samedi 25 décembre 2021

samedi 25 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  Noël.


LE DARNAGA VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL

Noël en Provence

La grande Crèche provençale de Noël de La Garde-Freinet

Dans la petite chapelle Saint-Jean à La Garde-Freinet, un groupe de passionnés mené par Maxime Codou a créé une crèche de Noël féerique qui attire dans ce village au cœur du Massif des Maures près de 30000 visiteurs par an.

Dans une première salle du rez-de-chaussée à l'entrée de la chapelle, une île fantastique flotte dans les airs, elle amène les Rois mages vers la nativité. Dans la grande salle de l'étage, Maxime Codou et son équipe ont donné libre cours à leur imagination et passion. Ce sont plus de 4000 personnages et animaux qui se pressent sous les anciennes voûtes de pierre de la chapelle Saint-Jean. Cette année, l'ancien château de Grimaud domine le centre de la crèche, c'est le château tel qu'il était du temps de sa splendeur, avant la Révolution qui entraîna sa ruine. En face de lui dans le coin opposé de la salle, la croix des Maures qui veille sur le village de la Garde-Freinet protège aussi sur les petits saint de la crèche. Une file fantastique de milliers de brebis parcourent les chemins qui serpentent dans les paysages provençaux reconstitués avec des matériels naturels. Les scènes de la vie provençale d'autrefois sont admirablement reconstituées, avec une minutie et un souci du détail inégalés.

La crèche de Noël de Maxime Codou a participé au concours « Coup de cœur de Noël » organisé par Jean-Pierre Pernaud sur TF1, elle a fini à la 2ème place.

A la fin de l'exposition après le 2 février, la crèche est démontée pour rejoindre les cartons de rangements. Elle sera entièrement renouvelée l'année suivante.

La crèche provençale de La Garde-Freinet est un oeuvre merveilleuse, issue d'un art populaire bien vivant dans ce village de Provence qui s'accroche vaillamment à ses traditions. La crèche est crée par l'association des Amis de la Crèche de Maxime Codou qui ne bénéficie (pour l'instant du moins) d'aucune subvention ni aide publique d'aucune sorte, elle existe seulement par le dévouement des bénévoles et la générosité des visiteurs. Maxime Codou, jeune diplomé de HEC de 32 ans, a quitté sa carrière professionnelle pour se consacré à sa passion. Il est créchiste et artisan santonnier à plein temps.

Exposition de la Crèche géante par Maxime Codou

du 4 décembre 2021 au 30 janvier 2022

Ouvert tous les jours de 10h à 12h & 14h à 18h.

Chapelle Saint Jean  Place de la Mairie LA GARDE FREINET

Renseignements: Tél 06 82 19 50 46

Citation du jour: La dinde est tolérante, mais elle déteste les farceurs."


INFORMATION DE LA PAROISSE:

Les Anges dans nos campagnes par les petits chanteurs à la Croix de bois

Ampus: Eglise Saint Michel

Messe de la nativité le 25 décembre à 11h.



NOËL ET LA NAISSANCE DU CHRIST

 



25 décembre An I

Noël et la naissance du Christ

par Fabienne Manière

Pour les chrétiens de toutes obédiences, la fête de Noël, le 25 décembre, commémore la naissance de Jésus-Christ, à l'origine du christianisme.

En ce qui concerne l'année de sa naissance, la tradition la situe en l'an 753 de la fondation de Rome,  sous le règne de l'empereur Auguste. Cette année est devenue par convention l'An I de notre ère.

Jésus, Dieu fait homme

Les chrétiens, qui ont intégré la tradition judaïque, cultivent la foi en un Dieu unique mais en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit (c'est le mystère de la Sainte Trinité). Ce Dieu se veut proche des hommes et leur a exprimé son amour en leur envoyant son Fils afin de les éloigner du péché et les conduire à la vie éternelle.
Selon le Credo (« Je crois » en latin), celui-ci « a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme » sous le nom de Jésus - ou Iéshoua (en hébreu, « Dieu sauve »).
Il a supporté de souffrir et de mourir sur la croix car, dit-il, « il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime » (Jean, 15.13). Ainsi se manifeste sa proximité avec l'humanité. Mais, selon les disciples de Jésus, il est aussi ressuscité, manifestant par là sa divinité. La foi en sa résurrection est au cœur du christianisme.

