vendredi 31 décembre 2021

vendredi 31 décembre



Le darnaga souhaite une bonne nouvelle année 2022 

« Que 2022 soit votre année,
Que le bonheur soit votre allié,
Que le sourire soit votre invité,
Et que la joie embellisse vos journées.
Je vous souhaite une belle et merveilleuse année.

Aujourd'hui nous fêtons:  Sylvestre

Solitaires et méditatifs, les Sylvestre fuient la foule, le bruit et la ville. Amoureux de la nature, travailleurs acharnés, autodidactes en quête de sagesse et de justice, ils sont toujours attentifs à ne pas blesser ceux qu'ils aiment. L'amour, pour eux, n'est concevable que dans la fidélité.


. Les gens consentent en quelque sorte de vieillir en commun d’une année, selon les traditionnelles coutumes: embrassades sous une branche de gui, souhaits des vœux, le tout arrosé d’un bon vin au soir de la Saint-Sylvestre, pape du quatrième siècle. En réalité ce saint n’a rien à voir avec la fête du réveillon. Ce pontife ne doit pas sa célébrité au fait qu’il combattit l’hérésie d’Arius. Il est juste connu parce que sa fête tombe le dernier jour de l’année.

C'est sa fête : Sylvestre

Ce prêtre romain devint pape au temps de l'empereur Constantin le Grand, à l'ombre duquel il pontifia sans éclat particulier. Ses délégués participèrent au concile de Nicée qui vit la condamnation de l'arianisme.

Dicton du jour: Chaque Saint-Sylvestre sonnée, nous fait plus vieux d'une année

.Citation du jour: Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.

La Rochefoucauld.

La photo du jour par Virginie Michel:

VILLECROZE

Les grottes troglodytiques : un peu d'histoire...

Formées il y a 700 000 ans à la fin de la dernière période glaciaire locale, les grottes sont le résultat d'une lente calcification de végétaux et de mousses par une immense cascade, riche en calcaire, qui recouvrait l'ensemble de la falaise actuelle.

La roche ainsi formée, du tuf, résulte donc de la fossilisation de ces végétaux.

Les grottes ainsi qu'une grande partie des champs autour du village appartenaient aux moines bénédictins de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Ils possédaient un prieuré alors installé à proximité de la chapelle Saint-Victor (attenante au cimetière actuel) et se servaient des grottes, encore dans leur état naturel, comme lieux de refuge en cas de razzias menées par les Sarrasins au Xème siècle.

Ils échangèrent ensuite les grottes avec le seigneur de la vallée Nicolas d'Albertas. En 1566, celui-ci entreprit des travaux afin de fortifier le site et d'utiliser sa position imprenable. Cependant, il n'y a jamais eu de siège et personne n'a jamais vécu en permanence dans les grottes.

En 1633, elles ont été cédées à la commune et en demeurent sa propriété. Elles ont été classées en 1924 au titre des Sites et Monuments Naturels à caractère artistique car elles allient deux critères : l'histoire et la géologie. Elles font partie des Sites naturels classés de France.

Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

LA MOTTE






AUPS



Des évènements lors d'un 31 décembre:

31 décembre 1959 : Loi Debré sur l'enseignement privé

Le 31 décembre 1959 est promulguée en France, sous la présidence du général de Gaulle, la loi sur l'enseignement privé, dite loi Debré (du nom du premier ministre Michel Debré).

On lui doit la distinction actuelle entre établissements hors-contrat, établissements sous contrat simple (l'État rémunère les maîtres), établissements sous contrat d'association (l'État participe aussi aux dépenses de fonctionnement et les familles ont en charge les liens avec le culte), établissements privés intégrés à l'enseignement public (écoles d'entreprise).

31 décembre 1905: Naissance de Guy Mollet

31 décembre 1905 à Flers (Orne) - 3 octobre 1975 à Paris

Biographie Guy Mollet

Professeur d'anglais et militant socialiste, Guy Mollet devient maire d'Arras à la Libération de la France, en 1945, puis accède à la tête de la SFIO (section française de l'Internationale Ouvrière).

