mercredi 4 novembre 2020

L'EQUILIBRE EST UN COURAGE





S’inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d’une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d’avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.
« À la fin d’une conférence, une femme d’une cinquantaine d’années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu’elle a peur. “Peur pour samedi prochain.” Son mari, Gilet jaune

convaincu, prévoit d’aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l’ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j’ai ressenti le déchirement qui s’opère dans notre nation, l’impérieuse nécessité d’une véritable réconciliation nationale. »

Après ses deux premiers livres, Servir et Qu’est-ce qu’un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d’une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d’un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s’en sortir. L’union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l’unisson qu’ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d’un équilibre entre ceux qui exercent l’autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C’est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l’unité et de l’espérance. Il y a urgence.

SAINT CHARLES BORROMEE ET L'ACTUALITE

 

Saint Charles Borromée, une figure inspirante en ces temps d'épidémie


En 1576, alors que la ville de Milan est ravagée par la peste, saint Charles Borromée, évêque de la ville, fait preuve d'un dévouement extraordinaire auprès des malades et mène des actions rapides pour limiter la propagation du mal. Un modèle, célébré par l'Église le 4 novembre, qui peut inspirer notre génération en ces temps troublés.

Saint Charles Borromée est un des grands prélats italiens du XVIe siècle. Il est connu pour sa participation active au concile de Trente, notamment dans la rédaction du célèbre catéchisme appelé aujourd’hui catéchisme du concile de Trente. Dans son diocèse de Milan, saint Charles eut à cœur de faire appliquer la réforme catholique issue du concile dans un esprit de charitable pédagogie. Toutefois, les Milanais se souviennent davantage de son action énergique et spectaculaire lors de la terrible peste qui ravagea la ville durant les derniers mois de l’année 1576.

Dès le début de la propagation de cette redoutable maladie, que la médecine de l’époque ne sait pas soigner, l’évêque propose son assistance aux autorités civiles, et il conseille le gouverneur pour mettre en place les premières mesures prophylactiques destinées à limiter la propagation du mal. Immédiatement, on décide la fermeture des portes de la ville afin d’empêcher l’arrivée de nouveaux pestiférés, car la maladie vient des villes environnantes. Autre mesure élémentaire pour restreindre la contagion : séparer les malades des biens portants. Ainsi, à la moindre suspicion de peste, les habitants sont envoyés au lazaret. Mais rapidement, celui-ci ne suffit pas, et les autorités organisent la construction, en dehors de la ville, de plusieurs centaines de cabanes pour recevoir les malades.

De la santé du corps à la santé de l’âme

Saint Charles ne conçoit pas de laisser les pesteux et les mourants sans réconfort. Il sait combien le soutien affectif, et surtout spirituel, est fondamental en période d’épidémie. La santé de l’âme est plus importante que celle du corps, estime le pieux évêque. A quoi bon soulager le corps si l’âme est malade ? Il décide alors d’aller tous les jours visiter les pestiférés pour les réconforter, les confesser et leur donner la sainte communion. Son courage et son élan de générosité entraînent d’autres prêtres et religieux. Progressivement, ces ecclésiastiques viennent à leur tour apporter les secours de la religion aux malades, qui, sans eux, seraient dans une profonde solitude et une profonde détresse.

L’acceptation du risque de la maladie par amour de Dieu et des âmes n’empêche pas l’évêque de Milan de suivre les recommandations médicales pour se protéger et empêcher la contagion. Ainsi, Charles désinfecte toujours ses vêtements au vinaigre, et il refuse désormais de se faire servir, ne souhaitant pas exposer les serviteurs du palais épiscopal. Comme il risque chaque jour d’être infecté, il se promène avec une longue baguette qui lui permet de maintenir une distance de sécurité quand il rencontre des biens portants. Il préconise les mêmes mesures préventives à tous ceux qui approchent les pestiférés. Mais plus que tous les moyens terrestres, Mgr Charles Borromée s’abandonne totalement à la volonté de son Père céleste. Il encourage les prêtres à conserver une âme à la fois ardente, entièrement dévouée à leur ministère, et tranquille, pleinement confiante en Dieu. Force est de constater que sa confiance ne fut pas vaine, puisque, malgré une exposition quasi journalière à la maladie, Charles ne fut pas atteint par la peste.