Nativité, par Frederico Barocci (Urbino, 1528-1612), peintre maniériste italien précurseur du baroque (musée du Prado)

La naissance de Jésus selon les Évangiles

D'après l'Évangile de Matthieu, Jésus serait né de Marie, une jeune fille dont on peut penser qu'elle avait 16 ou 17 ans et qui avait été promise en mariage à Joseph, un homme de la descendance du roi David. Marie aurait été vierge lorsque l'ange Gabriel lui annonça qu'elle était enceinte et donnerait le jour au Messie que les juifs attendaient depuis des siècles.

Le mot Messie (« oint du Seigneur » en hébreu) se traduit par Christos en grec, la langue véhiculaire du bassin méditerranéen à cette époque, d'où le nom donné plus tard au fils de Marie, Jésus Christ, et à ses disciples, les chrétiens.

Troublé par cette grossesse inattendue, Joseph renonça néanmoins à répudier sa promise après qu'un ange l'eut informé des intentions divines.

D'après l'évangéliste Luc (2.1-20), la naissance de Jésus survint à Bethléem, à quelques kilomètres au sud de Jérusalem, car Joseph et Marie avaient dû s'y rendre pour se faire recenser conformément à un édit d'Auguste :

À cette époque-là parut un édit de l'empereur Auguste qui ordonnait le recensement de tout l'Empire.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville d'origine.
Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la famille et de la lignée de David.
Il y alla pour se faire inscrire avec sa femme Marie qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le moment où Marie devait accoucher arriva,
et elle mit au monde son fils premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle des hôtes.
Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau.
Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.
Mais l'ange leur dit : « N'ayez pas peur, car je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une source de grande joie pour tout le peuple :
aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Messie, le Seigneur.
Voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. »
Et tout à coup une foule d'anges de l'armée céleste se joignit à l'ange. Ils adressaient des louanges à Dieu et disaient :
« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, paix sur la terre et bienveillance parmi les hommes ! »

Notons que ledit recensement n'est attesté par aucune archive romaine. La présence de bergers dans le voisinage donne à penser que Jésus serait né à l'époque de l'agnelage, au mois d'avril. Par ailleurs, l'évocation du cruel roi Hérode, protégé des Romains, situerait sa naissance en l'an 6 avant J.-C. ! Le moine Denys le Petit, à l'origine du calendrier adopté aujourd'hui dans le monde entier, se serait donc trompé dans ses calculs.

L'enfance de Jésus se déroula en Galilée, au nord de la Palestine, dans une ville peu connue du nom de Nazareth, où Joseph exerçait le métier de charpentier. Il semble que l'enfant ait eu de nombreux frères et soeurs plus jeunes, ce qui est admis par les protestants mais contesté par les catholiques. Le mot grec adelphos employé par les évangélistes pourrait en effet désigner aussi bien les frères que les cousins ou les proches du Christ.

Vers l'âge de trente ans, Jésus quitta sa famille et commença à prêcher sur les bords du lac Tibériade. D'humbles pêcheurs le rejoignirent. Ils n'allaient plus le quitter jusqu'à sa mort sur la croix, trois ans plus tard.

Noël, une fête vagabonde

Aux premiers siècles de notre ère, les Grecs célébraient la venue de Jésus-Christ le 6 janvier, à l'occasion de l'Épiphanie (d'un mot grec qui désigne une apparition).

Ce jour-là, ils n'évoquaient pas sa naissance proprement dite mais plutôt son baptême dans les eaux du Jourdain par Jean-Baptiste ou encore le miracle des noces de Cana (l'eau transformée en vin), ou enfin la présentation du nouveau-né aux rois mages.

À Rome, en 354, le pape Libère reporte cette célébration au 25 décembre, en remplacement des Saturnales romaines et de la fête du soleil vainqueur (sol invictus) que les païens avaient coutume de consacrer au retour du soleil après le solstice d'hiver. C'est une manière de rappeler que Jésus est la « Lumière du monde ».