Il joue un rôle charnière dans les coalitions ministérielles de la IVe République jusqu'à la formation d'un Front républicain avec le parti radical-socialiste de Pierre Mendès France et Edgar Faure. Cette fragile coalition lui permet d'accéder à la présidence du Conseil (la direction de l'exécutif) le 31 janvier 1956.

Il accorde une pleine indépendance au Maroc le 2 mars 1956 et à la Tunisie le 20 mars 1956 mais en dépit de cela, son ministère s'englue dans la guerre d'Algérie.

Il renonce à imposer le général Catroux comme résident à Alger après la «journée des tomates», intensifie les «opérations de pacification», ne peut empêcher les services secrets d'arraisonner l'avion de Ben Bella et s'engage avec les Anglais dans la déraisonnable expédition de Suez. Décontenancé par la vague terroriste à Alger, il donne les pleins pouvoirs au général Massu pour rétablir l'ordre, même au prix de la torture.

C'est aussi sous son ministère qu'est signé le traité de Rome à l'origine de l'Union européenne. Quand Guy Mollet abandonne la présidence du Conseil le 21 mai 1957, il laisse un parti passablement déboussolé. La SFIO ne se remettra jamais de ses compromissions et il appartiendra à François Mitterrand de lui redonner vie au congrès d'Épinay, en 1971, sous le nom de Parti socialiste.

31 décembre 1877: Mort de Gustave Courbet

10 juin 1819 à Ornans (Doubs, France) - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz (Suisse)

Biographie Gustave Courbet

Bourgeois voltairien et anticlérical, convaincu de son génie («Je peins comme un Dieu», dit-il), Gustave Courbet cultive une technique de peinture conventionnelle mais se veut révolutionnaire et provocateur par le choix des sujets, ce qui lui vaut d'être désigné comme le chef de file de l'école réaliste sous Napoléon III, aux côtés de Daumier et Millet...





Portrait de Charles Baudelaire (1848), huile sur toile, Montpelliermusée Fabre.

Gustave Courbet, né le  à Ornans  et mort le  à La Tour-de-Peilz (Vaud, Suisse), est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste.

Auteur d'un important corpus de peintures — plus d'un millier d'œuvres —, Courbet est l'un des artistes les plus puissants et les plus complexes du xixe siècle. Dès 1848-1849, ses toiles s'opposent aux critères de l'académisme, à l'idéalisme, aux outrances romantiques ; transgressant la hiérarchie des genres, il provoque le scandale chez ses contemporains, et l'attrait de quelques collectionneurs privés, perturbant les frontières de l'art.

Soutenu par quelques critiques, comme Charles Baudelaire et Jules-Antoine Castagnary, son œuvre, qui ne peut être réduite à l'épisode du réalisme pictural, contient en germe la plupart des courants modernistes de la fin de son siècle.

Individualiste, revendiquant son autodidactisme et son terroir, Courbet était un amoureux des forces de la nature et des femmes. S'il a mené quelques combats, notamment contre la religiosité, la mauvaise foi et le mépris des paysans et des travailleurs manuels, la fin de sa vie le montre tout entier face aux éléments du paysage. Rarement un peintre avait, de son vivant, essuyé autant d'insultes.

Élu républicain, acteur de la Commune de Paris de 1871, il est accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, et condamné à la faire relever à ses propres frais. Exilé en Suisse, il entretient des contacts épistolaires suivis avec sa famille, ses amis parisiens, et continue d'exposer et vendre ses œuvres. Malade, il meurt épuisé, trois ans avant l'amnistie générale, âgé de 58 ans.

Reconsidérée depuis les années 1970, notamment par la critique anglo-saxonne qui lui donne ses premiers véritables biographes, son œuvre vigoureuse et sans compromis, éclairée par l'exploration de ses écrits privés qui révèle un être lucide, subtil et sensible, ne cesse d'entretenir avec notre modernité des rapports intimes, souvent surprenants.



QUI ETAIT SAINT SYLVESTRE?

 


Qui était saint Sylvestre, pape inconnu célébré le 31 décembre?

