samedi 14 novembre 2020

LA TECHNOCRATIE RIDICULE

 

Les cabinets ministériels, ou la technocratie ridicule
par
Ludovic Grangeon

Les cabinets ministériels sont composés d’une caste complètement déconnectée de la réalité. Comme les toilettes, ils s’apparentent à un lieu clos et secret pour le grand public.



Plusieurs mots désignent ce lieu d’aisance où nous allons soulager nos humeurs physiques ou mentales, lire un magazine, tresser des cordes pour la marine. Les toilettes sont le terme le plus courant. Le vulgaire dira chiottes, le familier suggérera le petit coin. Le cabinet fait aussi partie de cet attirail. Il est drôle d’imaginer que le directeur de cabinet d’un ministère ou de l’Elysée est aussi un directeur des chiottes. Pourquoi utiliser ce terme ? Il suggère l’isolement, le lieu clos, le secret, la retraite. Il convient superbement à ce burlesque carnaval de décisions que nous subissons tous depuis la crise Covid dans une absurdité sans fond, stupide, décalée, irréelle. Des cabinets ou des chiottes, il ne sort décidément que le même matériau dans les tuyaux.


Dans un processus immuable, tout commence par un orage de communication avec force déclarations. Puis on essaie de mettre les textes en accord avec des mots prononcés à la hâte. Alors entrent en jeu ces cabinets ministériels. Quelques jeunes gens bien instruits confondent instruction et intelligence. Ils s’enivrent à la pratique du pouvoir absolu. Ils vont rédiger dans la nuit des textes abscons qui s’imposeront demain aux Français. La nuit, on est tranquille, pas de maires, de parlementaires ou d’experts pour nous expliquer la réalité du terrain. L’extase de la puissance souveraine les saisit. Ils vont imposer des mesures à tous les Français. Ils savent tout.

Un petit cercle déconnecté des Français

Comme ils sont pressés, ils vont définir à la hâte un scenario qui s’inspire de leur cercle familial, de leurs amis proches, de leurs relations, de leur vie quotidienne. Ils sortent tous du même moule. Et là commence le problème. Ce petit cercle ne vit pas du tout comme les Français et n’en a pas la plus petite notion. Il a découvert les gilets jaunes comme une jacquerie sous Louis XIV. Il lui est difficile d’imaginer la vie quotidienne d’un fleuriste, d’un hôpital, d’un agriculteur, d’un restaurateur, d’un boulanger, d’un routier et même d’un fonctionnaire de terrain. En fait, ces jeunes gens des cabinets ministériels ne savent rien, ni de la France qui travaille et produit, ni de celle qui souffre, ni de celle qui réfléchit et analyse. Ils n’ont jamais fait que de la théorie en chambre, puis en cabinet, suspendus dans une canopée qui ne voit jamais le sol, comme en Amazonie.

Ils sont là le temps de gesticuler suffisamment pour se faire remarquer et atterrir dans un poste confortable où ils commettront d’autres actes aussi absurdes envers leur personnel, leur public. Ceux qui seront lucides parmi eux quitteront rapidement cette folie, soit éliminés car trop dangereux, soit écœurés par cette triste vérité du pouvoir. Nos « élites » des cabinets ministériels ne procèdent plus de la compétence mais de la cooptation selon des circuits obscurs et consanguins.

La crise Covid contribue simplement à révéler à la lumière ce terrible mal français d’une technocratie devenue ridicule à force d’être absurde, clergé sans dieu, robots du pouvoir, déni quotidien de notre démocratie. La France est le dernier pays en Europe à déployer ces aéropages antiques en hôtel particulier, là où un ministre allemand utilise simplement trois personnes pour diriger son administration et en connaitre parfaitement les rouages au contact du public. Les fonctionnaires eux-mêmes seraient-ils de la caste des intouchables au point qu’un ministre ne les contacte que par son cabinet ?

vendredi 13 novembre 2020

 Vendredi 13 novembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Brice, Paschase, Maxellende, Florida, Livie, Livia.

