mardi 1 mars 2022


mardi 01 mars


Aujourd'hui nous fêtons:  Aubin.

Les Aubin sont des hommes épris de justice. Ils cultivent l'amitié avec soin et savent s'entourer de personnes dignes de confiance. Toutefois, leur pessimisme foncier leur nuit car il les paralyse presque totalement. Il leur faut beaucoup de volonté et de courage pour se forcer à envisager les choses sous des couleurs plus gaies. Côté coeur, ils manquent de passion.

 C'est mardi gras:

Mardi gras est une période festive. Cette période marque la fin de la « semaine des sept jours gras » (autrefois appelés « jours charnels »)1. Le Mardi gras est suivi par le mercredi des Cendres et le Carême, pendant lequel les chrétiens sont invités à « manger maigre » , traditionnellement en s'abstenant de viande.

Elle se situe donc juste avant la période de jeûne, c'est-à-dire — selon l'expression ancienne — avant le « Carême-entrant », ou le « Carême-prenant ». Les « sept jours gras » se terminent en apothéose par le Mardi gras et sont l'occasion d'un défoulement collectif. L'esprit de jeûne et d'abstinence qui s'annonce est momentanément mis entre parenthèses avec le carnaval.
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C'est sa fête : Aubin

Moine près de Guérande, Aubin devint évêque d'Angers en 529. Il se signala par ses dénonciations de l'inceste qui était, paraît-il, pratique courante parmi les guerriers francs de l'époque mérovingienne.

Dicton du jour: Le jour de la Saint-Aubin, coupe la queue à ton poulain.

Citation du jour: Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

Georges Brassens.


Dessin ou histoire du jour:

Ukaine pour ou contre: la minute de Ricardo

https://crowdbunker.com/v/nfv7Lv8BcW

Air de campagne:

Pour être en mesure de voter aux prochaines élections, il est nécessaire de vous inscrire sur les listes électorales de votre commune. L’inscription sur les listes électorales peut être réalisée en ligne jusqu’au sixième mercredi précédant le scrutin, soit le mercredi 2 mars 2022 pour l’élection présidentielle.

Pour l’élection présidentielle, l’inscription sur les listes électorales peut être réalisée en ligne jusqu’au 2 mars 2022 et en mairie jusqu’au 4 mars 2022.

 

A la une du Parisien:

● Poutine sous pression. Pays ostracisé, espace aérien fermé, banques boycottées et com loupée, le maître du Kremlin a réussi à liguer le monde contre lui. Le chef d'Etat russe doit même faire face à des contestations à l’intérieur de son pays. Plusieurs oligarques ont élevé la voix alors que les manifestations anti-guerre se multiplient. 

● Les premiers effets des sanctions. 
L’exclusion de plusieurs grands groupes bancaires du réseau interbancaire Swift et le gel des avoirs de la Banque centrale russe font déjà vaciller l’économie. Avec une inflation record, une ruée sur les distributeurs et des défaillances d’entreprises en cascade, le pire reste sans doute à venir.

● Le réveil de l'UE. 
Face à l’agression russe contre l’Ukrainel’Union européenne a fait preuve d’une unité sans faille. Elle a pris des initiatives inédites, susceptibles de faire basculer l’aventure commune dans une nouvelle dimension. «Un tournant historique», a notamment estimé hier la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
 
● Qui soutient qui ?
 Depuis la décision d’invasion de l’Ukraine par la Russie, la grande majorité des pays du globe a pris position. Mais certains, bloqués par leurs liens avec le Kremlin, ont préféré ne pas s’exprimer pour le moment.

● La Russie exclue du prochain Mondial au Qatar. 
Le Fifa et l’UEFA ont décidé de suspendre la sélection nationale russe des prochaines compétitions internationales, dont le Mondial. L’équipe féminine est aussi privée d’Euro cet été.

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES






Des évènements lors d'un 01 mars:

1er mars 487 : Le vase de Soissons

Selon le chroniqueur Grégoire de Tours (539-594), Clovis, âgé de 20 ans et encore païen, avait pillé diverses églises, notamment à Reims.

Clovis et le vase de Soissons (image de manuel scolaire)L'évêque de la ville, identifié à Remi (ou Rémi), le prie de lui restituer un vase remarquable et le jeune roi des Francs, soucieux de lui plaire, le lui promet. C'est ainsi qu'à Soissons, devant le butin rassemblé, il demande à ses soldats la permission d'enfreindre l'usage, qui est de distribuer le butin par tirage au sort, en en restituant un lot. Mais l'un des soldats, envieux et impulsif, s'insurge et frappe de sa francisque le vase qui s'en trouve cabossé. Clovis ravale sa rage et restitue malgré tout le vase à l'évêque.