Par Benjamin Puech


Donation de Constantin: Constantin 1er (272-337) dit Constantin le Grand, empereur romain en 306-337, fresque anonyme du 13e siècle (Rome, Basilique des Quatre Saints Couronnes) le représentant accordant l'acte de suprématie de l'Église sur l'Occident au pape Sylvestre (314-335). On découvrit au 15e siècle que la donation était un faux visant à asseoir l'autorité de la papauté au Moyen-Âge contre les Byzantins. Rue des Archives/© Granger NYC/Rue des Archives

Au IVe siècle pendant le célèbre concile de Nicée, il fut canonisé mais bien vite oublié. Sa destinée, inséparable de celle de Constantin, premier souverain romain à tolérer puis à épouser la foi chrétienne, fut éclipsée par la notoriété de l'empereur.

Que fête-t-on le 31 décembre au soir? La fin d'une année de labeur et le début d'une année de bonheur, hasardera-t-on. Ou la bonne occasion de nocer et de faire la bringue jusqu'au bout de la nuit. Saint Sylvestre, 33e pape de l'Église catholique, pourrait être le saint patron des fêtards. Mais parce qu'il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, qui était saint Sylvestre?

Selon la tradition catholique, le romain Sylvestre brille d'abord en protégeant un certain Timothée, un ardent défenseur de la foi chrétienne qui meurt martyr. Alors que le préfet romain menace Sylvestre, à son tour, pour avoir caché la dépouille de Timothée, il lui aurait répondu: «Insensé, c'est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu». Le dignitaire romain, frappé du courroux céleste, serait mort dans la nuit, étouffé par une arête de poisson. Un soir de réveillon ? Le canon ne le dit pas.



Sylvestre 1er, pape en 314-335, d'après un médaillon en mosaïque de la Basilique Saint Paul Hors Les Murs (Rome) . Rue des Archives/©Rue des Archives/PVDE

Sylvestre est ordonné prêtre par le pape Saint Marcellin. Là encore, sans doute connaît-on plus le petit fromage du Dauphiné que le souverain pontife. En 314, il devient le 33e pape de l'Église. À cette époque, règne Constantin. La célèbre Légende dorée de Jacques de Voragine, une vie des saints écrite au XIIIe siècle, lui fait l'éloge d'avoir converti l'empereur au christianisme en le guérissant de la lèpre par le baptême. Selon certains historiens, le souverain aurait bien plutôt épousé la foi chrétienne pour des raisons politiques, sensible au succès grandissant du christianisme. Le dominicain Jacques de Voragine raconte aussi que Sylvestre aurait aussi dompté un dragon en lui soufflant à l'oreille «les paroles du Saint-Esprit». Il meurt le 31 décembre 335.

Quand le premier jour de l’année a-t-il été établi?

Sylvestre Ier tient les rênes de l'Église au moment d'une époque charnière du christianisme. En 313, Constantin Ier avait promulgué l'édit de Milan qui tolérait le christianisme. Sous le pontificat de Sylvestre se tient le concile de Nicée, qui réunit à la demande de l'empereur, en 325, les évêques d'Orient et d'Occident. Les canons qui y sont adoptés décrètent notamment que l'arianisme est une hérésie. La doctrine établissait que le Christ, puisqu'il était créé après le Père, ne pouvait avoir une nature similaire à celui-ci. Et lui était donc inférieur.

Pontife effacé ou fatigué, Sylvestre laisse le soin à Constantin de se rendre au concile à sa place et d'affermir le canon chrétien. C'est également l'empereur qui entreprend la construction du Saint-Sépulcre de Jérusalem, un vaste complexe bâti sur le lieu présumé du tombeau d'où le Christ aurait ressuscité, d'après les Évangiles.

Les éloges, justifiés ou non, réservés par les traditions chrétiennes à Constantin auront sans doute obscurci la figure de saint Sylvestre. La fête du Nouvel an viendra mettre en lumière son nom des siècles plus tard, quand Charles IX, établit en 1564 le 1er janvier comme premier jour de la nouvelle année.

jeudi 30 décembre 2021

 jeudi 30 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  Roger

Les Roger sont des êtres intelligents et généreux, rêveurs et délicats. Ces charmeurs qui aiment à jouer avec les mots prennent toujours soin de ne pas se faire d'ennemis. Ils accordent grande importance à l'amitié.