Les Brice allient l'originalité au raffinement. Désinvoltes et intelligents, ils brillent en société. Soucieux de leur bien-être et très attachés à leur domaine, qu'ils protègent farouchement, ils sont souvent assez égoïstes. Pourtant ils savent se montrer tendres, pour peu que l'on n'aille pas trop à l'encontre de leur personnalité....

C'est sa fête : Brice

Brice est un enfant trouvé que Saint Martin confie au monastère de Marmoutier.

Bien que prêtre indigne, Brice succède à son bienfaiteur à la tête du diocèse de Tours en 397. Il finit par se ranger jusqu'à mériter d'être canonisé !

Dicton du jour: Tel Brice, Tel Nô (Noël), Tel premier janvier.

Citation du jour: Les jeunes s'illusionnent sur leur avenir : les vieillards sur leur passé.

DECOLY.

 Photo du monde:

Rocher de la voile
Sur la grande route océanique
Australie

Dessin ou histoire du jour:





Marchés du jour:

LE VENDREDI LE MARCHE EST A

TRANS EN PROVENCE

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 «  LES MARCHES »





A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter


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Boulangerie artisanale, pains cuits au feu de bois. Tous nos produits sont faits maison et non pas issus de catalogues de produits surgelés
Tel: 06 16 12 83 42

La boulangerie ouvre le matin de 6h 45 à 13 h du mardi au dimanche inclus
Pendant le confinement: Vente de plats à emporter préparés par FANFAN.

Des évènements lors d'un 13 novembre:

Naissance de Augustin

13 novembre 354 à Tagaste (Afrique romaine) - 28 août 430 à Hippone (Afrique romaine)

Biographie  Augustin

Né à la fin de l'empire romain, à Tagaste, dans l'actuelle Algérie, Augustin se convertit au christianisme à l'instigation de sa mère Monique et de l'évêque de Milan, Saint Ambroise.

Devenu évêque d'Hippone (aujourd'hui Annaba ou Bône), il assiste aux grandes invasions et à la prise de Rome par les Goths. C'est tout un monde qui s'écroule autour de lui et sa théologie va s'en ressentir. Il écrit de nombreux ouvrages dont les Commentaires, les Confessions, le Traité de la Trinité et La Cité de Dieu. Il combat aussi avec éloquence les hérésies : donatistes (disciples de Donat), manichéens (disciples de Manès ou Mani), pélagiens (disciples de Pélage).

Théologien fécond, il élabore la doctrine du péché originel. Augustin d'Hippone figure parmi les principaux Docteurs de l'Église.

 1002 : Le massacre de la Saint Brice

Le 13 novembre 1002, le roi anglo-saxon Ethelred massacre la famille du chef danois Sven à la Barbe fourchue. Celui-ci prend la mouche.
En réplique au «massacre de la Saint-Brice», il entreprend de conquérir toute l'Angleterre. C'est ainsi qu'une dynastie danoise va régner sur le pays en attendant les Normands de Guillaume le Conquérant..
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 1160 : Louis VII le Jeune épouse Adèle de Champagne

Après son divorce malencontreux d'avec Aliénor d'Aquitaine, le roi Louis VII le Jeune se remarie avec Adèle de Champagne, fille du comte Thibaud II le Grand, le 13 novembre 1160. Le couple donnera le jour au futur Philippe Auguste.

1907 : Premier vol en hélicoptère

Le 13 novembre 1907, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s'élever pour la première fois à bord d'un hélicoptère. Il atteint l'altitude de 1,5 mètre !

 2015 : Paris meurtri par des attaques islamistes


Après les attentats du début de l’année et la grande manifestation consensuelle du 11 janvier, les Français commençaient à reprendre espoir quand le pays a été frappé par une série d’attaques concertées d’une sauvagerie inouïe… La première s’est traduite par plusieurs explosions à l’entrée du stade de Saint-Denis, où se déroulait un match amical France-Allemagne en présence du président de la République. Les trois terroristes meurent dans les explosions en ayant tué une personne et fait une dizaine de blessés.

