samedi 8 février 2020

BAISSONS LES IMPÔTS, POINT FINAL.


L'édito de l'Opinion


Fiscalité

Baissons les impôts – point final

Par Rémi GODEAU : Article libre

Rémi Godeau
En France, la baisse des impôts des plus aisés a mauvaise presse. Elle est souvent votée sous contrainte, sans cran ni élan. C’est qu’une chape de plomb intellectuelle l’entoure : rendre l’argent prélevé sur le travail de ces Français est jugé vulgaire, injuste, irresponsable ou, pis, libéral. Réduisez le taux de prélèvements obligatoires (un des plus élevés au monde), et vous serez aussitôt accusé de casser le modèle social, de nourrir la précarité, de cracher sur l’excellence administrative, de sacrifier l’intérêt général. Dès lors n’existe qu’une seule issue politique : taxer les riches, par définition trop riches.
De la dernière étude de l’OFCE, les analystes égalitaristes retiennent ainsi que les choix fiscaux d’Emmanuel Macron ont profité aux actifs et aux plus nantis. Et alors ? Les mêmes se focalisent sur les grandes fortunes, mais oublient que la classe moyenne, vrai bras financier de la cohésion sociale, est plumée et priée de se taire. Ils vantent un secteur public chaque année plus budgétivore, mais ignorent la concomitance de sa paupérisation. Ils insistent sur la demande de protection des citoyens, mais minorent la façon dont l’Etat providence asphyxie l’Etat régalien. Ils crient inégalités, inégalités, inégalités, mais se moquent d’un système le plus redistributif d’Europe sans être, de loin, le plus efficace pour réduire la pauvreté.
Il est temps de retourner la charge de la preuve. Que les partisans du « toujours plus » prouvent les bienfaits socio-économiques du « plus encore ». Qu’ils endossent aussi le poids de ce scandale : malgré une pression fiscale record, l’exclusion, la marginalisation, le chômage de masse et l’angoisse du déclassement sapent au jour le jour notre contrat social. Et qu’ils délaissent la bien-pensance pour envisager ce mal français : l’inefficacité du fardeau fiscal.

vendredi 7 février 2020



Nécrologie:  Nous vous faisons part du décès de 

Mme Augusta CAUVIN
à l'âge de 90 ans

Les obsèques seront célébrées à l'église d'Ampus

Le vendredi 7 février à 15 h.

VENDREDI 07 FEVRIER

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Eugénie.

Les Eugénie sont sérieuses et vont puiser une étonnante solidité dans le grand sens moral qui les caractérise. Leur vitalité n'a d'égale que leur passion de la communication et des autres. Optimistes et droites, elles sont d'une gentillesse à toute épreuve. Ces qualités font souvent d'elles des leaders..

DICTON DU JOUR: À la Saint-Eugénie, dans la grasse Normandie les emailles sont finies.


DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:



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Le travail d'équipe est essentiel.


En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre!


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MARCHES DU JOUR:



CA S'EST PASSE UN 07 FEVRIER:



7 février 1992 : Signature du traité de Maastricht


Le 7 février 1992, les douze ministres des affaires étrangères de l'Union européenne signent un « traité d'union économique, monétaire et politique » à Maastricht, aux Pays-Bas...

7 février 1812:Naissance de Charles Dickens


7 février 1812 à Portsmouth (Angleterre) - 9 juin 1870 à Gad's Hill, Kent (Angleterre)

Par le livre mais aussi le théâtre et le cinéma, l'œuvre de Charles Dickens a nourri l’imagination de tous les enfants du monde. Elle témoigne des aspects les plus sombres de la révolution industrielle et du capitalisme naissant.

Charles Dickens, qui a éprouvé la dureté de la condition ouvrière, n’a eu de cesse de lutter contre les injustices. Il a perdu la santé et la vie dans ce combat mais gagné l’estime éternelle de ses concitoyens...

