mardi 19 mai 2020

MARDI 19 MAI

Il a été ajouté sur le blog une nouvelle rubrique: Les pages de l'écho ( en haut à droite)
Cette rubrique permet de publier des informations permanentes.
Une première page est dédiée aux commerces d'Ampus. D'autres pourraient être sur les gîtes, las artisans, les associations ou des annonces diverses ( achats, ventes, offres de services.....) selon la demande.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'indiquer si j'ai oublié quelqu'un ou si il y a des corrections à effectuer.

Merci pour votre collaboration.
Pour lire le contenu de la page: cliquez sur le titre.

MARDI 19 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Yves, Yvon, Erwan, Erwin, Ewan, Tristan, Duncan.

Les Yves ont l'art de se faire remarquer: anti-conformistes et frondeurs, ils s'appliquent à ne rien faire comme les autres. Indépendants, ils savent ce qu'ils veulent, ce qu'ils ont à faire et refusent les conseils d'autrui. Leur vie n'est qu'aventures, professionnelles, sentimentales ou autres.. 

Saint-Patron et intercesseur du jour Saint Yves, patron des orphelins, et des gens de lois : juges, juristes, avocats, huissiers, notaires... Patron de la Bretagne c'est le saint breton le plus populaire.

DICTON DU JOUR: A la Saint-Yves le beau temps arrive.

CITATION DU JOUR:  Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s’obstine à vouloir garder un peu d’argent pour son propre usage

 Philippe Bouvard

INFORMATION:
Lieux de culte : le Conseil d’Etat ordonne de lever l’interdiction de réunion 
Mise en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, l’interdiction «générale et absolue» de réunion dans les lieux de culte a été jugée «disproportionnée».
Le Conseil d’Etat a ordonné lundi au gouvernement de lever l’interdiction « générale et absolue » de réunion dans les lieux de culte, mis en place dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, en raison de son « caractère disproportionné ».

Saisie en référé par plusieurs associations et requérants individuels, la plus haute juridiction administrative a estimé dans une ordonnance que cette interdiction porte « une atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de culte et enjoint le gouvernement de la lever « dans un délai de huit jours ».

Des tolérances pour des petits rassemblements

Le décret pris par le Premier ministre Edouard Philippe le 11 mai, dans le cadre du déconfinement en pleine pandémie de coronavirus, interdit tout rassemblement ou réunion au sein des établissements de culte, à l’exception des cérémonies funéraires, qui sont limitées à vingt personnes.
Dans son ordonnance rendue lundi, le juge des référés observe que « des mesures d’encadrement moins strictes » peuvent être prises, à l’image de « la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public », admise dans ce même décret, rapporte le Conseil d’Etat.

Une atteinte à la liberté de culte

« Il juge donc que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière », souligne le Conseil d’Etat.
Cette décision est « une bonne nouvelle pour la liberté de culte qui est un droit fondamental », a tweeté Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

En Allemagne, la plus haute instance, la Cour constitutionnelle fédérale avait sanctionné le 29 avril la fermeture complète des lieux de culte.
HOMMAGE  DU JOUR: 

L’hommage de Benoit XVI A JEAN-PAUL II

Le pape émérite a écrit un court texte envoyé à la conférence des évêques de Pologne à l’occasion du centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II. Il a été rendu public le 15 mai. Benoit XVI considère le saint polonais comme un « rénovateur et un libérateur de l’Eglise » à un moment où l’Eglise était « dans une situation dramatique ». Il est un « signe d’espoir et de confiance pour l’Eglise aujourd’hui ». Benoit XVI se souvient de la façon avec laquelle il a « éveillé un nouvel enthousiasme pour le Christ et son Eglise », dès les premières paroles prononcées lors de son homélie inaugurale : « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! ». Le nouveau pape venait d’un pays « où la réception du Concile avait été positive ». Il a « partout proclamé l’Evangile comme une joie ». « Pendant toute sa vie, le pape a voulu s’approprier subjectivement le centre objectif de la foi chrétienne, la doctrine du salut, et aider les autres à se l’approprier ». Mais « Jean-Paul II n’est pas un rigoriste moral », écrit aussi Benoit XVI. Le « véritable centre » de son pontificat fut « la Miséricorde divine », qui est pour tous grâce au Christ ressuscité. C’est là qu’on constate l’unité intérieure du message de Jean-Paul II et les intentions fondamentales du pape François.
Souvenir:

IL Y A DEUX ANS


Le 11 mai 2018 , Rosette nous a quittés.
Elle m'est toujours présente lorsque je rédige le blog ou que je consulte les Toupins anciens et c'est avec une sincère  émotion particulière que je rappelle son souvenir.
Après une carrière professionnelle qu'elle a exercée avec passion et compétence dans la région stéphanoise, elle est revenue dans son village natal où elle a vécu toute son enfance et a laissé son empreinte indélébile par son dynamisme et son charisme.
 Son implication dans les associations du village et son talent pour écrire les articles du Toupin font d'elle une personne qu'on ne peut oublier tant elle a montré son attachement à son village. Elle était généreuse,  et d'une simplicité remarquable. Par sa grande culture et son courage  pour dompter, malgré son âge, l'outil informatique et la photographie, elle a su nous captiver avec son journal  par la variété de ses propos. Parfois très critiquée, elle ne cachait pas ses opinions et sa vision de la société, du monde , et surtout d'Ampus et est restée tenace et déterminée face à l'adversité de ses détracteurs. En un mot, elle était une personnalité forte et admirable.
Merci Rosette pour tout ce que tu as fait pour Ampus  ainsi que pour l'exemplarité que tu nous a légué. Ton obstination pour une liberté de s'exprimer me rend plus déterminé à continuer le Blog contre vents et marées que tu as personnellement et courageusement affrontés. Malheureusement, le monde n'a pas changé et l'histoire est un perpétuel recommencement. Mais ne perdons pas espoir une goutte finira bien par faire déborder le vase.
Vive la liberté d'écrire.....


LES PHOTOS DE DORIANE:

Paysage du haut var du côté  lac de Sainte-Croix..
Je vous souhaite à tous et à toutes tout le bonheur du monde à bientôt doriane



CA S'EST PASSE UN 19 MAI:

 1998 : L'Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi Aubry sur la réduction du temps de travail à 35 heures par semaine. 
 1974 : Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République française.
 1906 : Ouverture du tunnel du Simplon (19,8km) entre la Suisse et l'Italie: les travaux avaient commencé en 1898. 

 1802 : Création de la Légion d'honneur

Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Les premiers dignitaires en seront le comte de Lacépède, un naturaliste (civil), qui sera nommé Grand Chancelier, et le général Dejean (militaire), Grand Trésorier...

19 mai 1974 : Élection de Valéry Giscard d'Estaing


Le dimanche 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing (48 ans) devient le troisième président de la Ve République... Le nouvel élu est le fondateur et le chef d'une formation centriste, les Républicains Indépendants, ancêtre de l'UDF (Union pour la Démocratie française)...



MORT DE MICHEL PICCOLI

La nouvelle a été annoncée ce lundi 18 mai 2020. Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai dernier, a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. L'acteur, particulièrement connu pour son rôle dans Le Mépris aux côtés de Brigitte Bardot, avait 94 ans. Il serait mort des suites d'un accident cérébral, précise ce communiqué.