Beaucoup plus grave est la seconde série d’attaques, perpétrée par deux équipes de trois hommes. Elle survient dans le 11e arrondissement de Paris, à l’intérieur du théâtre du Bataclan où se tenait un concert de rock, et dans les cafés avoisinants. Les spectateurs et les badauds en terrasse sont froidement exécutés à la kalachnikov ou tués par des ceintures d’explosifs.

Au terme d’une « nuit rouge » durant laquelle les hôpitaux parisiens sont transformés en hôpitaux de guerre, on comptera un total de 130 tués, non compris sept assaillants, et 350 blessés. C’est l’attentat terroriste le plus grave qu’ait jamais connu la France et le plus grave en Europe après celui de la gare d’Atocha, à Madrid, le 11 mars 2003 (191 morts).

Les autorités réagissent avec décence mais il n’est plus question de grande manifestation nationale… L’heure est à la mobilisation.

Naissance de Eugène Ionesco

13 novembre 1909 à Slatina (Roumanie) - 28 mars 1994 à Paris

Eugène Ionesco naît le 13 novembre 1909 d'un père roumain et d'une mère française. À son arrivée en France, il se rajeunit de 3 ans pour mieux souligner son appartenance à la nouvelle génération des dramaturges de langue française. Académicien, il est le premier écrivain (Rhinocéros, La cantatrice chauve) à entrer de son vivant dans la collection La Pléiade.

Décès

Mort de Gioachino Rossini

29 février 1792 à Pesaro (Italie) - 13 novembre 1868 à Passy (France)


Biographie Gioachino RossiniNé trois mois après la mort de Mozart, Gioachino Rossini est un compositeur italien qui s'est surtout illustré dans le registre de l'opéra. On lui doit notamment : Le Barbier de Séville, La Pie voleuse et Guillaume Tell.


Gastronome réputé, il a également laissé son nom à un célèbre plat : le tournedos Rossini.

CONFINEMENT ET EXASPERATION

 



L’avis des autres

Confinement et exaspération générale

Par Olivier Auguste

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Olivier Auguste

Concilier l’inconciliable : la protection de la santé et la préservation de l’économie. Le monde entier y est contraint tant que persistera l’épidémie de Covid. Et personne n’a trouvé la bonne solution, en dehors de pays asiatiques où la discipline collective prime sur la liberté individuelle – et où, pour certains, la démocratie n’est qu’une idée exotique. A défaut, évitons au moins « une situation où les médecins deviennent les ennemis des entrepreneurs et réciproquement », plaide à raison le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Généralistes, épidémiologistes ou réanimateurs parlent épuisement des soignants, saturation des hôpitaux, nombre de morts, et réclament un confinement dur. Patrons de supermarché, de magasin de jouets ou de restaurant évoquent les emprunts à rembourser, les loyers à payer, les licenciements inévitables, et exigent la réouverture. De plateaux télé en réseaux sociaux et en tribunes de presse, aucun camp ne prend en compte les arguments légitimes de l’autre. La fracture existe jusque dans l’exécutif, entre un Olivier Véran et un Bruno Le Maire. Pas certain qu’il soit utile de créer un « machin » supplémentaire pour rapprocher les deux mondes. C’est le rôle même du Premier ministre et du Président de trancher après avoir écouté les différents avis. Encore faut-il le faire dans la transparence (le secret des conseils de défense n’y aide pas) et prendre des décisions compréhensibles, sous le contrôle effectif du Parlement.

jeudi 12 novembre 2020

 Jeudi 12 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Christian, Josaphat, Kristen, Chrétien Emilien.

Les Christian sont tout à la fois intelligents, sociables, énergiques et généreux. Ces qualités font d'eux des êtres de charmante compagnie. La contrepartie de leur allant: leur confiance, qu'ils ont tendance à accorder trop hâtivement et qui les mènent parfois à l'imprudence. Sur un plan sentimental, leur optimisme naturel est souvent contrarié..

