samedi 26 février 2022

 samedi 26 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Nestor,

Les Nestor sont des voyageurs impénitents accumulant expériences et connaissances, succès et échecs, toujours avides d'apprendre et de comprendre. En amour, cette attitude les confine à l'infidélité...

C'est sa fête : Nestor

Évêque en Pamphilie, au sud de la Turquie actuelle, le saint du jour fut arrêté à l'occasion d'une persécution ordonnée par l'empereur Dèce, en 251. «Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix», décréta le gouverneur.

Dicton du jour: Avant de bâtir la tour, il faut calculer la dépense.

Citation du jour: Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.

Ninon de Lenclos.

Les photos du jour:  Joelle CorrioNotre Provence

Ce matin, 23 février, les tortues sont déjà sorties d'hibernation. C'est trop tôt, à mon avis...


L’hibernation fait partie intégrante du cycle biologique de cette tortue terrestre. Ainsi, elle est indispensable pour assurer la croissance, la longévité, ainsi que pour la bonne reproduction de la tortue.

Il s’agit d’un état d’hypothermie régulée. Ainsi, il permet à la tortue de terre de survivre aux conditions environnementales défavorables de l’hiver. Pendant l’hibernation, la tortue d’Hermann réduit au maximum les dépenses d’énergie:

  • diminution de la température interne;
  • baisse de la fréquence cardiaque et  de la fréquence respiratoire;
  • aucune alimentation;
  • immobilité.

La tortue peut réalise ce cycle d’hibernation si elle est en bonne santé (la prise de poids pendant la belle saison est un indicateur essentiel).

Dessin ou histoire du jour:


Plus de 17.000 détenus étrangers dans les prisons françaises

Didier Dewitte
Selon nos confères du Figaro, ils étaient 17.198 au 1er octobre 2021.
C’est le dernier décompte que l’administration pénitentiaire a effectué des détenus étrangers qui occupent les prisons françaises, qu’ils soient prévenus ou condamnés.
Sur une population pénale qui à cette date, s’élevait à 69.173 individus, leur proportion s’élève donc à 25 %. À titre de comparaison, ce chiffre était de 17,2 % en 2011. Le coût d’un détenu (ici à Mulhouse) est estimé à 110 euros par jour, mais occulte nombre de charges annexes.
 

Ils viennent d’Afrique pour plus de la moitié, et les dispositifs de rapatriement ne sont presque jamais activés.

Dans le détail, 9793 sont originaires du continent africain, soit 56 % d’entre eux, dont 3472 en provenance d’Algérie, 2220 du Maroc, 1117 de Tunisie et 2984 du reste des pays d’Afrique. On compte aussi 5109 détenus européens. Un peu plus de la moitié, soit 2983, sont ressortissants de l’Union européenne. Dans les prisons françaises sont également incarcérés 880 détenus en provenance d’Asie et 1308 d’Amérique, majoritairement du Sud.
Enfin, une petite centaine est apatride.

Air de campagne:

L’élection présidentielle peut-elle être reportée à cause du conflit en Ukraine?


Selon la Constitution, une guerre ne peut justifier le report de l’élection présidentielle que si elle affecte la régularité du scrutin ou entrave le bon fonctionnement des institutions.

Révision de la Constitution

La Constitution - loi fondamentale qui régit l’organisation des pouvoirs français - envisage, en effet, «la possibilité, pour le Conseil constitutionnel, de reporter le scrutin, pour une durée très limitée, mais sans définir précisément les circonstances qui pourraient conduire à un tel report», indique à CheckNews Bastien François, professeur de sciences politiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Si l’article 7 de la Constitution évoque cette hypothèse, les cas prévus se rapportent uniquement à la personne des candidats. Ainsi, la date de tenue de l’élection présidentielle pourrait être différée de quelques semaines si l’un d’eux était empêché (par exemple pour raisons médicales) ou décédait. Elle pourrait être davantage repoussée encore, et toujours en lien avec les candidats, si le Conseil constitutionnel constatait un «cas de force majeure». Mais les «événements extérieurs», tels qu’une guerre, ne sont «pas explicitement» visés, relève le constitutionnaliste Didier Maus.

S’agissant du conflit ukrainien, ou de toute autre raison que celles ayant trait à la condition des candidats, «la solution la plus simple et la plus régulière serait de réviser la Constitution, s’il y avait besoin de reporter l’élection», avance Didier Maus. Il s’agirait alors d’y inscrire, par dérogation à l’article 6 (qui fixe à cinq ans la durée d’un mandat présidentiel), une nouvelle date à laquelle le Président en place devra finalement quitter ses fonctions. Une telle procédure s’impose dans la mesure où «les règles de l’élection présidentielle figurent dans la Constitution et ne peuvent donc pas être modifiées autrement». Et ce, contrairement à d’autres scrutins dont les modalités peuvent être modifiées par voie légale (comme ce fut le cas pour les dernières municipales, avec le report du second tour décidé en mars 2020 du fait de la pandémie de Covid-19). «Techniquement possible», toute révision requiert néanmoins «une unanimité politique» sur la nécessité du report.

