dimanche 31 mai 2020

DIMANCHE 31 MAI

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Pétronille, Pierette, Périne, Cantiane.

Les Perrine sont d'adorables personnages, d'une grande bonté, toujours portées à faire le bien autour d'elles. Elles sont intelligentes et d'une charmante compagnie. En amour comme en amitié, elles sont fidèles. Mais exigent en retour la même fidélité…

La Visitation de Marie

Cette fête catholique rappelle la visite de la Vierge Marie à sa cousine Élizabeth. Celle-ci, bien que très âgée, portait en son sein, depuis cinq mois, un enfant qui fut plus tard connu sous le nom de Jean-Baptiste car il baptisa les Juifs dans le Jourdain.
La Pentecôte : « cinquantième jour ») est une fête chrétienne qui célèbre l'effusion du Saint-Esprit, le cinquantième jour à partir de Pâques, sur un groupe de disciples de Jésus de Nazareth, dont les Douze Apôtres, suivant un récit relaté dans les Actes des Apôtres
Célébrations & évenements du jour
 Journée Mondiale sans tabac (ONU) 

DICTON DU JOURS'il pleut à la Sainte-Pétronille, pendant quarante jours elle mouille ses guenilles.

CITATION DU JOUR
La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu'il faut et à ne dire que ce qu'il faut.

La Rochefoucauld.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:







CA S'EST PASSE UN 31 MAI:

31 mai
2007 : Élection de Max Gallo au fauteuil 24 de l'Académie Française.
31 mai 2006 : Les obsèques d'Édouard Michelin rassemble 10 000 personnes à Clermont-Ferrand.
31 mai 2005 : Deux jours après le désastre électoral du référendum, Jacques Chirac nomme un de ses fidèles, Dominique de Villepin, à Matignon, qui formera le 2 juin un gouvernement resserré de 31 membres au lieu de 40 avec Nicolas Sarkozy à l'Intérieur comme ministre d'Etat, Philippe Douste-Blazy aux Affaires étrangères et Gilles de Robien à l'Education nationale. 
31 mai 2003
: Après 27 ans de service, le supersonique Concorde effectue son dernier vol commercial entre New York et Paris sous les couleurs d'Air France. Le dernier vol commercial sous les couleurs de British Airways aura lieu le 24 octobre. 


MEDECINS DE MOLIERE ?

La lettre politique
de Laurent Joffrin 


Mettez deux médecins dans une pièce – ou sur un plateau  –, il en sort trois théories. Telle est la conclusion que pourrait tirer une opinion lassée du défilé continu d’experts, de professeurs, de scientifiques tour à tour interrogés par les journaux, les radios ou les télévisions pendant la crise du Covid-19. Il est vrai que la succession des propos contradictoires donne le tournis. «Une grippette» au début, un danger majeur trois semaines plus tard, les masques inutiles soudain devenus essentiels, les tests superfétatoires changés en panacée à un mois de distance, la chloroquine, potion magique pour les uns, poudre de perlimpinpin pour les autres, la «deuxième vague» inévitable devenue friselis à l’usage, le Covid phénomène saisonnier disparu à l’été ou spectre toujours présent  : tout et son contraire, cacophonie, fausses notes et vraies intox, jusqu’à ce pugilat insensé entre les deux factions pro et anti-Raoult. Pour un peu, nous voici revenus aux temps des médecins de Molière. A moins qu’on applique aux épidémiologistes ou aux virologues ce qu’on dit parfois des économistes : «Always wrong, never in doubt.» Ils se trompent toujours et ne doutent jamais.
La science médicale, on le craint, n’en sortira pas grandie. Ces polémiques confuses, ces noms d’oiseaux échangés d’un hôpital à l’autre, ces philippiques de laboratoire, donnent l’idée d’une discipline fragmentée, divisée, en guerre civile, traversée de chapelles, de clans et de rivalités, minée par les conflits d’intérêts et les guerres d’ego.
A moins que, paradoxalement, elle ne fasse progresser non l’image de la science mais sa pédagogie. On a sans doute confondu à tort science et certitude, hypothèse et conclusion, théorie provisoire et résultat définitif. Or si la médecine repose désormais, dans l’ensemble, sur un savoir reconnu et vérifié, éprouvé par l’expérience, les études et la clinique, tout change face à un phénomène nouveau comme le Covid. Les savants font au mieux, armés de leur savoir. Mais comme tout un chacun devant l’inconnu, ils tâtonnent, avancent des hypothèses que la réalité dément un peu plus tard, suivent des fausses pistes et s’égarent parfois dans le dédale des études. Ils divergent logiquement et confrontent leurs idées, sachant que la controverse permet d’aiguiser les arguments. Ainsi, plutôt que lui tourner le dos, il faut conforter la science, la vraie, qui suppose une part d’incertitude qu’on s’efforce de réduire, non par la rhétorique, mais par l’expérience. Ce n’est pas la science qui trompe l’opinion. C’est sa politisation, ou sa déification.
Laurent Joffrin