mardi 24 mai 2022

 mardi 24 mai


Aujourd'hui nous fêtons:  Donatien

C'est sa fête : Donatien et Rogatien

Ces deux frères nés à Nantes au IIIe siècle, au temps des grandes persécutions, sont dénoncés comme chrétiens, arrêtés et décapités. Leurs reliques seront conservés sur place dans une église puis à la cathédrale. Deux croix, rue Saint-Donatien, signalent le lieu de leur martyre.

Dicton du jour: Après sainte Angèle, le jardinier ne craint plus le gel

Citation du jour: “"Une clé pour une relative paix, un relatif équilibre, une relative acceptation de la vie, c’est d’être tourné vers les autres."

Agnès Varda 

La photo du jour: Gégé Photographie


Bonjour
J'espère que vous allez bien en ce début de semaine et je sais que pour certains elle sera courte et pour d'autres il en sera tout autrement, alors courage.
Aussi aujourd'hui nous continuons notre découverte du village de Eze, village dominant les eaux bleues de la Méditerranée et qui fait la fierté de notre Provence.
Je vous invite à me suivre le long de ce dédale de ruelles en calades caractérisé par ces pavés couleurs terre cuite qui se déroulent devant nous tel un tapis rouge nous invitant à parcourir ces venelles bordées de boutiques et de galeries d'art dont certaines sont creusées dans la roche et où il fait bon s'y trouver par les fortes chaleurs pour le moins inhabituelles de ces derniers jours plongeant notre region dans un état de sécheresse alarmant.
Pour nous changer les idées c'est avec un immense bonheur que nous entreprenons la visite de ce bijou typiquement Provençal et incontournable qui fait la joie de nombreux touristes venus des quatre coins du monde tout au long de l'année.
Comme il est encore très tôt je peux sentir la fraîcheur qui émane de ces vieilles pierres, les ruelles sont désertes et j'ai un mal fou à croire que d'ici une heure des centaines de personnes pareils à des milliers de fourmis vont venir prendre d'assaut cet endroit si paisible, les boutiques vont ouvrir leurs portes laissant les badauds aller ça et là à l'intérieur ne sachant que choisir comme souvenirs à emporter, ou à offrir comme peut-être un premier cadeau entre amoureux, ça me rappelle une de nos sortie avec Alain c'était au village du Castellet il y a plus de 25 ans il m'avait offert un petit collier fantaisie en perles turquoises, avec le temps le fil a cassé mais j'ai conservé amoureusement les perles dans une boîte en souvenir de nos premières escapades, vous me croirez ou pas j'ai l'impression que c'était hier et pourtant bien de l'eau a coulée sous les ponts. Mais notre amour lui est resté intact, solide comme un roc, au lieu de s'étioler, de s'effilocher pour mieux se dissoudre sous l'impact des coups durs, non il a grandit, il s'est consolidé défiant les tempêtes qui ont traversé notre vie, faisant face à des ouragans dévastateurs, nous sommes toujours unis main dans la main, comme quoi quand les bases sont solides l'amour triomphe de tout.
Mais pour l'heure revenons à Eze où les cafés et restaurants vont s'animer, et où des petits déjeuners seront servis pour les premiers arrivés et déjà je peux sentir l'odeur du café qui vient me titiller les narines c'est un appel auquel je ne peux résister vous me connaissez maintenant, j'en salive d'avance et j'ai les papilles qui s'émoustillent. Alain a compris face à quel dilemme je me trouve et sourit d'un air moqueur.
Quand soudain j'entends un hélicoptère en approche volant à basse altitude, les pales de sont rotor battent furieusement l'air faisant un vacarme assourdissant, il survole le jardin exotique en faisant plusieurs allez retour je suppose que ça doit faire partie de l'entretien où de l'aménagement du jardin, mais je peux entendre les habitants qui sortent sur le pas de leur porte en se plaignant d'être réveillés si tôt depuis quelques temps et par un tel boucan, ce qui est tout à fait normal je vous l'accorde.
Heureusement ce vacarme n'a pas duré éternellement et à la fin de notre visite nous avons pu prendre notre petit-déjeuner en toute quiétude à la terrasse d'un café, je vous garantis que c'est le bonheur assuré.
Voilà un autre moment de bonheur que je tenais à partager avec vous, qu'il vous apporte beaucoup de joie dans vos coeurs.
Je vous remercie infiniment pour tous vos gentils messages qui ont le don de m'émouvoir à chaque fois.
Je vous souhaite une belle journée. Prenez soin de vous.
Profitez de la vie et soyez heureux !!!


Dessin ou histoire du jour:



A la une du Parisien:

● La pénurie de main-d’œuvre va-t-elle gâcher les vacances ? Manque de serveurs, de maîtres-nageurs, d'animateurs ou de personnels de ménage : l’été 2022 s’annonce compliqué à gérer pour les professionnels du tourisme, qui peinent à recruter un personnel motivé. Certains misent sur des solutions innovantes - et parfois déroutantes ! - pour embaucher.