Un confinement strict

Au mois d’octobre, quelques semaines après le début de l’épidémie, les autorités civiles publient un édit de quarantaine : interdiction est faite à tous les habitants de sortir de leur demeure, sous peine de mort. L’isolement profond entraîné par ce confinement, la crainte du mal toujours menaçant, la préoccupation du sort des parents et des amis, les premières atteintes de la maladie, tout contribue à aggraver encore plus la détresse des Milanais. Leur pasteur sent combien cette situation est douloureuse pour le cœur, mais aussi dangereuse pour l’âme. Il décide de réagir en conséquence et commence par prévenir la municipalité que ses prêtres ne vont pas respecter la quarantaine. Le gouverneur, qui a déserté la ville quelques jours après le début de l’épidémie pour se réfugier à la campagne, se retrouve impuissant face à la détermination de Charles. De plus, il comprend les bienfaits d’une présence spirituelle pour maintenir la santé morale des habitants. L’évêque répartit ensuite les équipes sacerdotales entre le ministère des pestiférés et le ministère des confinés, et il cherche les moyens de transmettre aux fidèles les grâces sacramentelles malgré le confinement.

Tout d’abord, saint Charles incite les habitants à une prière plus fréquente et plus intense, en leur proposant des lectures spirituelles et la récitation des litanies. Puis il fait sonner les cloches de la ville sept fois par jour, afin d’inviter les habitants à se recueillir tous ensemble au même moment. Des prêtres déambulent dans les rues en priant à voix haute, et les fidèles, de leurs fenêtres, leur donnent la réplique. Quand ils souhaitent se confesser, ils appellent le prêtre qui les confesse alors sur le pas de la porte. Enfin, Charles fait construire à travers la ville dix-neuf colonnes surmontée d’une croix. Un autel est installé au pied de chacune d’elle, et la messe y est célébrée tous les jours. Postés à leurs fenêtres, les habitants peuvent se tourner vers les croix dressées dans le ciel, et prendre ainsi part aux messes. Les prêtres portent ensuite la communion aux fidèles, à travers les fenêtres ou sur le pas des portes. La quarantaine est partiellement levée à la fin du mois de décembre et la peste quitte progressivement la ville durant les mois suivants.

Charles Borromée mourut en 1584 ; il fut canonisé dès 1610. Son action à Milan contribua à la reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus. Pendant ces semaines éprouvantes d’épidémie, saint Charles n’hésita pas à bousculer les règlements et les conventions sociales, et il eut le courage de risquer sa vie, par amour du Christ et des âmes. Son dévouement auprès des prêtres et des fidèles de son diocèse lors cette épidémie lui a valu d’être déclaré saint patron des évêques.

mardi 3 novembre 2020

  Mardi 03 novembre

Aujourd'hui nous fêtons:  Hubert, Sylvie, Sylvia, Guénaël, Bérard.

La force des Hubert tend à la brutalité, leur courage tend à la témérité. Mais leur impulsivité et leur spontanéité n'ont d'égal que leur générosité: ils sont d'infatigables défenseurs des faibles. C'est vraisemblablement leur angoisse qu'ils essaient ainsi de refouler par l'action, car les Hubert ne supportent pas la solitude et exigent l'omniprésence de l'être aimé..

C'est sa fête : Hubert

De noble ascendance, Hubert fut évêque de Liège et Maastricht au temps des rois mérovingiens. Autour de son tombeau, dans les Ardennes, s'est établie la ville de Saint-Hubert.

Une légende tardive raconte qu'un crucifix lui serait apparu entre les bois d'un cerf au cours d'une partie de chasse. Cela fait de Saint Hubert le patron des chasseurs. On lui attribue aussi des pouvoirs contre la rage !

Dicton du jour:  À la Saint-Hubert, les oies sauvages fuient la terre.

Citation du jour:  Il y a toujours une guêpe pour piquer un visage en pleurs.

Proverbe japonais.

Information pour les oleiculteurs: 

commune d'Aups

r1tSeSpron
MESSAGE IMPORTANT CONCERNANT TOUS LES OLEICULTEURS :
Lettre intranet de France Olive
Bonjour,
Suite à la démarche que nous avons entreprise auprès du Ministère de l’Agriculture, des Préfets de région, des Préfets de département et des élus, tous nos interlocuteurs nous ont indiqué que la récolte des olives et leur apport au moulin entraient bien dans le cadre dérogatoire pour tous les oléiculteurs, quel que soit leur statut. L’urgence de la récolte ne nous permettant pas d’attendre une réponse écrite.
Nous savons tous que la récolte ne peut pas attendre !!!
Je vous propose par conséquent la solution suivante pour les oléiculteurs ne disposant pas d’un numéro SIRET :
• Remplir chaque jour l’attestation de déplacement dérogatoire disponible sur le site du gouvernement et cocher la première case
• Télécharger l’attestation de récolte sur le site de France Olive
Les oléiculteurs disposant d’un numéro SIRET remplissent, quant à eux, le justificatif de déplacement professionnel.
Si vous rencontrez des difficultés lors d’un contrôle, n’hésitez pas à nous le faire savoir immédiatement pour que nous puissions rappeler nos interlocuteurs à leurs engagements (par mail à l’adresse contact@franceolive.fr).
Je vous remercie de relayer ce message et de vous abonner à la page France Olive Pro sur Facebook et à la lettre d’informations pour suivre l’actualité de la filière.
Je vous souhaite une belle récolte malgré les difficultés rencontrées. Respectez bien les gestes barrières et les consignes pour que, dans cette période troublée, nous puissions extraire de nos olives, cette huile d’olive dont nous sommes si fiers.
Bien cordialement,
Laurent Bélorgey

