jeudi 28 mai 2020

JEUDI 28 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Germain

Les Germain sont des êtres sensibles, farouches et insatisfaits. Rêveurs et enjoués, volontiers aventureux, mais souvent instables, ils n'aiment pas se fixer en un lieu donné et multiplient les voyages. Pourtant, ils ont perpétuellement l'impression de passer à côté de beaucoup de choses..

DICTON DU JOUR: A Saint-Germain de blé nouveau on fait son pain.


CITATION DU JOUR: La magie du premier amour, c'est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.B. Disraeli.

Saint-Patron et intercesseur du jour

Saint Germain, patron des danseurs.

 
DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:

 Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus.


 Coluche



 Un ministère est un lieu où les fonctionnaires qui arrivent en retard  croisent ceux qui partent en avance
 Clémenceau

CA S'EST PASSE UN 28 MAI;

Il y a 65 ans, La "Caravelle" effectue son premier vol. 

Le 27 mai 1955, la Caravelle effectue son premier vol, décollant à 19 h 15, pilotée par Pierre Nadot secondé par André Moynet et accompagné de Jean Avril et Roger Béteille, pour un vol de 22 minutes. Pour ce premier essai, l'avion restant à basse vitesse, les volets de bord de fuite ne sont pas sollicités.
Les compagnies Air France et Scandinavian Airlines System sont les premières à prendre livraison de la Caravelle. Le début des vols réguliers, annoncé en octobre 1958, doit avoir lieu le 15 mai 1959, mais la compagnie française décide de commencer ses vols commerciaux le 5 mai. Le 19 mars 1959, la compagnie française reçoit sa première Caravelle, baptisée Lorraine, qui est baptisée par Yvonne de Gaulle, le 24 mars . Le premier avion de la SAS est livré le 13 avril à Stockholm.

28 mai 585 av. J.-C. : Une éclipse conduit Lydie et Médie à la paix


Le 28 mai de l'an 585 av. J.-C., si l'on en croit l'historien Hérodote, une éclipse de soleil interrompt une bataille entre les Mèdes et les Lydiens.

Les deux peuples se combattaient depuis cinq ans déjà pour la domination du Moyen-Orient. Voyant dans l'éclipse un signe du ciel, le roi de Lydie Alyattès et le roi de Médie Cyaxare décident de conclure la paix sous l'arbitrage du roi de Babylone Nabuchodonosor II, allié des Mèdes.

Alyattès donne sa fille en mariage à Astyage, le fils de Cyaxare, son ex-ennemi. C'est ainsi qu'un demi-siècle plus tard, le Perse Cyrus, petit-fils d'Astyage, mettra tout le monde d'accord en unifiant le Moyen-Orient sous son autorité.

28 mai 1606 : Le Caravage, peintre et truand

Le 28 mai 1606, Le Caravage, peintre renommé et mauvais garçon, tue un homme en duel à Rome sur le Champ de Mars. Commence pour lui une cavale jusqu'à Malte, durant laquelle il exécutera ses plus troublants chefs d'oeuvre.

28 mai 1871 : Fin sanglante de la Commune

Le 28 mai 1871, au terme d'une Semaine sanglante, la Commune de Paris n'existe plus.
Au prix de plusieurs dizaines de milliers d'exécutions et d'arrestations, Adolphe Thiers peut se flatter d'avoir débarrassé le pays de la «question sociale». Celle-ci sera en effet absente de la scène politique française jusqu'en 1936.
1987 :Un Cessna sur la Place Rouge !
Le 28 mai 1987, un Allemand de 19 ans, Mathias Rust, trouve moyen d'échapper aux garde-frontières soviétiques et de se poser sur la Place Rouge aux commandes d'un modeste Cessna.
Ce fait divers ridiculise l'Armée Rouge, déjà affectée par son échec en Afghanistan, et porte un coup fatal au clan brejnevien.
Il permet au réformateur Mikhaïl Gorbatchev de se débarrasser des durs de l'appareil militaro-policier et d'engager la démocratisation du régime.



28 mai 1996 : Fin de la conscription en France

Le 28 mai 1996, le président de la République française Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. Sa décision est spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. Elle est officialisée par la loi du 28 octobre 1997 qui « suspend » la conscription mais réserve la possibilité de la rétablir en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.

Les derniers conscrits ont fêté la « quille » en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. En se cantonnant à une armée de métier, la France s'aligne sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas,...).

