jeudi 10 mars 2022

jeudi 10 mars


Aujourd'hui nous fêtons:  Vivien, Viviane, Marie- Eugénie.

C'est sa fête Vivian

Ce soldat romain est jeté nu dans un étang glacé, en Cappadoce, pendant l'hiver 320 pour avoir refusé de renier sa foi et de sacrifier aux dieux païens. 39 de ses compagnons endurent le même sort.

Dicton du jour: Si saint Vivien est gelé, quarante jours le jardinier aura froid aux pieds.

Citation du jour: Affirmer qu'une idée est contestable, c'est déjà la contester.

Citation de Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991)

La photo du jour par Doriane:

L'amandier annonce le printemps ...un plaisir renouvelé à chaque printemps, Ampus
à bientôt Doriane Boilly




Dessin ou histoire du jour :





Air de campagne: 

Débat Pécresse/Zemmour

Pour les deux candidats, ce face-à-face est une étape majeure de leur campagne présidentielle.

Dans la compétition qui se joue à droite, c’est un duel télévisé qui pourrait faire date et se révéler décisif. À un mois jour pour jour du premier tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse et Éric Zemmour doivent s’affronter en deux temps, ce jeudi soir, plus d’une heure durant. Une première partie, prévue sur TF1 entre 20 h 15 et 20 h 45, sera consacrée à l’Ukraine, puis suivie d’un deuxième volet sur LCI jusqu’à 21 h 30, où seront notamment abordés les sujets régaliens et la question du pouvoir d’achat.

A la une du Parisien:

● L'Europe peut-elle vivre sans le gaz russe ? Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont annoncé mardi un embargo sur le pétrole et le gaz russe. L’Union européenne veut diviser par trois l’achat de gaz d’ici à 2023. Et envisage même de s’en passer totalement, pétrole inclus, avant la fin de la décennie. Réaliste ? Ce sera l'un des enjeux du sommet de Versailles.

● Une Russie à deux visages.
 Même si les combats en Ukraine se poursuivent - une maternité à Marioupol a notamment été bombardée - Moscou semble avoir changé de ton. La Russie a évoqué hier des «progrès dans les négociations» et expliqué que ses objectifs militaires «n’incluent ni l’occupation de l’Ukraine, ni la destruction de son État, ni le renversement du gouvernement actuel». Reste qu’après 15 jours de guerre, la situation est toujours dramatique pour les civils, avec désormais plus de 2,1 millions de réfugiés.

● Paris s’est sabordé en Ligue des champions.
 Hier soir, le club de la capitale a totalement sombré après avoir ouvert le score par Kylian Mbappé. A noter notamment la bourde de Donnarumma qui a tout changé. Crucifié par un triplé de Karim Benzema, le PSG sort par la petite porte de la Ligue des champions, couvert de ridicule. 

● La menace Covid de retour ?
 Depuis quelques jours, les contaminations repartent légèrement à la hausse alors que le passe vaccinal sera supprimé lundi. Assiste-t-on à un nouveau rebond ? Les avis des experts sont partagés.

● 
La Corse à cran après l'agression de Colonna.
 Manifestations, rassemblements devant les préfectures, échauffourées avec les forces de l’ordre… La tentative d’assassinat contre Yvan Colonna la semaine dernière a ravivé des tensions qui couvaient depuis des mois sur l’île. Avec, en toile de fond, le spectre du retour de la violence clandestine. Hier soir encore, des manifestations ont dégénéré. Plusieurs blessés sont à déplorer, dont nombre de CRS, un lycéen et des journalistes.

Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

AUPS : Marché hebdomadaire à la Tuber Melanosporum, truffe noire d'hiver. Vente aux particuliers de truffes d'hiver par le Syndicat des trufficulteurs du Var.

 Du 25/11 au 10/03, tous les jeudis de 9h30 à 12h.


Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 10 mars:

10 mars 1889:

En France, on réglemente la circulation automobile : carte grise obligatoire, permis de conduire également, et limitations de vitesse à 20km/h en ville et 30 en rase campagne. automobile 1899

10 mars 1906 : La catastrophe de Courrières

Le 10 mars 1906, un coup de poussière ensevelit plus d'un millier de mineurs dans la région de Courrières. Les travailleurs du bassin minier débraient en masse pour protester contre une reprise prématurée de l'activité...