● Le premier Conseil des ministres du gouvernement Borne. Affaire Abad, pouvoir d’achat, retraites... Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, a distillé plusieurs annonces à l'issue du Conseil des ministres, notamment un projet de loi en faveur du pouvoir d'achat présenté avant les élections législatives et le triplement de la prime Macron. Quant aux accusations de violences sexuelles visant Damien Abad, elle affirme qu'«aucun membre du gouvernement n’était au courant» et que «la justice établira la vérité».

● Damien Abad clame son innocence. «Un homme innocent doit-il démissionner ? Je ne crois pas», a lancé hier le ministre des Solidarités, répondant aux accusations de viol qui le visent. «Je n’ai jamais violé une seule femme de ma vie», a-t-il encore assuré.

● Mbappé a «dit oui à la France». «J’ai eu l’appel de la patrie et de la capitale. Il était trop tôt pour partir gratuitement», a expliqué hier Kylian Mbappé à l'issue d'une conférence de presse au cours de laquelle Nasser Al-Khelaïfi s'est félicité de garder «le meilleur joueur du monde». «Je n’ai pas dit non au Real, j’ai dit oui à la France et à un nouveau projet du PSG», a assuré le crack de Bondy, qui a parlé avec Emmanuel Macron avant de prendre sa décision.

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES





Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 24 mai:

24 mai 1844 : Première ligne de télégraphe

Le 24 mai 1844 est inaugurée la première ligne de télégraphe du monde, entre Washington et Baltimore. Le télégraphe a été inventé sept ans auparavant par Samuel F. B. Morse.

24 mai 1819: Naissance de Victoria

24 mai 1819 à Londres (Angleterre) - 22 janvier 1901 à Osborne (île de Wight, Angleterre)

Biographie  Victoria

Quand Victoria (18 ans) est couronnée à Westminster, la dynastie des Hanovre (plus tard Windsor) semble discréditée par la longue folie du roi George III et les frasques de ses deux fils et successeurs.

Tout va changer pendant les 64 années de son règne. À la veille de sa mort, la monarchie anglaise sera à son zénith. La reine, immensément populaire, sera à la tête de la première puissance mondiale et d'un empire étendu au quart de la planète. Aussi ne faut-il pas s'étonner que l'époque ait été qualifiée de «victorienne» !

Victoria et son mari Albert de Saxe-Coburg-Gotha ont offert au peuple britannique l'image idéalisée du bonheur conjugal. Luthérien pieux, Albert a importé à la cour des mœurs austères qui ont donné à l'ère victorienne une réputation exagérée de pruderie. En essaimant dans toutes les cours royales, les neuf enfants du couple ont valu à la reine le surnom de «grand-mère de l'Europe».

24 mai 1543: Mort de Nicolas Copernic

19 février 1473 à Thorn (Pologne) - 24 mai 1543 à Frombork (Pologne)

Biographie Nicolas Copernic

Après des études à Cracovie, Nicolas Copernic devient chanoine, ce qui ne l'empêche pas de parcourir l'Europe. En véritable érudit de la Renaissance, il se montre ouvert à tous les domaines de la connaissance. Pressenti par le pape pour réformer le calendrier, le savant polonais se lance dans l'étude des planètes et du soleil. Il s'interroge sur la cosmologie héritée du Grec Ptolémée, qui situe la Terre au centre de l'univers, et conclut que le Soleil, et non la Terre, est au centre du système. Plutôt bien vu... Mais, craignant les foudres des théologiens, il attend l'approche de la mort pour publier ses travaux en latin, la langue internationale de la Renaissance...

POPULISME: LE DETESTABLE EXEMPLE DES POLITICIENS

 

Populisme : le détestable exemple des politiciens


PAR H 16

Youpi, les législatives approchent et c’est de nouveau l’occasion de découvrir ce que le paysage politique français peut offrir de plus dodu : des politiciens qui s’égaillent en liberté pendant cette courte période qui leur permet de se dégourdir les jambes et de gambader dans la campagne (électorale) à la rencontre du gogo de l’électeur qu’il devra convaincre. Cependant, la fête a parfois un goût amer : il semble que – horreur ! – le Français moyen soit de plus en plus attiré par un populisme des extrêmes.

Eh oui : alors que, pourtant, les partis traditionnels (ici, entendez le Moudem et Renuisance, ex-LREM) proposent des solutions évidentes, simples et démocratiques aux petits soucis qui se font jour en France, il semble bien que les Français développent actuellement un certain attrait pour les programmes de la « NUPES » (l’amalgame gauchiste), celui du Rassemblement National voire – pire que tout – Reconquête.

Peut-être ce regain d’intérêt germe-t-il à la faveur de débats finement relancés sur le communautarisme ou d’autres questions existentielles comme le burkini ou à l’évocation en creux de l’insécurité (malheureusement subie partout mais discutée nulle part) ?

En tout cas, les Français semblent actuellement attirés par les extrêmes, ou, en tout cas, moins attirés par les sémillantes propositions du Centre-Total-Et-Englobant qui recoupe une bonne partie des Républicains, des Socialistes, du Modem et des ex-LREM, ce qui semble suffisant à justifier l’antienne maintenant indépassable du désintérêt d’une part croissante des citoyens envers la politique, composée à parts égales d’une solide perte de confiance voire d’une méfiance ouverte et déclarée, mâtinée d’une part croissante de mépris pour certains politiciens les plus en vue. Il souffle comme un vent d’agacement sur certaines populations qui ont toujours plus de mal à se retenir de voter comme il ne faut pas.