C'est sa fête : Christian

Le saint du jour est un moine polonais qui fut massacré avec ses compagnons par des païens de son pays en 1003. Il figure parmi les saints patrons de la Pologne.

Dicton du jour:  Chat se chauffant est signe de mauvais temps

Citation du jour: Témoignez du respect au fat, et bientôt il se croira tout permis.

Dessin ou histoire du jour:

La messe de dimanche prochain aura lieu devant le rayon poissonnerie de chez Carrefour
Pour la vidéo cliquez sur Christian Combaz ci dessous.


Christian Combaz
Comme les seuls lieux de rassemblement autorisés le dimanche matin sont les supermarchés, les fidèles s’adaptent.

Marchés du jour:

LE JEUDI LE MARCHE EST A

BARGEMON

LES ARCS

LES SALLES

VILLECROZE

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Des évènements lors d'un 12 novembre:

Naissance de Auguste Rodin

12 novembre 1840 à Paris - 17 novembre 1917 à Meudon

Biographie Auguste Rodin

Depuis plus d’un siècle, le nom d’Auguste Rodin fait rugir les critiques et accourir les foules… Qui aurait pu imaginer qu'un tel destin attendait ce jeune homme, élève médiocre que son père traitait de « poire molle » ? Tous les efforts de sa famille n'y feront rien : Auguste Rodin refuse obstinément de briller dans les matières classiques. De guerre lasse, il sera envoyé dans une école de dessin.



C'est le grand moment qui décidera de la vie d'Auguste Rodin. L'étincelle de l'art embrase son âme et il se jette à corps perdu dans... la scuplture. Sa passion ne s'éteindra jamais. Il laisse derrière lui 
7 000 œuvres aujourd'hui dispersées à travers le monde...

1851 : Mariette découvre Saqqara

Le 12 novembre 1851, Auguste Mariette découvre à Saqqara le Serapeum de Memphis et la nécropole des taureaux sacrés. L'archéologue va faire de l'égyptologie la discipline prestigieuse qu'elle est devenue.


INTERDICTION DES MESSES



Interdiction des messes: « Nous le vivons comme une injustice »

Cinq évêques et plusieurs intellectuels catholiques ont publié une tribune dans le Figaro demandant au gouvernement de lever l’interdiction générale de célébrer la messe avec la participation des fidèles pendant le confinement. Un de ces signataires, Mgr Dominique Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon, nous livre le fond de sa pensée sur deux de nos libertés fondamentales: la liberté de culte et la liberté d’expression.




Entretien avec Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Causeur. Pensez-vous que le gouvernement, en imposant ces restrictions, se montre trop intransigeant ?

Mgr Rey. Il y a une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution, qui est la liberté de culte. Ce n’est pas simplement se rendre dans une église, mais aussi pouvoir se rendre à des offices. Aller à la messe est structurant et essentiel dans la vie d’un chrétien. La démarche qui a été portée par plusieurs évêques, et notamment par le président de la conférence des évêques, souligne cet attachement fondamental pour les chrétiens dans l’essence de leur foi à ce rassemblement. Je crois qu’on peut prendre, dans le contexte actuel du re confinement, des dispositions sanitaires et des précautions fondamentales sans que cela ne contrevienne à cette liberté de culte.

Vous avez déposé des recours devant le Conseil d’État au mois de juin, mais sans succès. Pourquoi le gouvernement fait-il la sourde oreille ? 

Je mets cela sur le compte d’une volonté d’éviter que ce re confinement se traduise par une crise encore plus grande que celle qu’on a connue. Il y a une espèce d’angoisse collective, et le gouvernement multiplie les dispositions pour empêcher la propagation du virus. Ce qui est contradictoire, c’est qu’en même temps les grandes surfaces sont ouvertes pour les besoins vitaux, les écoles aussi, mais les fidèles ne peuvent pas se retrouver, même dans des conditions sanitaires strictes. Il y a une incohérence, et nous le vivons comme une injustice.

Parmi les signataires de la lettre, je remarque qu’il y a surtout des catholiques et pas de protestants. Y a-t-il une raison particulière ?

