coûtent rien et peuvent donner aux Français l’impression d’avoir été entendus. Le Président pourrait être tenté d’instaurer une dose de proportionnelle au Parlement d’au moins 25 %, contre 15 % actuellement prévus. François Bayrou, président du MoDem, plaide en ce sens, et les trois quarts des participants au grand débat ont réclamé la proportionnelle.
Emmanuel Macron pourrait également surfer sur le discrédit général de la classe politique en abaissant le nombre de parlementaires (-30%). Une mesure plébiscitée par 86% des participants au grand débat... qui n’ont peut-être pas tous réalisé que « leur »député risquait de disparaître. Parallèlement, 69% souhaitent la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés.

État et services publics : le refrain du millefeuille

Haro sur le millefeuille territorial ! Ce thème est peut-être celui où le chef de l’Etat peut se permettre d’aller le plus loin sans trop de risques… si ce n’est celui de fâcher les élus locaux. Quelque 86% des contributeurs au grand débat jugent en effet qu’il y a « trop d’échelons administratifs ». Emmanuel Macron a déjà tenté, au début de son quinquennat, de fusionner les métropoles et les départements. En vain. Egalement à l’étude, la création du conseiller territorial, à la fois élu départemental et régional – une idée du président Nicolas Sarkozy qui n’a jamais vu le chaud.
Le périmètre de l’Etat, dans le même temps, pourrait être sensiblement modifié. Le Président n’est « pas fermé à des transferts de compétences, assure un ministre au courant du dossier. Mais à condition qu’ils s’intègrent à ce qui existe déjà ». Ainsi la gestion des routes nationales pourrait-elle être transférée aux départements –  ce qui justifierait de leur déléguer le soin de revenir ou pas sur les 80 km/h…
Le transfert de la politique du logement aux départements est également évoqué, qui permettrait de supprimer le ministère correspondant. « Mais si une collectivité prend une compétence, il faut la prendre à plein », met en garde ce même ministre.
Par ailleurs, les rémunérations dans la haute fonction publique pourraient être rendues plus transparentes, voire plafonnées dans les autorités administratives indépendantes.

Transition écologique : idées vertes et Gilets jaunes

Les contributions ont fait remonter de fortes attentes sur les questions de mobilité, tout particulièrement les transports en commun. Baisse des prix, développement et rénovation des lignes font partie des demandes qui reviennent régulièrement, tout comme les incitations et les adaptations fiscales.
Mais l’épisode de la taxe carbone, déclencheur du mouvement des Gilets jaunes, a montré combien passer des belles idées aux mesures concrètes pouvait être périlleux. Un an après la réforme de la SNCF et en pleine bataille autour de la privatisation d’ADP, il faudra de toute façon plus que des propositions sur les comportements individuels (comme une super-super-prime à la conversion automobile destinée aux foyers modestes) pour marquer le coup.
Emmanuel Macron pourrait également concentrer ses annonces sur le volet énergie. Un projet de loi énergie-climat est d’ailleurs attendu en Conseil des ministres dans les prochaines semaines.
Immigration : une marotte présidentielle

Emmanuel Macron a tenu à faire figurer l’immigration dans sa lettre aux Français en janvier, et souhaitait initialement qu’elle constitue un chapitre entier du grand débat. Mais personne ne sait ce que le Président a en tête. Au revoir le double droit du sol, adieu le regroupement familial, bonjour les quotas migratoires ? Ces mesures, qui pourraient être applaudies par une large part de la population, soit sont inapplicables juridiquement, soit nécessiteraient une loi qui susciterait de vives fractures dans la majorité, à peine remise de la loi anticasseurs.
Au ministère de l’Intérieur, aucune mesure spectaculaire n’a été expertisée. Et personne n’y veut de quotas migratoires, inefficaces à juguler l’immigration illégale, et qui reviendraient à « parlementariser » la politique d’immigration.