Dès lors, il ne se passe plus une semaine sans qu’un édito de journal bien propre sur lui ne s’interroge sur le populisme latent ou exprimé de nos compatriotes alors que se profile pourtant, selon les estimations actuelles et par le truchement de triangulaires ou de quadrangulaires bien baveuses, une Assemblée largement composée de cet extrême-centre qui porte aussi haut que possible les couleurs de l’anti-populisme.

Franchement, on se demande pourquoi.

La probité des élus, leur exemple permanent du dépassement de soi, leur honneur et leur bienséance en toutes circonstances renvoient les médisants à leurs fantasmes : impossible de verser dans le populisme avec une telle classe politique au dessus de tous soupçons, vibrants exemples de démocrates à la fois populaires et visant manifestement l’élévation du peuple par le bien commun et des politiques généreuses et bien pensées dans le respect de tous !

Alors oui, bien sûr, il y a bien quelques écarts, parfois.

Prenez Jérôme Lambert, ce député sous bannière NUPES, dont les indemnités de mandat lui permettent de toucher plus de 7000 euros par mois, et qui estime que payer 971 euros pour un 95m² à Paris est trop cher. Eh bien n’y voyez là aucune malice : comme l’organisme HLM qui lui loue ce bien ne mène aucune enquête sur les occupants, que certains dépassent allègrement les plafonds de ressources pour ce type de bien n’est d’aucune importance.

Devra-t-on évoquer Damien Abad, un député jadis « Républicain », qui nous a joué un joli sketch ces derniers jours pour savoir si, oui ou non ou plutôt oui, il allait rejoindre le camp des gagnants, et ce en fonction d’un éventuel hochet poste ministériel. Habilement proposé puis confirmé comme ministre d’un maroquin fourre-tout, il a donc quitté son parti et la présidence des députés LR à l’Assemblée montrant en cela que la trahison pouvait rapporter. Ainsi pourra-t-il garantir la parité actuellement en vigueur dans les gouvernements du Président Macron qui impose une juste répartition des repris de justice, des personnalités mises en examen et de celles subissant des accusations.

Mais en tout cas et mis à part ces deux derniers exemples, force est de constater que le populisme des Français n’a pas de base : ils n’ont en réalité aucune raison de tenir compte des douzaines de députés mis en examens ou carrément condamnés pour aboutir à la conclusion qu’un gros paquet d’entre eux seraient de gros pourris hypocrites qui mériteraient amplement de terminer leur carrière politique satellisés en orbite géostationnaire à coup de pieds au fondement (républicain et démocratique).

Est-il utile de revenir sur le cas de Thierry Solère, qui, mis en examen pour un nombre roboratif d’affaires, renonce finalement à se présenter ?

Doit-on rappeler qu’un député LREM a malgré tout fait l’intégralité de son mandat de député alors qu’il a été mis en examen pendant toute sa durée, et finalement condamné à de la prison ferme et inéligibilité pour voies de faits le 12 mai dernier, l’obligeant au demeurant à renoncer à se présenter ?

Notons que l’inéligibilité n’est apparemment pas une raison suffisante pour renoncer selon certains députés : Michel Fanget persiste malgré sa condamnation. Il sera intéressant d’interroger les Français qui voteront pour lui, afin d’en mesure la cohérence.

Est-ce vraiment nécessaire de revenir sur le cas de Jérôme Peyrat que la condamnation pour violences conjugales aurait pourtant dû éliminer de toute investiture d’un Président qui prétend porter haut la cause féminine ?

Quant à Sira Sylla, sous le coup de plusieurs procès pour harcèlement moral de la part de ses attachés parlementaires, on pourra simplement dire que la génération actuelle d’attachés parlementaires n’est pas à la hauteur des performances que la jeune député demandait et compte demander encore puisqu’elle se représente, tout comme Anne-France Brunet, élue de Loire-Atlantique, qui a aussi été réinvestie par la majorité dans la troisième circonscription du département malgré – elle aussi – une plainte pour violences et harcèlement. Décidément, les femmes députés ont une poigne qu’on ne soupçonnerait pas !

Non, décidément, on ne voit aucune raison pour laquelle les Français pourraient trouver quelques vertus au populisme de ces partis d’extrême, dont certains ont le toupet de vouloir mettre en avant des valeurs qui semblent s’être bien malheureusement évaporées du gros parti mou du centre-tout. Non pas bien sûr que ces partis seraient plus probes, plus honnêtes ou plus valeureux que lui, mais au moins offriraient-ils une opposition réelle à ce qui, d’amalgames en désertions et de désertions en absorptions, semble devenir un Parti Unique.

Non, vraiment, le comportement des députés eux-mêmes, les affaires qui s’amassent, ne sont pour rien dans la désaffection voire le mépris ou le dégoût des Français de la politique actuelle. Non, il n’y a pas d’odeur de faisandé dans ce régime qui ne veut surtout pas voir la crise majeure.