Report au nom de la sécurité nationale

Reste une dernière voie, loin de faire l’unanimité chez les constitutionnalistes : celle du recours à l’article 16 de la Constitution, qui confie les pleins pouvoirs au président de la République pour faire face à une situation de crise. L’article dispose que «lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.» Par extension, pointe Didier Maus, «on pourrait imaginer que le Président prolonge son mandat au nom des mesures indispensables à la sécurité nationale», toujours en modifiant l’article 6. Ce qui supposerait quand même de faire évoluer la jurisprudence du Conseil sur le sujet, puisqu’il découle d’une décision de 1992 que le Président de la République ne peut pas engager ou poursuivre une révision de la Constitution lorsqu’il exerce ses pouvoirs exceptionnels en application de l’article 16.

Quoi qu’il en soit, dans le cas présent, l’article 16 reste «inapplicable car il implique que la France soit directement concernée», poursuit le constitutionnaliste. A l’heure actuelle, donc, et malgré sa gravité et ses implications (géo) politiques, «la crise ukrainienne n’est pas une circonstance de nature à vicier l’élection présidentielle». Un avis partagé par Bastien Thomas, qui estime qu’«un conflit russo-ukrainien n’affectant pas le fonctionnement régulier des pouvoirs publics français, ni l’intégrité du territoire national, ne justifie pas de reporter l’élection».

D’autant plus qu’a contrario, d’autres principes à valeur constitutionnelle pourraient s’opposer à la validité d’un report. Au premier rang desquels le droit de suffrage, garanti aux électeurs par l’article 3 de la Constitution.

Largement restreinte par les règles de droit, la mise en œuvre d’un report de l’élection présidentielle n’est, par ailleurs, pas souhaitable, estime le professeur de droit public Jean-Philippe Derosier. Dans une vidéo postée sur Twitter, l’auteur du blog La Constitution décodée rappelle que ce scrutin est «un acte démocratique fondamental qui sert à désigner notamment le chef des armées qu’est le président de la République». Ce qui lui fait dire qu’«il est nécessaire que cet instant démocratique puisse se dérouler au moment où il est prévu, afin de conférer à ce Président [celui nouvellement élu ou reconduit, ndlr] toute la légitimité dont il a besoin pour intervenir dans cette crise européenne majeure.»

A la une du Parisien:

● Kiev se bat pour éviter de tomber aux mains des Russes. L'armée ukrainienne et les forces russes continuent de s'affronter à Kiev ce matin, après une nuit de combats pour prendre le contrôle de la capitale, deux jours après le lancement d'une invasion du pays par Vladimir Poutine. La population s'était préparée au pire après le message de son président. «Cette nuit, ils vont tenter de s'emparer» de Kiev, avait affirmé quelques heures auparavant Volodymyr Zelensky.

● L'heure des sanctions contre Poutine. 
Les 27 pays de l'Union européenne ont adopté un ensemble de sanctions, principalement économiques, pour répondre à l’invasion de l’Ukraine. Pourquoi ne sont-elles pas plus dures ? Et seront-elles suffisantes et efficaces pour faire plier Poutine ? 

● Salon de l’agriculture. 
Le 58e rendez-vous de la ruralité et de la gastronomie s'ouvre aujourd'hui à Paris. Mais la guerre en Ukraine est venue perturber la traditionnelle venue du président dans ses allées. Pour Emmanuel Macron, ce sera service minimum, quelques heures et puis s'en va. «La guerre est revenue en Europe» : en inaugurant le selon, il a évoqué «un contexte inédit, grave, et historique». Jean Castex le remplacera sur place pour le reste de la journée. 

● Le conflit va faire grimper les prix agricoles.
 
Agriculture toujours, la guerre risque de faire grimper les prix, même en France. La Russie et l’Ukraine représentent en effet le tiers des exportations mondiales de blé. Leurs productions de tournesol, de maïs et d’engrais sont aussi cruciales.

● Zelensky, le président prêt au sacrifice.
 
«On est là. Nous sommes à Kiev. Nous défendons l'Ukraine» : dans une vidéo diffusée sur Facebook hier soir, le président Volodymyr Zelensky s'est filmé dans les rues de la capitale attaquée. Le dirigeant, père de deux enfants âgés de 9 ans et 17 ans, donne l’image d’un homme prêt à mourir en martyr, alors que Vladimir Poutine a appelé les militaires ukrainiens à le renverser.

● Le gouvernement face au casse-tête des réfugiés
. Plus de 50 000 Ukrainiens ont déjà quitté leur pays en 48 heures, selon l'ONU. «L’Ukraine, c’est 45 millions d’habitants. Est-ce que l’Europe sera capable de les accueillir ?» s'interroge un ministre français. Les pays européens vont devoir gérer une nouvelle crise migratoire.

