vendredi 20 mars 2020

Les rubriques : activités et marchés du jour sont supprimées en raison des annulations généralisées.

Toutefois, pour occuper votre temps de confinement, vous pouvez adresser des articles, des histoires drôles ou des commentaires pour garder un contact avec l'extérieur ou créer une " chaine d'amitié".



Bon courage à tout le monde et rester vigilant.



Annulation de l'assemblée de l'APPA.

L'assemblée de l'APPA qui était prévue le samedi 28 mars est annulée et reportée à une date ultérieure


VENDREDI 20 MARS

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Cuthbert, Herbert, Wulfran, Baptiste.

Les Herbert sont partagés entre leurs instincts et leur très grande maîtrise d'eux et des choses, ce qui leur donne un caractère difficile, changeant et souvent dépressif. Ce qui ne leur permet pas non plus d'accorder beaucoup de temps et même d'intérêt à leurs proches, desquels ils réclament discrétion et amour..

DICTON DU JOUR:  Quand il gèle le vingt mars, il gèle toute l’année.

CITATION DU JOUR:  Il faut toute la vie pour apprendre à vivre.Sénèque.

AUJOURD'HUI C'EST LE PRINTEMPS:

Le printemps, c'est la saison du renouveau de la nature, du retour des oiseaux migrateurs et du réveil des animaux hibernants. C'est aussi la saison des amours chez les oiseaux et pour tout le monde, une période particulièrement euphorique. Il est bien connu que le soleil agit comme un antidépresseur puissant et son retour contribue donc à nous mettre le moral au beau fixe !

Victoire du jour sur la nuit

La date du printemps n'est pas une date fixe : le printemps débute en effet le jour de l'équinoxe de printemps. Cependant nous pouvons nous habituer à le célébrer le 20 mars car l'équinoxe de printemps tombera à cette date-là jusqu'en 2044.


Au moment de l'équinoxe de printemps, le jour et la nuit ont une durée identique. Ensuite, c'est le jour qui va gagner progressivement jusqu'au solstice d'été, la journée la plus longue de l'année, où cette tendance commencera à s'inverser. Nous bénéficions ainsi d'une durée d'ensoleillement maximale durant le printemps.
Le printemps = bonheur

La journée internationale du bonheur a lieu le 20 mars chaque année : elle tombe donc en même temps que l'arrivée du printemps. Une heureuse coïncidence car de toute évidence le printemps est une saison propice au bonheur !

Qu'on soit à la ville ou à la campagne, c'est le moment d'ouvrir ses fenêtres, de s'aérer les poumons et l'esprit, et de se laisser aller au plaisir d'écouter chanter les oiseaux ! Enfin, c'est aussi le moment de se lancer dans un grand nettoyage afin de dépolluer et assainir son intérieur. Profitez également des beaux jours pour reprendre la bonne habitude d'aller vous promener en forêt.

ET LES PHOTOS DE DORIANE:

Les merveilles de la nature, petit tour dans les fleurs d'amandier profitons en!!!!
à Bientôt ..












CA S'EST PASSE UN 20 MARS:


20 mars 1800 : Volta expose le fonctionnement d'une pile électrique


Dans une lettre adressée le 20 mars 1800 à la Société Royale des Sciences (Londres), Alexandre Volta expose le fonctionnement d'une pile électrique. Sa découverte, aussi appelée « pile voltaïque », inaugure la révolution de l'électricité, après celle de la vapeur.
Professeur de physique à Côme, en Lombardie, le savant italien va très vite attirer l'attention de Napoléon Bonaparte. Le Premier Consul, qui a créé la République cisalpine dans le fil de sa campagne d'Italie, est en effet passionné par les sciences et les mathématiques. Saisi d'admiration pour le savant, il le décore et, plus tard, l'élève à la dignité de comte d'Empire puis de sénateur.

20 mars 1811 : Naissance de l'Aiglon

Le 20 mars 1811 naît François Charles Joseph Bonaparte. Son père n'est autre que l'empereur Napoléon 1er et sa mère Marie-Louise d'Autriche...

20 mars 1893 : Procès du scandale de Panama

Le 20 mars 1893, le scandale de Panama se solde par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie...

Mort de Isaac Newton

25 décembre 1642 à Woolsthorpe (Lincolnshire, Angleterre) - 20 mars 1727 à Kensington (Angleterre)
Biographie Isaac Newton
Isaac Newton est un immense savant à la charnière de deux époques... Il écrit ses premiers traités en latin et les derniers dans sa langue usuelle, l'anglais. Il invente la physique moderne... mais se passionne aussi pour l'alchimie et même l'astrologie !
Il développe une méthode scientifique innovante articulée autour de trois piliers : - la synthèse (ramener à une cause unique des effets analogues), - l'extrapolation (généraliser les propriétés accessibles par l'expérience), - l'intuition (tenir pour vraie une proposition générale obtenue par l'expérience tant qu'une autre expérience n'est pas venue la contredire).