Ce pays est foutu.


lundi 23 mai 2022

 lundi 23 mai


Aujourd'hui nous fêtons:  Didier

C'est sa fête : Didier

Évêque de Vienne, sur le Rhône, au temps des Mérovingiens, Didier (de desiderius, désir) est un passionné de grammaire ce qui lui vaut un reproche du pape Grégoire le Grand : « Il ne te sied pas de jouer à l'écolâtre ! ». Plus gravement, il est victime en 602 d'une fausse accusation de viol montée de toutes pièces par l'évêque de Lyon Arige et la reine Brunehaut, aïeule du roi de Bourgogne Thierry II.

L'évêque est envoyé en exil. Amnistié quelques années plus tard, il retrouve l'évêché de Vienne mais reprend ses critiques contre le comportement autoritaire et les vices de la reine Brunehaut. Il est en définitive condamné à la lapidation et meurt le 23 mai 607. Sur le lieu de son martyre s'élève aujourd'hui Saint-Didier-sur-Chalaronne (Ain).

En 613 meurent à leur tour Brunehaut (70 ans) et le roi Thierry II (17 ans), devenu entre temps roi de Bourgogne et d'Austrasie.

Dicton du jour: Qui sème les haricots à la saint Didier, les récolte par poignées.

Citation du jour: “Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changer de direction.”

Paulo Coelho


Dessin ou histoire du jour:  Les travaux sur le boulevard se poursuivent: Pose des trottoirs qui donne déjà une idée de l'ensemble terminé.

Aujourd'hui: surprise: coupure d'eau!






A la une du Parisien:

Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC






Activités:

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Des évènements lors d'un 23 mai:

23 mai 1430 : Jeanne d'Arc prisonnière

Le 23 mai 1430, Jeanne d'Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris.

Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII...


L'EDUCATION NATIONALE AUX COULEURS ARC-EN-CIEL



L’Education nationale aux couleurs arc-en-ciel

Le phénomène transgenre s'invite dans les écoles
Gabrielle Périer

Collèges et lycées vivent une véritable transgenre-mania. Alors que de plus en plus d’élèves se revendiquent d’un autre genre que celui de leur naissance, le ministère recommande aux professeurs d’approuver, lorsqu’ils ne l’encouragent pas, ces changements d’identité. Témoignages de parents désemparés.


C’est le genre d’établissements saturés de demandes un an avant la rentrée des classes. Un lycée public de renom de l’Ouest parisien. Un collège privé du même secteur. Un grand lycée de la rive gauche. Tous abritent ce qu’on peut définir comme des « clusters » de jeunes transgenres. « Dans l’année de ma fille au lycée, il y a cinq jeunes filles qui forment une bande, qui veulent toutes devenir des garçons et se faire appeler par un prénom masculin », témoigne Françoise*, la mère d’une d’entre elles. « C’est sûr qu’il y a une recrudescence de jeunes ados trans, dans le collège de notre fille, il y en a deux autres », racontent de leur côté les Martin, dont la fille est scolarisée dans l’Essonne.

Combien sont-ils, impossible de le savoir exactement. Mais la percée du mouvement transgenre dans les établissements scolaires est aujourd’hui flagrante. Dans les meilleurs lycées ou les collèges de quartier, à Paris, Lyon ou Toulouse, de nombreux adolescents qui ne manifestaient auparavant aucun problème d’identité sexuelle en viennent à se déclarer transgenres. Contestant l’« assignation » à leur sexe anatomique, ils réclament un changement de prénom, un traitement hormonal voire des opérations chirurgicales ; surtout, ils exigent de leur entourage qu’il reconnaisse sans délai l’identité qu’ils ont choisie. Une situation dont le caractère soudain ne correspond pas à la définition classique de la « dysphorie de genre », trouble de l’identité sexuelle décelable dès la petite enfance. Au contraire, c’est bien un nouveau phénomène qui est apparu il y a quelques années dans les pays occidentaux, et dont nous prenons aujourd’hui la mesure.

En France, au sein des établissements scolaires, le conditionnel est de rigueur, faute d’étude approfondie. Contacté par Causeur à propos du nombre d’élèves concernés, le ministère de l’Éducation nationale évoque une enquête menée auprès de 16 académies (sur 18) : pour l’année 2020-2021,« quatre demandes d’accompagnement d’élèves transgenres concernaient le premier degré et 78 demandes concernaient le second degré ». 82 cas pour quasiment toute la France ? De fait, même s’il ne s’agit que des situations où une « demande d’accompagnement » aurait été formulée, ce qui exclut toutes les revendications moins formelles, le chiffre donné par le ministère ne reflète certainement pas la dimension réelle du problème. C’est bel et bien un sujet qui donne des sueurs froides à l’institution scolaire : sans même entrer dans un débat sur les causes et la légitimité des revendications transgenres, les équipes enseignantes sont confrontées à des difficultés très prosaïques. Faut-il céder à un élève qui exige l’emploi d’un prénom d’usage ? Dans quels vestiaires doit-il se changer pour le cours de sport ? Doit-on sanctionner les autres élèves qui refuseraient de jouer le jeu… ?

Les équipes enseignantes sont écartelées entre l’acceptation de toute revendication de transidentité et l’inquiétude face aux changements soudains. Mais la peur de la sanction paralyse toute volonté de prudence. Les parents, sommés d’« accompagner » leurs enfants, c’est-à-dire d’accepter toutes leurs demandes, se retrouvent abandonnés par l’Éducation nationale.