● Fillon démissionne de ses mandats russes
. L’ancien Premier ministre, sous le feu des critiques, a annoncé hier sa démission des conseils d'administration des entreprises russes Zarubeshneft et Sibur, une décision qu'il dit prendre «avec tristesse».

Marchés du jour:

LE SAMEDI LE MARCHE EST A

AUPS

BARJOLS

CALLAS

CLAVIERS

DRAGUIGNAN

TARADEAU

TOURTOUR

MONTFERRAT

INFORMATION DE LA PAROISSE: 

MESSES DOMINICALES A AMPUS ET LES ENVIRONS

 

Saint Michel AMPUS: ( village) Père Christian BLANC : Tél: 06 09 18 77 39.

Messe le Dimanche et les jours de fêtes à 9h30.

 Notre Dame de Spéluque AMPUS: Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

AUX ALENTOURS:

FLAYOSC: Samedi 18h00 et le dimanche à 11h
.

CHATEAUDOUBLE: Dimanche: 9H30.

TOURTOUR: Dimanche à 18h00.

VILLECROZE: Dimanche à 9h15.

AUPS: Dimanche à 11h.

SALERNES: Dimanche à 11h.


Des évènements lors d'un 26 février:

26 février 1815 : Napoléon quitte l'île d'Elbe

Le 26 février 1815, Napoléon Ier quitte l'île d'Elbe en catimini avec quelques compagnons d'infortune. Dédaignant la souveraineté de l'île, pourtant concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l'Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon Ier rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

26 février 1725: Naissance de Nicolas Cugnot

26 février 1725 à Void (Meuse, France) - 2 octobre 1804 à Paris

On doit à Nicolas Cugnot, ingénieur du génie militaire, l'invention du « fardier », la première automobile à vapeur (1771).

26 février 1790: Division de la France en 83 départements.

departements 1790

26 février 1802: Naissance de Victor Hugo

26 février 1802 à Besançon - 22 mai 1885 à Paris

Victor Hugo surpasse par sa puissance créatrice, son imagination et l'étendue de ses talents tous les écrivains de sa génération. Il s'est aussi impliqué dans la vie politique de son temps. Royaliste dans sa jeunesse, il s'engage contre la peine de mort. Son roman Notre-Dame de Paris éveille l'intérêt du public pour le Moyen Âge et la conservation du patrimoine. Au mitan de la vie, il s'oriente vers la gauche républicaine, se penche sur le sort des misérables et devient le chantre de l'expansion coloniale...



CONFLIT UKAINIEN: MACRON SE SENT POUSSER DES MUSCLES

 

Conflit ukrainien : Macron se sent pousser des muscles

Par H16

Poutine envahit l’Ukraine, et instantanément, on ne parle plus de virus et de petites picouses.

C’est aussi ça, la magie de la guerre : en quelques heures, tout le monde est rapidement rappelé aux évidences que le confort occidental actuel nous a fait oublier. Tout peut basculer très vite et ce qui se passe actuellement en Ukraine a très vite occulté les tracas du quotidien dont, au passage, on n’oubliera pas de mentionner qu’une grande partie est directement causée par les clowns à roulettes qui nous dirigent.

Et ceux qui se posaient encore la question de savoir vers quoi ils nous dirigeaient ont maintenant une réponse, assez peu joyeuse mais assez terre-à-terre : pour les Ukrainiens, ce sera la guerre et, probablement, une occupation ; pour les Européens, ce sera une saignée de leurs comptes en banque de deux façons.

D’une part, ces dernières années, à coup de votes idiots et d’écologisme d’adolescente énervée, ils ont judicieusement choisi d’éviter soigneusement toute indépendance énergétique et de choisir un approvisionnement auprès des Russes alors même que le conflit couvait déjà depuis plusieurs années. On peut raisonnablement parier sur une petite augmentation des tarifs gaziers dans les prochaines semaines. Les Allemands, qui ont abandonné nucléaire et charbon au profit du gaz, seront ravis. Est-il utile de revenir sur le rétropédalage acrobatique et grotesque de Macron en matière de centrales nucléaires, typique de son « en-même-temps » emblématique autorisant à la fois la fermeture de Fessenheim et le lancement de 14 nouveaux EPR ? Au moins ce conflit évitera au locataire élyséen d’avoir à répondre de son bilan et de ce genre de pirouettes ridicules…

D’autre part, les conflits ont une tendance à bousculer les chaînes logistiques, tendre les marchés, découpler l’offre de la demande et, à la fin, faire monter les prix. Il faudra donc s’attendre à ajouter ce paramètre à l’inflation déjà dodue que la Banque Centrale Européenne peine à cacher sous le tapis de ses déclarations euphémistiques, pour obtenir une nouvelle hausse des prix de détails.

Cependant, rassurez-vous : pendant que nous serons tous à nous battre pour l’ultime rouleau de papier toilette molletonné avant rupture de stock, Macron et son gouvernement ne perdront pas le nord. Pour eux, l’échéance électorale est toujours en ligne de mire et il serait idiot de ne pas essayer de tirer profit de ces tribulations extérieures.