L'un des apports les plus connus de Newton est la loi de la gravitation - ou loi de l'attraction universelle - («Deux particules quelconques exercent l'une sur l'autre une attraction dont l'intensité est proportionnelle au produit de leurs masses et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare»).

Contemporain de Newton, le savant et philosophe allemand Gottfried Leibniz (1646-1716) partage avec lui l’invention du calcul infinitésimal, à l’origine de très grands progrès dans les mathématiques. L’un et l’autre ont tiré profit des travaux du savant et penseur français Blaise Pascal (1623-1662).

CORONAVIRUS: COMMENT LES DEMOCRATIES FINISSENT.......



Coronavirus : comment les démocraties finissent… (journal de bord)

Le coronavirus contamine tout, même les têtes, même l'envie de démocratie. Deuxième épisode de mon journal de bord sur Paris, cité interdite.


Paris entre peu à peu dans l’épidémie du coronavirus, et l’épidémie du coronavirus entre peu à peu dans Paris. Ce matin, nous n’étions pas encore confinés, mais des files d’attente, espacées d’un mètre comme le veut la règle de confinement, piétinaient en silence devant chaque supermarché ouvert, donnant à la ville une étouffante atmosphère de crise. Les gens se regardent, et parfois échangent un air de patience, de résignation, de lassitude complice. 
Jamais on a ressenti aussi vivement l’apartheid à Paris. Les Parisiens natifs respectent assez spontanément la discipline exigée par les autorités. Les allochtones semblent s’en détacher, comme si la maladie était au-dessus de leurs préoccupations quotidiennes. À la Goutte d’Or, il a fallu déployer des policiers pour que les magasins africains fassent respecter les règles et pour que les clients se plient aux principes du confinement. 
Deux villes se côtoient, avec leurs visions très différentes du monde, même si, officiellement, il est interdit d’en parler sous peine d’être taxé de racisme. Mais il est un fait que la discipline collective est une affaire d’Européens. À côté de la maison, le chantier Ronald MacDonald a continué à faire trembler les murs jusque tard dans l’après-midi. Il n’est mené que par des Subsahariens. Deux villes, deux mondes, deux cultures, deux civismes se superposent sans se croiser. 

La trésorerie de l’entreprise, nouvelle bataille à mener

À distance, je pilote la trésorerie de l’entreprise qui, à Lyon, se confine aussi. Les instructions sont obscures, floues, changeantes. Il faut improviser. J’ordonne aux salariés de se mettre à l’abri le plus vite possible, par peur d’être un jour taxé d’avoir mal interprété la volonté inintelligible du pouvoir exécutif. 
En écoutant la radio, je comprends que je suis loin d’être seul à n’avoir pas compris ce que le Président avait dit. Il faut prendre ses responsabilités à sa place. 
Dans la pratique, on sait tous que le paquet de mer qui s’abat sur nous nous emmène vers des rivages inconnus, qui ne ressembleront en rien à ce que nous imaginions jusque-là. Mais il faut rassurer, faire bonne figure. Faire comme si on savait et comme si on n’avait pas peur du lendemain. 

L’effondrement du système, quelle bénédiction!

À titre personnel, le grand désordre qui s’annonce me convient bien. Je n’en pouvais plus, de cette routine élitaire où toute innovation est suspecte, fait ricaner, où l’étiquette de la Cour impose de faire le singe savant et de respecter une rhétorique désuète qui est, en France, la condition de la respectabilité. S’avancer en terra incognita me plaît, et même me rassure. 
Mais beaucoup ont peur et cherchent un cadre rassurant. Paris a perdu de nombreux habitants, qui s’entassent sur les routes ou dans les gares pour fuir la capitale. Un directeur de publication m’a écrit hier à minuit pour se féliciter d’être arrivé à La Rochelle après de nombreux embouteillages et ralentissements. Majoritairement, les Parisiens qui aiment l’ordre et la discipline collective, sont effarés de voir leurs murailles et leurs chemins de ronde dévastés par la contagion. Ils prennent la poudre d’escampette, comme en 40, au risque de disséminer encore plus le virus. 
Mon atavisme à moi est de ne pas partir. Ma grand-mère s’était toujours accrochée à son sol de franque salienne. Dans la famille, nous n’avons jamais pratiqué l’exode. Là où les problèmes se posent, nous restons pour les affronter. Le contraire ne nous effleure pas. 
Et puis quelle chance de renouveler les élites décadentes de ce pays, enfin. 

L’angoisse monte

Mais je suis bien seul à penser de cette façon. Partout l’angoisse monte, palpable. Un chef d’entreprise industrielle m’appelle. Un tiers seulement de ses effectifs est prêt à travailler. Le reste a peur. Les femmes pleurent ou retiennent difficilement leurs larmes en se demandant ce qui va leur arriver. 
Émission de radio de 11h à 12h, par téléphone car le confinement interdit désormais de bouger. Je sens ma chère présentatrice, ma préférée Valérie Expert émue par l’effondrement du monde. Elle n’est pas la seule dans cet état. Mais je vois aussi ma fille Astrée heureuse de partager du temps avec ses parents. Elle est minoritaire dans son cas.
Partout, la peur de tomber malade. Les vrais chiffres sur l’exposition des jeunes au risque létal sont difficiles à obtenir. J’interroge un interne qui me dit se moquer du nombre de morts, ne s’occuper que du nombre de malades sauvés dans son service. Pourtant il existe bien des cas de jeunes de 30 ans sans comorbidité connue qui décèdent en quelques jours, parfois, semble-t-il, en quelques heures, étouffés. 