« Son cerveau, c’est une disquette »

Christophe a découvert que sa fille de 15 ans se disait transgenre grâce à une « photo sur TikTok ». « Un jour, un de mes amis m’envoie une capture d’écran du profil de ma fille où elle se disait dysphorique de genre. Je suis tombé des nues. » Élisa, elle, a reçu un texto de sa fille de 14 ans signé d’un nom masculin. Elle n’a pas pris ça au sérieux, avant de s’alarmer quand elle a trouvé une copie de sa fille portant ce même nom. Pour les Martin, cela a été plus progressif : entourée au collège d’un groupe de copines LGBT revendiquées, leur fille de 14 ans a commencé à se déclarer « nonbinaire » (en se faisant accessoirement l’écho d’autres combats woke), avant de se rétracter, pour déclarer finalement qu’elle était un garçon transgenre. Avec à la clé coupes de cheveux, changements vestimentaires, bandages de la poitrine.

Les parents se demandent souvent d’où ça sort. D’autant plus quand leurs enfants n’avaient jamais eu de problème avec ce qu’on appelle leur « identité de genre ». « Ma fille a toujours été une petite princesse : elle aimait les robes roses, Hello Kitty, les journaux intimes… Même maintenant, elle n’a aucun intérêt pour les trucs masculins », explique Mme Martin. Le fils d’Aurore, 17 ans, s’habillait avec des vêtements de sport, et « il jouait aux jeux vidéo où on se tire dessus avec ses copains », dit-elle. Bref, rien que de très classique. Alors, quel est l’élément déclencheur de la revendication trans ? Les histoires se ressemblent. La question transgenre survient à un moment où les adolescents se retrouvent exposés aux réseaux sociaux, à l’âge de la puberté et de ses émois : il devient alors socialement impératif de commencer à afficher une « expérience » sexuelle factice. « Ils se posent des questions sur leur sexualité, j’ai appris des choses ! Il y en a qui sont “aromatiques”, il y en a qui sont “pansexuels”. Notre fille dit qu’elle est bi, en plus d’être trans. Même si elle n’a jamais embrassé personne. C’est à qui se rendra le plus intéressant », ironise Mme Martin.

De jeunes manifestants participent à la Marche des fiertés, à Paris, organisée par l’inter-LGBT, 30 juin 2018 © Julien Mattia/ NurPhoto via AFP

Ce folklore adolescent, dont on pourrait penser qu’il est risible mais de peu de conséquence, prend en réalité une grande importance pour certains jeunes esprits fragiles. Dans un contexte de difficultés classiques (bouleversements physiques, questionnements sexuels, harcèlement ou isolement…), les jeunes gens vont trouver du soutien auprès de militants très actifs sur TikTok, YouTube ou Instagram. « Je pense que ma fille a du mal à accepter son corps », s’attriste Christophe : « Elle a quelques rondeurs. Elle m’a dit qu’elle faisait des crises d’angoisse sous la douche. » « On a su qu’elle se faisait harceler. Elle a eu une période de phobie scolaire », rapportent de leur côté les Martin. La « communauté » trans va alors fournir un soutien émotionnel et des explications faciles à ce mal-être, en utilisant un vocabulaire idéologique – « cisgenre », « nonbinaire », mais aussi « mégenrage » ou « deadname » – qui prétend proposer une grille de lecture complètement nouvelle de l’identité et signe une volonté de rupture avec le reste de la société.« De toute façon tu comprends rien, t‘es qu‘une cisgenre sans problème dans la vie », se voit répliquer Mme Martin quand elle tente de parler avec sa fille. « Tout son langage, c’est complètement préformaté. Son cerveau, c’est une disquette. » Certains n’hésitent pas à parler d’embrigadement sectaire : « Prenez les messages envoyés par ces groupes transactivistes, enlevez toutes les références au genre, et vous aurez le sentiment qu’ils proviennent d’une secte comme la scientologie ou les islamistes. Il s’agit d’éloigner des gens de leur famille, et de leur dire qui est leur vraie famille : la communauté qu’ils ont choisie », dénonce Christophe. Mère d’un jeune homme trans déjà adulte, Régine renchérit : « Il était déjà très engagé politiquement, et là il s’est radicalisé. Il m’envoyait des mails où il disait des choses comme “l’amour maternel n’existe pas, c’est une construction sociale”. Puis il nous a tous bloqués dans la famille, sur tous les moyens de communication. »

Malaise au sein du corps médical

Après la « transition sociale », la deuxième étape consiste à changer effectivement son corps. En France, la chirurgie « du haut » et « du bas » est interdite aux mineurs. Mais il est possible d’avoir recours à un traitement hormonal sans âge minimal avec l’autorisation des parents. Un traitement qui a de grosses conséquences, voulues ou pas – de la masculinisation irrémédiable de la voix des jeunes filles à une fragilisation osseuse avérée, en passant bien sûr par la perte de la fertilité. Paradoxalement, même si on fait appel à ces techniques médicales très lourdes, l’OMS a consacré la « démédicalisation » de la dysphorie de genre, qui n’est plus considérée comme un trouble psychiatrique : le « ressenti » de genre, qu’il ne convient plus d’expliquer par autre chose qu’une sorte de révélation transcendantale, doit alors être accepté d’emblée.