Là-dessus, le 1er mars 487, il passe ses troupes en revue et repère dans les rangs l'homme qui l'a défié. Il lui reproche une tenue négligée et d'un geste brutal jette ses armes à terre. Le soldat se baisse pour les ramasser. Clovis, alors, lève sa hache et la lui plante dans la tête. « Ainsi as-tu traité le vase de Soissons », aurait-il dit en guise d'oraison funèbre.

1er mars 1244 : Chute de Montségur

Le 1er mars 1244, la forteresse de Montségur tombe aux mains du sénéchal de Carcassonne après un siège de 9 mois. 205 réfugiés cathares sont jugés par l'Inquisition et brûlés vifs quelques jours plus tard.

1er mars 1382 : La révolte fiscale des Maillotins

Le 1er mars 1382, marchands et artisans parisiens, exaspérés par la pression fiscale et les désordres de la cour, prennent à parti les agents du fisc. Cette révolte fiscale surgit pendant la guerre de Cent ans qui met aux prises la monarchie capétienne et le roi anglais...

1er mars 1808 : Napoléon Ier instaure les dignités d'Empire

Par décret impérial, Napoléon Ier crée de nouvelles dignités nobiliaires en vue d'attacher les élites nationales à sa dynastie. Ses opposants y voient un retour à l'Ancien Régime mais il s'agit dans les faits de récompenses plus symboliques qu'autre chose, comme la Légion d'Honneur fondée six ans plus tôt et le maréchalat, sans les privilèges et les avantages fiscaux qui s'attachaient à l'ancienne noblesse.

Il crée de la sorte les titres héréditaires de prince et d'Altesse sérénissime, de Duc de l'Empire, de Comte ou de Baron.

À la chute de l'Empire, le roi Louis XVIII ne remettra pas en cause ces dignités : « la noblesse ancienne reprend ses titres ; la nouvelle conserve les siens » (Charte de 1814).

1er mars 1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan, début des Cent-Jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe...

1er mars 1810: Naissance de Frédéric Chopin

1er mars 1810 à Zelazowa-Wola (Pologne) - 17 octobre 1849 à Paris

Biographie Frédéric Chopin

Frédéric Chopin est né d'une aristocrate polonaise et d'un père français, émigré en Pologne. Pianiste prodige, lui-même s'exile à Paris où il vit en donnant des leçons et se prend de passion pour le bel canto. Il va y puiser l'essentiel de son inspiration. Ses amis Eugène Delacroix et George Sand qualifient de «Note bleue» son toucher musical en demi-teinte...

Ce compositeur romantique, coqueluche des salons, s'est activement engagé dans les luttes révolutionnaires de son époque et en particulier le soulèvement des Polonais contre l'occupant russe. Mort prématurément de la tuberculose, il reste le symbole le plus attachant des liens qui unissent la France et la Pologne. Son corps repose au Père Lachaise, à Paris, mais son coeur, selon ses dernières volontés, est incrusté dans un pilier de l'église Sainte-Croix de Varsovie.

NAPOLEON DEBARQUE A JUAN LES PINS

 





1er mars 1815

Napoléon Ier débarque à Golfe-Juan, début des « Cent-Jours »

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan, près d'Antibes, avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe. Il a quitté l'île d'Elbe quatre jours plus tôt. Commence ce que Chateaubriand appellera « l’invasion d’un pays par un seul homme ».

Napoléon fait ses adieux aux habitants de l'île d'Elbe le 26 février 1815 (Joseph Beaume, 1836, château de Versailles)

Un empire de la taille d'une île

Après sa première abdication et la signature du traité de Fontainebleau avec les Alliés, l'ex-empereur des Français a été confiné dans cette île pauvre de 230 km2, à peine peuplée de 12 000 habitants. Il s'y est refait une santé et a mis tout son génie au service de ses nouveaux sujets en s'appliquant à moderniser ses infrastructures. Mais il s'en lasse très vite. Ruminant son abdication forcée, il ne se satisfait pas de la souveraineté sur l'île et du titre d'Empereur qui lui a été généreusement laissé.