Âgé de 92 ans, Michel Piccoli est une figure imposante du 7e art. Pourtant, très peu de spectateurs connaissent les détails de sa vie privée.
Dans son autobiographie "J'ai vécu dans mes rêves" sortie en 2015, Michel Piccoli évoque sans
retenue sa peur de mourir et le temps qui avance inexorablement." On voudrait que ça ne s'arrête jamais et cela va s'arrêter. C'est très difficile. La mémoire se dégrade. Et je suis victime de cette catastrophe pour un acteur […] Parfois, je me sens très bien et je suis indigné de ne plus jouer parce que les médecins et les assurances rendent la décision de me choisir compliquée […] Je suis comme un stylo qui n'a plus d'encre, et je me mets à râler : 'Où est mon encre ?' […] Certains films dans lesquels j'ai joué vont rester, mais je ne reste plus. J'aimerais ne pas mourir."

Michel Piccoli est né à Paris le 27 décembre 1925 dans une famille de musiciens. C'est à 18 ans qu'il décide de devenir comédien et suit ainsi des cours de théâtre au Cours Simon. Il est connu notamment pour ses rôles dans "Le Mépris" et "Habemus Papam". De ses débuts dans les années 40 à aujourd'hui, il a joué dans environ 200 films, mais aussi dans plus de 50 pièces de théâtre. Malgré son âge, il n'a pas envie d'arrêter sa carrière d'acteur. 

Consécration dans Le Mépris


Michel Piccoli débute au cinéma en faisant une première apparition dans "Sortilèges", de Christian-Jaque, en 1945. Dans les années 40, il est principalement comédien au sein de troupes de théâtre puis à partir des années 50, il joue également pour le cinéma, ayant généralement des petits rôles. C'est en 1963 que Michel Piccoli est révélé au public grâce au film Le Mépris de Jean-Luc Godard. Film franco-italien, adaptation du roman du même nom d'Alberto Moravia, il met en scène un couple uni, représenté par Michel Piccoli et Brigitte Bardot, qui fait la rencontre d'un producteur. Laissant sa femme auprès de celui-ci, il s'ensuit malentendus, mépris et séparation du couple. Le film est un succès, étant à la septième place du classement au box-office français en 1963.

En 1965, Michel Piccoli joue dans le téléfilm Dom Juan ou le Festin de Pierre de Marcel Bluwal. Il y tient le premier rôle, celui de Dom Juan, homme libre qui n'a pas peur de Dieu et qui n'hésite pas à blasphémer et faire ce qu'il veut, aux cotés d'un Sganarelle, joué par Claude Brasseur, désespéré par l'attitude de son maître. 
Michel Piccoli enchaîne ensuite de nombreux rôles, dirigé par les plus grands réalisateurs parmi lesquels Renoir, Chabrol, Demy et Alfred Hitchcock. Il excelle alors dans les rôles de séducteurs rassurants mais n'hésite pas à expérimenter des rôles plus provocants, voire scandaleux comme dans "La Grande Bouffe"et "Grandeur Nature" en 1973. Après avoir joué les escrocs dans "Trio Infernal" en 1974 et "Sept Morts sur Ordonnance" en 1975, il obtient le prix d'interprétation masculine à Cannes en 1980 pour son rôle dans "Le Saut dans le Vide"  en 1979. Malgré une longue carrière, il conserve un certain succès dans les années 1990 et 2000. En 2009, l'acteur, alors âgé de 83 ans, donne volontiers la réplique aux plus jeunes dans "Le Bel âge" où il prouve aisément sa capacité à transmettre l'émotion aussi bien que la jeune génération, incarnée ici par Pauline Etienne.

Son idylle avec Romy Schneider


Michel Piccoli devient un acteur fétiche de plusieurs réalisateurs : Luis Buñuel avec 8 films, Marco Ferreri avec également 8 films et Claude Sautet avec 5 films. Il a également joué six fois aux côtés de Romy Schneider dans "La voleuse", "Les choses de la vie", "Max et les Ferrailleurs", "Le trio infernal", "Mado" et "La passante du Sans-Souci". En 2015, il révèle qu'il a eu une idylle avec la comédienne : "Elle et moi avons eu la faiblesse de nous laisser aller à des gestes pas toujours très honnêtes."