Malaise au sein du corps médical. Endocrinologue et mère d’un élève d’un lycée « cluster » de l’Ouest parisien, Jeanne regarde monter la vague transidentitaire avec scepticisme et inquiétude. « Les médecins font attention à ce qu’ils disent car les militants sont très virulents mais au fond, je crois qu’il y a consensus chez les endocrinologues pour dire que l’explosion du nombre de jeunes affirmant que leur genre réel n’est pas celui de leur naissance est un effet de mode. C’est la conclusion obligée quand on a passé en revue les autres possibilités, dont aucune ne résiste à l’examen. Quel facteur pourrait multiplier les cas par 1 000 ou 2 000 ? Or, on en est là. On serait passé d’un cas sur 100 000 à 1 ou 2 % de transgenres. »

À ce sujet, les lignes de fracture sont aussi idéologiques et choisir un médecin, c’est tirer à pile ou face. Le parcours démarre par le psychiatre qui doit déterminer si la dysphorie est sérieuse. Pour le fils d’Aurore, la psychiatre a commencé un suivi de long terme sans accepter a priori la transidentité. Pour le fils de Louis, cela a été une tout autre affaire : au bout d’une seule séance, le psychiatre l’a renvoyé en disant :« Vous semblez sûr de vous, vous pouvez entamer votre transition. » Les rendez-vous avec d’autres spécialistes – endocrinologue, urologue, etc. –se sont alors succédé sans qu’aucun n’émette de doute sur la démarche. Un positionnement que Louis, encore « naïf » il y a quelques mois, juge désormais avec amertume : « Sincèrement, je pars du principe que ce n’est pas leur fils, et qu’ils n’en ont rien à foutre. »

Lors du premier rendez-vous de la fille des Martin, le psychiatre a expliqué immédiatement en détail toutes les étapes d’une transition hormonale et chirurgicale. N’était-ce pas un peu rapide ? Réponse : « De toute façon, les thérapies de conversion, c’est interdit. » C’est le 25 janvier dernier en effet qu’a été adoptée une loi qui interdit les thérapies de conversion. Au départ, seules étaient visées les méthodes visant à modifier l’orientation sexuelle –ce sur quoi tout le monde était d’accord. Des députés ont ajouté un amendement, validé par le gouvernement, qui interdit également tout traitement (psychiatrique notamment) visant à changer l’« identité de genre » d’une personne. Faisant peser sur les médecins, en plus d’une pression sociale déjà croissante, la peur d’être attaqué en justice. On voit déjà les effets de cette loi.

La ligne officielle : se coucher

La mauvaise nouvelle, pour les parents qui souhaiteraient ramener leur enfant à davantage de mesure, est qu’ils ne pourront pas vraiment compter sur l’Éducation nationale. « Le premier jour de cours, une des profs de ma fille a distribué une feuille aux enfants et elle leur a demandé de cocher le pronom adéquat : “il”, “elle” ou “iel”, et aussi de donner leur nom, raconte Élisa. Ma fille a coché “iel” et mis un prénom masculin, et c’est comme ça que ça a commencé. Je pense qu’elle aurait été trop timide pour dire à tous les enfants de sa classe qu’elle était un garçon. Quelque part, cette prof a fait le travail pour elle. » Si cette initiative, certainement importée des États-Unis, reste isolée – aussi bien au niveau du collège en question que de manière générale –, elle est significative de la pénétration de l’idéologie transgenre dans une certaine partie du corps enseignant. Courant avril, un test d’anglais auquel étaient soumis tous les élèves de troisième leur demandait de donner leur genre : masculin, féminin ou « autre ». Le ministère a évoqué une « erreur », mais cet exemple national confirme une tendance générale. Dans tel établissement, c’est l’infirmière scolaire qui « facilite énormément les demandes des gamins transgenres » ; là, c’est le proviseur. Pour la fille de Christophe, un simple échange de mails avec les responsables de son établissement a suffi pour qu’elle se fasse appeler par un prénom masculin à partir de la rentrée 2021 et obtienne une carte de cantine avec ce prénom, sans même que ses parents aient été consultés.

Le 29 septembre 2021, le ministère de l’Éducation nationale a publié une circulaire :« Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Tout en prônant le dialogue, l’écoute, la tolérance… le texte, en réalité, ressemble fort à un pied dans la porte au profit des activistes trans. Dans un entretien paru en janvier sur le site de Causeur, Sophie Audugé, déléguée de l’association SOS Éducation, dénonçait cette circulaire comme un manifeste reprenant« tout le corpus argumentatif de ce qu’on appelle l’idéologie transaffirmative » : elle conduit à accepter comme un fait toute déclaration d’un « genre ressenti » différent du sexe de naissance. En déclarant que « l’établissement scolaire doit être attentif à garantir les conditions d’une transition revendiquée ou confidentielle », la circulaire prévoit une adaptation du cadre scolaire aux demandes des élèves (toilettes ou chambres d’internat différentes), interdit que les consignes vestimentaires soient différentes selon le sexe… et commande d’accompagner les changements de nom.« Les personnes qui engagent une transition de genre […] ne le font pas de manière irréfléchie », dit le ministère. Vraiment, à 13 ou 15 ans ?