Les photos de Doriane:

Une belle matinée d 'automne Ampus


Dessin ou histoire du jour:

Marchés du jour:

LE MARDI LE MARCHE EST A

AIGUINES

FIGANIERES

LORGUES

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A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
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Des évènements lors d'un 03 novembre:

 1493 : Christophe Colomb en Guadeloupe

Le 3 novembre 1493, lors de son deuxième voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb aborde sur une île que ses habitants, des Indiens Caraïbes de féroce réputation, appellent Caloucaéra. Son nom sera transformé par les découvreurs européens en Guadeloupe. L'île, de même que la Martinique voisine, sera colonisée à partir de 1635 par les Français.

1867 : Les chassepots font merveille à Mentana

Le 3 novembre 1867, des volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule...

Naissance de André Malraux

3 novembre 1901 à Paris - 22 novembre 1976 à Créteil

Biographie André Malraux



Issu d'un milieu bourgeois et marié en 1921 à une femme aisée, Clara Goldsmith, André Malraux, passionné de culture orientale, part en 1923 au Cambodge, alors protectorat français, en vue de piller et revendre quelques statues khmères. Cela lui vaut quelques ennuis avec la justice française... et nourrit ses premiers romans (La voie royale,...).

Là-dessus, il se pique de passion pour les communistes chinois en pleine lutte avec les nationales du Guomindang de Tchang Kaï-chek..


Mort de Olympe de Gouges

7 mai 1748 à Montauban - 3 novembre 1793 à Paris

Biographie Olympe de GougesNée à Montauban, dans un ménage modeste, sous le nom de Marie Gouzes, la future Pasionaria de la Révolution française, précurseur du féminisme, est libérée du mariage par un veuvage précoce.

Montée à Paris, elle fréquente les milieux littéraires et multiplie les écrits (pièces, romans, libelles…).

En 1791, elle publie une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne où l'on peut lire : «La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune».

Au club des Jacobins, elle dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe. Mais elle s'oppose aussi à Robespierre, ce qui lui vaut de... monter à l'échafaud.


ATTENTAT A VIENNE ( AUTRICHE)

 

Attaque en Autriche, en plein cœur de Vienne

CETTE NUIT

Julien Michel


Tout commence par un son, un son reconnaissable entre mille, celui qui avait transpercé Paris en 2015 : le son des balles en plein centre-ville. Puis quelques images de caméras de sécurité, dans lesquelles on distingue un homme habillé tout de blanc, barbu. Il tire sur un jeune homme isolé, puis continue son chemin. Le jeune homme bouge encore… le tireur revient et l’achève… Comme un air de déjà-vu. Comme un cri de désespoir s’agissant de Vienne, dont l’histoire avec l’islam est pluriséculaire… et douloureuse.

Selon les autorités, plus de six scènes de crimes.

À l’heure de la rédaction de ces lignes, le bilan provisoire s’élève à 2 morts, dont – semble-t-il – l’un des terroristes, 15 blessés, dont 7 graves, mais surtout… des terroristes ont pris le large, ils sont introuvables ! L’angoisse monte donc dans les rues de Vienne : tout peut continuer demain, ou un autre jour. Tant que les bêtes ne sont pas abattues, elles peuvent mordre.

Vers 23 heures, la République Tchèque a annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières, afin d’éviter que les assaillants s’échappent d’Autriche.

Et d’ailleurs, si ces monstres passaient à Prague, ils seraient accueillis par des citoyens armés jusqu’aux dents : là-bas, c’est autorisé…

Avant 1 heure du matin, le ministre de l’intérieur autrichien tweetait “Nous sommes toujours aux prises avec une potentielle attaque terroriste. L’un des terroristes pourrait avoir été tué. Notre demande est toujours en vigueur : restez à l’intérieur. Nous sommes toujours en train de lutter contre les terroristes”.

Dans un tweet suivant, il évoque “plusieurs assaillants lourdement armés”.

Parallèlement, le chancelier autrichien a annoncé que “pour que la police puisse se dédier pleinement à la lutte contre le terrorisme, le gouvernement fédéral a décidé que les forces armées prendront le relais et se chargeront de la protection des lieux sensibles à Vienne“.