C'est sa fête : Roger

Roger aurait été au Moyen Âge évêque de Cannes, une ville des Pouilles, au sud de l'Italie, celle-là même où Hannibal triompha des Romains.

Dicton du jour: Tonnerre en décembre, annonce pour l'an qui vient, aux bêtes aux gens, abondance de biens.

Citation du jour: Grand est celui qui n'a pas perdu son coeur d'enfant.

Mencius.

La photo du jour: Laurence photography

Plage du Bélambra à Saint Raphaël dans le Var


Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

AUPS : Marché hebdomadaire à la Tuber Melanosporum, truffe noire d'hiver. Vente aux particuliers de truffes d'hiver par le Syndicat des trufficulteurs du Var.

 Du 25/11 au 10/03, tous les jeudis de 9h30 à 12h.


Des évènements lors d'un 30 décembre:

30 décembre 1905 : La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne

Le 30 décembre 1905, La Veuve Joyeuse triomphe à Vienne. Le compositeur austro-hongrois Franz Lehar renouvelle l'opérette. Dans le même temps, la ville impériale voit le triomphe de l'Art nouveau ou Jugendstil, inventé par les artistes de la Sécession.

30 décembre 1913: William David Coolidge dépose le brevet de la lampe à filament en tungstène.

ampoule photo

Photo zigazou76



COMMISSION SAUVE

 


Et si la Commission Sauvé était allée trop loin?

L'Eglise doit-elle avoir honte ?

Paul Thibaud

L’épiscopat français a commandé à un groupe d’experts indépendants un rapport sur les abus sexuels dans l’Eglise depuis 70 ans, rapport qu’il a financé lui-même. A la fin, les auteurs ont ajouté 45 « recommandations » qui risquent d’aller trop loin dans le sens d’un “cléricalisme pénitent”

Le texte de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE) conclut de manière formelle à la responsabilité de l’Eglise. Au-delà des défaillances personnelles, le problème est « systémique », comme on l’a beaucoup répété : il oblige à s’interroger sur le statut du prêtre. Le texte est aussi complexe, en particulier parce qu’il associe le résultat, présenté par l’Inserm, d’un sondage de l’IFOP dans « la population en général » qui évalue le nombre des victimes d’abus et une enquête qualitative conduite par des chercheurs de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes qui cherche d’où sont venus les abus en faisant appel aux témoins et en explorant les archives des diocèses et des ordres religieux aussi bien que des tribunaux. À la différence de l’enquête d’opinion, la seconde concerne des événements particuliers, donc identifie certains des « abuseurs ». Une des difficultés pour les auteurs comme ensuite pour les lecteurs, est de mettre en correspondance deux recherches, l’une cherchant à évaluer le nombre des victimes, l’autre à situer et à connaître les responsables.

Texte complexe donc, mais aussi critiquable sur deux points. D’abord le dénombrement des victimes et ensuite la prise en compte insuffisante du contexte social et historique déterminant les jugements sur la pédophilie, contexte qui a changé sous nos yeux.

Un mauvais décompte des victimes ?

Ce qui a suscité le plus d’émoi à la publication du rapport, début octobre, c’est l‘affichage du nombre de 330.000 victimes soit de clercs (216.000) soit de laïcs (116.00) ayant des fonctions dans l’Eglise. Un pourcentage des plaignants a été établi d’après un « panel » de répondants. Ce panel est formé de volontaires que l’IFOP a l’habitude de solliciter. L’Institut veillant à ce que les quotas des affiliations et origines correspondent à ceux  de la population française actuellement adulte, on s’est cru ensuite autorisé à appliquer le pourcentage des plaignants qu’il fait apparaître au nombre des Français actuellement adultes pour aboutir à 330.000 victimes.