Non, il n’y a pas eu d’exclusion puisqu’il y a même des associations en dehors de l’Église institutionnelle, dans lesquelles il peut y avoir des personnes d’autres confessions chrétiennes.

Le gouvernement veut-il éviter de donner l’impression de favoriser les chrétiens par rapport à d’autres croyants, notamment les musulmans ?

Effectivement, tous les croyants se retrouvent pour célébrer les offices, que ce soit dans les synagogues, les mosquées ou les salles de prière. Mais la manière de penser le rassemblement est de nature très différente. Dans les églises catholiques jusqu’à présent, il n’y a pas eu de clusters particuliers. La situation spécifique de l’islam entraîne des risques dans certains groupes de radicalisation, cela a peut-être pu jouer pour faire en sorte que le gouvernement veuille traiter de la même manière l’ensemble des communautés croyantes, pour ne pas donner des gages qui seraient, dans le contexte actuel, particulièrement délicats par rapport à un certain nombre de regroupements de fidèles, notamment dans des mosquées de type salafiste. Les églises catholiques sont toujours ouvertes et toujours contrôlées. Dans les églises catholiques nous avons pris beaucoup de précautions qui n’ont peut-être pas été prises dans d’autres lieux de culte.

Vous avez mis en parallèle la liberté d’expression et la liberté de culte, toutes les deux garanties par la laïcité. Est-ce que vous pensez que la republication de caricatures de Mahomet sont allées trop loin en termes de sensibilité, indépendamment du fait que ce soit garanti par la loi ?

Cela rentre dans un contexte très sensible. La liberté d’expression est elle aussi garantie par la Constitution et il est normal que l’on puisse critiquer et même se gausser de telle ou telle pensée, mais on voit bien qu’il y a des limites. S’il y a des propos ou des publications antisémites, s’il y a des choses qui touchent par exemple au sujet de l’homosexualité ou aux féminicides, on voit bien que la loi est obligée de poser des restrictions à l’expression d’une liberté qui pourrait être aveugle et qui pourrait virer à l’injure et à la calomnie. Qu’on puisse exprimer sa pensée avec de l’ironie, oui, mais attention au fait que, dans la conscience d’un certain nombre de personnes, il y a des images ou des représentations qui relèvent du sacré et les offenser touche à quelque chose de très intime, de très profond, et ainsi être un facteur de violence. Je dirais oui à la liberté d’expression, mais attention à ce que cela n’aille pas jusqu’à de la violence et ne produise de la violence. Voilà la limite que l’on peut tracer. Cette limite est difficile à cerner par la loi, mais je vois bien que dans certaines formes d’expression, il y a une incompréhension de la part de ceux qui émettent ces images, une incompréhension de l’impact extrêmement négatif qu’elles peuvent avoir et qui entraînent une vraie violence. Je ne crois pas que blesser gratuitement, volontairement, des personnes donne une bonne image de notre société. N’avons-nous que l’outrage comme modèle à proposer aux populations musulmanes issues de l’immigration ?

Suite à l’assassinat de Samuel Paty, un musulman britannique a dit sur les réseaux sociaux que, selon lui, la seule raison pour laquelle les chrétiens acceptent aujourd’hui le blasphème, c’est que le christianisme est une religion défaite, vaincue, au moins en Europe.

Je dirais plutôt que c’est dans l’essence notre foi chrétienne : le Christ a été blasphémé, sali, outragé ; il a traversé cette épreuve du blasphème par sa Passion, par la mort. Cela ne s’est pas produit dans l’islam, qui a un Dieu transcendant qui ne peut pas supporter le blasphème. Tandis que notre Christ a été violenté. Nous assumons ce passage par le blasphème, ce qui n’est pas le cas dans l’islam.



mercredi 11 novembre 2020

 Mercredi 11 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Martin, Véran, Vérane, Alicia.