LE TRAITE DE MAASTRICHT





Le 7 février 1992, les douze ministres des affaires étrangères de l'Union européenne signent un « traité d'union économique, monétaire et politique » à Maastricht, aux Pays-Bas. C'est une conséquence indirecte de l'effondrement de l'URSS.

André Larané

Traité sur l’Union européenne. Maastricht, 7 février 1992. (copie certifiée conforme à l’original ; gouvernement italien dépositaire de l’original)

L'Europe en recomposition


Trente mois plus tôt, le Mur de Berlin est tombé et l'Europe centrale est sorti de quatre décennies d'enfermement. Aussitôt, des revendications démocratiques mais aussi nationalistes se sont fait jour un peu partout.

En République fédérale allemande, le chancelier Helmut Kohl proclame que le « rassemblement des Allemands » est en marche. Son ami et allié François Mitterrand fait la moue. Le président français, pétri de souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, craint qu'une Allemagne réunifiée renoue avec ses rêves de grandeur et se détourne du projet d'unification de l'Europe. Il demande au chancelier de reconnaître avant toute chose la frontière germano-polonaise de l'Oder-Neisse. Mais le chancelier s'offusque de cette marque de défiance.

Lors du sommet européen de Strasbourg, le 8 décembre 1989, le président français prend enfin acte du caractère inéluctable de la réunification. Il accepte avec les autres participants du sommet que le peuple allemand « recouvre son unité dans la perspective de l'intégration communautaire ». Mais il négocie, en contrepartie, le sacrifice du deutsche Mark sur l'autel de l'union monétaire européenne et met sur la table le projet d'une monnaie européenne.

Un an plus tard, à Rome, les 27 et 28 octobre 1990, un Conseil européen décide en conséquence d'accélérer l'intégration européenne et de créer une union monétaire. C'est au cours de ce Conseil que Margaret Thatcher fait ses adieux à ses homologues européens. Le 10 décembre suivant est signé l'acte de décès de la Communauté économique européenne (CEE) et son remplacement par l'Union européenne. 

Dans la foulée débutent les conférences intergouvernementales destinées à mettre en oeuvre ces résolutions. Elles aboutissent au traité de Maastricht.

Un acte fondamental


Le traité de Maastricht est le deuxième acte fondamental de la construction européenne après le traité de Rome du 27 mars 1957. Touffu, il comporte 252 articles repris en partie des anciens traités ainsi que 17 protocoles et 31 déclarations. On y distingue quatre points fondamentaux :

- naissance d'une citoyenneté européenne :

Le traité proclame : « Sont citoyens de l'Union tous ceux qui ont la citoyenneté d'un État membre ». Cela signifie la liberté d'établissement, de séjour et de circulation mais aussi le droit de vote et d'éligibilité aux élections locales et européennes.

- élargissement des politiques communes :

Le traité prolonge les politiques communes, sur l'agriculture et la recherche par exemple. Il annonce aussi une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) « qui pourrait conduire, le moment venu, à une défense commune ».

- coopération en matière de justice et d'affaires intérieures :

Le traité suggère une coordination entre les États membres  sur les mécanismes de contrôle aux frontières, dans la lutte contre le banditisme, dans l'octroi du droit d'asile et la maîtrise des flux migratoires.

- union monétaire :

Le quatrième point, et le plus lourd de conséquences, trace la voie vers une union monétaire qui deviendra effective le 1er janvier 1999 pour onze pays de l'Union (le Royaume-Uni préfèrera conserver sa monnaie nationale).

C'est la première fois qu'une unification monétaire précède l'unification politique et sociale. Cette innovation réveille les opposants à l'Europe économique, jugée trop technocratique. Elle suscite le doute chez des dirigeants politiques, tel le gaulliste Philippe Séguin ainsi que chez des économistes et des historiens comme Emmanuel Todd. Ceux-là mettent en doute l'axiome selon lequel la monnaie unique forcera naturellement les économies et les niveaux de vie à se rapprocher.