Il regrette l'absence de sa femme Marie-Louise et de son fils et est aussi contrarié de ne pas recevoir la pension de 2 millions de livres qui devait lui être versée par son successeur Louis XVIII d'après l'article 3 du traité de Fontainebleau. Il a par ailleurs vent de rumeurs faisant état de son possible transfert sur un îlot beaucoup plus hostile, Sainte-Hélène !

Il est informé du mécontentement latent chez les paysans français, chez les acquéreurs de biens nationaux, inquiets de devoir les restituer, et surtout chez les militaires, tenus à l'écart par le nouveau roi, rentré à Paris dans les fourgons des Alliés. 22 000 officiers ont été mis à la retraite ou en demi-solde cependant que des émigrés qui ont servi dans les rangs ennemis se sont vus promus à des grades élevés ! 

Le Mémoire au roi de Lazare Carnot, cité par l'historien Jean Tulard (Les Révolutions, 1985), fait sensation : « Si vous voulez paraître à la Cour avec distinction gardez-vous de dire que vous êtes l'un de ces 25 millions de citoyens qui ont défendu leur patrie avec quelque courage contre l'invasion des ennemis, car on vous répondra que ces prétendus citoyens sont autant de révoltés, que ces prétendus ennemis furent toujours des amis... »

Le brick L'Inconstant du capitaine Taillade croise un navire de la marine royale (Ambroise-Louis Garneray, 1831, Musée de la marine, Toulon)Napoléon se convainc donc que les Français n'attendent que son retour.

Au demeurant, il considère que le roi Louis XVIII ayant refusé de signer le traité de Fontainebleau, celui-ci est invalide et avec lui sa propre abdication !

Il décide de s'enfuir et profite de ce que le commandant anglais Campbell chargé de surveiller l'île est amoureux d'une Florentine et se rend fréquemment sur le continent.

À la faveur de l'une de ces escapades à Livourne, il réquisitionne tous les navires de Portoferraio, capitale de l'île, et quitte celle-ci le 26 février 1815 à bord du brick L'Inconstant, accompagné de six autres bateaux. Échappant aux Anglais, la flotille gagne par surprise Golfe-Juan.

N'ayant rien perdu de son art de la communication, Napoléon lance sur la plage cette proclamation à ses soldats et aux quelques centaines de curieux venus le saluer : « La victoire marchera au pas de charge, l'aigle, avec les couleurs nationales, volera de clocher en clocher, jusqu'aux tours de Notre-Dame... »

À Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe. Dans un ordre du jour, le maréchal Soult, ministre de la Guerre, met en garde les soldats contre le retour du pire fléau qui soit, la « guerre civile »...

Napoléon débarque au golfe Juan le 1er mars 1815 et observe à la longue-vue les environs (Karl-Heinrich Rahl, musée de l'armée, Paris)

Triomphe...

Évitant la Provence et la vallée du Rhône, qui se sont montrées hostiles à son égard lors de son transfert à l'île d'Elbe, l'année précédente, Napoléon emprunte avec sa troupe la route des Alpes. Le 4 mars, il arrive à Digne. Mais le surlendemain, une ordonnance royale l'a déclaré « traître et rebelle » et le 7 mars, à Laffrey, sur la route de Grenoble, Napoléon se retrouve pour la première fois face à des soldats ayant reçu mission de l'arrêter.

Napoléon face au 5e de ligne à Laffrey, le 7 mars 1815Jouant de son charisme, il s'avance vers eux : « Soldats du 5e de ligne, je suis votre Empereur, reconnaissez-moi ! ». Désemparés, les soldats ont un moment d'hésitation.

L'empereur entrouve sa redingote : « S'il est parmi vous un soldat qui veuille tuer son Empereur, me voici ». À ces mots, ils rendent les armes et le portent en triomphe. Napoléon peut alors dire à Cambronne : « C'est fini. Dans huit jours nous serons à Paris ».

Dans la soirée, il entre à Grenoble avec tous les honneurs. Le 11 mars, à Lyon, il rétablit le drapeau tricolore et prend des décisions comme  s'il était déjà au pouvoir. À Auxerre, enfin, le 18 mars, il reçoit le ralliement du maréchal Michel Ney qui, s'étant soumis à Louis XVIII comme la plupart des anciens maréchaux d'Empire, lui avait pourtant juré de « ramener l'usurpateur dans une cage de fer ».

Napoléon Ier peut remonter triomphalement jusqu'à Paris et fait son entrée le 20 mars 1815 au palais des Tuileries, d'où s'est enfui le roi pas plus tard que la veille. L'accueil des Parisiens est triomphal et l'Empereur est littéralement porté par la foule dans son palais des Tuileries. Mais il ne va pas tarder à prendre la mesure de la réalité...