10 mars 1945 : Bombardement de Tokyo

À partir de novembre 1944, les Américains bombardent intensément l'archipel nippon. Les B29 détruisent les usines et les voies de communication sans épargner les villes.

Dans la nuit du 10 au 11 mars 1945, un tiers de la capitale Tokyo est elle-même détruite dans l'un des pires bombardements de l'Histoire, avec un total de 83 000 morts et 30 000 blessés dont beaucoup décéderont les jours suivants de leurs brûlures (« opération Meetinghouse »). C'est autant qu'à Hiroshima et plus qu'à Nagasaki, cinq mois plus tard.

Selon une technique mise au point contre l'Allemagne, plusieurs centaines de bombardiers déversent en quelques heures 1700 tonnes de bombes explosives et incendiaires. Sous l'effet du vent qui souffle cette nuit-là, les maisons, dont la plupart sont en bois, s'embrasent instantanément. Beaucoup d'habitants meurent carbonisés, parmi lesquels des survivants du terrible tremblement de terre qui avait eu lieu en 1923 !

Tokyo après le bombardement américain du 10 mars 1945

Les Américains ne s'en tiennent pas là. Les autres métropoles, Kôbe, Ôsaka, Nagoya... subissent à peu près le même sort de même que les villes côtières. Au total plus de 430 000 morts dans la population



UNE EUROPE " INCLUSIVE ET FERME TA GUEULE"

 


Une Europe « inclusive et ferme ta gueule »

par H16


Et subitement, la situation devient pénible, notamment pour certains progressistes enragés, qui doivent vivre avec leurs contradictions de plus en plus évidentes entre ce qu’ils prônent (surtout pour les autres) et ce qu’ils pratiquent (éventuellement avec l’usage de la force). La coterie de nos dirigeants européens actuels illustre fort bien cette tendance.

Ainsi, de clips en campagnes de marketing aux couleurs acidulées, de points presse en communiqués policés, tout ce que compte l’Europe d’importants personnages nous a assuré de l’inclusivité, de l’ouverture d’esprit et de la grandeur d’âme de la construction européenne et de ses institutions. On nous a seriné que « l’Europe, c’est la paix » et, dans le même souffle, qu’elle entendait porter haut ses valeurs de démocratie, de liberté et d’égalité des citoyens.

Avec l’arrivée du dernier petit virus à la mode il y a deux ans, on a cependant pu remarquer quelques lézardes dans la belle assurance de l’Europe et dans le concert des États membres qui l’animent. Bousculade lors de l’achat de certains approvisionnements médicaux, certains n’hésitant pas à aller sur les tarmacs, au pied des avions des autres, pour négocier le rachat à prix d’or de masques telle ou telle indispensable fourniture, démonstration que la puissance politique agit avec fermeté et détermination.

Les commandes de milliards de doses de petites injections miracles ne furent pas non plus spécialement représentatives d’un processus aussi démocratique que transparent. On attend encore des éclaircissements sur les échanges de SMS entre la présidente de la Commission et le PDG de Pfizer, par exemple.

De la même façon, l’introduction d’un passeport vaccinal dans différents pays d’Europe aurait dû déclencher au moins un scandale au Parlement, devant l’abandon des principes d’égalité des citoyens et de proportionnalité dans les démarches politiques entreprises, tout comme les confinements ou les couvre-feux. Il n’en fut rien, montrant à tous que les institutions européennes étaient autant de vent inutile que les institutions nationales, reléguées à un pure rôle subalterne et piteux de Chambres d’enregistrement.

Début janvier, ces valeurs européennes avaient déjà pris leur comptant de gifles et de crocs en jambe. Avec la crise ukrainienne, l’agression des principes de base de tout ce qui fait la civilisation européenne se fait maintenant à l’arme blanche aiguisée à coup de tweets : en l’espace de quelques jours, le citoyen européen lucide assiste, médusé, à l’abandon des principes fondateurs et de l’idéologie européenne.

Voilà qu’Ursula Von Der Leyen, après avoir fait VRP pour labos pharmaceutiques, se retrouve dans le trafic d’armes : dans ce qui est présenté comme historique (‘consternant’ aurait été mieux choisi), la présidente de la Commission et le chef de la diplomatie, Josep Borrell, ont lancé pour 450 millions d’euros d’achat d’armes à destination de l’Ukraine, en utilisant avec un cynisme froid la ligne budgétaire « Facilité européenne pour la paix ».

Si vis pacem para bellum, je présume et ça tombe bien, la guerre est déjà là : on gagne un temps fou !