On imagine sans mal les manœuvrettes électorales évidentes qui pourraient pousser le futur candidat Macron à reporter le scrutin aussi loin que possible afin de lui laisser le temps de régler le conflit avec ses petits bras musclés et réapparaître sur la scène politique française, dans quelques mois, auréolé de son écrasante victoire militaro-diplomatique. Mettez ce que vous voulez dedans en tenant compte à la fois des résultats factuels de sa gestion de crise Covid et à la fois de la présentation qui en est faite par ses thuriféraires, médias compris, pour comprendre que même un désastre ukrainien et des déclarations débiles du président seront, dans cette hypothèse, présentées comme providentielles.

Dans ce contexte, on se surprend à repenser justement à ce qui s’est passé sur les dernières années et à comparer avec ce qui se déroule à présent.

Le contraste est d’autant plus saisissant que la gestion pandémique est véritablement juxtaposée avec ce nouveau chapitre de relations internationales. Alors que l’Europe se retrouve confrontée, en direct, avec un conflit sur son sol impliquant directement une puissance nucléaire, il est en effet difficile de parler des déclarations grandiloquentes de Macron à ce sujet sans les rapprocher de la même grandiloquence des déclarations du même Macron, deux ans plus jeunes, qui nous expliquait être en guerre contre le virus. Eh bien le voilà maintenant parti pour une guerre (une vraie celle-là) dans laquelle il semble déterminé à emmener les Français alors que son passif en matière de guéguerre sanitaire est parfaitement consternant.

De la même façon, on ne peut s’empêcher de noter l’écart tragique entre l’aspect martial des déclarations grotesques dont on nous a rebattu les oreilles pendant deux ans, les injonctions contradictoires empilées à qui mieux-mieux, l’improvisation permanente du personnel politique et des administrations en déroute, et, de l’autre côté, la réalité palpable, massivement diffusée sur les réseaux sociaux, d’une vraie offensive militaire avec poudre, plomb et bombes à l’appui.

Écart tragique qu’on retrouve aussi dans les gesticulations d’un autre homoncule, celui actuellement en charge du Canada : il n’a pas hésité à dégainer des pouvoirs spéciaux, normalement réservés à un état de siège ou d’insurrection grave, afin de pouvoir étendre encore un peu plus ses prérogatives gouvernementales, dans un pays où les manifestants ont eu le toupet de mettre des châteaux gonflables pour les enfants devant le parlement.

Là encore, le contraste avec une vraie loi martiale en Ukraine sous les bombes laisse pantois et permet de bien rappeler l’incroyable pusillanimité des chefs d’État à la sauce Trudeau ou Macron, ainsi que le dévoiement complet des lois d’exceptions utilisée par ces fats pour asservir leurs peuples.

Dans l’immédiat, Macron peut bien essayer de nous faire croire à une virilité et une poigne de chef d’État, mais les dernières semaines de « négociations » avec Poutine ont surtout été humiliante pour lui et les Français qu’il est censé représenter.

Le fiasco pandémique était déjà difficilement digérable, mais on doit légitimement s’inquiéter d’avoir le même baltringue à la tête d’une puissance nucléaire face à un adversaire, aussi en charge d’une puissance nucléaire, qui, lui, ne fait pas semblant de faire la guerre et qui, très manifestement, n’a pas peur de bousculer son image à l’international.

Dit autrement : on ne sait pas où Poutine s’arrêtera, mais on peut vraiment s’inquiéter de ce que Macron serait prêt à faire pour impressionner le monde…

vendredi 25 février 2022

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 vendredi 25 février


Aujourd'hui nous fêtons:  Roméo

Très disciplinés, les Roméo s'imposent une règle de vie plutôt stricte, ne s'accordant que très peu de liberté. Ils aiment être à la hauteur de leurs ambitions même si cela peut comporter quelques difficultés à surmonter. Sentimentalement, leur manque de diplomatie ne les aide pas toujours à trouver l'âme sœur.

C'est sa fête : Roméo

Roméo est un frère convers au couvent des Carmes, à Limoges. Il meurt de la peste noire en 1380 au cours d'un pèlerinage à Rome. Depuis 1348, date à laquelle le germe de la peste a débarqué à Gênes, la population de certaines provinces d'Europe a diminué de moitié.

Dicton du jour: Vent fort à la saint Nestor, bon vin à la saint Marcellin.

Citation du jour: Une bonne confession vaut mieux qu'une mauvaise excuse.

Jean Hamon.