Au Moyen Âge, la piété populaire centre la fête sur la naissance proprement dite de Jésus. Noël viendrait de natalis dies (en latin, « jour de la naissance ») à moins qu'il ne soit une déformation d'Emmanuel. Ce nom rappelle l'oracle du prophète Isaïe : « Le Seigneur vous donnera un signe: la vierge enfantera un fils et l'appellera Emmanuel (en hébreu, Dieu avec nous) » (Évangile selon Matthieu).

Les chrétiens adoptent la coutume d'assister à une messe de Minuit, le soir du 24 décembre. Cette messe de Minuit était autrefois suivie d'une messe de l'Aurore et d'une messe du Jour, comme dans le conte d'Alphonse Daudet : Les trois messes basses. Ces messes, suivies d'un souper festif, rappelaient celles que le pape, évêque de Rome, célébrait au même moment dans trois églises de sa ville.

Se développent aussi au Moyen Âge les représentations vivantes de la crèche. Le mot désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié. Ces représentations incluent un boeuf et un âne qui veillent sur le nouveau-né, ainsi que les parents et tous les personnages venus rendre hommage à l'enfant : bergers et paysans des environs, rois mages... Plus tard apparaissent les crèches à base de petits personnages en terre cuite.

Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de pommes et de bougies, qui rappellent la vie (Ève et la pomme) et la « Lumière du monde » (Jésus). Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard en Angleterre, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria. À Paris, le premier sapin de Noël est planté aux Tuileries par la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe 1er, en 1837.

Les Américains reprennent à la fin du XIXe siècle la tradition de Saint Nicolas, qui distribue des cadeaux aux enfants sages le jour de sa fête, le 6 décembre. Ils transforment le saint en un Père Noël très profane qui passe dans la nuit du 24 au 25 décembre. Noël a perdu depuis lors son caractère strictement religieux et la fête a pris un caractère universel.

Pour éviter de malsaines compromissions, l'Église catholique met désormais l'accent sur la commémoration de Pâques et de la résurrection plutôt que sur Noël et la Nativité.

Fabienne Manière

vendredi 24 décembre 2021

LE DARNAGA VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FÊTES DE NOËL

La nativité vue par Walter Rane





 vendredi 24 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  Adèle,

Modèles de générosité, les Adèle sont, perpétuellement et avec une naïveté toujours renouvelée, en émerveillement devant le monde et la vie

C'est sa fête : Adèle


Fille d'un roi mérovingien du VIIe siècle, Dagobert II, Adèle (dont le nom signifie noble en langue germanique) fonde le monastère de Pfalzel, près de Trèves, en Rhénanie.
Son petit-fils, Grégoire d'Utrecht, participe à l'évangélisation des Saxons.

Dicton du jour: 

Entre Sainte-Adèle et Saint-Vincent, les gelées ont plus de mordant.

Citation du jour: Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits...

Jim Morrison.

La photo du jour: Laurence photography

Reflets au lac de Sainte-Croix
Les Salles sur Verdon dans le Var



Dessin ou histoire du jour:



Marchés du jour:


LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

LA MOTTE






INFORMATION DE LA PAROISSE:

Les Anges dans nos campagnes par les petits chanteurs à la Croix de bois


Ampus: Eglise Saint Michel

Messe de la nativité le 25 décembre à 11h.


Des évènements lors d'un 24 décembre:

24 décembre 1800 : L'attentat de la rue Saint-Nicaise

Le soir du 24 décembre 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte est visé par une «machine infernale» dans la rue Saint-Nicaise, à Paris, en se rendant à l'opéra. Il est miraculeusement épargné par l'explosion. Joseph Fouché, ministre de la Police générale, ouvre l'enquête...

24 décembre 1894 : Mucha invente l'Art nouveau

Le 24 décembre 1894, le téléphone sonne chez l'imprimeur parisien Lemercier. L'actrice Sarah Bernhardt elle-même réclame une affiche pour son nouveau spectacle parisien : Gismonda... De ce coup de fil fortuit va sortir un courant pictural nouveau, précisément appelé « Art nouveau ».