D'autres encore craignent que les bureaucrates de l'Union européenne n'altèrent la souveraineté des États et de leurs élus. Ils ne sont qu'à moitié rassurés par l'article 3 du traité qui prône le « principe de subsidiarité ». Ce mot désuet emprunté au vocabulaire d'Église signifie que les instances européennes doivent s'abstenir d'intervenir dans les compétences pour lesquelles les instances inférieures (nationales ou locales) sont plus compétentes.

D'autres enfin s'indignent que l'Europe parle gros sous pendant que des bandes armées mènent une guerre d'un autre âge autour de Sarajevo...

Une mise en oeuvre douloureuse


Le 2 juin 1992, le petit Danemark, tout à l'euphorie de sa victoire sur l'Allemagne en Coupe d'Europe de football, ose rejeter le traité par référendum. En France, sous la pression de l'opinion, le président François Mitterrand accepte à son tour le principe d'un référendum. Il s'ensuit une empoignade homérique avec un camp du Non conduit par le gaulliste Philippe Séguin et le socialiste Jean-Pierre Chevènement.

Déjà affleure le conflit entre démocratie et oligarchie, sous-jacent à l'Union monétaire. Ainsi arrive-t-il à Jacques Delors, président de la Commission européenne, de lancer à Quimper, le 28 août 1992 : « (Les partisans du Non) sont des apprentis sorciers. (...) Moi, je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d'attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n'y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans un vraie démocratie qui respecte l'intelligence et le bon sens des citoyens. »

« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité, » écrit Michel Sapin, visionnaire ministre socialiste des Finances, dans Le Figaro (20 août 1992). Et Élisabeth Badinter, d'ordinaire plus mesurée, écrit dans Vu de gauche en septembre 1992 : « Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l’ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels » (451).

Le traité est approuvé d'extrême justesse le 20 septembre 1992 (51% de oui) par le peuple français et il faudra la froide obstination des responsables politiques et des instances européennes pour qu'il se concrétise envers et contre tout.

L'année 1993 débute par la mise en oeuvre du Marché unique, avec la suppression des dernières barrières douanières. Cette avancée coïncide avec la première année de récession en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les années suivantes se soldent par une croissance asthénique consécutive à la rigueur fiscale exigée par la mise en oeuvre de l'union monétaire et le lancement de l'euro.


jeudi 6 février 2020

Nécrologie:  Nous vous faisons part du décès de 

Mme Augusta CAUVIN
Les obsèques seront célébrées à l'église d'Ampus
Le vendredi 7 février à 15 h


JEUDI 06 FEVRIER

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Gaston, Paul, Armanda, Armand, Dorothée, Dorine, Doris, Silvain.
Les Gaston sont charmeurs, intelligents et affectueux. Ils connaissent généralement la réussite sociale. Mais se laissent souvent aussi aller à l'inaction et à la mélancolie. Par excès de lucidité ou manque de courage, voire par vanité.... 

Saint-Patron et intercesseur du jour:
Saint Gaston était invoqué lorsque les bébés étaient en retard pour marcher.
Sainte Dorothée est la patronne des maraîchers et des jardiniers.
Saint Armand est le patron des aubergiste, des barmen, des hôteliers, des propriétaires de bar et des viticulteurs.
DICTON DU JOUR:  À la Saint-Gaston surveille tes bourgeons.

CITATION DU JOUR: La plus grande vertu est comme l'eau: elle est bonne pour toutes choses.
Proverbe chinois.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR: 




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L'ironie, c'est quand tu rentres en prison pour vol de voiture


et que tu sors pour bonne conduite.


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MARCHES DU JOUR:




CA S'EST PASSE UN 06 FEVRIER:


6 février 1637 : La crise de la tulipe aux Pays-Bas


Le 6 février 1637 se produit ce qui est considéré comme le premier effondrement d'une bulle spéculative, celle de la tulipe aux Pays-Bas (la « tulipmania »), dont les prix atteignent des sommets avant de connaître une vertigineuse plongée.

