mercredi 23 mars 2022

 mercredi 23 mars


Aujourd'hui nous fêtons: Victorien 

C'est sa fête : Victorien

Victorien fut gouverneur de Carthage, capitale de la province romaine d'Afrique, au temps où Clovis régnait en Gaule.
L'Afrique était alors occupée par les Vandales. Ces Barbares étaient chrétiens mais de l'hérésie arienne (ils ne croyaient pas que le Christ fut Dieu). Ils firent mourir le malheureux Victorien
.

Dicton du jour: S’il pleut le jour de Saint-Victorien, tu peux sûrement compter sur du bon foin.

Citation du jour: “Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal.”

La photo du jour: Valya Cileréa Photographies

La Couvertoirade, Aveyron.


Situé aux confins du plateau du Larzac, La Couvertoirade reflète la puissance militaire des Templiers et le quotidien des Hospitaliers par son état de conservation exceptionnel.

Classé parmi les « Plus beaux villages de France », la Couvertoirade constitue une véritable« miniature » de la ville médiévale. La Couvertoirade était l’un des cœurs du système des Templiers dont le Larzac, avec ses plantations de céréales au sud du plateau constituaient l’un des grands domaines.


Dessin ou histoire du jour:



Air de campagne:

Mercredi : Emmanuel Macron est l'invité du «19.45» de la chaîne M6. 

 Mercredi : Valérie Pécresse est l'invitée de l'émission Face à Baba, animée par Cyril Hanouna, sur C8.

● Hidalgo au PS. Si la candidate socialiste continue à faire campagne, comme hier à Limoges, au PS, on cherche déjà comment rebondir après un score à la présidentielle sans doute catastrophique.

A la une du Parisien:

● Un message d’apaisement. Interrogé au micro de France Bleu au lendemain de l’annonce du décès d’Yvan Colonna, Emmanuel Macron a lancé un appel au «calme et à la responsabilité», après plusieurs jours de heurts en Corse. Le gouvernement, lui, lâche du lest sur le sort des détenus corses.

● Nouvelle affaire de dopage dans le monde hippique. Selon nos informations, des vétérinaires, pharmaciens, éleveurs et propriétaires sont visés par une enquête du service des Courses et Jeux menée en France, mais aussi en Espagne et en Italie. 

● La tête dans les étoiles. 
Avec deux mois de plus que son calendrier habituel, pour laisser le temps aux restaurateurs de digérer les conséquences de la pandémie, le Guide Michelin a rendu hier son palmarès 2022, qui entend célébrer la résilience de la gastronomie française. 627 restaurants ont été récompensés. 

Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

DRAGUIGNAN

SALERNES

TOURTOUR




Information:


Le Labo de Frédo
vous informe
Ré ouverture ce
mardi 22 mars dès 19h00

0660748788

Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.

SUR NOS ECRANS CETTE SEMAINE:

CGR CHABRAN

 

SEMAINE DU 23 octobre au 29 octobre

Pour accéder au site: cliquez sur le lien ci après:

https://www.cgrcinemas.fr/draguignan-chabran/films-a-l-affiche/


Des évènements lors d'un 23 mars:


23 mars 1842: Mort de Stendhal

23 janvier 1783 à Grenoble - 23 mars 1842 à Paris

Biographie  Stendhal

Élève brillant, Henri Beyle, futur Stendhal, est éduqué par son grand-père, le médecin Gagnon, dans l'admiration des Lumières et des idées philosophiques du XVIIIe siècle. Renonçant à Polytechnique, il suit l'armée du Premier Consul Bonaparte en Italie, en 1800, et tombe sous le charme de Milan et des belles Italiennes. Il s'engage comme soldat et démissionne de l'armée au bout de deux ans. Sous la Restauration, en 1817, sous le pseudonyme de Stendhal (d'après le nom d'une ville allemande, Stendal), il accède enfin à la notoriété littéraire avec Rome, Naples et Florence. Cet ouvrage fait de lui le précurseur des touristes contemporains. Amoureux passionné, parleur charmant, ami des plus grands auteurs de son temps (Hugo,...), Stendhal éprouve toutefois de la difficulté à se faire reconnaître comme écrivain. Mais qu'importe : « J'écris pour des amis inconnus, une poignée d'élus qui me ressemblent, les happy few » (Vie de Henry Brulard). En 1829, il accède à la célébrité avec Le Rouge et le Noir, et dix ans plus tard, publie La Chartreuse de Parme, qu'il a écrit en trois semaines seulement. Nommé consul en Italie, il meurt d'apoplexie le 23 mars 1842 à Paris, au cours d'un congé, laissant inachevés ses romans Lucien Leuwen et Lamiel.


