mardi 31 décembre 2019

MARDI 31 DECEMBRE

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Sylvestre, Hilarie, Colombe, Colombine, Régis.

Solitaires et méditatifs, les Sylvestre fuient la foule, le bruit et la ville. Amoureux de la nature, travailleurs acharnés, autodidactes en quête de sagesse et de justice, ils sont toujours attentifs à ne pas blesser ceux qu'ils aiment. L'amour, pour eux, n'est concevable que dans la fidélité..

DICTON DU JOUR: Chaque Saint-Sylvestre sonnée, nous fait plus vieux d'une année.

CITATION DU JOUR: Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
La Rochefoucauld.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:


Le lendemain du réveillon de la Saint Sylvestre
Ne pas confondre :
Ivre de bonheur et Ivre de bonne heure!
Meilleurs vœux de bonheur !

MARCHES DU JOUR:

CA S'EST PASSE UN 31 DECEMBRE


31 décembre 1959 : Loi Debré sur l'enseignement privé


Le 31 décembre 1959 est promulguée en France, sous la présidence du général de Gaulle, la loi sur l'enseignement privé, dite loi Debré (du nom du premier ministre Michel Debré).
On lui doit la distinction actuelle entre établissements hors-contrat, établissements sous contrat simple (l'État rémunère les maîtres), établissements sous contrat d'association (l'État participe aussi aux dépenses de fonctionnement et les familles ont en charge les liens avec le culte), établissements privés intégrés à l'enseignement public (écoles d'entreprise).

Décès de Gustave Courbet

10 juin 1819 à Ornans (Doubs, France) - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz (Suisse)Biographie Gustave Courbet

Bourgeois voltairien et anticlérical, convaincu de son génie («Je peins comme un Dieu», dit-il), Gustave Courbet cultive une technique de peinture conventionnelle mais se veut révolutionnaire et provocateur par le choix des sujets, ce qui lui vaut d'être désigné comme le chef de file de l'école réaliste sous Napoléon III, aux côtés de Daumier et Millet...


Décès de Léon Gambetta

2 avril 1838 à Cahors - 31 décembre 1882 à Ville-d'Avray 
Né à Cahors au foyer d'un épicier génois, Léon Gambetta devient avocat à Paris. Élu député de Belleville au Corps Législatif, il fait proclamer la République à l'Hôtel de Ville de Paris le 4 septembre 1870, après la défaite de Sedan. Ministre de l'Intérieur du gouvernement de la Défense nationale, il s'illustre pendant le siège de Paris par l'armée prussienne en 1870 en quittant la ville en ballon pour organiser la résistance à Tours puis à Bordeaux...


ACTIVITES A AMPUS ET DANS LES ENVIRONS:

Châteaudouble:

LE CERCLE FÊTE LE NOUVEL  AN 🍾🔥
Mardi 31 décembre à partir de 19h
➡️ Soirée dansante, musique toute la nuit🎶
➡️ Buffet (gratuit)
➡️ Champagne (5,50€ le verre, 40€ la bouteille) + consos à petit prix aux tarifs habituels
Bonne ambiance garantie pour fêter la nouvelle année !
On vous attend nombreux jusqu'au bout de la nuit !

"FAKE NEWS" CONTRE MENSONGE D'ETAT.


Démocratie

« Fake news » contre mensonges d'État


Un nouveau terme est entré dans le langage médiatique : « fake news ». C’est une façon « branchée » de désigner les bobards, contre-vérités et rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux : facebook, youtube etc. Faut-il s’en plaindre ?

Internet n’a pas inventé les mensonges et force est de constater que les mensonges les plus dangereux ne sont pas ceux qui circulent anonymement sur les réseaux sociaux mais ceux qui sont proférés de façon très officielle par les gouvernements avec le concours des médias institutionnels. La preuve par l'Histoire...

André Larané

Bobards sans conséquence


Le phénomène facebook a fait tomber la barrière qui séparait, il y a peu encore, vie privée et vie publique. Le réseau social né à Harvard en 2004 compte d’ores et déjà un milliard d’utilisateurs actifs.

Il conduit des adolescents à exposer leur vie intime sur la Toile à leurs risques et périls et certains y laissent la vie quand des partenaires indélicats ou jaloux divulguent des photos ou des vidéos compromettantes. Ces faits divers tragiques constituent une violation de la vie privée et sont réprimés à ce titre.

Mais facebook, ce sont aussi des « communautés » virtuelles réunies par un intérêt commun et au sein desquelles circulent des informations plus ou moins fantaisistes, les fameuses « fake news ».