Cet art proche de la Nature, pétri de joie et de gaieté, apaisant, quelque peu bourgeois, sera le dernier vent d'optimisme sur l'Europe de la Belle époque. Il sera appelé Jugendstil dans les pays germaniques ou encore Liberty en Angleterre et sera illustré par des peintres (Gustav Klimt) et des architectes (Antonio Gaudi, Victor Horta)...

24 décembre 1979 : Premier lancement de la fusée Ariane

Le 24 décembre 1979, à Kourou, en Guyane, a lieu le premier vol de la fusée Ariane. Les Européens, unis au sein de l'Agence Spatiale Européenne, font la preuve de leur capacité à entrer dans la course à l'espace, aux côtés des Américains et des Soviétiques.


DE LA VEILLEE DE NOËL A LA CHANDELEUR

La tradition veut qu’en Provence le “temps de Noël” dure 40 jours, de la Sainte Barbe (4 décembre) à la Chandeleur (2 février). Toute la culture provençale se réveille durant les fêtes calendales…

Les villes et les villages s’animent de crèches vivantes et de pastorales. Chacun partage le “gros souper”, repas maigre mais copieux du 24 décembre qui se termine par les treize desserts. A la Chandeleur, on défait la crèche et l’on célèbre le jour de la purification de la Vierge et du “feu nouveau”. Le temps de Noël est aussi un moment privilégié pour les gastronomes, autour de réveillons “prestige” et de cours de cuisine donnés dans un cadre exceptionnel. Vivre Noël et ses rituels en Provence, c’est mieux comprendre et partager l’authenticité du terroir et des provençaux.

LE “CACHO-FIO”


Le “cacho-fio” consiste en l’allumage rituel de la bûche de Noël, traditionnellement de bois fruitier (poirier, cerisier, olivier). “Cacha le feu” signifie l’allumer : on dit même “Bouta cacho-fio”, c’est-à-dire bouter le feu à la bûche.



La veillée de Noël commence par ce rite, pratique mi-religieuse, mi-magique, souvenir tenace des libations romaines. L’aïeul choisit une bougie parmi toutes celles qui sont éclairées, la présente à la famille, si la flamme se couche comme un épi trop lourd, la récolte sera bonne, si elle reste bien droite, la grange sera vide.

Avant de se mettre à table, le plus âgé et le plus jeune de la famille présentent la bûche devant la cheminée et, trois fois de suite, répandent du vin cuit sur la souche avant de la placer dans le foyer et de l’allumer. Tout en chantant “Alègre ! Diou nous alègre Cacho fio ven, tout ben ven ; Diou nous fagué la graci de veïre l’an que ven, Si sian pas mai que siguen pas men” soit en français “Réjouissons-nous ! Dieu nous fait la joie de célébrer le « cacho fio », tout va bien ; Dieu nous fait la grâce de voir l’an qui vient. Si nous ne sommes pas plus que nous ne soyons pas moins”.

LE GROS SOUPER


Le gros souper, juste après le “cacho-fio”, est un repas maigre mais il nécessite une véritable mise en scène. La table est l’élément principal de la pièce. Elle est ornée de petits houx à boules rouges, quelquefois de roses de Jéricho, du blé de la Sainte-Barbe. Le pain calendal est au centre.

Les “trois nappes” blanches qui recouvrent la table et les trois chandelles qui sont déposées évoquent la Trinité. Les treize pains qui accompagnent le repas rappellent la Cène avec les douze apôtres et Jésus. Il en est de même des treize desserts qui ont été conservés de nos jours sur la table de Noël. Ils peuvent être disposés dès le début avec le vin en signe d’abondance afin que la table soit remplie. Noël étant la fête de la Charité, un couvert est réservé à un inconnu, c’est le “couvert du pauvre”. On disait qu’il était destiné à l’âme des morts de la famille, qui était convié à la fête.

On faisait sept plats maigres pour mémoriser “les sept plaies du Christ”. La veille de Noël exigeant jeûne et abstinence de viande, le repas est maigre mais copieux. Cette abondance est signe de présage pour l’avenir et de prospérité. Il semble qu’il y ait un plat ou deux traditionnels par village, ce qui explique la grande diversité des repas de Noël. On ne trouve pas un “menu type” mais des constances suivant les régions. En général, le repas de Noël est adapté aux ressources du terroir et aux possibilités locales, par exemple entre la Provence maritime et la Provence rurale.