GUERRE D'UKRAINE: LES ORIGINES DU CONFLIT

 




Guerre d'Ukraine : les origines du conflit

L’Histoire de l’Europe a basculé le 24 février 2022. Chacun souffre dans sa chair et son âme devant la détresse du peuple ukrainien et les villes bombardées, des horreurs que nous pensions à jamais étrangères à notre sphère de civilisation. Au bout du chemin se profile le risque d'une destruction de l’Ukraine, d'une régression de la Russie et de la ruine de l’Europe.
Interrogeons-nous sur les raisons qui ont motivé l’invasion de l’Ukraine par la Russie et permis à l'armée ukrainienne de résister de manière inattendue...

Par André Larané

Pour le professeur américain Stephen Walt, qui enseigne les relations internationales à la John F. Kennedy School of Government de Harvard, « l'invasion de l'Ukraine par la Russie (sans parler de l'invasion américaine de l'Irak en 2003) nous rappelle que les grandes puissances agissent parfois de manière terrible et stupide lorsqu'elles pensent que leurs intérêts fondamentaux en matière de sécurité sont en jeu. Cette leçon ne justifie pas un tel comportement, mais les réalistes reconnaissent que la condamnation morale seule ne l'empêchera pas.
Voir ces événements à travers le prisme du réalisme n'est pas approuver les actions brutales et illégales de la Russie ; c'est simplement reconnaître un tel comportement comme un aspect déplorable mais récurrent des affaires humaines »
 (Foreign Policy, 8 mars 2022).

Explication par la paranoïa

Une explication s’est imposée dans tout l’espace européen : le président Poutine poursuit méthodiquement depuis vingt ans le projet fou de reconstituer l’URSS ou l’empire des Romanov ; fort d’un pouvoir dictatorial, confiné au Kremlin pendant la pandémie et rongé par la paranoïa, il aurait commis le pas de trop en lançant ses armées à l’attaque de l’Ukraine qu’il croyait pouvoir soumettre en quelques jours. Il n’y aurait plus qu’à espérer qu’il soit éliminé par une révolution de palais dont le Kremlin est coutumier.

Cette explication est hélas plausible et le passé a déjà montré tout ce que la folie d’un homme pouvait accomplir. Il n’est que de penser au président américain George Bush Jr. Il envahit l’Irak en 2003 sous un prétexte mensonger, au seul motif de « finir le boulot » de son père qui, en 1991, avait attaqué l'Irak mais épargné le dictateur Saddam Hussein… C’est en vain que le président Chirac, le chancelier Schröder et le président Poutine conjuguèrent leurs efforts pour l’en dissuader. Vingt ans plus tard, le Moyen-Orient et l’Afrique septentrionale paient encore au prix fort les conséquences en chaîne de sa décision.

C'est plus compliqué avec l'invasion de l'Ukraine. Au soir du 24 février 2022, tous les observateurs se sont étonnés que Vladimir Poutine ait pris un tel risque alors qu'il avait bien d'autres moyens à sa portée pour vassaliser l’Ukraine, comme d'annexer les territoires séparatistes de Louhansk et Donetsk ou de couper l'approvisionnement en gaz du pays.

Selon des politologues comme le Français Hubert Védrine ou l’Américain John Mearsheimer, Poutine a été acculé à la guerre par l'OTAN . Et c’est afin de sécuriser le Donbass et la Crimée qu’il a attaqué l’armée ukrainienne.  Si cette interprétation des faits est juste, Poutine et son camp ne cèderont rien car de leur point de vue, une défaite face à l’Ukraine, surarmée par les États-Unis et leurs alliés, signerait la fin de la nation russe. Autant dire que les gouvernants européens feraient bien de réfléchir à une issue diplomatique rapide plutôt que d’escompter l'assassinat de Poutine ou une révolution en Russie…

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur le front du Donbass

Explication par Thucydide

Dans les dernières années, les politologues américains ont multiplié les références à la guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte (431 à 404 av. J.-C.) pour tenter de comprendre qui la rivalité entre les États-Unis et la Chine, qui la rivalité entre les États-Unis et la Russie.