Les Martin sont doux et secrets, sensibles et intuitifs. Rêveurs. Enfants, s'ils savent se montrer dociles, ils font déjà preuve d'un grand esprit d'indépendance, qu'ils cacheront une fois adultes sous des dehors de bon père de famille. Leur intelligence, leur subtilité peuvent les attirer vers le mysticisme; ils rêvent du monde qui existe derrière les réalités apparentes..

C'est sa fête : Martin

Saint Martin

Ancien centurion romain originaire des bords du Danube, Martin évangélise la France. Populaire évêque de Tours, il est inhumé dans sa bonne ville le 11 novembre 397... 

La fête de la Saint Martin est demeurée très populaire jusqu'à la Révolution, en France mais aussi dans le reste de la chrétienté occidentale. C'est ainsi que le 11 novembre, l'on dansait et chantait nuit et jour !

La Saint Martin était aussi l'occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, c'est-à-dire de la période précédant Noël (ledit jeûne est tombé en désuétude, l'Église n'ayant conservé que le jeûne du Carême, avant Pâques). On savourait alors une oie grasse de sorte que l'expression : « faire la Saint-Martin » est devenue synonyme de bonne chère. On buvait aussi, sans trop de retenue, le « vin de la Saint-Martin », un vin de vendange tardive.

Une pieuse légende raconte que, lorsqu'on transféra la dépouille du saint de Candes à Tours, les buissons se mirent à refleurir à son passage le long de la Loire ! Ce miracle serait à l'origine de l'été de la Saint-Martin, un redoux en fait occasionné par des vents du sud-ouest qui touchent la France autour du 11 novembre, fête de la Saint Martin.

De l'autre côté de l'Atlantique, des phénomènes météorologiques différents occasionnent aussi un bref redoux à l'automne. C'est l'été indien. Au Québec, ce phénomène survient aux alentours de la fête de l'Action de grâces (second lundi d'octobre).

Notons encore que c'est en référence à Saint Martin qu'en novembre 1918, à l'instigation du général Foch, les négociateurs français auraient choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice (de préférence au 9 ou 10 novembre).

Dicton du jour:   Si le vent du Sud souffle pour la Saint-Martin, L'hiver ne sera pas coquin.

Citation du jour:  L'amitié est plus tragique que l'amour. En effet, elle dure beaucoup plus longtemps.

Oscar Wilde.

La dernière  photo de Doriane:

Voilà c’est fait l'intervention s’est bien passée douloureux tout de même j’ai hâte de rentrer .

Bon rétablissement Doriane.

Dessin ou histoire du jour:


Marchés du jour:

LE MERCREDI LE MARCHE EST A

AUPS

SALERNES

TOURTOUR

Le marché de Draguignan est supprimé aujourd'hui.

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Des évènements lors d'un 11 novembre:

 1918 : Un armistice met fin à la Grande Guerre


Le 11 novembre 1918, un armistice met fin à la Grande Guerre, première guerre totale, qui a meurtri l'Europe comme aucune autre. On veut croire qu'elle restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La commémoration de l'Armistice demeure depuis 1919 un moment fort de la vie civique en France et chez ses alliés tout en étant pratiquement ignorée de l'autre côté du Rhin, pour des raisons compréhensibles. Cette commémoration prend la forme d'un jour chômé et de manifestations collectives : soit que l'on se recueille devant les monuments aux morts et la tombe du Soldat inconnu, soit que l'on arbore un coquelicot comme au Canada ou en Angleterre.

La délégation allemande est conduite par Matthias Erzberger, le général von Winterfeldt et le capitaine de vaisseau Vanselow. Les plénipotentiaires sont reçus le soir du 10 novembre dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne. On les fait patienter autour de quelques mets raffinés qui sont consommés en silence.

1940 : Les lycéens de Paris défient Pétain et l'occupant


À l'automne 1940, la France s'installe dans la Collaboration avec l'occupant allemand. Le 24 octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire. Mais la fronde gronde à l'Université. L'illustre professeur Paul Langevin, coupable de manifester son aversion pour le nazisme, est arrêté le 30 octobre (il sera relâché 40 jours plus tard). À l'approche de la commémoration de l'Armistice, qui célèbre la défaite de l'Allemagne le 11 novembre 1918, des étudiants et des lycéens parisiens (le lycée débute à cette époque avec la classe de 6e), envisagent de manifester devant la flamme du Soldat Inconnu, sur les Champs-Élysées. Ils y sont encouragés par la radio de la France Libre, à Londres.