Juste après 1 heure du matin, le ministre de l’intérieur Karl Nehammer a tenu une conférence de presse. Il indique qu'”au moins un terroriste” est toujours en liberté et il demande aux parents de ne pas scolariser leurs enfants ce mardi matin. D’autre part, il confirme “plusieurs personnes tuées et blessées”.

LETTRE D'UN PROFESSEUR


Lettre ouverte d’un prof de Trappes :
 « Comment pallier l’absence de stratégie de l’État pour vaincre l’islamisme ? »



Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans. Témoin de la progression de l’emprise islamiste dans le livre « La Communauté » de Raphaëlle Bacqué et d’Ariane Chemin. Dès 2018, il a écrit avec Jean-Pierre Obin, inspecteur de l’éducation nationale auteur d’un rapport sur les atteintes à la laïcité à l’école, une lettre au président de la République pour lui demander d’agir de toute urgence afin de protéger ses élèves de la pression idéologique et sociale qui s’exerce sur eux.« L’école est contaminée par la tentation communautariste »

Il se demande aujourd’hui comment les enseignants pourraient bien pallier l’absence de stratégie de l’État pour vaincre l’islamisme.

« Chers collègues enseignants,


Un professeur, notre collègue, est mort du seul fait d’avoir enseigné les principes qui fondent notre république et notre histoire : la liberté de penser et son corollaire, la liberté d’expression.
À travers lui, ces assassins ont visé tous les enseignants qui chaque jour transmettent cette part d’eux-mêmes que d’autres leur ont également transmise. Cette part qui est la meilleure de nous-même car elle fait de nous des êtres singuliers ouverts à tous les autres humains. La pensée, délivrée de la peur de l’autorité, de l’ignorance, de l’obscurantisme, de l’illusion et de l’enfermement dans la certitude est en effet la partie la plus personnelle de nous-même parce qu’il dépend d’abord de nous de construire notre jugement. Dans une société où l’on doit penser comme les autres, sans avoir le droit de douter et de dialoguer, personne ne peut devenir soi-même.

Mais devenir un individu libre n’est possible qu’à deux conditions : un État de droit qui empêche toute communauté de confisquer à l’individu sa liberté en lui imposant une manière d’être et de penser et une École qui prépare chaque homme à devenir citoyen par la transmission d’une culture humaniste, scientifique, artistique et philosophique.

Or, la première de ces conditions n’existe plus dans de nombreux quartiers. Professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans, j’ai été témoin de la progression d’une emprise communautaire toujours plus forte sur les consciences et sur les corps. L’année de mon arrivée au lycée, la synagogue de Trappes brûlait et les familles juives étaient contraintes de partir. Après les tueries de 2015 et de 2016, je me suis engagé dans des actions de prévention, notamment par le théâtre et des rencontres avec des historiens ou des sociologues spécialistes de la manipulation. Constatant que mes efforts se heurtaient à des forces qui me dépassaient, en 2018, j’ai écrit avec Jean-Pierre Obin au président de la République pour lui demander d’agir de toute urgence afin de protéger nos élèves de la pression idéologique et sociale qui s’exerce sur eux, une pression qui les retranche peu à peu de la communauté nationale. Malheureusement, aucune action efficace n’a été entreprise pour enrayer ce phénomène. Il y a actuellement à Trappes 400 fichés S de catégorie « radicalisation » qui se promènent librement, sans compter les fichés pour terrorisme. Et nos élèves vivent dans une situation schizophrénique où le conflit de loyauté devient pour eux inextricable.

Epuiser l’ennemi

Aujourd’hui, c’est l’École et la liberté qui sont attaquées. Pas seulement par un homme, l’assassin. Celui-ci n’est que le bras armé d’un projet mis à exécution par des milliers d’idéologues qui, comme jadis les nazis, entretiennent le sentiment victimaire pour inciter à la haine et préparer le passage à l’acte. Ces idéologues ne sont nullement des « séparatistes » : ils ne veulent pas simplement soustraire des populations au territoire national, ils veulent abattre la République et la démocratie et leur cœur, l’École.

Leur stratégie a été théorisée après le 11 septembre dans le livre d’Al-Souri (dont le politologue Gilles Kepel — qui vit depuis des années sous protection judiciaire — a expliqué les grandes lignes). Elle consiste, en multipliant les actes de terreur, « les mille entailles », à épuiser l’ennemi, trop puissant pour une guerre frontale. Pour ce faire, ces idéologues se servent de la quête de la pureté religieuse comme jadis les nazis se servaient de la quête de la pureté de la race pour présenter ces tueries comme des actes nécessaires et nobles. L’appartenance à l’humanité apparaît alors circonscrite au seul groupe « pur », l’autre devant être éliminé. C’est en exacerbant le sentiment d’humiliation auprès de populations peu intégrées et en faisant miroiter cette pureté religieuse qu’ils poussent de jeunes paumés, souvent délinquants et coupés de la société, à haïr la France et les Français.