Selon l’historien et général Thucydide qui a lui-même participé à cette guerre et en a brossé le récit, c’est l’histoire d’une grande cité au sommet de sa puissance, Athènes, qui résiste à son déclin en resserrant son emprise sur ses alliés et son environnement proche. Mais une cité rivale, Sparte, lui fait front et fédère autour d’elle les réfractaires. Le résultat, c’est trente ans de guerres et deux adversaires l’un et l’autre détruits à jamais… Le politologue Graham Allison a ainsi mis en garde son pays, les États-Unis (alias Sparte !), contre le « piège de Thucydide » dans le conflit qui l’oppose à la Chine (Athènes !). Plus près de nous et sans doute de manière plus pertinente, Stephen Walt et son confrère John Mearsheimer voient dans la guerre d’Ukraine une manifestation de la rivalité entre Washington (Athènes) et Moscou (Sparte).

Stephen Walt évoque ce qu’il appelle un « dilemme de sécurité » : « Il était parfaitement logique que les États d'Europe de l'Est veuillent entrer dans l'OTAN (ou s'en approcher le plus possible), compte tenu de leurs préoccupations à long terme concernant la Russie. Mais il aurait dû être également facile de comprendre pourquoi les dirigeants russes - et pas seulement Poutine - considéraient cette évolution comme alarmante. Il est maintenant tragiquement clair que le pari n'a pas été payant, du moins pas en ce qui concerne l'Ukraine et probablement la Géorgie ».

John Mearsheimer suit la même analyse et met clairement en cause l’Occident dans l’enchaînement fatal qui a mené à l’impasse actuelle. Ce penseur, qui enseigne les sciences politiques à l’Université de Chicago, est très réputé outre-Atlantique, à l’égal de feu Samuel Huntington (Le Choc des civilisations). Dans la vidéo ci-dessous, il apporte un éclairage brutal sur les origines de la guerre d’Ukraine et ses probables conséquences

Mearsheimer voit dans la guerre d'Ukraine la conséquence de la décision d’inclure l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN. Les Russes, qui avaient encaissé les deux premiers élargissements de l’OTAN en Europe orientale en 1999 et 2004, prévinrent les Occidentaux que celui-ci était de trop : « Ils ont défini cette ligne rouge comme une menace existentielle pour eux » . Mais rien n’y fit. Le 10 juillet 2008, la Secrétaire d'État Condoleeza Rice se rendit à Tbilissi et pour écarter la menace d'une alliance de facto de la Géorgie avec l'OTAN, Poutine ne trouva rien de mieux que d’attaquer ce petit pays en août 2008.

En Ukraine, là-dessus, survint la révolution de Maïdan le 22 février 2014 avec l'accession au pouvoir du parti pro-occidental et antirusse. La conséquence immédiate fut « la prise de la Crimée par les Russes qui n’avaient pas l’intention de laisser Sébastopol devenir une base navale de l’OTAN », dit Mearsheimer, ainsi que le soutien apporté par Poutine à la sécession du Donbass russophone. Malheureusement, ces réactions brutales de Moscou eurent pour effet de renforcer en Ukraine les partisans de l'adhésion à l'OTAN, jusque-là minoritaires.

L’Union européenne entreprit aussitôt de développer ses liens avec l’Ukraine cependant que l’OTAN équipa son armée en matériel moderne. L'OTAN commença de former aussi les soldats ukrainiens à Yavoriv, près de la frontière polonaise. Cette immense base militaire est appelée dans la novlangue de l’alliance : « Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité ». Les Britanniques renforcèrent aussi la marine ukrainienne .

L'ultime crise survint au milieu de l’année 2021. L’armée ukrainienne, désireuse de reprendre par la force le Donbass, commença d'attaquer les séparatistes avec des drones (avions sans pilote) d’une redoutable efficacité et dont on peut penser qu’ils étaient pilotés depuis une base ukrainienne ou aussi bien depuis une base américaine. En novembre 2021, dans le cadre d’exercices militaires avec les Ukrainiens, une dizaine de bombardiers américains capables de transporter des armes nucléaires volèrent à une vingtaine de kilomètres de la Russie. Ces circonstances conduisirent la Russie à ce que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a appelé le « point d’ébullition » avec les conséquences que l’on sait : le déploiement des armées russes aux frontières de l’Ukraine.