Pour retenir l’intérêt des internautes, ces informations doivent surprendre et donc se démarquer des informations communes, sans s’embarrasser de vérifications. Au milieu d'affirmations fantasques, elles doivent aussi contenir des éléments vraisemblables qui les rendent plausibles. Elles doivent surtout répondre aux attentes de la communauté et dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre et de croire. Ainsi sont réunis les trois ingrédients des « fake news ».

Strasbourg après l'attentat du 11 décembre 2018 (DR)C'est comme cela qu'après l'attentat islamiste du 11 décembre 2018, à Strasbourg, un quidam a suggéré sur un chat internet que le gouvernement français aurait organisé cet attentat pour en finir avec les Gilets jaunes.

Si cette rumeur complotiste a pu susciter autant d'écho, c'est qu'elle est partie d'un fait objectif : quand ils ont eu connaissance de l'attentat, les services officiels ont pu penser qu'il dissuaderait les Gilets jaunes de poursuivre leur mouvement. Mais il serait calomnieux et indigne d'en conclure qu'ils auraient pu guider le bras du terroriste.    

C’est aussi comme cela que les « communautés » musulmanes font circuler avec un certain succès l’idée que Mahomet, nom donné en français au prophète de l’islam, serait une déformation dépréciative de son nom arabe qui remonterait au XVIIIe siècle. La réalité historique est autrement plus simple : Mahomet dérive de Mehmet, nom donné par les Turcs au prophète (les Perses l’appellent quant à eux Mahmoud et les Sahéliens Mamadou).

Plus sérieusement, au début de la Révolution française, en juillet 1789, les campagnes françaises ont été parcourues par une vague de rumeurs suivant lesquelles les aristocrates se disposaient à restaurer des droits féodaux tombés en désuétude. Ces rumeurs manifestement exagérées étaient suscitées par les avanies que subissaient à Versailles les députés des états généraux. Elles ont conduit à une traînée de violences odieuses contre les nobles, leurs familles et leur biens : la « Grande Peur ». À Versailles, les députés se sont hâtés en conséquence d'abolir les derniers droits féodaux !

Quand un bobard ne contient aucun élément de vraisemblance, il a vite fait de tourner court. Le 4 mai 2017, le débat de l’entre-deux-tours des présidentielles françaises a donné lieu à une sortie inattendue de la candidate Marine Le Pen, qui a relayé une rumeur propagée sur les réseaux sociaux et lancé à son rival : « J'espère qu'on n'apprendra pas que vous avez un compte offshore aux Bahamas… » Emmanuel Macron a gardé son calme et l’on peut penser que le bobard ne lui a pas fait perdre une voix.

De la même espèce est la calomnie à l’encontre du leader socialiste Léon Blum, selon laquelle celui-ci mangeait dans de la vaisselle en or. Diffusée par la presse de droite dans les années 1930, elle ne touchait que ses opposants et suscitait des haussements d’épaule chez les autres car elle ne reposait sur aucun fondement sérieux.

On peut classer dans la même catégorie les rumeurs de la Première Guerre mondiale selon lesquelles par exemple les « Boches » coupaient les mains des enfants. Les citoyens croyaient-ils à ces bobards diffusés par les journaux et les cartes postales ? C’est peu probable car ils ne reposaient sur aucun élément avéré. D’ailleurs, on eut vite fait de les qualifier de « bourrage de crâne ». Mais on laissait dire car ces bobards remplissaient une fonction symbolique en légitimant l’effort de guerre et la solidarité de tous contre l’ennemi commun. De la même façon que les « fake news » d’aujourd’hui, ils soudaient les membres de la communauté dans la haine de l’adversaire.

Face à Staline et Mahomet, même aveuglement
Après la Seconde Guerre mondiale, l’intelligentsia occidentale a témoigné d’un aveuglement maladif vis-à-vis de la réalité soviétique. Ainsi, lors du procès Kravchenko, en 1949, des personnalités aussi réputées que le Prix Nobel Frédéric Joliot-Curie, Louis Aragon, Julien Benda ou encore Vercors sont venus dire à la barre le dégoût que leur inspirait l'accusé, coupable d’avoir médit sur l’Union soviétique.
Comme les islamistes d’aujourd’hui, ces intellectuels étaient enfermés dans leurs certitudes, inaccessibles au doute cartésien et à la recherche de la vérité. Et face à leurs contradicteurs, ils cherchaient un réconfort au sein de leur groupe.

Les demi-vérités tuent


Si les bobards et les « fake news » n’ont jamais à notre connaissance cassé une réputation, c’est parce qu’ils ne reposent au mieux que sur des suppositions vraisemblables et ne contiennent aucun élément avéré. Ils ne convainquent que les convaincus et suscitent chez les autres des haussements d’épaules.

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