Dans les villes et les villages de la Côte on trouve bien entendu du poisson frais (anguilles, thon, daurade, morue…) alors que dans la Provence intérieure, les légumes occupent une place de choix dans le menu (épinards en gratin à Apt avec ail et persil, carde et cardon, céleri cru avec anchoïade, poireaux blanchis, gratin de courge…).

Dans la montagne provençale, le plat traditionnel sont les crouzets, pâtes en lanières, nommés aussi crouiches ou crouizes.

L’abondance des plats de Noël contraste avec le quotidien, mais ils restent simples dans leur préparation.

LES TREIZE DESSERTS

Treize, comme le Christ et les douze apôtres. S’ils sont généralement associés à la Provence et à la tradition de Calèna du Comté de Nice. On les retrouve aujourd’hui dans toute l’Occitanie et même en Catalogne. Ils sont servis à l’issue du “Gros Souper”, repas du réveillon de Noël codifié.

Les quatre mendiants, représentant les différents ordres religieux catholiques ayant fait vœux de pauvreté, sont la base des 13 desserts :

  • noix et noisettes pour les Augustins
  • figues sèches pour les Franciscains
  • amandes pour les Carmes
  • raisins secs pour les Dominicains

À côté de ces quatre premiers desserts on trouve selon les régions, les villes ou même selon les familles :

  • la pompe à huile, brioche plate sucrée à l’huile d’olive, nommée aussi fougasse ou gibassier
  • le nougat noir et le nougat blanc de Provence (celui d’Allauch ou bien celui de Sault au miel de lavande et
  • les pommes et les poires
  • les prunes (Brignoles)
  • le verdaù (melon vert conservé dans le grain)
  • les oranges (signe de richesse), mandarines et clémentines
  • le melon de Noël
  • les raisins blancs
  • les fruits confits (d’Apt par exemple)
  • la pâte ou confiture de coing
  • des confiseries : truffes au chocolat ou papillotes
  • les calissons d’Aix
  • les bugnes (ou merveilles, ou oreillettes) petits beignets à la fleur d’oranger
  • la galette de lait
  • le gâteau aux amandes
  • les dattes (qui peuvent être farcies de pâte d’amande)

Selon la tradition, chaque convive doit manger un peu de chaque dessert, accompagné de vin cuit, pour s’assurer bonne fortune pour toute l’année.

LA MESSE DE MINUIT



La tradition de célébrer une messe à minuit le 24 décembre remonterait au Vème siècle et le rayonnement provençal de cet office de Noël n’est plus à souligner : il a ému le monde entier.

Avant la messe proprement dite, a lieu la veillée : c’est un instant de recueillement agrémenté de chants et de musique. Les “Noëls” y sont à l’honneur. Ce terme de “Noël” désigne habituellement un chant ou cantique en langue provençale par lequel les poètes traduisaient à la fois la ferveur religieuse et les traditions locales. Le “Noël” est en effet chanté en forme de dialogue et se prête fort bien aux jeux scéniques retrouvés dans la pastorale : les plus célèbres sont ceux de l’Avignonnais Nicolas Saboly (1614-1675), dont Frédéric Mistral disait “qu’ils feraient pleurer d’émotion toute une église”.

Outre les cantiques et les Noëls chantés, le cérémonial de la messe de minuit comporte une animation particulière au moment de l’offrande, le pastrage.

LE PASTRAGE


La présentation d’un agneau à la Messe de minuit fait partie du rituel, que l’on appelle le “Pastrage”, (de pâtre : le berger). Les bergers en longue robe de bure, un cierge à la main, l’un d’eux portant un petit agneau de lait, s’avancent lentement vers le maître-autel, précédés du galoubet et du tambourin. Devant l’autel, l’agneau est offert au prieur qui le prend dans ses bras. Le berger fait le récit du voyage que lui et ses compagnons ont dû faire, à travers collines et vallons, avant leur adoration.

D’autres offrandes peuvent avoir lieu : de beaux fruits, des légumes, du poisson, une fougasse…, suivant les villages et suivant les régions, chacun ayant à cœur d’offrir ses meilleurs produits. Tous ces acteurs revêtent le costume de leur profession. C’est donc un cortège hétéroclite et bigarré, mais empreint d’une grande ferveur, qui s’avance alors vers l’autel accompagné de groupes folkloriques.