« Pour la Russie, l’élargissement de l’OTAN à l’Ukraine est une menace existentielle », insiste le professeur Mearsheimer mais ses compatriotes américains ne le comprennent pas ; c’est pourquoi ils préfèrent supposer que Poutine veut carrément recréer l’empire russe ou l’URSS, voire pousser jusqu’à Berlin ou Paris. « Ce narratif est inédit, dit-il. En 2014, nous n’imaginions pas les Russes agressifs et c’est pourquoi le gouvernement Obama a été surpris par les réactions de Moscou face au revirement pro-occidental de Kiev. »

Pourtant, les États-Unis eux-mêmes ont déjà été confrontés à une menace existentielle. C’était en octobre 1962, quand les Soviétiques ont installé des fusées à tête nucléaire à Cuba, à quelques encablures de Miami et des côtes américaines. Tout comme Poutine aujourd’hui, le président Kennedy a menacé les Soviétiques d’utiliser ses armes nucléaires. Le maître du Kremlin Khrouchtchev a compris le message. Il a retiré ses fusées et le monde a mieux respiré. « On avait heureusement affaire à cette époque-là à deux acteurs rationnels qui pesaient le pour et le contre », note l'historien André Kaspi. Ce n’est plus le cas aujourd’hui avec Joe Biden et Vladimir Poutine.

La guerre, jusqu’où ?

Nous en arrivons à ce jour fatal du 24 février 2022 où les armées russes se sont mises en mouvement. Écartons l’hypothèse d’un accès de paranoïa ou d’un coup de poker de l’hôte du Kremlin et tenons-nous-en à la thèse de John Mearsheimer et des politologues américains dits « réalistes », celle d’une guerre devenue existentielle pour les dirigeants russes et pour une bonne partie du peuple russe lui-même.

Depuis 2014, l’armée ukrainienne a été de mieux en mieux équipée et formée par l’OTAN. Elle bénéficie qui plus est du système de communication de l'armée américaine (informations et renseignements par satellites). Pour les Russes, il ne fait plus guère de doute que  « l’Ukraine est devenue un membre de l’OTAN de fait », note Mearsheimer. Elle se dispose depuis l’été 2021 à reprendre le Donbass par la force. La Crimée est aussi menacée car elle est alimentée en eau douce par un canal qui vient du Dniepr et que l’Ukraine a fermé progressivement comme l'a écrit Le Monde (note).

L’état d’esprit au Kremlin à l’automne 2021 au vu des progrès de l’armée ukrainienne n’est pas sans rappeler celui qui prévalait début 1914 à Berlin. L’état-major allemand observait avec inquiétude la modernisation rapide de l’armée russe ; encore quelques années et, alliée à l’armée française, forte de sa supériorité numérique, elle pourrait défaire l’armée allemande. De la même façon, Poutine et son état-major ont pu craindre que l'armée ukrainienne, devenue le bras armé de l'OTAN, n'en vienne à l'offensive dans le Donbass et même la Crimée. Il importait donc de la battre avant qu’il ne soit trop tard !

Ainsi a-t-il pu déclencher une guerre non pas contre les frères ukrainiens mais contre l’OTAN et, derrière le paravent de l’OTAN, contre la superpuissance américaine. Mais une guerre dont seuls les Ukrainiens (et les soldats russes) auront à souffrir dans leur chair. Car, comme le souligne le professeur Mearsheimer, le président Joe Biden, plombé par son lâchage de Kaboul, est bien décidé cette fois à « se battre jusqu’au dernier Ukrainien ».

Bombardements à Kiev et Marioupol (mars 2022).Nous sommes au cœur du « dilemme de sécurité » selon l’expression de Stephen Walt. D’un côté l’Ukraine, si pauvre qu’elle soit, aspire à rejoindre l’Union européenne et se placer sous la protection de l’Amérique et de l’OTAN. De l’autre, la Russie s’est sortie sans drame de l’Union soviétique mais craint plus que tout de retomber dans les errances de l’ère Eltsine (1991-1999) dont l’a sortie Poutine, ou plus bas encore. Une défaite face à l’Ukraine soutenue par l’OTAN signerait la fin de la nation russe.