Le retour de l'Empereur, 20 mars 1815 (lithographie de François-Joseph Heim)

... et désillusions

L'empereur se rend très vite compte que la France a beaucoup changé en quelques mois. Les notables, en particulier, aspirent à la paix et à la stabilité. Ils ne veulent plus d'une dictature, fut-elle révolutionnaire comme le souhaitent les soldats et les anciens sans-culotte qui manifestent dans la plupart des villes derrière le drapeau tricolore. Les classes populaires appréhendent aussi le retour des guerres et de la conscription.

Napoléon va donc tenter de concilier l'inconciliable, en ne pouvant guère compter que sur le soutien de ses anciens soldats et officiers, ces militaires demi-soldes qui haïssent les Bourbons.

Il forme un ministère avec d'anciens proches : Cambacérès à la Justice, Decrès à la Marine, Mollien au Trésor, Davout à la Guerre, Caulaincourt aux Affaires étrangères, Fouché à la Police. La surprise vient de Carnot, à l'Intérieur. Celui qui s'est illustré vingt ans plus tôt comme « l'organisateur de la victoire » engage une sévère épuration dans les rangs des préfets, des conseillers d'État et des maires. La première de l'histoire nationale. De quoi refroidir les soutiens au nouveau régime. Mais Napoléon ne veut pas pour autant rejouer 93. « Je ne veux pas être le roi de la Jacquerie », dit-il.

Il demande donc à l'écrivain Benjamin Constant, qui figura parmi ses plus virulents adversaires, de rédiger dans un sens libéral un Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire. Le texte reprend sans le dire les principaux acquis de la Charte octroyée par Louis XVIII. Il est promulgué le 22 avril 1815, soumis à plébiscite et approuvé à une écrasante majorité des votants (1,550 million oui, 5 700 non). Mais sur sept millions d'électeurs inscrits, plus de cinq millions se sont abstenus.

Une pompeuse et froide cérémonie est organisée le 1er juin 1815 au Champ-de-Mars, rebaptisé pour l'occasion Champ-de-Mai, pour officialiser le texte constitutionnel. Il ne sera jamais appliqué. C'est qu'entre-temps, au Congrès de Vienne, les participants qui se divisaient sur le sort de la Saxe ressoudent leurs rangs face au danger que constitue le retour du proscrit.

Dès le 13 mars 1815, ils le déclarent hors-la-loi comme « ennemi et perturbateur du repos du monde » . Une armée anglaise sous les ordres de Wellington et une armée prussienne sous ceux de Blücher se disposent à entrer en Belgique en vue de lui courir sus.

Napoléon lève une nouvelle armée. Mais les Français sont las et réticents et il n'arrive à rassembler que 124 000 hommes et 370 pièces d'artillerie soit moins que chacune des deux armées ennemies qui se préparent à envahir le pays. Il ne voit d'issue que dans une victoire sur l'une et l'autre avant qu'elles aient pu faire leur jonction...

Épilogue

L'équipée entamée à Golfe-Juan va s'achever à peine trois mois plus tard à Waterloo par une défaite militaire définitive, le 18 juin 1815. Le 22 juin, Napoléon abdique une seconde fois et le 8 juillet 1815, Louis XVIII revient une nouvelle fois de Gand. Il est accueilli à Paris par le préfet de la Seine Chabrol de Volvic, qui invente pour l'occasion l'expression « Cent-Jours » destinée à qualifier l'éphémère retour de l'île d'Elbe.

Les Cent-Jours vont aboutir à un deuxième traité de Paris, beaucoup plus dur que le précédent à l'égard de la France. Ils vont aussi, plus gravement encore, se solder par une exacerbation des clivages politiques à l'intérieur du pays. Alors que le roi, lors de la première restauration, était en passe de réconcilier les Français de tous les camps, désormais ceux-ci vont s'opposer plus que jamais, parfois de façon violente. Et ce sera la « Terreur blanche », vengeance des royalistes sur les républicains et les bonapartistes.

La plupart des notables, toutefois, rentrent dans le rang après avoir connu en moins d'une année pas moins de quatre régimes différents. Un journal de l'époque applique pour la première fois le qualificatif de « girouettes » à ces serviteurs soucieux d'assurer envers et contre tout la continuité de l'État.

Fabienne Manière