Quand les adolescents transgenres en appellent à l’État contre leurs parents

« Nous, on a eu la totale avec notre fille. Les fugues à répétition, une agressivité verbale hallucinante et elle est même allée porter plainte contre des violences qui n’ont jamais existé », raconte Françoise. « Son père a passé 24heures en garde à vue parce qu’elle avait dit aux flics qu’il la battait. Elle a aussi dit à l’infirmière du lycée qu’elle n’était pas nourrie, ce qui a donné lieu à une enquête sociale. Au début ils l’ont crue mais ensuite, ils ont conclu dans le rapport qu’elle avait besoin d’un soutien psychologique… ». Aurore espère un peu le même résultat : c’est elle qui a décidé de provoquer l’enquête de l’Aide sociale à l’enfance après que son fils a dit partout qu’il était « en danger dans sa famille ». « J’espère que ça va déboucher sur une mesure éducative, peut-être que ça pourra aider. »

Voilà à quoi sont réduits certains parents lorsque la situation dégénère : lorsque les adolescents se radicalisent, l’État est invité à s’interposer. Sans contester ce rôle, ils s’interrogent : est-ce que leurs enfants ont décidé seuls de se couper de leur famille de cette manière ? « À un moment, ma fille a dit qu’elle avait un avocat. Mais quel avocat cela peut-il être, hormis celui d’une association trans ? » se demande Françoise.

Convaincre les récalcitrants

La circulaire recommande en outre de « veiller à ce que le prénom choisi soit utilisé par l’ensemble des membres de la communauté éducative ». Le ministère nous a précisé que les professeurs récalcitrants pourraient « voir leur responsabilité engagée », donc être sanctionnés. Une éventualité sans doute illégale, comme l’explique Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l’université d’Évry :« La loi du 6 fructidor an II, toujours en vigueur, est très claire : “aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance”. Il est permis d’utiliser dans la vie courante le prénom d’usage de son choix, mais cette coutume n’a aucune valeur légale et cette utilisation ne peut être imposée aux tiers. » Une circulaire n’a pas de valeur juridique : elle est seulement censée expliquer la loi aux personnes chargées de l’appliquer. L’Éducation nationale n’a donc pas le droit de faire pression sur un enseignant pour qu’il accepte d’appeler Hugo Emma, ou vice versa.

La Marche des personnes trans et intersexes, à l’initiative du collectif ExisTransInter, Rennes, 5 octobre 2019 © Estelle Ruiz / NurPhoto via AFP

En attendant, c’est bien la peur de la sanction qui paralyse tous les partisans de la prudence. « J’ai appris qu’au lycée catholique où était scolarisé mon fils, on l’appelait par son prénom féminin, raconte amèrement Aurore. J’ai contacté la directrice, je lui ai demandé si elle faisait ça par idéologie. Elle m’a répondu que non, bien sûr, mais qu’elle était pieds et poings liés par cette circulaire. Elle avait peur. »

Seule condition à respecter selon la circulaire : « L’établissement, bien que soucieux de l’accompagnement de l’élève, ne peut opérer un tel aménagement sans l’accord des représentants légaux. » Dans le cas contraire, la circulaire incite les enseignants à faire pression sur les parents qui refuseraient le changement de genre :« Si les parents de l’élève mineur s’opposent à l’utilisation d’un prénom d’usage demandé par leur enfant dans son cadre scolaire, il conviendra alors, dans l’intérêt de l’élève et à son initiative, d’instaurer un dialogue avec sa famille. » Un « dialogue » dont on vous laisse imaginer la teneur. Et si jamais les parents ne cédaient pas, les services sociaux pourraient toujours être appelés en renfort ! Lorsque « le mineur apparaît en situation de danger dans son environnement familial ou de vie, les mécanismes prévalant en matière de protection des mineurs peuvent être actionnés », fait savoir le ministère. Paradoxe ultime : au dernier jour, quand les lycéens obtiendront le bac, c’est leur prénom d’étatcivil qui sera utilisé sur leur diplôme, car le prénom d’usage ne peut réglementairement pas figurer sur les documents officiels.

Hormis donc le fragment d’autorité parentale qui reste, tous les outils sont aujourd’hui à disposition des adolescents pour faire accepter une transition sans la moindre remise en cause. Par idéologie ou par peur, les institutions scolaires cèdent sans réserve. Et les parents démunis, s’ils ne suivent pas eux-mêmes le mouvement, sont en butte à la réprobation universelle.

Pourtant, quelques groupes de réflexion commencent à se former en France pour lutter contre le phénomène : l’Observatoire de la petite sirène, le collectif de parents Ypomoni, l’association SOS Éducation travaillant aussi sur le sujet… à la suite d’organisations anglophones comme Genspect, une forme de think tank international. Cependant, il faut se rendre à l’évidence : leurs travaux ne suffisent nullement à ébranler les organisations militantes transgenres ni les institutions qui, par lâcheté, les laissent se livrer à leur saccage.