Parallèlement, ils neutralisent toute prise de conscience du danger en jouant sur la mauvaise conscience des « progressistes », en flirtant avec eux sous couvert de lutter contre « le racisme », « l’injustice » ou « la violence policière ». En saturant l’espace public de leurs emblèmes et de leurs pratiques, qui sont pourtant des signes de crimes contre l’humanité, à commencer par la réduction de la femme à l’esclavage, en infiltrant l’école, l’université, les grandes écoles, la sphère politique locale et nationale, en répandant partout le double discours et l’injonction à « accepter l’autre dans sa différence », ils paralysent toute volonté de répondre à ces tueries autrement que par des mots, des bougies et des fleurs.

Cette guerre idéologique leur permet de conquérir une légitimité en pervertissant nos idéaux, en les vidant de leur sens. Certains occupent aujourd’hui des places importantes, à la radio, au cinéma ou au sein même de l’État. Ils parviennent à se faire passer pour des remparts au fanatisme alors qu’ils travaillent de concert avec les idéologues qui veulent détruire notre culture. On les retrouve aujourd’hui capables d’influencer des syndicats étudiants, enseignants, des confédérations de parents d’élèves soit disant laïques et des partis politiques qui n’hésitent même plus à relayer leur antisémitisme.

Comment enseigner ?

D’où, à chaque fois qu’une tuerie se produit, l’état de sidération dans l’opinion. Pourtant, ces tueries obéissent à une logique et à une progression. Elles sont rigoureusement menées selon un même mode opératoire : la tuerie aveugle, déshumanisée, le retranchement et l’affrontement final pour mourir « en martyr ». Leur progression procède par extension et intensification. Les premières attaques ont visé les Juifs, des adultes comme des enfants. (Elles furent précédées par une cinquantaine d’attaques contre des synagogues de janvier 2000 à juin 2001 qui n’ont pas été prises au sérieux, comme ici à Trappes.) La même année, l’armée a également été ciblée. Puis ce furent d’autres représentants de l’État, des policiers, et des représentants de la culture et ceux d’autres religions, la jeunesse française, et dorénavant, n’importe quel français n’importe où sur le territoire. L’attaque contre l’École était un objectif prévisible car déclaré depuis au moins 2015.

Nous sommes au début d’une guerre par la terreur qui va se généraliser et s’amplifier parce qu’une grande partie de nos concitoyens préfère ne pas voir que c’est notre héritage qui est menacé. Le reconnaître, ce serait alors devoir le défendre avec courage.

Ce courage, Samuel Paty l’a eu. Sans doute, parce qu’il chérissait notre héritage. Mais il n’a pas été protégé par l’institution qui a sous-estimé la menace, fidèle à la conduite d’évitement de nos représentants politiques et de la majorité de nos concitoyens.

Et l’on ne peut que s’interroger aujourd’hui sur l’avenir de notre métier. Comment enseigner les langues, les arts, les sciences et la culture générale à des enfants qui sont soumis, dès leur plus jeune âge, à la pression sociale phénoménale de ces idéologues ? Devons-nous continuer de faire comme si nos élèves n’étaient pas eux-mêmes soumis à cette pression ? Combien de temps encore pourrons-nous exercer notre métier de transmission si l’État ne remplit pas sa mission ? Pouvons-nous, enseignants, pallier l’absence de stratégie de nos représentants pour vaincre ce fléau mortifère ? »

lundi 2 novembre 2020

 Lundi 02 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Eudoxe, Océan, Ocilia, Pégase, Tobie, Tobit, Vulgan, Défunts.

C'est leur fête : Commémoration de tous les défunts

L'Église catholique commémore tous les fidèles défunts (la « Fête des morts ») le lendemain de la Toussaint ou fête de tous les saints, soit le 2 novembre. C'est une façon de placer symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.

Dicton du jour:  La Toussaint venue, rentre ta charrue.

Citation du jour:  L'amitié du méchant est plus dangereuse que sa haine.

Thomas Fuller.

Les photos de Doriane:

Une belle matinée d 'automne Ampus
bonne rentrée à toutes et tous

Portez vous bien à bientôt


Dessin ou histoire du jour:

Marchés du jour:

LE LUNDI LE MARCHE EST A

FLAYOSC

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A table:

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Information:
Le blog est à la disposition de tous: commerçants, artisans, prestataires de services de la région...mais je ne peux mettre que des informations dont j'ai connaissance avec l'aval des intéressés.