Partout, l’appel à l’ordre

On sent que les premières scènes de barbarie arrivent. Le système tient encore. Comme me le garantit une directrice de maison de retraite du sud de la France, les personnels tiennent les remparts. Mais les premières scènes de pillage troublent. À Trappes, des jeunes ont pillé un magasin et attaquer les forces de l’ordre. Pour l’instant, il n’y a pas de pénurie, mais on sent qu’il suffirait d’un rien pour que tout dégénère.
Progressivement, les pouvoirs publics parlent. Les élections sont reportées au 21 juin. Le ministre de l’Agriculture explique que l’approvisionnement est assuré jusqu’en juillet. On comprend que la crise va durer, qu’elle excédera bien les quinze jours. 
Le manque de discipline dans le respect des consignes fait réagir vivement. L’exode des Parisiens exaspère les provinciaux qui craignent d’être contaminés. Le gouvernement est suspect de manquer d’autorité. 
Et toujours cette peur de mourir. Alors qu’en 1920, le pays qui sortait de la guerre avait encaissé des centaines de milliers de morts du fait de la grippe espagnole, cent ans plus tard, il ne veut pas endosser 500.000 morts du coronavirus. Alors on bloque tout, et on paralyse le pays. On le paiera par 65 millions de pauvres pendant au moins une décennie, qui seront prêts à toutes les aventures autoritaires. 
En réalité, dans les deux ou trois semaines, le Président recourra à l’article 16 de la Constitution et suspendra les libertés. On est déjà supposé indiquer pour quel motif on marche dans les rues aujourd’hui, si l’on rompt le confinement, même pour faire cinquante mètres. Personne n’a réagi à cette annonce : tout concourt à défendre l’ordre.
C’est une phase régressive. Je me souviens de l’essai de Jean-François Revel : comment les démocraties finissent, qui m’avait éveillé à la politique. Sa peur n’a jamais été aussi proche de se réaliser. 

CULTURE HISTORIQUE


De la part d'un lecteur

Un peu de culture historique, ce n'est pas ennuyeux !

Même instructif..!

Louis XIV n’a pris que deux bains dans sa vie : un le jour de son mariage et l’autre, la veille de sa mort. On a dû se demander si cela n’avait pas été la raison de sa mort !!! C’est qu’il a vécu fort longtemps pour l’époque, le vieux renard, 76 ans. et sans douche !

  Alors, to be clean or not to be? 

 Les dames faisaient pipi debout les jambes écartées, en raison de leur encombrantes jupes, ça devait quand même éclabousser sur leurs bas et chaussures, et on n’ajoute pas certaines périodes du mois.
  Les escaliers de Versailles servaient de latrines, on se soulageait là où on se trouvait, alors au 17e siècle aussi, on se parfumait beaucoup.`
  - On portait vêtements de satin et bas de soie, sans sous-vêtements. Les changeait-on souvent ?? That is the question....
  - Mais l’amour, étant toujours l’amour, les puanteurs, les maladies de peau, les poux et puces et punaises ne gênaient point les effusions. On se grattait mutuellement !!

  Ceci ne figure pas dans les manuels d'histoire.

  LE SAVIEZ-VOUS ?
  La prochaine fois que vous vous laverez les mains et que vous trouverez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres. Voici quelques faits des années 1500 : 
 
 La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur "raisonnable" en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet. C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée. 

 Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude. Le Maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité puis les femmes et enfin les enfants... Les bébés fermaient la marche. À ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un.. D’où l'expression Jeter le bébé avec l'eau du bain !

  En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, parfois même la maison n'était qu'un toit. C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D'où l'expression anglaise "It's raining cats and dogs" ("Il pleut des chats et des chiens"). 

 Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C'était un vrai problème dans les chambres à coucher où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie. C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l'usage du ciel de lit. Bien évidemment, les plus pauvres devaient s'en passer...

  À cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
  Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure. C'était surtout fréquent avec les tomates ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques.

 Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.  Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb. Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours !
  Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience : d'où l'habitude de la veillée mortuaire. 
 La Grande-Bretagne est en fait petite et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils et on les vida de leurs ossements qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant.
  Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt reliée à une clochette à la surface du cimetière, et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille. Et c'est ainsi que naquit là l'expression «sauvé par la clochette». 
  C'est une grenouille en marbre sculptée sur un bénitier à l'entrée de la cathédrale de Narbonne qui est à l'origine de l'expression imagée  ‘’grenouille de bénitier’’. 

  Qui a donc dit que l'histoire était ennuyeuse ?
                                           Il suffit de la ‘ débarbouiller ‘  …..!