jeudi 6 février 2020

Nécrologie:  Nous vous faisons part du décès de 

Mme Augusta CAUVIN
Les obsèques seront célébrées à l'église d'Ampus
Le vendredi 7 février à 15 h


JEUDI 06 FEVRIER

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Gaston, Paul, Armanda, Armand, Dorothée, Dorine, Doris, Silvain.
Les Gaston sont charmeurs, intelligents et affectueux. Ils connaissent généralement la réussite sociale. Mais se laissent souvent aussi aller à l'inaction et à la mélancolie. Par excès de lucidité ou manque de courage, voire par vanité.... 

Saint-Patron et intercesseur du jour:
Saint Gaston était invoqué lorsque les bébés étaient en retard pour marcher.
Sainte Dorothée est la patronne des maraîchers et des jardiniers.
Saint Armand est le patron des aubergiste, des barmen, des hôteliers, des propriétaires de bar et des viticulteurs.
DICTON DU JOUR:  À la Saint-Gaston surveille tes bourgeons.

CITATION DU JOUR: La plus grande vertu est comme l'eau: elle est bonne pour toutes choses.
Proverbe chinois.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR: 




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L'ironie, c'est quand tu rentres en prison pour vol de voiture


et que tu sors pour bonne conduite.


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MARCHES DU JOUR:




CA S'EST PASSE UN 06 FEVRIER:


6 février 1637 : La crise de la tulipe aux Pays-Bas


Le 6 février 1637 se produit ce qui est considéré comme le premier effondrement d'une bulle spéculative, celle de la tulipe aux Pays-Bas (la « tulipmania »), dont les prix atteignent des sommets avant de connaître une vertigineuse plongée.

Ogier Ghislain de Busbeck, ambassadeur des Habsbourg auprès de la Sublime Porte, aurait découvert les tulipes dans les jardins du sultan Soliman le Magnifique, à Constantinople. Il aurait alors acheté des centaines de bulbes et les aurait ramenés en Hollande, à Leyde, sa nouvelle ville d'affectation. Ainsi serait née la passion des Hollandais pour cette fleur fragile...


6 février 1998 : Assassinat du préfet Claude Érignac

Au tournant du XXIe siècle, usés par l'action policière, les défections et l'âge, les nationalistes corses jouent leur va-tout... Le soir du 6 février 1998, à Ajaccio, des dissidents du Front de Libération Nationale de la Corse (FLNC) assassinent à bout portant le préfet de Corse-du-Sud Claude Érignac qui allait rejoindre son épouse à un concert. Ce crime sans précédent en temps de paix soulève une immense émotion en France et en Corse même. Les six assassins sont arrêtés et condamnés à la perpétuité. Un autre indépendantiste, Yvan Colonna, est dénoncé par les accusés, arrêté peu après et à son tour condamné. Depuis lors, les attentats ont à peu près cessé sur l'île, laissant place à des trafics plus classiques.
LES PHOTOS DE DORIANE:

Matin bonheur pour une belle lumière ..Pont du Raton Ampus un si beau village
À bientôt Doriane





VIRUS NOUVEAU, VIEILLES PEURS;


Virus nouveau, vieilles peurs
L'édito de Jean-Pierre Denis: journal la vie 
Alors que l’épidémie de coronavirus se propage, il faudrait relire la Peur en Occident, un des maîtres-livres de Jean Delumeau, l’éminent historien et le grand chrétien qui vient de nous quitter. Si on l’interrogeait aujourd’hui, le professeur au Collège de France commencerait probablement par rappeler que nos sociétés sont beaucoup plus sûres que celles d’autrefois, qui vivaient dans l’angoisse de l’épidémie et de la famine. Au XIVe siècle, la Grande Peste fait disparaître au moins un quart de la population d’Europe occidentale. Plus tard, des villes comme Marseille ou Milan perdent presque d’un coup la moitié de leurs habitants. La fête des Lumières, chaque 8 décembre à Lyon, célèbre le vœu des échevins, qui placèrent la ville sous la protection de Marie. Le culte ultrapopulaire de saint Roch est lié notamment à la crainte de l’épidémie – aussi s’est-il répandu de Montpellier dans tout le Languedoc, en Italie et finalement sur tous les continents.
Jadis, la médecine se montrait impuissante, mais le dispositif religieux fournissait au corps social de quoi résister spirituellement. Notre époque laisse à nu les inquiétudes spirituelles, ignore le sens de la vie et croit pouvoir évacuer l’angoisse de la mort. En revanche, elle trouve secours dans la technique, les mesures sanitaires, la science. Même si certains choix peu­vent être critiqués, les grandes vaccinations ont fait reculer ou disparaître des maladies graves.
Toutefois, ce que nous croyions remisé au passé révolu ne le sera jamais complètement. C’est peut-être une angoisse sourde, atavique, qui se réveille ces temps-ci. Du climat au virus, de l’environnement aux armes, l’humanité redécouvre sa double vulnérabilité à la nature et à sa propre folie. L’inquiétude est de retour. Peut-être Delumeau trouverait-il que nos médias en font trop dans le commerce de l’anxiété. Mais comment en juger, alors que d’un côté l’OMS déclare le risque lié au corona­virus « très élevé » en Chine et « élevé » au niveau mondial, tandis que, de l’autre, le taux de létalité, un peu plus de 2%, paraît plutôt faible ?
Tous Chinois. L’épidémie nous rappelle aussi que l’humanité n’est pas seulement une juxtaposition de nations. Les maux comme les images circulent à grande vitesse. La planète a rétréci. Tout déborde des frontières. On cherche déjà à mesurer l’impact du corona­virus sur le commerce, le tourisme, l’économie mondiale. Il faut apporter des réponses « glocales », locales et mondiales. Il est proprement stupéfiant de voir à quel point ce qui s’est passé sur un marché de Wuhan, au centre de la Chine, affecte instantanément notre quotidien. Les nationalistes de tout poil jouent sur la promesse de nouveaux murs. Mais, pour le meilleur ou pour le pire, nous sommes plus que jamais en lien les uns avec les autres.
Jean-Pierre Denis,
directeur de la rédaction