Les combats sur le terrain et, plus bêtement, les sanctions économiques ne feront pas reculer Poutine. Acculé, il pourrait « recourir à tous les moyens pour s’assurer la victoire en Ukraine » et même « détruire les villes ukrainiennes comme le furent Mossoul, Fallujah ou Grozny », déplore le professeur Mearsheimer, sans parler de la « menace nucléaire ».

Le plus grave est que le « dilemme de sécurité » vaut aussi pour les États-Unis. Le pays se fait tailler des croupières par la Chine dans le domaine économique.  Sa démocratie est affectée par la montée des populismes et des tensions interraciales. Il ne se remettrait pas d’un nouvel échec militaire face à la Russie après ses fiascos successifs, Liban, Somalie, Afghanistan, Irak, Syrie, etc. À juste titre, plus aucun pays ne serait porté à leur faire confiance, même les pays européens.

Aussi Joe Biden, loin de calmer le jeu, « double la mise » en surarmant tant et plus les Ukrainiens avec ses affidés britanniques.

Pour plus de sûreté, le président américain sabote les velléités diplomatiques des Européens en qualifiant Poutine de « criminel de guerre ».  Comment pourra-t-on négocier avec un criminel de guerre ?... C’est oublier que, depuis Andrew Jackson, on ne compte plus les présidents américains qui eussent tout autant mérité une comparution devant la Cour Internationale de Justice (génocide des Indiens, Hiroshima, napalm et destruction de digues au Vietnam, enfants irakiens voués à la famine, « dommages collatéraux » ici et là, etc.).

Tétanisés à l’idée de rompre leur allégeance à Washington, les Européens vont inévitablement payer très cher ce fiasco. Ils s’en tiennent à des incantations pieuses, à des sanctions économiques qui ne ruinent qu'eux-mêmes et ne sauveront pas une vie, et à l’accueil des réfugiés ô combien nécessaire.

Le reste du monde observe sans bouger ce conflit entre « Blancs » qui pourrait signer l'acte de décès de l'Occident.

Il y a désormais une divergence complète d’intérêts entre Européens et Américains. Les Chinois l’ont bien compris. Pas les Européens. Le 13 mars 2022, Global Times, version internationale du Quotidien du Peuple, titrait : « Les USA jettent de l'huile sur le feu en fournissant des armes à l'Ukraine cependant que la Russie, l'Ukraine et l'Europe intensifient leurs efforts diplomatiques » La Chine a pris acte du nouvel ordre mondial et compris que ni Sparte ni Athènes ne gagneront cette guerre insensée. Elle envisage de négocier désormais avec l’Arabie des contrats pétroliers libellés en yuan et non plus en dollars. Cela dit, l'heure n'est pas venue de ces considérations comptables. Occupons-nous d'abord de sauver l'Ukraine, dernier champ de bataille entre la Russie et l'OTAN. 

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2022-03-22 08:18:41

mardi 22 mars 2022

 mardi 22 mars


Aujourd'hui nous fêtons:  

C'est sa fête : Léa

Cette veuve romaine suivit avec passion les conférences sur les Saintes Ecritures que fit saint Jérôme dans la Ville éternelle. Elle mourut paisiblement à Ostie en 384.

Dicton du jour: Fleur marsière ne tient guère.

Citation du jour: “La réalité est une chose au-dessus de laquelle il faut s’élever.”

Les photos du jour:

En partenariat avec la LPO, la ville de Périgueux lance "l'enquête Hirondelle ". Objectif : former une groupe de volontaires pour recenser les nids et installer de nouveaux nichoirs au besoin, afin que les volatiles soient plus nombreux à chasser les moustiques l'été venu.


Des espèces surveillées
L'hirondelle de fenêtre, est une des espèces inscrites sur la Liste Rouge des espèces menacées en France. Passée de "peu concernée" en 2008 à "quasi menacée" en 2016, aujourd'hui l'hirondelle de fenêtre est protégée par un arrêté ministériel daté de 2009 pour tenter de freiner la disparition des membres de l'espèce.

Les causes de cette disparition progressive sont multiples : les prédateurs, la destruction des nids, l'utilisation de pesticides qui réduit drastiquement la quantité d'insecte principale composante de leur régime alimentaire, l'urbanisation qui rend plus difficile la construction de nid à base de boue et de brindilles, les dérèglements climatiques, ces oiseaux migrateurs se faisant parfois surprendre par le froid à leur retour.