 Les photos du jour: Gégé Photographie



Bonjour
J'espère que vous allez bien en ce mercredi matin, tout d'abord je tiens à vous remercier pour tous vos gentils messages de la dernière fois, il est vrai que j'ai fais une petite pause, mais je ne vous ai pas oublié pour autant.
Aujourd'hui c'est dans le village de Saint Paul de Vence dans les Alpes Maritimes que je vous attends pour une petite promenade.
Un village Provençal d'une rare beauté très prisé des célébrités et l'on comprend pourquoi en le visitant, un musée à ciel ouvert où l'art contemporain se mélange à merveille avec les vieilles pierres, c'est devant la maison du poète Jacques Prévert que je vous souhaite une belle journée.
Profitez de la vie, soyez heureux, prenez soin de vous.

Avec toute mon affection

Dessin ou histoire du jour: Bernard Michel-ange

Le Lavoir des contagieux.

Situé en écart sur les bords de l'étang de Berre, le lavoir est posé sur le sol rocheux, à l'emplacement de la source qui alimente son bassin. Il présente la forme d'une halle sur arcades, voûtée en plein cintre sous une couverture à deux pans en dalles de pierre, ceinturée de solides contreforts. Au centre de la halle, affleurant le sol, le long bassin longitudinal est divisé selon la règle commune en deux bacs : un petit rinçoir en amont, directement alimenté par l'eau propre de la source ; un grand lavoir en aval, dont l'eau sale s'évacue librement dans l'étang par un simple trou percé à la base du mur pignon ouest.

Ce Lavoir doit son nom au fait que les malades contagieux venaient y laver leur linge, loin du village et sans risque pour le reste de la population. Il est encore appelé le " Lavoir du Polygone ", mon ancien du quartier, qui doit Ce nom au terrain militaire proche où s'effectuaient des essais de tir à l'époque où la Poudrerie Royale fonctionnait. Inscrit aux Monuments Historiques depuis juin 2019.

A quand un tel lavoir pour les non-vaccinés?


Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

LA MOTTE







Des évènements lors d'un 25 février:

Le 25 février 1922: Landru est guillotiné à la prison Saint-Pierre de Versailles à 6h05, Henri Landru est guillotiné. Il a été reconnu coupable de l'assassinat de 8 veuves (ou femmes seules) et de la disparition de leurs corps, dans le but de les spolier. Landu fut surnommé « Barbe-Bleue de Gambais 

À la fin de 1918, le maire de Gambais reçoit une lettre d'une certaine Mme Pellat, lui demandant des nouvelles de son amie Mme Anne Collomb qui, fiancée à un M. Dupont, s'était établie avec lui à Gambais ; le maire répond qu'il ne connaît pas cette personne. Quelque temps plus tard cependant, l'édile reçoit une lettre d'une certaine Mlle Lacoste, qui lui demande des nouvelles de sa sœur, Célestine Buisson, laquelle se serait également installée à Gambais avec un M. Frémyet.

Frappé par la similitude de ces demandes, le maire met en contact les deux familles qui se rendent compte que Dupont et Frémyet semblent être la même personne : les deux disparues ont répondu à des annonces de rencontre similaires parues le  dans L'Écho de Paris et le  dans Le Journal. Les deux familles s'unissent pour porter plainte contre X auprès du parquet de la Seine. Une enquête de police menée par l'inspecteur Jules Belin permet alors d'établir que la villa en question baptisée « l'Ermitage », appartient à un certain Monsieur Tric, qui la loue à un Monsieur Frémyet, résidant à Rouen. Dupont/Fremyet est introuvable à Rouen, mais son courrier est réexpédié chez M.Guillet, demeurant boulevard Ney à Paris, c’est-à dire à l’adresse de Célestine Buisson.

L’enquête piétine. Les recherches sur cette personne demeurent vaines jusqu'à ce que, le , une voisine de Mlle Lacoste reconnaisse le mystérieux homme au bras d’une nouvelle amie et sortant d'un magasin de faïences rue de Rivoli à Paris, où il avait acheté de la vaisselle. Alerté, Jules Belin parvient à localiser l'individu, nommé Lucien Guillet, grâce au vendeur du magasin qui avait enregistré l'adresse de ce client qu'il devait livrer. Ce Lucien Guillet est arrêté à son domicile 76, rue de Rochechouart, le , jour de ses cinquante ans par les inspecteurs Brandenburger et Jules Belin. Ils retrouvent à son domicile un brevet au nom d'Henri Désiré Landru et un petit carnet sur lequel sont inscrits onze noms, dont ceux des deux disparues sur lesquelles enquêtait Jules Belin. Une autre version veut que pendant son transport hippomobile vers les bureaux des brigades mobiles, Landru sorte un petit carnet noir de sa poche et tente de le jeter par la fenêtre, mais que le brigadier Riboulet s'en empare.


25 février 1836: Dépôt du brevet du révolver de Samuel Colt, il portera son nom.

Plus qu'une arme, le colt est un symbole de l'Amérique, de la conquête du Far West, de

ses cow-boys bourrus et sans peur. Tout cela grâce au flair d'un seul homme, bien décidé à armer l'Amérique : le colonel Samuel Colt. L'inventeur du célèbre revolver est un grand industriel et marketeur de génie. Mais pas colonel pour un sou.