*Les noms et prénoms ont été modifiés.



dimanche 22 mai 2022

2205

 Dimanche 22 mai


Aujourd'hui nous fêtons:  Emilie, Emile

C'est sa fête : Émile

À Carthage, capitale de la province romaine d'Afrique, au IIIe siècle, Émile et son compagnon Castus sont persécutés comme beaucoup d'autres chrétiens. Ils apostasient leur foi dans la crainte du bûcher mais se reprennent vite et finissent dans les flammes.

Dicton du jour: Beau temps du jour sainte Emilie, donne du fruit à la folie.

Citation du jour: “Rassembler est un idéal : les hommes sont divisés à l'intérieur d'eux-mêmes, comment ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?”

Jacques Chirac

La photo du jour: Gégé Photographie


Bonjour,
J'espère que vous allez bien en ce jeudi matin et que vous êtes en forme.
Il se trouve que pendant nos petites vacances du mois d'avril nous en avons profité pour aller visiter un village qui pour moi s'appellerait sans aucun doute "désiré". Effectivement pendant trois années de suite nous avons tenté son approche mais en vain, c'était peine perdue, aussi obstinés et têtus comme nous le sommes avec mon époux, nous avons fermé ce jour là notre maison à 5h00 du matin et direction l'autoroute A 57 puis la A 8 des Alpes Maritimes traversant des nappes de brouillard (sur des kilomètres) que l'on pourrait qualifier de purée de pois vu l'épaisseur, pour rejoindre enfin un village qui s'avère être le plus beau qu'il m'est été donné de visiter.
Surpomblonbant les eaux bleues de la Méditerranée, dominé par son célèbre jardin exotique dont la renommée dépasse nos frontières et à juste titre, Eze nous accueille chaleureusement en son sein. Il est tout juste 7h00 du matin quand nous entamons notre visite et pas une âme qui vive à l'horizon le village est encore endormi, seul les employés du célèbre Château de la Chèvre d'Or sont déjà à pied d'œuvre faisant d'innombrables allez retour pour transporter les fournitures nécessaires pour "le coup de feu de midi" comme l'on dit dans le jargon de la restauration, tandis que d'autres effectuent le grand nettoyage devant l'entrée, les cuisines sont déjà ouvertes prêtes à recevoir les matières premières qui seront transformées par les talents inégalés d'un grand chef cuisinier et son équipe en mets d'exception qui régaleront les papilles des fins gourmets.
Après cette petite halte, nous grimpons jusqu'à cette superbe placette où une ébauche de ciel bleu azur se dessine enfin donnant une belle luminosité tout en faisant frissonner de bonheur ce néflier du Japon qui offre une ombre généreuse à cette jolie fontaine qui nous déroule un tapis rouge de tomettes contrastant de façon formidable avec les calades de ce petit bourg médiéval typiquement Provençal, un parasol dont le sommet se laisse tendrement caresser par les feuilles d'un arbre, trône en maître de cérémonie des lieux et nous invite à prendre place un instant sur cette petite terrasse improvisée affublée de deux chaises et d'une table, un très vieil escalier guide nos pas et notre curiosité vers une porte qui ne doit plus compter le nombre de personnes qui ont dû y toquer pour percer les mystères qu'elle renferme et garde secrètement.
Une fois notre visite sur le point de s'achever nous nous sommes arrêtés prendre un petit-déjeuner bien mérité à la terrasse d'un café qui venait à peine d'ouvrir, de là nous avions un panorama magnifique mais aussi nous pouvions voir le parking qui se remplissait à vu d'oeil de véhicules en tout genre et les premiers cars de touristes qui déversaient des flots ininterrompus d'être humains prêt à partir à l'assaut de joyau de Provence.
Nous étions heureux de savourer ce petit en-cas et surtout d'avoir terminer de photographier les trésors de ce magnifique joyau des Alpes Maritimes en toute quiétude. Voilà pour ce petit moment de bonheur qu'il me plaît de partager avec vous. Comme je le dis et le répète vous êtes de belles personnes, j'aime beaucoup vous faire plaisir et vous faire découvrir de nouveaux endroits qu'il vous plairez de visiter.
Je vous remercie du fond du coeur pour tous vos gentils messages qui me touchent énormément. Merci .
Je vous souhaite une belle journée.
Prenez soin de vous et profitez de la vie , soyez heureux

Bien affectueusement.

Dessin ou histoire du jour:

N’attendez pas la solution de vos problèmes par des hommes
politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause
 (Alain Madelin).


Marchés du jour:

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

MOISSAC

REGUSSE

SALERNES

VIDAUBAN

FIGANIERES



INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

 

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.



Des évènements lors d'un 22 mai:

22 mai 1808: Naissance de Gérard de Nerval

22 mai 1808 à Paris - 26 janvier 1855 à Paris

Biographie Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l'une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l'adolescence... et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l'aube du 26 janvier 1855, on l'a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s'est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu'à sa porte on sonnait.

C'était la Mort ! Alors il la pria d'attendre
Qu'il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s'émouvoir, il s'en alla s'étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l'histoire,
Il laissait trop sécher l'encre dans l'écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n'a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d'hiver, enfin l'âme lui fut ravie,
Il s'en alla disant : «Pourquoi suis-je venu ?»

(Gérard de Nerval, Épitaphe)