Ogier Ghislain de Busbeck, ambassadeur des Habsbourg auprès de la Sublime Porte, aurait découvert les tulipes dans les jardins du sultan Soliman le Magnifique, à Constantinople. Il aurait alors acheté des centaines de bulbes et les aurait ramenés en Hollande, à Leyde, sa nouvelle ville d'affectation. Ainsi serait née la passion des Hollandais pour cette fleur fragile...


6 février 1998 : Assassinat du préfet Claude Érignac

Au tournant du XXIe siècle, usés par l'action policière, les défections et l'âge, les nationalistes corses jouent leur va-tout... Le soir du 6 février 1998, à Ajaccio, des dissidents du Front de Libération Nationale de la Corse (FLNC) assassinent à bout portant le préfet de Corse-du-Sud Claude Érignac qui allait rejoindre son épouse à un concert. Ce crime sans précédent en temps de paix soulève une immense émotion en France et en Corse même. Les six assassins sont arrêtés et condamnés à la perpétuité. Un autre indépendantiste, Yvan Colonna, est dénoncé par les accusés, arrêté peu après et à son tour condamné. Depuis lors, les attentats ont à peu près cessé sur l'île, laissant place à des trafics plus classiques.
LES PHOTOS DE DORIANE:

Matin bonheur pour une belle lumière ..Pont du Raton Ampus un si beau village
À bientôt Doriane





VIRUS NOUVEAU, VIEILLES PEURS;


Virus nouveau, vieilles peurs
L'édito de Jean-Pierre Denis: journal la vie 
Alors que l’épidémie de coronavirus se propage, il faudrait relire la Peur en Occident, un des maîtres-livres de Jean Delumeau, l’éminent historien et le grand chrétien qui vient de nous quitter. Si on l’interrogeait aujourd’hui, le professeur au Collège de France commencerait probablement par rappeler que nos sociétés sont beaucoup plus sûres que celles d’autrefois, qui vivaient dans l’angoisse de l’épidémie et de la famine. Au XIVe siècle, la Grande Peste fait disparaître au moins un quart de la population d’Europe occidentale. Plus tard, des villes comme Marseille ou Milan perdent presque d’un coup la moitié de leurs habitants. La fête des Lumières, chaque 8 décembre à Lyon, célèbre le vœu des échevins, qui placèrent la ville sous la protection de Marie. Le culte ultrapopulaire de saint Roch est lié notamment à la crainte de l’épidémie – aussi s’est-il répandu de Montpellier dans tout le Languedoc, en Italie et finalement sur tous les continents.
Jadis, la médecine se montrait impuissante, mais le dispositif religieux fournissait au corps social de quoi résister spirituellement. Notre époque laisse à nu les inquiétudes spirituelles, ignore le sens de la vie et croit pouvoir évacuer l’angoisse de la mort. En revanche, elle trouve secours dans la technique, les mesures sanitaires, la science. Même si certains choix peu­vent être critiqués, les grandes vaccinations ont fait reculer ou disparaître des maladies graves.
Toutefois, ce que nous croyions remisé au passé révolu ne le sera jamais complètement. C’est peut-être une angoisse sourde, atavique, qui se réveille ces temps-ci. Du climat au virus, de l’environnement aux armes, l’humanité redécouvre sa double vulnérabilité à la nature et à sa propre folie. L’inquiétude est de retour. Peut-être Delumeau trouverait-il que nos médias en font trop dans le commerce de l’anxiété. Mais comment en juger, alors que d’un côté l’OMS déclare le risque lié au corona­virus « très élevé » en Chine et « élevé » au niveau mondial, tandis que, de l’autre, le taux de létalité, un peu plus de 2%, paraît plutôt faible ?
Tous Chinois. L’épidémie nous rappelle aussi que l’humanité n’est pas seulement une juxtaposition de nations. Les maux comme les images circulent à grande vitesse. La planète a rétréci. Tout déborde des frontières. On cherche déjà à mesurer l’impact du corona­virus sur le commerce, le tourisme, l’économie mondiale. Il faut apporter des réponses « glocales », locales et mondiales. Il est proprement stupéfiant de voir à quel point ce qui s’est passé sur un marché de Wuhan, au centre de la Chine, affecte instantanément notre quotidien. Les nationalistes de tout poil jouent sur la promesse de nouveaux murs. Mais, pour le meilleur ou pour le pire, nous sommes plus que jamais en lien les uns avec les autres.
Jean-Pierre Denis,
directeur de la rédaction