Dessin ou histoire du jour:



Air de campagne:

Mardi : Anne Hidalgo organise un meeting à Limoges, en présence de François Hollande.

 Mardi : le journal Valeurs actuelles organise son «Débat des valeurs» en présence de Marlène Schiappa, Valérie Pécresse, Eric Ciotti, Jordan Bardella et Marion Maréchal.

A la une du Parisien:

● «Nos enfants n’oublieront jamais ce que vous faites pour nous.» Olena Zelenska, l’épouse du président ukrainien Volodymyr Zelensky, nous a accordé une interview exclusive, réalisée à distance et dans des conditions difficiles dues à la guerre. Elle se mobilise avec Brigitte Macron pour évacuer des enfants malades du cancer en France.

● Prix des carburants, la grogne encore. 
Opérations escargot, barrages, blocages de dépôts pétroliers et de raffineries... Pêcheurs, agriculteurs et transporteurs, rejoints par des taxis, ont de nouveau protesté hier contre la flambée des prix du carburant. L'aide de 400 millions annoncée par le gouvernement a été jugée «dérisoire» par nombre de professionnels de la route.

● Yvan Colonna est mort. 
Le détenu corse, militant indépendantiste, était en prison depuis 2003 pour l’assassinat du préfet Erignac. Sa famille a annoncé hier soir son décès à Marseille, trois semaines après son agression - par un autre détenu à la prison d’Arles - qui l'avait plongé dans un profond coma.

● Cas de Covid-19 en hausse. 
«34 appels en 1h30» : c'est le terrible constat d'un médecin d'Outreau, Michaël Rochoy, submergé par les cas positifs hier matin. Comme lui, des généralistes tancent la levée de l’obligation du port du masque en intérieur.

● Crash en Chine. 
Un Boeing-737 avec à son bord 132 personnes s’est écrasé hier dans le sud du pays. Le vol de China Eastern Airlines a brutalement décroché alors qu'il reliait Kunming à Canton, à quelque 1300 km. Le dernier accident majeur dans le pays remontait à août 2010.

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES

BROCANTES ET VIDE-GRENIERS : Villecroze




Activités:

Les activités sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 22 mars:

22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants


Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre neuf ans plus tôt, en 1833.
L'article 2 énonce :
Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.

22 mars 1832: Mort de Johann Wolfgang Goethe

28 août 1749 à Francfort (Allemagne) - 22 mars 1832 à Weimar (Allemagne)

Biographie Johann Wolfgang Goethe

Chroniqueur attaché au grand-duc de Saxe-Weimar Charles Auguste, Johann Wolfgang Goethe (puis von Goethe) enchaîne les idylles propres à déployer ses talents poétiques. Les souffrances du jeune Werther, publié en 1774, font vibrer la jeunesse européenne.

Le poète inspire le mouvement littéraire Sturm und Drang (Tempête et passions) qui exalte la nature et la sensibilité et ouvre la voie au romantisme...




22 mars 1944: Mort de Pierre Brossolette

25 juin 1903 à Paris - 22 mars 1944 à Paris

Biographie Pierre Brossolette



Journaliste et fonctionnaire engagé à gauche et pacifiste, Pierre Brossolette ne tarde pas à comprendre la menace que constitue le nazisme. Pendant la campagne de France, il se bat avec courage et gagne ses galons de capitaine.

Il rejoint dès 1940 le groupe de résistance du Musée de l'Homme puis fonde le groupe « Libération-Nord » dans la zone occupée et devient chef de la confrérie Notre-Dame, aux côtés du colonel Rémy.

Rallié au général de Gaulle, il s'oppose néanmoins à son projet initial de réanimer au sein de la Résistance les anciens partis de la IIIe République, y compris les communistes. Cela lui vaut de violentes altercations avec Jean Moulin, en charge de ce projet.