À titre préventif, le gouvernement interdit les manifestations. Mais le jour venu, des jeunes gens venus du Quartier latin et des grands lycées parisiens, en particulier Janson de Sailly, commencent à converger vers les Champs-Élysées. Certains déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine sous l'Arc de triomphe. On compte un total de trois mille à cinq mille manifestants, essentiellement des jeunes garçons et des jeunes filles issus de la bourgeoisie parisienne. Ils huent Pétain, Laval et Hitler devant les soldats allemands médusés installés aux terrasses des cafés.

La police intervient mollement pour les disperser et procède à quelques arrestations, une centaine au total. Enfin, à dix-huit heures, des troupes de la Wehrmacht déboulent sur l'avenue et tirent à l'aveugle. La foule se disperse sans que l'on compte heureusement aucun mort. Il s'agit de la première expression publique de la Résistance.

1942 : Occupation de la zone « libre »

Le 11 novembre 1942, Hitler déclenche l'opération « Attila ». En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite « libre » depuis l'armistice de 1940. À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se saborde pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais ! À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval est placé sous le contrôle direct de l'occupant. Il perd la fiction de son indépendance.

DISCOURS DE ROBERT MENARD

Discours de Robert Ménard, maire de Béziers.

Mesdames, Messieurs,
Mes chers compatriotes,

Avant toute chose, je vous propose d’observer une minute de silence en mémoire de Samuel Paty et en soutien, en respect et en amitié pour sa famille et pour ses proches.