POUR UN BLOC POPULAIRE

 



Pour un Bloc populaire: de l’impérieuse nécessité de (re)lire Jérôme Sainte-Marie


Plus que toute autre, la campagne présidentielle de 2022 constitue une sorte d’objet politique non identifié, prenant place dans un contexte à maints égards hors du commun et qui ne ressemble en rien à ce que l’on a pu connaître par le passé.

Le contexte mondial de deux années de pandémie pèse tout d’abord pour beaucoup dans cette impression d’évoluer politiquement dans un univers de joutes parallèles aux confins du réel dans lequel même des chiens-électeurs parviennent à trouver leur place et dont le principal intéressé s’arrange de toute façon pour ne pas avoir à y être vraiment présent ni y rendre des comptes : de toute façon, le « bloc élitaire » qu’il incarne travaille en quelque sorte tout seul pour lui, sans même qu’il ait besoin de mouiller la chemise, aussi bien que ledit bloc œuvrerait tout pareillement pour n’importe quelle autre de ses marionnettes/représentants. Estourbis par des mois de mesures sanitaires, de confinements, de restrictions, de changements profonds dans leurs modes de vie mais aussi et surtout de confiscation du débat public et de la prise de décision publique par quelques personnages ou cabinets de conseils-amis grassement payés -non issus de la représentation nationale et donc hors du champ démocratique – regroupés autour d’un exécutif très resserré lui-même doté d’un parlement croupion et des contrepouvoirs inexistants, les Français ne sont encore pas véritablement remis de tout ce que ces abdications antidémocratiques impliquent concrètement pour le présent et pour l’avenir en termes de gouvernance, de République, de gestion de la vie publique et de l’intérêt autrefois général désormais constamment bradé aux intérêts particuliers. L’ampleur prise et dramatisée à dessein par l’affaire ukrainienne ne fait que renforcer ce climat à la fois étrange et glauque dans lequel on fait tout pour rabaisser les mesures nationales à quelque menu fretin sans grande importance.

Une campagne atypique

Cette « drôle de campagne », à la manière de la drôle de guerre qui finalement n’eut pas vraiment lieu et conduisit à la défaite/abdication de la France (entre autres), se déroule par ailleurs après un quinquennat calamiteux de quelque point de vue qu’on tente de l’analyser. Calamiteux pour tous ceux qui n’étant pas du côté du manche n’en ont pas recueilli les gras et lucratifs bénéfices : ceux du bradage national, de la poursuite des abandons de souveraineté et de la vente du pays à la découpe.

Quinquennat notamment marqué au fer rouge par la répression sauvage contre le mouvement social des gilets jaunes, assortie d’un mépris violent, hors du commun, et très véhémentement exprimé, délibérément radicalisé par le pouvoir à l’encontre des opposants, lequel mépris a trouvé à se réaffirmer une nouvelle fois dans la bouche d’Emmanuel Macron à l’encontre cette fois-ci des « non vaccinés », nouvelles incarnations expiatoires mises au rebut du bloc bourgeois par effet d’aubaine, dont il a été déclaré avec toute la violence perverse à laquelle l’on est désormais habitué qu’il convenait de les « emmerder ». Il ne se joue pas ici seulement le petit goût malsain de la transgression narcissique, mais aussi toute la violence assumée, nécessairement assumée, ontologiquement nécessaire, de ce qui caractérise le macronisme en tant que tel et de la manière dont l’analyste et sondeur Jérôme Sainte-Marie le définit : en tant que représentant et quintessence de ce qu’il décrit comme constituant, intrinsèquement, le « bloc élitaire ». La violence que ce-dernier manifeste ne constitue jamais un dérapage (« j’assume ») mais au contraire un marqueur identitaire indispensable à sa propre existence, faite de violence dans le rapport de force, dans le but de perdurer, de rassurer ses membres et de se perpétuer au pouvoir. Notons d’ailleurs que le programme à venir du candidat Macron saison 2 s’annonce d’emblée comme très dur au plan social, ce qui se comprend aisément : des oppositions systématiquement écrasées au besoin par la répression physique ou judiciaire, un parlement dont on n’a cure et qui, s’il basculait plutôt vers la droite dite classique en 2022 ne verrait pas franchement d’inconvénients à une radicalisation du libéralisme élitaire qu’il considère d’ailleurs comme insuffisamment achevé sous Macron 1, et enfin, au plan « psychologique », un goût de la transgression que l’on imagine encore davantage décomplexé s’il était encore possible du fait qu’il n’y aura cette fois-ci pas d’enjeu pour un troisième mandat : on pourrait considérer cela comme une sorte d’open bar de l’absence du surmoi, sachant que les Conseils constitutionnel et d’Etat sont réduits au statut de marionnettes plus ou moins pathétiques et serviles. Voici pour le tableau.