mercredi 5 février 2020

MERCREDI 05 FEVRIER

AUJOURD'HUI NOUS FÊTONS: Agathe, Agatha, Adélaïde.

Les Agathe sont avant tout des femmes actives, avides d'apprendre, de comprendre, de découvrir. Ambitieuses et énergiques, elles sont à la poursuite de tous les bonheurs. Elles aiment à vivre très entourées et sont d'ailleurs des compagnes charmantes.. 

Saint-Patron et intercesseur du jour:

Sainte Agathe est la patronne des nourrices.

DICTON DU JOUR: Si tu sèmes tes poireaux à la Sainte-Agathe, pour un brin tu en auras quatre.

CITATION DU JOUR:  «Je ne comprends décidément pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder de projectiles une ville assiégée que d'assassiner quelqu'un à coups de hache.»
Fédor Mikhailovitch Dostoïevski.

DESSIN OU HISTOIRE DU JOUR:



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De chez moi au bar il y a 5 minutes,


alors que du bar jusque chez moi il y a 1 h 30 !


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MARCHES DU JOUR:


CA S'EST PASSE UN 05 FEVRIER:


5 février 1921 : Premier long métrage de Charlot


Le 5 février 1921, les spectateurs américains découvrent The Kid, le premier long métrage de Charlie Spencer Chaplin...
05 février 1923 : Un record de température pour la province de Québec est établi dans la région de l’Abitibi (au nord ouest de la province) avec -54° Celsius.


L'ECONOMIE POUR LES NULS


Idéologie

Municipales: la crise du logement ou l’économie par les nuls

Par Rémi GODEAU.


Rémi Godeau
Benjamin Griveaux a fait des heureux : les propriétaires parisiens, ces « rentiers » soumis à l’IFI. Avec sa proposition d’un apport de 100 000 euros pour faciliter l’achat d’un logement, le candidat LREM à la mairie de Paris a moins de chance d’aider les classes moyennes que d’alimenter la spéculation immobilière. Le résultat de cette mesure à 2 milliards d’euros est connu d’avance : le flop ! Même destin funèbre pour le blocage des loyers – pourtant panacée de tout programme de gauche. Avec ces calembredaines, la capitale et les grandes métropoles n’ont pas fini de se vider…
Mais qu’importe : le but n’est pas de réussir, mais de gagner. Moins de solutionner que de berner. Incompétence ou cynisme ? Ces municipales ravivent un travers bien français : le primat absolu du politique, héritage révolutionnaire ravivé par le populisme. A droite comme à gauche, les lois du marché ne sauraient ainsi résister à la volonté des dirigeants du peuple. Cette sornette permet de faire prévaloir l’idéologie sur la vraie vie. Et tant pis si, malgré les dizaines de milliards d’euros d’argent public dépensés chaque année, la crise du logement ne cesse de prospérer.
Cette inculture mâtinée de dogmatisme se trouve désormais aggravée par la surenchère écologique, source de nouveaux délires. Au nom de la lutte contre la bétonisation, on interdit d’accroître l’offre de mètres carrés. Au prétexte du combat contre la densification, on expulse les habitants en périphérie. Sans jamais tenir compte des externalités négatives, on promet des travaux titanesques pour les espaces verts… A chaque fois, l’étranglement réglementaire de la croissance n’empêche pas nos Gribouille d’en distribuer les dividendes… à fonds perdu. Comment ne pas voir que ce déni de réalité accentue le divorce entre classe politique et forces vives ?