Il y a de bonnes raisons de contester ce calcul : si la correspondance de l’échantillon à la structure de la société est garantie, un facteur essentiel échappe à la prévision, la motivation à répondre. Au dire d’un expert, « dans un sondage reposant sur des quotas, seules les personnes qui ont un avis tranché répondent »[1].

A ces critiques des membres de la CIASE ont répondu[2] que les résultats de l’enquête IFOP concordent avec ceux de « la dernière enquête scientifique sur les violences sexuelles en 2016 » par Santé publique France. Selon cette enquête, 5.500.000 personnes adultes en 2016 ont subi des violences sexuelles dans leur enfance, 14,5% des femmes et 6,4% des hommes. Si l’on rapproche ces 5,5 millions de victimes des 330.000 de l’IFOP, on obtient 6% des victimes à la charge du clergé et de ses acolytes, ce qui peut paraître vraisemblable. Cela pourtant ne suffit pas pour parler de correspondance puisque la synthèse du rapport Sauvé affirme que les victimes de la pédophilie ecclésiastique sont « très majoritairement des garçons préadolescents ». D’ailleurs quand, comme le fait la « synthèse » du rapport Sauvé, on considère le tableau fourni par Santé publique France des « milieux de socialisation » plus ou moins propices à la pédophilie, cela donne des résultats qui ne correspondent pas aux 6% à la charge de l’institution catholique qu’on tire des chiffres de l’IFOP : 5,7% de la population concernée a connu un dévoiement pédophilique d’une relation interne à leur famille ou avec un ami de la famille, pour 1,8% la relation s’est nouée avec un ami ou un copain, 1,98% ont été abusés par un clerc ou un auxiliaire du clergé[3], soit (à partir de 5,5 millions) à peu près 110.000, loin donc des fameux 330.000.

Ceux qui ont le plus frontalement récusé le travail de la Commission Sauvé, des membres de « l’Académie catholique de France », lui reprochent d’avoir repris et avalisé sans mot dire les chiffres de l’IFOP mais ignoré le travail des chercheurs de l’EPHE qui dans les archives civiles et religieuses n’ont identifié ou repéré que 3.200 abuseurs liés à l’Eglise. Faudrait-il attribuer à chaque abuseur plus de cent victimes ? À quoi N. Bajos et Ph. Portier répondent en invoquant « le déficit de transparence de la gestion ecclésiale ».

Changement d’attitude

Derrière cette querelle autour du chiffrage se profile une évidence mal prise en compte : à la fin de la période (1970-2020) dont on a voulu faire le bilan, l’attitude de la société envers la pédophilie a changé, ce qui était, depuis toujours peut-être, une relation est devenu une violence.

Etudiant les archives criminelles de Bologne aux quatorzième et quinzième siècles, l’historien Didier Lett[4] observe que la relation homosexuelle avec un garçon était punie plus souvent et plus durement (bûcher et non décapitation) que le viol d’une fille. Ce que l’on punissait sévèrement n’était pas une violence mais une faute morale, la transmission d’une perversion, un « détournement de mineur » comme on ne dit plus guère : la proximité sexuelle fondait une complicité. C’est d’ailleurs parce qu’ils voyaient eux aussi la pédophilie comme une relation que d’illustres signatures sont venus au secours de Gabriel Matzneff. Ils ne voulaient qu’inverser le jugement moral traditionnel en affirmant que ce qui était jugé auparavant honteux était émancipatoire pour les nouvelles générations, sans que la violence ait rien à voir en l’affaire.

La tendance à soustraire la pédophilie au domaine pénal est renforcée quand elle apparaît liée, dans le catholicisme, au célibat des prêtres, affaire interne donc à cette institution. On en a fait ainsi une faute sans victime en même temps qu’une faute aristocratique, propre à des hommes de prestige et de pouvoir. Mais, le rapport Sauvé le montre, nous sommes sortis du système catholique et son souvenir nous fait honte. Quand le pouvoir clérical n’est plus reconnu, la personne abusée n’a plus aucune compensation, le trouble et le désarroi qui lui sont imposés la caractérisent définitivement comme victime. C’est pourquoi on fait désormais un rapprochement avec le viol qui, depuis Tarquin le Superbe, a été associé à l’humiliation, celle d’une personne, ou celle d’une ville qui capitule.