APRES LE VIRUS BIOLOGIQUE


Après le virus biologique, les virus intellectuels : connivence, vacuité, ignorance, défaitisme

Les Français se croient libres, intelligents et instruits. Si tel était le cas, notre système politique, économique, juridique, de santé auraient été bien conçus, et nos résultats seraient bons en tous domaines.
L’admirable et héroïque Marc Bloch (L’étrange défaite) constatait déjà en 1940 que c’est la chaîne du commandement qui avait failli, et causé la débâcle. Il préconisait de supprimer les Grandes Écoles (dont il était lui-même sorti).
Pourtant, peu de médias et de politiques le suivent et font la relation des conséquences (la calamiteuse préparation et gestion de la crise épidémique et économique), avec leur cause (les failles béantes de notre système d’instruction). Or, toute erreur de décision est le résultat d’un défaut de méthode (ou d’une compromission). Le défaut de méthode provient d’un système d’instruction détruit : école abaissée par les ”pédagogistes”, enseignement supérieur effondré sous le poids d’effectifs artificiellement massifs, dont 80 % ne terminent pas leur cursus, mise à sac des programmes d’histoire et de littérature, abandon du latin et du grec, le tout maths et techniques, et surtout l’abandon des disciplines essentielles à la pensée et à son expression (dialectique, sémantique, rhétorique). 
L’état des capacités intellectuelles nationales est désormais désastreux.
Des médecins ont étalé : ignorance pontifiante, contradictions, jalousies et animosités. Les politiciens aux affaires ont donné un spectacle d’indécision, d’incompétence et même d’absence de simple bon sens. Le masque, à lui seul, est le symbole de cette faillite.
Effarés, les Français découvrent que leur industrie, délocalisée, éparpillée, vendue au plus offrant, a perdu en 20 ans la moitié de sa part du PIB, et des millions d’emplois. Le journalisme est bâclé, pipolisé, la bien-pensance unique est toujours prête à lyncher les dissidents, et la finance exerce des pressions souterraines (sur les médias, les économistes, les juristes, le corps médical) : la crise sanitaire, comme auparavant les guerres perdues, met à nu notre indigence intellectuelle. Cependant l’opinion sent bien que désormais l’enjeu vital, est de remettre l’économie sur ses rails.
Mais déjà les virus intellectuels sont à l’œuvre.
Certes, les médias, les politiques, Bruxelles, s’affairent au sujet du ”tsunami économique” qui vient. Toutefois, on est catastrophé de la teneur de certaines réponses à l’effondrement économique et social qui va frapper notre pays. Les complexés du showbiz, s’imaginent en graves penseurs : Hulot en appelle à un ”lobby des consciences” (?), faisant écho à son ancien patron (”sachons nous réinventer” sic). La culmination vient d’un tutti frutti de 200 artistes et quelques scientifiques (?) qui en appellent à la ”fin du consumérisme” (dont ils n’ont qu’une compréhension vague) ; comme si le consumérisme avait fabriqué et répandu le virus. Consternant que Le Monde édite un tel texte alors qu’il censure des économistes dissidents de très haut niveau.
La griffe de la Finance ? Les lobbys appointés, d’Euronews au Cercle des économistes, en passant par la Fondation Schuman, ressassent leurs antiennes, comme les duettistes Cohn-Bendit et Ferry, en sinécure sur LCI. Pour que rien ne change, et surtout pas la mondialisation, Bruxelles et la finance. Certes, certains accusent le libéralisme mondialiste. Certes, Onfray fait œuvre salutaire avec son cercle de réflexion souverainiste, droite et gauche. S’agissant de la thérapeutique, et non plus du diagnostic, l’impensable Trichet ressasse ses mantras de directeur de la BCE : le multilatéralisme, la gestion budgétaire ”sage” (restreindre la dépense publique et sociale, augmenter la fiscalité, rembourser la dette). Soit continuer à chaud la politique qui a déjà tellement échoué à froid…
C’est bien à sa racine qu’il faudra tuer le mal : le système d’instruction devra développer la technique de raisonnement et diffuser les principes de l’intérêt supérieur de la nation et de la liberté de choisir démocratiquement son destin. 
Alors que les Français découvrent que leur pays est incapable de produire des masques, des tests, des médicaments, des respirateurs, il est odieux de lire ici ou là que les relocalisations seraient un ”mirage”, une ”illusion”. 
Dans la France d’avant-guerre, un virus incapacitant avait déjà attaqué le cerveau national. Lire, sur ces sujets essentiels, les opinions scientifiques de Lafay, Gréau, J.Sapir, Werrebrouck, P-Y Gomez et du regretté Allais (Nobel d’économie).