L’auteur de Bloc contre bloc : La dynamique du Macronisme, paru en 2019, poursuivi en 2021 par Bloc populaire. Une subversion électorale inachevée (tous deux publiés aux éditions du Cerf) permet, par la pertinence de ses raisonnements, d’observer in vivo, dans le déroulement des faits politiques récents et dans celui de cette campagne atypique, la confirmation des analyses qu’il a élaborées au fil de ses différents travaux et qui forment une trame d’une rare solidité et cohérence, éminemment opératoires. Si ces ouvrages ont déjà été abondamment commentés et rendus publics et si les expressions « bloc populaire, bloc élitaire » sont en quelque sorte entrées dans le langage politologique courant, parfois d’ailleurs de manière quelque peu schématique en raison même de l’opposition structurelle (bloc contre bloc) qui les caractérise, il semble indispensable d’y revenir dans le moment politique et collectif spécifique que nous traversons, tant cette grille de lecture est efficiente, en dépit des multiples divertissements sans intérêt qui viennent à la fois occuper le devant de la scène médiatique comme l’on irait au cirque ou dans quelque caverne de Platon et qui masquent (sans doute est-ce en partie leur rôle) les enjeux véritables dont cette élection incarne la tectonique fondamentale.

Faux débats

L’on pourrait en effet sans trop se fatiguer commenter à l’infini le spectacle de foire offert, en surface, par une campagne qui, le plus souvent, ne se nourrit que de l’écume des images, du verbe manipulé à l’infini, des éléments de langage, du storytelling et des péripéties burlesques destinées à occuper le devant de la scène : il est toujours loisible de s’amuser de la plongée de l’ancienne gauche vingt-mille lieues sous les mers à l’approche probable du gaz de schiste, de constater la nullité (au sens propre) abyssale dans laquelle le parti socialiste se meurt, on peut toujours se divertir de débats lunaires sur la gastronomie, la viande, le fromage et le foie gras suprématistes, l’on peut commenter jour après jour l’interminable nuit des seconds couteaux de renégats de tout poil quittant un(e) candidat(e) pour en rejoindre un autre en fanfares et trompettes ou plutôt en tambourins et triangles, alimentant ainsi jour après jour la gazette des Filochard et Ribouldingue de la tambouille politicarde la plus vieillotte qui soit (au moins les nostalgiques des temps anciens ne sont-ils pas déçus), l’on peut feindre de se demander si l’actuel locataire de l’Elysée sera bien candidat à sa propre réélection, comme si cela constituait un quelconque événement, et feindre que l’attente de cette annonce soit vraiment formidablement passionnante, apportant quoi que ce soit de nouveau au débat de fond… La vérité qui demeure, et c’est le seul vrai fait important dans toute cette petite mise en scène, c’est que cet indispensable débat sera autant que possible éludé, précisément parce que le bilan du macronisme ne fera pas l’objet d’une quelconque remise en question par le système qui n’a cessé de le promouvoir, d’abord en raison de la lâcheté fourbe de son représentant qui préfère se dérober aussi longtemps que possible à la contradiction de ses adversaires politiques : le réel compte pour rien, son porteur et ses zélateurs arguant de mille fausses excuses exploitées autant que faire se peut (covid, crise ukrainienne montée en sauce, présidence d’une Union européenne qui tombe à pic et autres subterfuges permettant d’abolir le débat public) ; ensuite parce qu’il est dans la nature-même du bloc élitaire incarné en France par Emmanuel Macron de s’imposer par la force, par un faux-semblant de dialogue (souvenons-nous du faux Grand Débat consécutif au mouvement des gilets jaunes, qui ne fut qu’un long monologue logorrhéique imposé par le pouvoir à la gloire du président, qualis artifex) et de se passer, intrinsèquement de toute réelle contradiction. Il est dans la nature-même du bloc élitaire d’escamoter le réel ou, plus précisément, de montrer avec une arrogance assumée, qu’on le fait plier à sa guise, qu’on lui fera dire ce qu’on en souhaite et que, dans le fond, il ne compte pour rien au regard du rouleau compresseur dans le rapport de force que l’on incarne. La question inique de la course aux parrainages, boule puante antidémocratique laissée par le socialiste Hollande, ne fait que renforcer cette ambiance plus générale de déni de démocratie : peu importe que des candidats importants puissent ou non ses présenter sereinement devant le suffrage des électeurs, peu importe d’ailleurs que la masse électorale puisse elle aussi vraiment se déplacer, dès l’instant que le « bloc » autosuffisant de 25% fasse le travail qu’on attend de lui. Il s’agit là d’une forme renouvelée, post-moderne et en quelque sorte post-politique du suffrage censitaire qui ne dérange pas ceux qui en sont à la fois les artisans et les bénéficiaires, étant entendu qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

L’objet ici n’est pas de produire une recension détaillée non plus qu’exhaustive des deux ouvrages (complémentaires) de Jérôme Sainte-Marie et nous renvoyons pour cela le lecteur aux très nombreux articles de presse et entretiens qui y ont été consacrés et, surtout, à la lecture passionnante de ces ouvrages eux-mêmes. Notre propos consiste en revanche à montrer comment ces analyses éclairent de manière particulièrement efficace ce qui se joue dans l’élection présidentielle en cours, dans les rapports de force que cette-dernière manifeste et dissimule tout à la fois et dans l’impact et la gravité de la dynamique à l’œuvre pour l’avenir, dans l’hypothèse d’une reconduction du bloc élitaire au pouvoir.