Pour un catholicisme fier

Le rapport Sauvé scelle la déconfiture du pouvoir clérical chez nous : une commission de laïcs, comprenant des mécréants, évalue sans complaisance le comportement des autorités catholiques en se fondant sur des hypothèses très défavorables à celles-ci. Pour finir, elle se permet des recommandations aussitôt acceptées concernant l’exercice du pouvoir dans l’Église : plus contrôlé, plus participatif, faisant plus de place aux femmes.

Ces recommandations concernent l’exercice du pouvoir dans l’Eglise, un cléricalisme d’autorité dénoncé de partout. Mais ce cléricalisme pénitent ne rompt pas avec sa racine, la manière dont l’institution voit sa place et son rôle. À ce propos la proposition 33 de la CIASE est révélatrice : elle exclut qu’il soit fait appel à la générosité des fidèles pour l’indemnisation des victimes dont on doit accueillir les plaintes. Le simple fidèle est ainsi mis hors-jeu, exclu du cercle de la responsabilité. Le cléricalisme de repentance, plus peut-être que le cléricalisme d’autorité, désormais en déroute, est fermeture sur soi d’un appareil incapable de signifier pour la société, y compris la part de celle-ci qui lui reste affiliée.

Fermeture sur soi, évanescence de la relation avec la société, donc cléricalisme caractérisent la situation actuelle du catholicisme. Son message tend à se borner à quelques thèmes ressentis comme identitaires par la majorité du milieu : la famille, l’ouverture à l’immigrant, la dévotion à l’Union de l’Europe. De cette manière il se fait plaisir mais se détourne du « vide démocratique » des sociétés libérales, donc du devoir d’être « un acteur qui revitalise le débat démocratique »[5]. Si les raisons pour le catholicisme d’avoir mauvaise conscience ne manquent pas, la culture de la mauvaise conscience n’est pas pour lui une voie de salut ou même de survie.


[1] Le statisticien Stéphane Legley, cité par Luc Bronner  dans une longue étude qui est aussi le témoignage d’un praticien, « Dans la pratique opaque des sondages », Le Monde, 5 novembre 2021.

[2] N. Bajos et Ph. Portier, « Les enquêtes de la commission Sauvé », Le Monde, 15 décembre 2021.

[3] A quoi il faut ajouter 1,13%  des relations ou agressions intervenues dans le cadre des colonies de vacances, de l’école publique, du sport et des activités culturelles. Total : 10,61%.

[4] Cf. Marie Dejoux, « L’enfant, le prédateur et le juge », Le Monde, 3 décembre 2021. A en juger par ce compte rendu, l’étude ne dit rien sur la prédation ecclésiastique, qui sans doute échappait à l’autorité judiciaire.

[5] Bernard Bourdin, Catholiques : des citoyens à part entière ? (Editions du Cerf, 2021).

mercredi 29 décembre 2021

 mercredi 29 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  David

David est un fougueux mélange de sensualité et d'intelligence, de pessimisme et de d'insouciance. Il vit et aime sans compter, il séduit sans relâche. Epris d'absolu, en quête de vérité, il ne recherche ni gloire, ni fortune. L'amitié en revanche n'a pas de prix pour lui. Il est insatiable, son énergie semble être inépuisable. Mais c'est son entourage, qu'il épuise parfois...

C'est sa fête : Thomas Becket

Thomas BecketL'Église catholique n'a pas manqué de canoniser la victime de Henri II après son assassinat.

Son tombeau, à Cantorbéry, est devenu un lieu de pèlerinage très couru jusqu'à ce que le roi Henri VIII le fasse détruire, après sa rupture avec la papauté.



Dicton du jour: Pour saint Thomas, tue ton porc, maigre ou gras.

Citation du jour: La beauté sans l'honnêteté, c'est la rose sans parfum.

Proverbe danois.