Habemus Papam, son dernier grand rôle


En prenant de l'âge, Michel Piccoli acquiert une forme d'autorité et de sagesse que le facétieux Nanni Moretti décèle bien en lui offrant le rôle principal dans Habemus Papam, en 2011, où il incarne un Pape en plein doute, qui se demande si ce n'est pas trop pour un seul homme, que d'incarner la foi et l'espoir pour toute une religion et des millions de fidèles. Il s'agit là de l'un de ses derniers grands rôles mais, à près de 90 ans, l'acteur n'a pas encore renoncé à sa carrière.

Michel Piccoli réalisateur


Sans délaisser le théâtre, Michel Piccoli s'essaie à la réalisation avec d'abord deux courts métrages puis des longs métrages : "Alors Voilà" en 1997, "La Plage Noire" en 2001 et "C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvé" en 2005. En 1983, il est narrateur dans l'enregistrement "d'OEdipus rex" d'Igor Stravinsky. Il enregistre également les lectures de "Gargantua" de François Rabelais et des "Fleurs du mal" de Charles Baudelaire. Il fait une reprise du "Déserteur" de Serge Reggiani, en 2002, sur l'album hommage "Autour de Serge Reggiani". Il publie aussi deux ouvrages : "Dialogues égoïstes" écrit en collaboration avec Alain Lacombe en 1976 et "J'ai vécu dans mes rêves" en collaboration avec son ami Gilles Jacob en 2015. 
Son ex-femme Juliette Gréco

Michel Piccoli est d'abord marié une première fois, en 1954, à l'actrice Eléonore Hirt, avec qui il a une fille du nom d'Anne-Cordélia Piccoli. S'étant brouillé avec sa fille, il n'a depuis plus aucun contact avec elle. Après une liaison avec Romy Schneider, il épouse la chanteuse Juliette Gréco en 1966 jusqu'en 1977, lorsqu'elle le congédie. Ils étaient considérés comme un couple de légende. Puis en 1978, il se marie avec la scénariste Ludivine Clerc. Ensemble, ils adoptent deux enfants, Inord et Missia, d'origine polonaise

Ses engagements politiques


Michel Piccoli s'engage en politique, d'abord en étant membre du Mouvement de la Paix (communiste), puis avec les socialistes. Totalement contre le Front National, il soutient François Mitterrand en 1974 et 1981 et, en 2007, il appelle à voter pour Ségolène Royal, en signant avec 150 intellectuels un texte "contre une droite d'arrogance", pour "une gauche d'espérance".

Dans une longue interview à l'Express en 2000, il précise que sa conscience politique s'est réveillée lors de la Seconde Guerre mondiale en entendant tout d'abord Hitler à la radio puis l'appel du 18 juin par De Gaulle. Il dit également qu'en s'engageant en politique, bien qu'il ne se considère pas comme militant, il ne pensait un instant que cela aurait pu avoir un impact ou non sur sa carrière.
Il évoque sans détour la maladie et la mort.

Michel Piccoli est un acteur qui dit ce qu'il pense. Aussi, en 2015 à l'aube de ses 90 ans, lorsqu'il publie son autobiographie aux éditions Grasset, il n'hésite pas à évoquer des sujets difficiles comme la vieillesse, la maladie et la mort. Le comédien racontant notamment souffrir d'un mémoire qui lui faisait défaut. "On voudrait que ça ne s'arrête jamais et cela va s'arrêter. C'est très difficile. La mémoire se dégrade. Et je suis victime de cette catastrophe pour un acteur." Il expliquait que le monde du spectacle lui confiait de moins en moins de travail : "Parfois, je me sens très bien et je suis indigné de ne plus jouer parce que les médecins et les assurances rendent la décision de me choisir compliquée." Au sujet de la mort, Michel Piccoli se montrait très clair : "J'aimerais ne pas mourir !"