Lu entre 200 et 250 personnes par jour, (avec un pic de 317 le 21 octobre), il peut vous aider à vous faire connaître.
Alors si vous êtes interessés, adressez vos informations, photos par mail:
ledarnaga@gmail.com

Vous pouvez également m'adresser des histoires drôles ou sérieuses, des photos....

Des évènements lors d'un 02 novembre:

1439 : Naissance de l'impôt permanent


L'impôt permanent apparaît en France le 2 novembre 1439 sous la forme d'une ordonnance promulguée à Orléans par Charles VII et destinée à financer une armée royale permanente.

Au Moyen Âge, le roi se contentait du revenu de ses domaines héréditaires pour subsister et entretenir sa cour. Comme les seigneurs, il pouvait aussi prélever des péages ou des taxes sur l'usage de « banalités » (fours, moulins...). Mais selon une tradition qui remonte à l'Antiquité romaine, il était inconcevable qu'il impose une taxe de quelque type que ce soit sur les revenus des propriétaires...

1917 : La Déclaration Balfour

Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ». C'est une concession qui lui a été demandée par le président Wilson en contrepartie de l'engagement des États-Unis aux côtés de l'Entente franco-britannique. Sa déclaration va légitimer 30 ans plus tard la création de l'État d'Israël...

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EMOUVANTE CEREMONIE A LA BASILIQUE NOTRE DAME DE NICE



Ce dimanche soir, Monseigneur André MARCEAU , évèque de Nice a procédé à un rite de purification de la basilique Notre Dame de l'assomption de NICE avant de célébrer la messe de la Toussaint entouré de plusieurs personnalités religieuses et politiques.

Cette cérémonie fait suite l'horrible  attentat commis le jeudi 29 octobre dans la basilique et qui a couté la vie à 3 personnes. 

Nadine Devillers: 60 ans passionnée de théatre membre du théatre Le Phoenix à NICE.

Simone Barreto Silva, 44 ans, de nationalité brésilienne mère de 3 enfants et aide soignante.

Vincent Loquès, 55 ans, sacristain de la basilique Notre Dame depuis 2013, père de 2 enfants.

Elle a pu être suivie grâce à la chaine KTO qui l'a retransmise en direct.

La basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice est une basilique située sur l'avenue Jean-Médecin dans le centre-ville. De part sa situation, beaucoup de personnes croyantes et non croyantes entrent pour prier, allumer un cierge ou simplement pour goûter au calme, méditer en dehors de la foule. Elle fut bâtie entre 1864 et 1868 selon les plans de l'architecte français Charles Lenormand fils de Louis Lenormand. Il s'agit de la plus grande église de Nice. De style néogothique, elle s'inspire de la cathédrale d'Angers. La basilique comporte deux tours carrés de vingt-cinq mètres de hauteur, surmontant de part et d'autre une grande rosace représentant des scènes du mystère de l'Assomption.

« La vocation de ce lieu » entachée

« L’abomination du geste terroriste a entaché la destination et la vocation de ce lieu », a lancé l’évêque de Nice, Mgr André Marceau, à l’entrée de la basilique. Ce lieu « a été profané à travers ces trois vies volées au nom d’un faux visage de Dieu ou d’idéologie perverse, toxique et mortifère », a-t-il dénoncé.
Derrière les murs blancs, les lumières avaient été baissées, les ornements liturgiques retirés. Ils n’ont pu briller à nouveau qu’après un rite précis. De l’eau bénite a été aspergée sur les murs de l’édifice comme au moment « de la construction de la basilique », a rappelé l’évêque du diocèse de Nice.


Le rite de purification est peu fréquent

Le rite consiste à 'laver' l'église en l'aspergeant d'eau bénite et vise à réparer les profanations éventuels des objets cultuels.

La cérémonie commencée sur le parvis se poursuit dans l'église sombre et autel nu. Les officiants sont en ornements violets. Le violet rappelle la pénitence, l’attente et le deuil.
Cette couleur liturgique est utilisée en particulier pendant l’Avent et le Carême. Les ornements liturgiques violets caractérisent les messes pour les défunts, où ils peuvent être remplacés par des vêtements liturgiques de couleur noir.

Après la purification, l'église retrouve la lumière, l'autel est recouvert des nappes sur lesquelles sont posées les bougies, puis les fleurs sont remises en place. La messe peut alors commencer avec des habits liturgiques blancs. Le blanc symbolise la joie et la pureté dérivant de la Foi. C’est l’une des couleurs liturgiques les plus fréquente dans les ornements liturgiques utilisés tous les jours par les prêtres, quel que soit la période liturgique et la fête à célébrer

dimanche 1 novembre 2020

 Dimanche 01 novembre

Aujourd'hui nous fêtons: Harold, Barthold, Berthold, Bertolt, Césaire,  Dagobert, Élidie, Éponine.