Disparition:

Mort de Grichka Bogdanoff, le plus jeune des célèbres jumeaux du PAF

Par  Emilie Paul pour Le Figaro


DISPARITION - Le cadet de deux frères connus pour leurs émissions de télévision futuristes et leurs livres de vulgarisation scientifique, est décédé ce mardi à l’âge de 72 ans.

Grichka Bogdanoff, l’un des deux jumeaux stars des années 1980 pour avoir lancé la première émission télévisée de science-fiction en France, est décédé mardi à l’âge de 72 ans dans un hôpital parisien, a annoncé son agent à l’AFP. «Entouré de l’amour de sa famille et des siens, Grichka Bogdanoff s’est éteint paisiblement, le 28 décembre 2021, pour rejoindre ses étoiles», a écrit sa famille dans un communiqué transmis par son agent.

Première émission de science-fiction

Les deux frères sont connus pour avoir présenté «Temps X», première émission de science-fiction lancée le 21 avril 1979 sur TF1. Ce samedi après-midi, les jumeaux débarquent sur le petit écran à bord d’un vaisseau spatial et vêtus de combinaisons irisées futuristes. En ce début des années 80, l’émisson se veut le reflet de tous ces courants sidérants de la culture populaire, au carrefour de la vulgarisation scientifique. Mais l’émission passe rapidement à la trappe. Tout comme «2002» en 1982. Les jumeaux reviennent le 25 avril 1983 avec un nouveau numéro de «Temps X». «Une vision desserrée du futur où ils se positionnent comme les agents d’un magazine d’une écriture d’un futur possible», précisent-ils. L’émission devient culte au fil des années et prend fin le 26 juin 1987.

Igor et Grichka Bogdanoff ont débuté leur carrière télévisuelle grâce à Patrice Laffont dans «Un sur cinq» sur Antenne 2 où ils tiennent une rubrique de science-fiction. En 1976, après avoir suivi les cours de Roland Barthes en sémiologie, les frères Bogdanoff viennent défendre Clés pour la science-fiction, ouvrage de vulgarisation paru en 1974 chez Seghers, sur le plateau d’Yves Mourousi. Friand de nouveauté, le journaliste est sensible au discours enthousiaste de ces jumeaux cultivés, élevés par une grand-mère excentrique, au coeur d’une forteresse du XIIe siècle, le château de Saint-Lary, dans le Gers.

«Réalité parallèle»

Leurs différents ouvrages scientifiques ont suscité de nombreuses controverses et ils se sont attirés les foudres d’une partie de la communauté scientifique, critiquant la «faible valeur» de leurs travaux. Les deux frères ont également rencontré quelques ennuis judiciaires. En 2018, ils ont été placés en garde à vue puis mis en examen pour abus de faiblesse et tentative d’escroquerie sur personne vulnérable. Soupçonnés par la justice d’avoir dérobé 800.000 euros à un entrepreneur du monde du spectacle, les jumeaux ont nié en bloc, s’estimant victimes d’une «réalité parallèle». Le procès devait avoir lieu les 20, 21 et 27 janvier 2022.

Il y a un an, Igor et Grichka Bogdanoff ont participé à la deuxième saison de «Mask Singer» sous les costumes de perroquets. «Nous nous sommes amusés, nous y sommes allés pour rigoler» , avaient-ils avoué sur le plateau de «Touche pas à mon poste!» Une participation «symbolique» selon eux mais rémunérée tout de même 20.000 euros chacun.

Rapidement après l’annonce du décès de Grichka Bogdanoff, Cyril Hanouna a tenu à faire part de sa tristesse. «Je suis vraiment très affecté . Il va beaucoup me manquer. C’était un garçon d’une intelligence incroyable et d’une autodérision qui forçait le respect. J’ai des souvenirs de fou avec lui. Je pense fort à Igor et à sa famille. Très triste», a écrit l’animateur sur Twitter.

Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.

