jeudi 19 mars 2020

Les rubriques : activités et marchés du jour sont supprimées en raison des annulations généralisées.





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Bon courage à tout le monde et rester vigilant.


Annulation de l'assemblée de l'APPA.

L'assemblée de l'APPA qui était prévue le samedi 28 mars est annulée et reportée à une date ultérieure


JEUDI 19 MARS

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Joseph, Giuseppe,  Jean-Joseph, Jef,  José, José-María,  Joseph-Marie, Josépha, Josèphe,Joséphine, Josette,  Josiane, Marie-Josèphe,  Sibylline, Youssef.

Les Joseph ont une forte personnalité. Ils ne se lancent dans un projet qu'après l'avoir bien étudié mais ils sont avides d'aventure. Ils sont cependant d'un naturel calme et ne se laissent pas dominer par la colère. Ils sont généralement solitaires.. 

DICTON DU JOUR: Le chaud à la Saint-Joseph, l’été sera bref.

CITATION DU JOUR: On ne devrait s'étonner que de pouvoir encore s'étonner.La Rochefoucauld.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:





CA S'EST PASSE UN 19 MARS:


19 mars 1314 : Suplice du grand maître des Templiers Jacques de Molay

Le 19 mars 1314, le grand maître des Templiers, Jacques de Molay, est supplicié à Paris.
Poursuivi par la vindicte du roi Philippe IV le Bel, il a été condamné à la prison à vie - ce qui équivaut bien souvent à la mort certaine -, mais dans un sursaut de courage, il se rétracte soudain devant une foule stupéfaite : «L’ordre est pur, il est saint : les confessions sont absurdes et menteuses…».
Voilà le grand maître relaps, l’archevêque de Paris ne peut que le livrer au bras séculier et au feu du bûcher. Qui s’embrasera le soir même dans l’île aux Juifs, à quelques centaines de mètres des tours massives de la cathédrale, au pied de l’actuel pont Neuf.

19 mars 1882 : Première pierre de la Sagrada Família à Barcelone

Le 19 mars 1882, est lancée la construction d'une nouvelle église à Barcelone, en Espagne. Rien d'extraordinaire a priori, mais le projet va évoluer et prendre une ampleur inattendue avec l'arrivée d'un jeune architecte visionnaire, Antoni Gaudí.
La Sagrada Família, éternel chantier, est devenue le symbole le plus éclatant de Barcelone et de la Catalogne. Quant à Antoni Gaudí, il s'épanouira dans l'Art nouveau, l'un des derniers mouvements artistiques pan-européens.

19 mars 1962 : Cessez-le-feu en Algérie

Le 19 mars 1962, à midi, un cessez-le-feu met fin à huit ans de guerre en Algérie. Le 8 avril précédent, un référendum a ratifié à plus de 90% la décision du général de Gaulle de donner l'indépendance à l'Algérie.
La veille, à Évian, le gouvernement français a cédé au GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara... Les violences se poursuivent néanmoins après le cessez-le-feu et l'indépendance, effective le 3 juillet. Les Européens quittent le pays dans la confusion...

19 mars 2013 : Démission du ministre Jérôme Cahuzac

L'affaire Cahuzac, qui n'est pas encore entrée dans les livres d'Histoire, devrait tenir un rang très élevé dans les scandales de la République française. Elle survient alors que le gouvernement socialiste du président François Hollande peine à sortir le pays de l'ornière et ne propose rien de mieux qu'un alignement sur les injonctions allemandes («rigueur et austérité» à tous les étages).
Le ministre du budget Jérôme Cahuzac (60 ans), responsable du tour de vis fiscal, est contraint à la démission le 19 mars 2013 et avoue deux semaines plus tard avoir menti à tout le monde, y compris au Président et aux députés, sur ses comptes cachés à l'étranger.
Cette révélation apparaît à l'opinion publique comme une trahison morale et, pire encore, met en lumière l'absence d'autorité et le manque de maîtrise du président de la République. Les Français sont gagnés par l'impression que le pays n'est plus dirigé alors qu'une tornade économique menace de l'emporter. Tous les ingrédients d'une crise politique majeure sont réunis, avec, fait aggravant, de possibles répercussions sur la zone euro, elle-même déjà fortement secouée...