C'est sa fête : Toussaint

Le Christ entouré des saints (icône byzantine)
Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ».

Cette fête a été instituée en 610 par le pape Boniface IV afin d'honorer les martyrs romains dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d'Agrippa, reconverti en église.

L'Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l'Église place symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.

Les Américains d'origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d'adoption la fête de Halloween (contraction anglaise de « All Hallows Eve », qui signifie « La veille de tous les saints »). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d'une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l'hiver, Samain.

En Europe, l'Église catholique a riposté à l'introduction de la fête de Halloween dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de... Holywins (la Sainteté gagne).


La Fête de la Toussaint déborde les calendriers de toutes les Eglises. Dès le 4ème siècle, l'Eglise syrienne consacrait un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu'il rendait impossible toute commémoration individuelle. Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait un temple romain dédié à tous les dieux, le Panthéon, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident, mais chaque Eglise locale les fêtait à des dates différentes jusqu'en 835, où elle fut fixée au 1er novembre. Dans l'Eglise byzantine, c'est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de tous les saints.

Dicton du jour:  A la Toussaint, cueille l'olive à la main.

Citation du jour:  Nous n'accordons aux autres que juste autant de bonté que nous en possédons nous-mêmes.

Comtesse de Blessington.

Disparition:

Sean Connery, premier interprète de James Bond au cinéma, est mort à l’âge de 90 ans


Sir Thomas Sean Connery est un acteur et producteur britannique, né le 25 août 1930 à Édimbourg en Écosse et mort le 31 octobre 2020 aux Bahamas.

Sean Connery en quelques dates

1958 : « Je pleure mon amour »
1962 : « James Bond 007 contre Dr No »
1964 : « Pas de printemps pour Marnie »
1972 : « The Offence »
1975 : « Le Lion et le Vent »
1989 : « Indiana Jones et la dernière croisade »
1999 : « Haute voltige »
2001 : « A la rencontre de Forrester »
2003 : « La Ligue des Gentlemen extraordinaires »

Dessin ou histoire du jour:

Information de la paroisse:

Le Père Christian BLANC informe les paroissiens que la messe de la Toussaint sera célébrée ce dimnche à 9h30 à l'église St Michel.

Elle sera suivie de la bénédiction des tombes au cimetière à 10h30.


Marchés du jour:

LE DIMANCHE LE MARCHE EST A

BARJOLS

FIGANIERES

MOISSAC

SALERNES

VIDAUBAN

Pour les autres jours consulter le tableau de la page d’accueil

 «  LES MARCHES »


A table:

Le Labo de FREDO: 46 Rue Neuve 83111 AMPUS. Tel: 06 60 74 87 88
Plats à emporter


Des évènements lors d'un 01 novembre:

1347 : La Peste à Marseille !

Le 1er novembre 1347, la peste noire, importée de Crimée par des galères génoises, débarque à Marseille.
L'épidémie va se développer dans toute l'Europe d'autant mieux et plus vite que la population est épuisée. Après trois siècles d'expansion démographique, l'Europe est saturée d'hommes que les sols peinent à nourrir. Les disettes, famines et « chertés » se font plus fréquentes et à ces pénuries alimentaires s'ajoute la guerre entre Français et Anglais
..

2020: Le covid 19 dans le monde.

Naissance de Albert Londres

1er novembre 1884 à Vichy - 16 mai 1932 à Djibouti

Biographie Albert LondresLe journaliste Albert Londres se fait connaître par un reportage sur le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, dans un article du Matin, le 21 septembre 1914 : « C'était la moins abîmée de France. Rien que pour elle on se serait fait catholique... ».

Sa notoriété grandit avec ses reportages sur le bagne de Cayenne ou encore les « forçats du Tour de France ». Il périt dans l'incendie du paquebot Georges Philippar au large de Djibouti, alors qu'il revient d'une longue enquête sur les trafics d'armes et d'opium en Chine. Dès l'annonce de sa mort, sa fille crée en son honneur le prix Albert-Londres, destiné à récompenser chaque année un journaliste français de moins de 40 ans.

Albert Londres a résumé son métier dans la formule : « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie »..

INDIRA GANDHI

 


31 octobre 1984

Indira Gandhi est assassinée

Le 31 octobre 1984, Indira Gandhi, Premier ministre de l'Union indienne, est assassinée par ses propres gardes du corps, des Sikhs ralliés à la cause indépendantiste.