Un bloc bourgeois inquiet pour ses pensions

Le concept de « bloc », ici emprunté à la pensée gramscienne, est une solution qui se constitue de trois composantes, produisant une dynamique spécifique dans le but de prendre le pouvoir : une forme politique, une idéologie et une sociologie. Dans le cas du bloc élitaire actuellement dominant, la forme politique est incarnée par Emmanuel Macron et son cortège En Marche ; l’idéologie portée est celle du progressisme libéral europhile. Quant à la sociologie, elle regroupe principalement les élites (peu visibles, discrètes et soutiens premiers du macronisme), la classe managériale du public comme du privé et les retraités qui voient dans cette solution une garantie fiable quant à la source de leurs pensions. Ce bloc élitaire ou bourgeois (de droite comme de gauche) a ainsi trouvé son unité, représente un quart environ du corps électoral, ce qui est suffisant pour prendre ou garder le pouvoir face à l’émiettement des autres propositions politiques.

Jérôme Sainte-Marie raisonne de manière claire selon une expertise qui est celle de son métier de sondeur et un niveau priorisé d’analyse qui est celui de la classe sociale. C’est un choix méthodologique revendiqué et qui porte ses fruits quant au paysage qu’il parvient à dresser. Ceci permet par exemple efficacement de répondre à la question que tout le monde se pose : mais qui sont ces éternels 25% de macronistes alors même qu’on en connaît si peu… ?

L’élection de 2022 devait logiquement voir surgir, après notamment l’épisode symptomal des gilets jaunes, un bloc populaire soudé. Car ce qui importe dans le rapport de force politique, c’est de conquérir l’hégémonie et de transformer cette hégémonie en fait majoritaire électoral : en l’occurrence, convaincre que les intérêts prioritaires de telle classe sociale représentent les intérêts de l’ensemble de la population. Or, le bloc populaire, constitué de travailleurs pauvres, d’ouvriers, employés, chômeurs, indépendants, n’est jusqu’à présent pas parvenu à s’imposer comme devant être majoritaire en termes de prise de pouvoir politique. Le projet de Marine Le Pen s’inscrit par exemple clairement, et depuis longtemps, dans cette logique populaire. Par comparaison, Eric Zemmour s’emploie, lui, à conserver la ligne élitaire/bourgeoise, à remettre sur le devant de la scène le clivage droite/gauche (avec le serpent de mer d’union des droites) au détriment du clivage élitaire/populaire, et l’on comprend par conséquent bien que dans cette posture, il ne s’agit jamais que de reconduire le bloc élitaire mais sous une autre forme, agrémentée cette fois-ci d’un volet régalien et national fort, certes non négligeable, et auquel on imagine pouvoir raccrocher le wagon populaire sur le seul axe identitaire/civilisationnel, le tout étant assorti d’un programme social extrêmement dur qui nie la dimension de classe sociale populaire ou qui, plus précisément, feint d’en ignorer l’existence en tant que telle ce qui revient à privilégier de facto le bloc bourgeois. Pourquoi pas ? Mais encore faut-il que cela soit clairement assumé. Surtout si l’on se présente en défenseur du peuple français.

Cette architecture des nouveaux rapports de force laisse toutefois subsister à un niveau réticulaire sous-jacent d’autres formes d’oppositions et le clivage droite/gauche que certains cherchent à réactiver ou auquel ils tentent de se raccrocher comme des moules à leur bouchot continue bel et bien d’exister et d’être opérationnel notamment au plan local, ce qui aura probablement sa traduction lors du scrutin législatif.

Pour ce qui concerne la présidentielle, on le comprend, le bloc bourgeois est en parfait ordre de bataille, que son représentant soit ou non encore officiellement déclaré, tandis que le bloc populaire, violemment impacté par l’offensive Zemmour mais aussi rongé par la subsistance des anciens clivages droite/gauche agités en petites poupées ventriloques pour faire survivre les vieux fiefs partisans, peine à s’imposer comme un fait majoritaire alors même qu’il en va de l’avenir de la souveraineté du peuple français : en tant que peuple (y compris dans l’acception sociale du terme), en tant que souverain et en tant que nation. En cas d’absence de véritable front populaire transpartisan et faisant fi des querelles d’égos, il sera bien temps de pleurnicher ensuite pendant cinq ans sur les dégâts que pourra causer tout à loisir, relégitimé, un bloc élitaire plus arrogant et destructeur que jamais. Il n’est pas certain, alors, que le pays, déjà au bord de l’implosion, s’en remette.