On peine à voir quel mandat confère ainsi à Borrell et Von Der Leyen le droit de se lancer dans une telle manœuvre et dans quelle mesure tout ceci ne va pas aggraver le conflit.

La stupidité de ce genre d’annonces, qui bafoue à peu près tout ce qu’il convenait jadis d’appeler les principes fondateurs de l’Union européenne, rivalise en fait avec l’incroyable Niagara d’imbécilités qui se sont accumulées ces derniers jours pour bien faire comprendre à tous et à chacun que la guerre devait être totale contre la Russie, son peuple et chacun de ses habitants.

Ceci n’est pas une exagération : outre les déclarations parfaitement consternantes d’un Bruno Le Maire, ministre indigne d’une économie française en complète déroute, dans lesquelles il parle justement  de « guerre totale » (l’inculture du bonhomme permettra d’imaginer qu’il n’a pas la référence à Goebbels), on découvre la multiplication, en France comme ailleurs, de tout ce qui ressemble vaguement à du Russe : sportifs et artistes sont bannis plus vite qu’on ne peut prononcer leur nom, des commerçants (d’origine ukrainienne !) de spécialités russes se retrouvent menacés par voie épistolaire, on tente d’éliminer Dostoïevski d’une université italienne, on  envisage de ne pas retourner les pièces de la collection Morozov, on confisque les avoirs de Russes qui ne vivent plus en Russie, sans procès – ce qui donne une excellente idée de ce qui se passera pour les dissidents français, dans quelques mois ou quelques années, et pire que tout,  on bannit les chats russes de compétitions de chats !

Le pompon a été atteint alors que ceux qui se gargarisent de « liberté d’expression » se sont empressés de demander l’interdiction de Russia Today et de Spoutnik, deux chaînes de télévision russes opérant sur le territoire européen : le Conseil de l’Union est parvenu à les faire interdire en leur imposant l’abandon de tout contrat avec la Russie (dont proviennent une grande partie de leurs financements).

Beaucoup trop se sont réjouis de ce qui n’est qu’une nouvelle démonstration de l’effondrement complet de toutes les valeurs qui fondèrent l’Union. Ceux-là sont les mêmes qui souhaiteraient faire taire les impétrants pas de la même opinion qu’eux, qui osent distribuer d’autres vérités ou d’autres points de vue…

La tendance lourde, évidente, funeste qui se dessine en Europe est réellement impossible à ignorer : à mesure que ses institutions s’affaiblissent parce que ses valeurs morales se dissolvent dans la pensée unique et la censure, cette faiblesse se traduit en violence de plus en plus forte envers ceux qu’elles peuvent abuser. Et alors que ces abus se multiplient sous les applaudissements des crétins qui ne voient pas les chaînes qu’on leur passe au cou, se mettent en place tous les ingrédients d’une sorte de « supra-nationalisme » européen sur fond de censure médiatique, de restrictions économiques carabinées, de chasse aux sorcières frétillantes d’imbécilité…

Certains, les mêmes qui étaient (soi-disant) pro-science et tremblaient de peur derrière leurs trois doses et leur double masque FFP2, sont maintenant les premiers à inciter les autres à partir défourailler en Ukraine, ou souhaitent très officiellement que les Allemands rebâtissent une armée solide, qu’ils traversent la Pologne tout ça pour aller, au besoin, combattre les Russes. Hardis crétins.

La raison semble avoir, une fois de plus, abandonné les foules. Une fois encore, ceux qui tentent de réfléchir et de ne pas trop faire dans l’inclusif à la mode européenne se retrouvent rapidement ostracisés et conspués comme, il y a quelques mois, ceux qui tentaient de pointer du doigt les dérives graves qu’entraînaient confinements, obligations et autres vexations mises en place pour faire plaisir à ces foules volontairement apeurées.

Tout ceci est la démonstration effrayante que les politiciens ne gouvernent plus la réalité, mais des narratifs. Ce ne sont plus des dirigeants mais de simples communicants qui n’ont d’ailleurs pas besoin de convaincre une majorité et peuvent se contenter d’hypnotiser une minorité active, niaisement votante, de décourager et ostraciser un nombre important d’électeurs, de présenter un « Plan Com' » les valorisant comme seuls remèdes à ces crises qu’ils créent de toute pièce.

Heureusement que nous sommes encore en démocratie, hein !

H16