Yves Chenal

Une héritière en politique


Fille unique du père de l'indépendance de l'Inde, Nehru, elle n'a aucun lien avec le mahatma Gandhi, mais doit son nom à son mari, Feroze Gandhi, avocat parsi, qu'elle épouse contre la volonté de sa famille.

Née en 1917, elle s'implique dès sa jeunesse dans la lutte, organisant à 12 ans un grand rassemblement d'enfants contre l'occupation britannique ! Après sa formation à Oxford, elle accompagne son père dans ses déplacements lorsqu'il devient Premier ministre de l'Union indienne, en 1947. En 1959, elle prend la présidence du parti du Congrès.

Lorsque son père meurt en 1964, elle entre dans le gouvernement de son successeur Lal Bahadur Shastri comme ministre de l'Information et de la Communication. En janvier 1966, elle devient à son tour Premier ministre, un poste qu'elle exerce jusqu'en 1977, puis de 1980 à sa mort.

À la tête de la plus grande démocratie du monde

Indira Gandhi (1917-1984)Elle poursuit l'œuvre de son père, dont elle reprend aussi volontiers le style autoritaire. Son objectif est de moderniser l'Inde, selon des principes inspirés par le socialisme.

La « révolution verte » prend son plein essor et permet à l'Inde de devenir autosuffisante sur le plan agricole, et même exportatrice.

Elle s'emploie aussi à renforcer la position de son pays sur la scène internationale et lance en 1967 un programme destiné à le doter de l'arme atomique. Le premier essai, réussi, a lieu en 1974.

Elle mène et remporte en décembre 1971 une guerre contre le Pakistan qui contraint ce dernier à reconnaître l'indépendance du Bangladesh. En conséquence du rapprochement entre la Chine, le Pakistan et les États-Unis, Indira Gandhi resserre les liens avec l'URSS, tout en continuant à défendre le non-alignement.

Scandales, pouvoir personnel et chute


En 1975, son élection au parlement est invalidée pour une série d'irrégularités. Refusant de démissionner, elle proclame l'état d'urgence et gouverne par décrets. La presse est censurée et les opposants sont arbitrairement emprisonnés, voire torturés. Une campagne pour limiter la croissance démographique dégénère et entraîne de nombreux cas de stérilisation forcée.

Deux ans plus tard, elle convoque des élections qu'elle est certaine de remporter. Énorme erreur ! Elles tournent au désastre pour le parti du Congrès, divisé, et Indira Gandhi n'est même pas réélue au Parlement.

Du retour en grâce à l'assassinat


C'est l'acharnement contre elle de ses adversaires qui va lui permettre de rebondir : elle est arrêtée pour avoir tenté d'assassiner des opposants et incarcérée pendant deux semaines. Mais son procès en 1979 lui permet de regagner sa popularité, alors que la coalition de ses rivaux implose. Les élections de janvier 1980 sont un triomphe pour le parti du Congrès, et Indira Gandhi redevient Premier ministre.

Son deuxième mandat est marqué par les tensions avec la communauté sikh, implantée surtout au Pendjab, au nord de l'Inde, qui revendique plus d'autonomie et commet plusieurs attentats. Adeptes d'une religion monothéiste vieille de cinq siècles seulement, les Sikhs, au nombre d'une quinzaine de millions, se sont acquis une réputation de redoutables guerriers dans leur combat contre les roitelets musulmans.

Le 5 juin 1984, l'armée indienne pénètre dans le temple sacré d'Amritsar où se sont retranchés plusieurs centaines de Sikhs, et ouvre le feu, faisant au total plusieurs centaines de morts, y compris parmi les pèlerins. Le drame est tenu secret par la presse. En vain.

C'est pour venger ce massacre que deux gardes du corps assassinent Indira Gandhi avec leurs armes de service dans le jardin de sa résidence, le 31 octobre 1984, alors qu'un cinéaste britannique, Peter Ustinov, réalise un documentaire sur le Premier ministre. En réaction, environ 3 000 Sikhs sont lynchés dans les jours qui suivent, aggravant encore les tensions religieuses.

Le fils d'Indira, Rajiv Gandhi, lui succède comme Premier ministre.

Mais il est également assassiné, par une kamikaze tamoul, le 21 mai 1991. Comme sa mère, il soutenait en effet le gouvernement du Sri-Lanka dans sa lutte contre le LTTE, les « tigres tamouls ». Aujourd'hui, sa femme, Sonia Gandhi, d'origine italienne, et son fils Rahul, poursuivent l'œuvre de la famille Nehru-Gandhi, dont les tragédies (qui incluent la mort en 1980 du fils cadet d'Indira, Sanjay, dans un accident d'avion) font des « Kennedy indiens »
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