La tête tranchée. Un professeur d’histoire a eu la tête tranchée, en France, en 2020, parce qu’il a fait son travail. Parce qu’il a expliqué à ses élèves ce qu’est la liberté d’expression. La tête tranchée par un islamiste tchétchène qui bénéficiait du statut de réfugié, c’est-à-dire de la protection de la France !
Stupéfaits, nous l’avons tous été, vous comme moi, devant cette nouvelle, devant ce mot terrible, une « décapitation », surgie à la une de l’actualité, vendredi dernier. Cela, à quelques kilomètres de Paris, l’horreur à la sortie des classes.
Vendredi dernier, nous avons franchi un nouveau cap, une plongée dans l’obscurantisme. Vendredi dernier, un enseignant est devenu un martyr de la France.
J’ai envie de vous dire que rien ne sera plus comme avant, que rien ne doit plus être comme avant. Que nous devons nous réveiller ! Qu’il est vital pour notre pays que nous nous réveillions. Mais, comme vous, j’ai un peu de mémoire. Comme vous, je me souviens qu’on a égorgé un prêtre dans son église et qu’alors, déjà, nous avions eu les mêmes mots, les mêmes indignations. Et puis, rien. Nous continuons à avancer, tels des somnambules, vers un précipice.
Aujourd’hui, en France, vivent sur notre sol des barbares, des monstres, les pires des ayatollahs. Des dizaines sont déjà passés à l’acte. D’autres poursuivront cette macabre entreprise, au nom d’Allah.
Depuis plus de 40 ans, nous sommes anesthésiés par l’aveuglement, les mensonges, les lâchetés. Sous nos yeux, des enfants sont massacrés à bout portant dans leur école parce que juifs. Des policiers sont attaqués à longueur d’année, deux d’entre eux suppliciés devant leur propre fils. Des journalistes sont exécutés pour avoir dessiné Mahomet. Des jeunes filles sont égorgées dans une gare. Des familles sont écrasées alors qu’elles assistaient au feu d’artifice du 14 juillet. Toute une jeunesse est fauchée pendant un concert de rock. Un gendarme décide de se sacrifier pour sauver ses prochains. Les meilleurs de nos militaires sont abattus aux confins des montagnes afghanes et au Sahel...
Des centaines de vies anéanties, des centaines de familles détruites. Des années d’horreur, de drames, de larmes.
Contre cet enfer, que fait notre pays ? Un carnaval de bougies, de peluches, de fleurs, de dessins, de belles et solennelles déclarations, de chartes de la laïcité et des « valeurs de la République » ânonnées jusqu’à l’étourdissement.
Face à cette pantomime hallucinée, ils sont des milliers à avoir d’ores et déjà déclaré la guerre à notre pays, à notre nation, à notre civilisation. Un État dans l’État ! Ils sont des centaines de milliers à dire qu’ils ne veulent pas de notre mode de vie. Arrêtons d’être étonnés. Il suffit de les écouter, de lire les enquêtes les concernant, de ne plus fermer les yeux sur leur menace grandissante : 74 % des Français musulmans de moins de 25 ans – les trois quarts - affirment placer l’islam avant la République ! Petit à petit, jour après jour, le totalitarisme islamiste impose sa loi, ses règles et ses interdits, jalousement protégés par ceux qui imposent, qui nous imposent… le vivre-ensemble. Vivre-ensemble, la tête séparée du corps ? Vivre-ensemble quand, déjà, 40 % des enseignants reconnaissent qu’ils s’autocensurent sur certains sujets face à leurs élèves. On n’a pas de mal à imaginer lesquels…
Tout cela, je le refuse. Je dis non. Je ne veux pas me soumettre !
Aujourd’hui, ici, j’accuse, oui j’accuse ceux qui, au nom de la tolérance, cèdent et lâchent sur tout : le voile islamique, les activités non-mixtes, les repas de substitution, les mosquées radicales.
J’accuse ceux qui, prétextant le risque de « diviser les Français » - commode alibi pour tous les renoncements -, refusent de prendre les mesures qui s’imposent.
J’accuse ces élites qui se compromettent avec le séparatisme qui infeste les rues de nos villes, les terrasses de nos cafés, les commerces communautaires.
J’accuse ceux qui disent « Je suis Charlie mais… ». Mais quoi ?
J’accuse ceux qui, sur les plateaux télé ou dans les partis politiques, refusent tout débat, toute discussion sur l’islam, sur l’immigration, sur le mode de vie et sur notre identité au nom du « pas d’amalgame ».
J’accuse ceux des musulmans de France qui excusent les terroristes ou qui refusent de condamner leur barbarie.
J’accuse ceux qui hurlent au racisme systémique et à l’islamophobie chaque fois que l’on fait mine de résister aux fatwas des fous de Dieu.
J’accuse ces élus collabos qui consentent à sacrifier la France, prêts à toutes les compromissions pour gagner quelques voix lors d’une élection.
J’accuse les lâches qui ferment les yeux devant l’évidence, qui refusent de dire la réalité et d’utiliser les bons mots, les vrais mots.
J’accuse tous ces politiciens et ces éditorialistes qui, depuis plus de 40 ans, se mentent et nous mentent.
J’accuse tous ceux qui choisissent la lâcheté et la soumission au détriment du courage et de la résistance.
J’accuse ceux qui laissent la France devenir un enfer, une terre de décapitation.
J’appelle nos dirigeants à ne rien céder sur la liberté d’expression. Sur cette liberté de la presse que, durant plus de 20 ans à la tête de Reporters sans frontières, j’ai défendue avec mes confrères en France comme partout dans le monde. Aujourd’hui, ces caricatures sont devenues l’étendard de nos libertés.
J’appelle nos dirigeants à stopper l’immigration de masse, véritable terreau de l’islamisme politique, à déclarer la guerre – la vraie – au salafisme, à expulser la totalité des imams radicaux, à interdire le voile dans l’ensemble de l’espace public.
Cette barbarie ne s’arrêtera pas. Il faut lui déclarer la guerre. Et on ne fait pas la guerre à coups de marches blanches et de pancartes. L’heure n’est plus à l’indignation, l’heure est au combat.
Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté ! Vive la France combattante !