Pierre Brossolette veut gagner Londres pour en débattre avec le chef de la France Libre mais il est arrêté par la Gestapo à la suite d'un barrage de routine à Plogoff, à la pointe de la Bretagne. Transféré à Paris, il est torturé et se suicide pour éviter de parler en se jetant par la fenêtre du 84, avenue Foch, à Paris.



lundi 21 mars 2022

AVIS DE DECES:ALAIN CANDELA

 AVIS DE DECES

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre ami

Alain CANDELA
à l'âge de 75 ans

Nous présentons à son épouse, ses enfants et petits-enfants nos sincères condoléances.
Les obsèques seront célébrées le mardi 22 mars à 14h30 en l'église Saint Michel de Ampus


Alain avait à cœur de partager sa passion pour le dessin et la peinture. Il prodiguait volontiers ses conseils auprès des néophytes intéressés par cet art. L'APPA conserve précieusement l'original de la superbe affiche qu'il avait généreusement élaborée à l'occasion de la "première journée chevalets" qui avait connu un franc succès pendant plusieurs années en attirant les artistes de la région.

 lundi 21 mars


Aujourd'hui nous fêtons:  Clémence, Clémentine.

C'est sa fête : Clémence

Au XIIe siècle, en pleine époque de ferveur chrétienne, tandis que s'épanouit l'art roman, Clémence, une jeune fille de la noblesse rhénane, annonce à son fiancé qu'elle a fait voeu de se consacrer à Dieu. Son fiancé lui permet de se retirer à l'abbaye de Trèves... et lui-même se fait moine !

Dicton du jour: A la saint Robert tout arbre est vert.

Citation du jour: “Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.”

De Charles Baudelaire / Fusées

La photo du jour:  Les escapades d'Agnès

Monastère de Saorge.

La façade principale extérieure de l’église est précédée d’un porche à arcades surmonté d’une terrasse à balustrade. Les gypseries de style rocaille et fresque représentant la Vierge en Gloire dominent la terrasse.



Dessin ou histoire du jour:



Air de campagne:

Lundi : Fabien Roussel tient un meeting de campagne à Nantes.

● La démonstration de force de Mélenchon. Hier à Paris, le candidat LFI a tenté de donner une nouvelle dimension à sa campagne pour l’ancrer dans le second tour, dans un discours de près d’une heure. Avec un seul adversaire désigné : Emmanuel Macron.

A la une du Parisien:

● Le budget automobile explose. Les prix record du carburant polarisent l’attention, mais les hausses des frais d’entretien et celui des pièces détachées entraînent aussi une surchauffe du budget des automobilistes. 

● Drame en Belgique.
 Une voiture a foncé hier sur la foule d’un carnaval à Strépy-Bracquegnies, en Wallonie. Le bilan est très lourd, au moins 6 morts et une quarantaine de blessés. Le conducteur et son passager ont été interpellés.

● Attentats de Toulouse.
 Dix ans après, la France a honoré les victimes des tueries de Toulouse et Montauban. Emmanuel Macron, le président israélien Isaac Herzog, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont déposé une gerbe dans la cour de l'école Ohr Torah, où trois enfants et un professeur avaient été abattus par le terroriste Mohamed Merah.

● Macabre découverte dans le Val-de-Marne
. Une femme a été placée en garde à vue après la découverte de deux bébés dans un congélateur, hier matin, à Marolles-en-Brie. C'est le compagnon de la trentenaire arrêtée, policier, qui a prévenu ses collègues.

Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC






Activités:

Les activités  sont indiquées à titre d'information. Compte tenu des nombreuses annulations encore constatées , nous vous conseillons de vérifier le maintien avant de vous engager.


Des évènements lors d'un 21 mars:

21 mars 630 : La Vraie Croix revient à Jérusalem

Le 21 mars 630, suite à une campagne victorieuse contre les Perses de la dynastie sassanide, marquée par la victoire de Ninive, l'empereur byzantin Héraclius rapporte la Vraie Croix à Jérusalem. Cette relique aurait été découverte en 325 dans la Ville sainte, à l'occasion de travaux organisés par l'évêque Macaire et en présence de Hélène, mère de l'empereur Constantin le Grand. Elle était devenue l'objet d'une dévotion très forte chez les orthodoxes. Elle sera plus tard enlevée par le sultan Saladin aux Croisés, avant de s'évanouir à jamais.

21 mars 1098 : Robert de Molesme fonde Cîteaux

Le 21 mars 1098, Robert de Molesme fonde l'abbaye de Cîteaux, dans une lande désolée de Bourgogne. En rupture avec l'opulence des abbayes clunisiennes, le religieux renoue avec l'idéal monastique de Saint Benoît de Nursie, fondé sur la prière, le dépouillement et le travail.