BUZIN ALLUME LA MECHE.


Libération 18 mars 2020
Laurent Joffrin
La lettre politique

Buzyn allume la mèche

Par Laurent JOFFRIN

La dépression est mauvaise conseillère. La dépression post-électorale tout autant. Du coup, les confessions inouïes d’Agnès Buzyn aux journalistes du Monde deviennent un objet politique cruel et fascinant, à tel point qu’on éprouve envers cette candidate déconfite plus de tristesse que d’indignation. Si nous n’étions plongés dans des circonstances dramatiques, elles auraient déclenché un tsunami politique, seulement freiné par le souci d’ajouter une tourmente publique au malheur qui frappe le pays. Leur incohérence même signe l’abattement d’une femme honorable qui voit ses espérances les plus fortes réduites en poussière et qui, selon sa propre formule, «ne sait plus quoi faire de sa vie».
C’est la version tragique du «en même temps». La ministre de la Santé affirme qu’elle a senti dès le début la gravité de la crise. Mais, en même temps, elle a déclaré à la radio qu’il ne fallait pas s’inquiéter, que le virus né en Chine n’atteindrait pas nos contrées. Elle estime qu’elle a préparé son ministère à affronter le fléau mais, en même temps, elle le quitte aux premiers signes de la tempête pour courir après une fonction politique prestigieuse. Elle juge que les municipales ne pourront avoir lieu mais, en même temps, elle s’y jette avec de hautes ambitions. Elle mène une campagne apaisée mais, en même temps, elle avoue ressentir la peur à chaque meeting et se dit «dissociée». On comprend la fureur mal contenue des responsables LREM et l’embarras palpable du Premier ministre et de son gouvernement, qui n’avaient pas besoin de cette polémique au milieu d’un ouragan sanitaire.
Ces propos doivent sans doute autant à l’amertume de la défaite qu’à la raison raisonnante. Ils posent néanmoins des questions inévitables. Les réponses viendront une fois la bataille livrée : on ne harcèle pas le général au milieu du combat. Mais Agnès Buzyn a allumé une mèche qui ne s’éteindra pas et peut conduire à une explosion au moment du bilan. Il faut les formuler.

Le gouvernement, comme le laisse entendre l’ancienne ministre de la Santé, a-t-il sous-estimé le danger quand il est apparu ? Il s’en défend et se retranche derrière les avis des scientifiques. La chose n’est pas invraisemblable : après tout, la science ne sait pas tout et les responsables doivent parfois – souvent ? – prendre leurs décisions derrière un «voile d’ignorance».

Mais est-ce cela qui explique la pénurie de masques protecteurs partout relevée, notamment par les médecins qui en ont un besoin crucial ? Pourquoi, alors que l’OMS prescrit aux autorités du monde entier de «tester, tester, tester», en a-t-on fait si peu au moment où il fallait détecter les premières personnes contaminées pour les isoler ?
Pourquoi la France compte-t-elle un nombre insuffisant d’appareils de réanimation ? Imprévoyance, ou bien pénurie mondiale inévitable quand le nombre des malades s’accroît partout à grande vitesse ? Et surtout, fallait-il résister ainsi aux demandes véhémentes de l’ensemble du personnel hospitalier qui manque d’effectifs, de fonds et de matériel et doit maintenant pallier les carences par un trésor de courage et de dévouement ? Question plus large et éminemment politique, qui touche au rôle des services publics dans une société fragile, mais question tout aussi brûlante.

C’est la deuxième fois en tout cas qu’une candidature LREM à la mairie de Paris explose en vol, Buzyn après Griveaux. On se souvient aussi du cas étrange de Nathalie Loiseau, discréditée par le même genre de propos post-électoraux. Après le dégagisme, l’autodégagisme. La politique est un théâtre de la cruauté, mais elle est aussi un métier, qui exige une maîtrise hors du commun. Certains éloges de l’amateurisme, certaines apologies de la nouveauté et de la mise au rancart de l’expérience, ne sont décidément plus de saison.