SUR NOS ECRANS:


SEMAINE DU 29 décembre 2021 au 04 janvier 2022

 

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:


https://www.cgrcinemas.fr/draguignan-chabran/films-a-l-affiche/

Des évènements lors d'un 29 décembre:

29 décembre 1170 : Meurtre dans la cathédrale de Cantorbéry

Le 29 décembre 1170, l'archevêque Thomas Becket (52 ans) est assassiné pendant qu'il célèbre la messe dans sa cathédrale de Cantorbéry.

Il s'était attiré la vindicte du roi Henri II Plantagenêt par son refus d'accepter les Constitutions de Clarendon, qui plaçaient l'Église d'Angleterre sous la tutelle du trône...

29 décembre 1675 : Les cafés anglais interdits pour cause de fake news

Le 29 décembre 1675, le roi Charles II d’Angleterre émet une proclamation interdisant les cafés et exposant les raisons pour lesquelles la Couronne juge ces établissements délétères : « Ils ont produit des effets très néfastes et dangereux […], car dans ces établissements […] se trament et se diffusent des informations fausses, malicieuses et scandaleuses, visant à diffamer le gouvernement de Sa Majesté et à altérer la paix et la tranquillité du royaume ». C’est pourquoi « Sa Majesté considère juste et nécessaire de fermer et de supprimer ces cafés »...

29 décembre 1721: Naissance de Mme de Pompadour

29 décembre 1721 à Paris - 15 avril 1764 à Versailles

Biographie Mme de Pompadour

Jeanne Antoinette Poisson, fille d'un conducteur de vivres, reçoit une excellente éducation. Devenue en 1745 la maîtresse du roi Louis XV, elle est élevée au rang de marquise de Pompadour. Usée par la vie de cour, elle doit s'effacer au profit d'autres favorites dès 1751 mais reste la confidente du roi, bénéficiant de largesses comme le château de Pompadour, en Corrèze, et l'hôtel d'Évreux, à Paris, plus connu aujourd'hui sous le nom de... palais de l'Élysée.

Elle use de son influence en faveur du ministère Choiseul et on lui attribue le «renversement des alliances» au cours de la Guerre de Sept ans. Mais ses origines roturières lui valent la haine des courtisans qui répandent à son propos des chansons satiriques, les «poissonnades». On lui prête le mot : «Après nous le déluge !», le soir de la bataille de Rossbach. Mécène et femme de goût, la marquise fait aménager à Paris la place Louis XV (la Concorde) en style néo-antique. Elle protège aussi les Encyclopédistes et les «philosophes» qui contestent l'absolutisme royal, y compris Voltaire qui lui doit son fauteuil d'académicien.


29 décembre 1825: Mort de Louis David

30 août 1748 à Paris - 29 décembre 1825 à Bruxelles (Belgique)

Biographie Louis David

Le peintre Louis David, fidèle à l'école classique et au goût du XVIIIe siècle pour l'Antiquité, illustre la Révolution française à travers quelques belles peintures épiques. Député à la Convention nationale, ami de Robespierre, il vote la mort du roi. Il sévit aussi au sein du sinistre comité de sûreté générale, qui traque les suspects et les défère devant le Tribunal révolutionnaire. Il peint l'assassinat de Marat et fait transférer la dépouille de ce dernier au Panthéon.

Bien plus tard, il se rallie à Bonaparte et peint le sacre de celui-ci à Notre-Dame. À la chute de l'Empire, refusant par avance une grâce royale, il s'exile à Bruxelles.



Notre-Dame de Paris, 2 décembre 1804. Il fait froid. Tous les regards se réchauffent vers l’empereur, qui crépite dans sa précieuse tunique. Il s’apprête à couronner Joséphine. Placé juste derrière, Pie VII bénit l’instant. Le pontife a l’air pensif, presque ailleurs. Autour sont regroupés les haut-gradés de l’Église. Tous les yeux sont levés vers la couronne de Joséphine.

Un détail du tableau


29 décembre 1916: Assassinat de Raspoutine.

Grigori Raspoutine, confident de l’épouse de l’empereur Nicolas II de Russie ayant une forte influence au sein de la cour impériale, est assassiné par le prince Félix Ioussoupov, suite à un complot des membres de l’aristocratie.