Il est rejoint en 1112 par une trentaine de jeunes gens enthousiastes, guidés par un jeune noble bourguignon du nom de Bernard. Celui-ci va fonder une abbaye-fille à Clairvaux, toujours en Bourgogne...

21 mars 1685: Naissance de Jean-Sébastien Bach

Jean-Sébastien Bach Bach  né à Eisenach (Duché de Saxe-Eisenach) le 21 mars 1685 ( dans le calendrier grégorien) et mort à Leipzig le , est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand.

Membre le plus éminent de la famille Bach — la famille de musiciens la plus prolifique de l'histoire —, sa carrière se déroule entièrement en Allemagne centrale, dans le cadre de sa région natale, au service de petites municipalités, de cours princières sans importance politique, puis du conseil municipal de Leipzig, qui lui manifeste peu de considération : ainsi, jamais il n'obtient un poste à la mesure de son génie et de son importance dans l'histoire de la musique occidentale, malgré la considération de certains souverains allemands, tel Frédéric le Grand, pour le « Cantor de Leipzig ».

Orphelin de bonne heure, sa première formation est assurée par son père, Johann Ambrosius Bach, puis par son frère aîné, Johann Christoph Bach. Mais il est aussi un autodidacte, passionné de son art, copiant et étudiant sans relâche les œuvres de ses prédécesseurs et de ses contemporains, développant sa science de la composition et particulièrement du contrepoint jusqu'à un niveau inconnu avant lui et, depuis lors, jamais surpassé. Jean-Sébastien Bach est un virtuose de plusieurs instruments, le violon et l'alto, mais surtout le clavecin et l'orgue. Sur ces deux derniers instruments, ses dons exceptionnels font l'admiration et l'étonnement de tous ses auditeurs ; il prétend tout jouer à première vue et peut improviser sur-le-champ une fugue à trois voix. Il a aussi une compétence reconnue et très sollicitée en expertise de facture instrumentale.

À la croisée des principales traditions musicales européennes ), il en opère une synthèse très novatrice pour son temps. Bien qu'il ne crée pas de forme

Bien qu'il ne crée pas de forme musicale nouvelle, il pratique tous les genres existant à son époque, à l’exception de l’opéra : dans tous ces domaines, ses compositions, dont seules une dizaine sont imprimées de son vivant, montrent une qualité exceptionnelle en invention mélodique, en développement contrapuntique, en science harmonique, en lyrisme. La musique de Bach réalise l'équilibre parfait entre le contrepoint et l'harmonie, avant que cette dernière prenne le pas à partir du milieu du xviiie siècle. Il est, en particulier, le grand maître de la fugue, du prélude de choral, de la cantate religieuse et de la suite, qu’il a portés au plus haut degré d’achèvement. La principale destination de ses œuvres dépend beaucoup des fonctions exercées : pièces pour orgue à Arnstadt, Mühlhausen ou Weimar, de chambre et orchestrales à Cöthen, religieuses à Leipzig notamment.

Inspiré d’une profonde foi chrétienne, ses contemporains le considèrent souvent comme un musicien austère, trop savant et moins tourné vers l’avenir que certains de ses collègues. Il forme de nombreux élèves et transmet son savoir à plusieurs fils musiciens pour lesquels il compose quantité de pièces à vocation didactique, ne laissant cependant aucun écrit ou traité. Mais la fin de sa vie est consacrée à la composition, au rassemblement et à la mise au propre d’œuvres magistrales ou de cycles synthétisant et concrétisant son apport théorique, constituant une sorte de « testament musical ».

Peu connue de son vivant au-dehors de l'Allemagne, passée de mode et plus ou moins oubliée après sa disparition, pleinement redécouverte au xixe siècle, son œuvre, comprenant plus de mille compositions, est généralement considérée comme l'aboutissement et le couronnement de la tradition musicale du baroque : elle fait l’admiration des plus grands musiciens, conscients de son extraordinaire valeur artistique. Objet, chez les musicologues et musiciens, d'un culte, qui a pu susciter l'ironie de Berlioz, Jean-Sébastien Bach est considéré, depuis sa redécouverte au xixe siècle, comme un des plus grands compositeurs de tous les temps, si ce n'est comme le plus grand.