LES PASTORALES



La pastorale évoque avant tout la marche à l’étable et la pieuse dévotion au nouveau-né. Le sujet ne varie guère : c’est l’histoire de Saint Joseph cherchant vers Bethléem un logis pour la nuit, allant de porte en porte, de logis en logis, jusqu’à ce qu’on lui indique une grotte où sa famille trouvera abri.

Véritables mystères, au sens du théâtre médiéval, les pastorales étaient d’abord jouées dans l’église même, faisant partie du rituel de la messe. La cérémonie fut ensuite repoussée hors des murs du temple de Dieu. Parmi les plus célèbres, citons la pastorale Maurel (1844) et la pastorale de Bellot.

La pastorale Maurel met en scène la marche de l’étoile, de « la bello estello ». Pèlerinage improvisé, c’est en fait une course au miracle. Le dialogue y est naïf et satirique, en langue provençale. L’intérêt comique tourne autour du personnage de Pistachié et de son compère Jiget, bègue de surcroît. On rit aux éclats de leurs mésaventures, avant de s’attendrir sur l’aveugle et son fils. Le “Boumian” est toujours un grand méchant, et le “Rémoulaïre” aime toujours autant le vin…

PASTORALE DE TOURTOUR DE 2019
LES REPRESENTATIONS DE 2020 & 2021 ONT ETE ANNULEES

L'ÉPIPHANIE


Épiphanie signifie apparition : en l’occurrence celle des Rois Mages. Les réjouissances calendales se terminent le 8 janvier avec la galette des rois. Très différent de la galette feuilletée, le gâteau des rois provençal se compose d’une sorte de brioche en forme de couronne garnie de fruits confits qui symbolisent les joyaux des rois mages. Il était de bon ton, aux temps passés, que le boulanger, soucieux de sa pratique, l’offrit à ses meilleurs clients.

jeudi 23 décembre 2021

LE DARNAGA VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FÊTES DE NOËL

La nativité vue par Joseph Holodook



jeudi 23 décembre


Aujourd'hui nous fêtons:  Armand, Armande, Armance, Eunice, Hartmann.

 Forts de caractère, les Armand ne sont pas toujours faciles à vivre, avec eux il faut savoir s'adapter et se plier aux exigences de leur bon vouloir. Très attachés à la terre, ils préfèrent vivre loin des grandes villes et si possible avec femme et enfants.

C'est sa fête : Armand

Ce prénom qui dérive du vieil allemand Hartmann (homme fort) désigne un moine de Bavière qui devint au XIIe siècle évêque de Brixen (aujourd'hui Bressanone, dans le Tyrol italien).

Dicton du jour: À Sainte-Évariste, jour de pluie jour triste.

Citation du jour: Si vous voulez que votre femme écoute ce que vous dites, dites-le à une autre femme.

Sacha Guitry

La photo du jour:  Julien Barlet est à Prelles

Un peu de neige dans les champs !



Dessin ou histoire du jour:

Un curé ça ne ment jamais !

Sur un vol vers la France, une jeune amie coiffeuse distinguée était assise à côté d'un prêtre. Elle lui demanda

"Mon père, puis-je vous demander une faveur ?"

" Bien sûr, mon enfant, que puis-je pour-vous ?"
 " Eh bien, j'ai acheté un séchoir à cheveux électrique très perfectionné pour mon salon.
 Il est dans son emballage et bien au delà de la valeur limite d'importation. J'ai bien peur que l'on me le confisque.
 Ne pourriez-vous pas le passer aux douanes pour moi, sous votre soutane, par exemple ?"
 "J'aimerais bien pouvoir vous aider, Chère enfant, mais je dois vous avertir, je ne mentirai jamais."
 "Avec l'honnêteté écrite sur votre visage, on ne vous questionnera sûrement pas."
 Lorsqu'ils arrivèrent au guichet des douanes, la jeune femme laissa passer le prêtre.
 Le douanier lui demanda :
 "Avez-vous quelque chose à déclarer, Mon
 père ?
 " De la pointe de mes cheveux jusqu'à ma taille,
je n'ai rien à déclarer !"
 Le douanier, trouvant cette réponse bizarre, lui demanda alors :
 "Et de la taille aux pieds, qu'avez-vous à
 déclarer ?"
 "J'ai un instrument merveilleux destiné à être manipulé par une femme et qui n'a jamais été utilisé à ce jour."
 Le douanier éclata de rire et lui répondit
 " Passez Mon père !!!...... AU SUIVANT !> > >

Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

Le MUY

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

AUPS : Marché hebdomadaire à la Tuber Melanosporum, truffe noire d'hiver. Vente aux particuliers de truffes d'hiver par le Syndicat des trufficulteurs du Var.

 Du 25/11 au 10/03, tous les jeudis de 9h30 à 12h.


Des évènements lors d'un 23 décembre:

23 décembre 1871 : Aïda au Caire

En prévision de l'ouverture du canal de Suez et de l'inauguration concomitante d'un nouvel Opéra au Caire, le compositeur Giuseppe Verdi écrit Aïda sur une suggestion de l'égyptologue français Auguste Mariette. Les décors ayant été bloqués à Paris du fait de la guerre franco-prussienne de 1870, la première représentation a finalement lieu le 23 décembre 1871 dans l'opéra flambant neuf.

23 décembre 1940 : Exécution de Jacques Bonsergent

Le 23 décembre 1940, Paris se couvre de cette affiche : « L'ingénieur Jacques Bonsergent a été condamné à mort par le tribunal militaire allemand pour acte de violence envers un membre de l'armée allemande. Il a été fusillé ce matin ».

Le jeune homme (28 ans) est l'un des premiers Français fusillés par l'occupant allemand. Il a été arrêté six semaines plus tôt après une rixe nocturne avec des soldats. En le faisant exécuter pour ce simple motif, Hitler veut lancer un avertissement au maréchal Pétain, qui avait révoqué dix jours plus tôt le vice-président Pierre Laval et refusé d'assister aux Invalides au retour des cendres de l'Aiglon.

23 décembre 1790: Naissance de Jean-François Champollion

23 décembre 1790 à Figeac - 4 mars 1832 à Paris

L'égyptologue Jean-François Champollion a découvert le secret des hiéroglyphes, l'écriture des anciens Égyptiens.


Champollion révèle le secret des hiéroglyphes

par Fabienne Manière pour Herodote.net

Le 27 septembre 1822, à Paris, Jean-François Champollion (32 ans) expose devant l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ses découvertes relatives aux hiéroglyphes. Deux semaines plus tôt, au terme de recherches harassantes qui ont beaucoup affecté sa santé, il est arrivé en effet à déchiffrer l'écriture des anciens Égyptiens.
Rivalité franco-britannique

Né à Figeac, dans le département du Lot, ce surdoué apprend très tôt de nombreuses langues anciennes et, poussé par la nécessité, devient professeur d'histoire. 

Il se passionne bientôt pour la civilisation des pharaons, mise à la mode par l'expédition en Égypte de Bonaparte, en 1798-1799.

En 1798, des soldats français découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre noire gravée de trois textes dont l'un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et le troisième en hiéroglyphes.

Jean-François Champollion (1790-1832)La pierre est embarquée sur un navire à destination de la France mais les Anglais l'interceptent et la transportent à Londres, au British Museum.

Elle va dès lors exciter la curiosité des savants, en particulier du jeune Champollion et d'un Anglais de quinze ans son aîné, Thomas Young. Young déchiffre la version démotique et découvre que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms de divers pharaons.

Jean-François va plus loin. Il observe que le texte hiéroglyphique contient trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots. Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense environ 5 000) ne sont pas seulement des idéogrammes, contrairement aux préjugés ambiants. Ils peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l'alphabet.

C'est ainsi qu'il déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis le 14 septembre 1822. L'émotion le fait alors sombrer dans un état d'inconscience. Il révèle un peu plus tard sa découverte dans une lettre à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.

Jean-François Champollion meurt de surmenage à 42 ans, au milieu des honneurs, après avoir enfin visité l'Égypte, le pays de ses rêves.